Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon

Septembre 2009, Jalousie chrétienne ? Christine, la catho du "centre droit", ministre remerciée de N.S., attaque violemment Philippe, le vilain catho de la "droite vendéenne", et serait éventuellement candidate à la présidentielle de 2012 (!!! ???) in C'est-à-dire, La 5, 3 septembre 2009, 17,35)
Août 2009, Problèmes financiers ? Villiers rejoint la majorité présidentielle sarkoziste
Avril 2009, Contre la Halde et son directeur Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius et PDG de Renault, qui demande la suppression des millions d'emplois qui sont, actuellement, interdits, en France, aux étrangers non-européens
Septembre 2008, "Le Chef de l'Etat m'a déçu !"
Février 2008, rumeur : Villiers dans le gouvernement Fillon, selon Jean-Marie Le Pen ...
Avril/Mai 2007, candidat à la présidentielle, 02,23% des exprimés : ralliement à Nicolas Sarkozy
Avril 2006, République française : Islam incompatible
Octobre 2005, Villiers persiste et attaque Sarkozy
Janvier 2002, affaire Falcone

Dimanche 23 avril 2006, 21h46 Villiers: "l'islam n'est pas compatible avec la République"

PARIS (AFP) - Philippe de Villiers, qui dénonce dans un livre "l'islamisation" de la France, a jugé dimanche que "l'islam n'est pas compatible avec la République".
"Je pense qu'il y a des musulmans modérés, c'est même l'immense majorité. Je ne crois pas qu'il y ait un islam modéré", a dit M. de Villiers, invité du Grand rendez-vous Europe1-TV5Monde-Le Parisien/Aujourd'hui en France.
"Je crois, a-t-il ajouté, que l'islam n'est pas compatible avec la République", en raison des "trois principes (de l'islam) : l'ouma, la charia, et enfin le djihad".

Le président du MPF, candidat à la présidentielle de 2007, est longuement revenu sur son livre intitulé "Les Mosquées de Roissy" (Albin Michel, Paris, 2006), dans lequel il affirme que des islamistes ont infiltré les différents services des grands aéroports et menacent la sécurité du transport aérien.
Philippe de Villiers a assuré que les rapports sur lesquels il s'appuie sont "absolument authentiques". Il a "mis en garde" le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy contre une volonté "d'insinuer le doute" sur ces rapports.
Il a assuré n'avoir "cité que 10% des informations" dont il dispose.

M. de Villiers a ironisé sur la visite, jeudi dernier, de Nicolas Sarkozy et Dominique Perben (Transports) sur la sécurité à Roissy, en parlant de "visite contre-feu ou visite coupe-feu".
"La présence islamiste n'est pas marginale mais réelle, profonde et dangereuse", a-t-il dit, en affirmant que son livre "gêne" le gouvernement.

Se présentant comme "le porte-parole des Français tranquilles", M. de Villiers, a demandé "trois choses" au gouvernement: une commission d'enquête parlementaire, la publication "intégrale de tous les rapports" sur ce sujet, un débat public en face à face avec Nicolas Sarkozy qui portera sur l'infiltration islamiste à Roissy".

Affirmant que le débat sur "l'islamisation du pays est tabou", il a notamment réclamé un moratoire sur la construction de mosquées.
Yahoo.fr, actualités, dimanche 23 avril 2006, 21h46

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(Octobre 2005) «Islamisation» : Villiers persiste et attaque Sarkozy

Le président du MPF estime que le ministre de l'Intérieur engage la France dans le «communautarisme d'Etat».

CITÉ à comparaître hier au tribunal de Bobigny par le Mrap pour «incitation à la haine raciale», Philippe de Villiers ne «regrette en rien» ses déclarations sur «l'islamisation progressive de la société française». L'audience, à laquelle il ne s'est pas rendu, portait sur la forme, une audience sur le fond devant intervenir le 19 janvier.

Le président du Mouvement pour la France (MPF), qui avait parlé «d'islamisation» le 16 juillet après les attentats de Londres, se dit «convaincu que l'actualité lui donne chaque jour raison». Dernier épisode en date à l'appui de sa thèse : la décision prise par Nicolas Sarkozy d'organiser ce soir un «dîner de ramadan» à la patinoire de Colombes (Hauts-de-Seine).

Le ministre de l'Intérieur participera à ce dîner en compagnie du maire UMP de Colombes, Nicole Goueta, et du député UMP de la circonscription, Manuel Aeschlimann. De nombreux cartons d'invitation ont été adressés aux associations musulmanes du département.

«Vision confessionnelle»

«Il est tout à fait naturel que les musulmans observent le ramadan s'ils le souhaitent, note le candidat déjà déclaré à la présidentielle de 2007. En revanche, le ministre de l'Intérieur, qui est aussi ministre des Cultes, ne peut convier les musulmans des Hauts-de-Seine à un «dîner du ramadan» sans mettre en pièces le principe de la laïcité. C'est une nouvelle preuve des progrès d'une vision confessionnelle de la société française. On marche sur la tête !» Philippe de Villiers a écrit au président de l'UMP pour lui «demander solennellement» de renoncer à son projet, qui «engage la France dans la voie du communautarisme d'Etat».

«Il n'est pas anormal que le ministre de l'Intérieur se rende à une manifestation cultuelle, rétorque-t-on Place Beauvau. La laïcité ne consiste pas à nier les religions mais à entretenir avec elles un dialogue fructueux.» Juste avant de participer à ce «dîner du ramadan» à Colombes, le président de l'UMP se rendra au centenaire de la Fédération protestante de France.

Mais Philippe de Villiers voit dans l'initiative du ministre de l'Intérieur «une nouvelle victoire du politiquement correct qui veut brouiller les frontières entre les religions et la sphère publique». Le président du MPF s'inquiète de même d'une réforme de la sacro-sainte loi de 1905, que Nicolas Sarkozy préconise pour autoriser l'Etat à financer la construction de mosquées. «Le président de l'UMP mène une politique sécuritaire pour ses électeurs naturels et une politique communautariste pour ses électeurs convoités», accuse le député européen, bien décidé à réserver l'essentiel de ses coups au ministre de l'Intérieur dans les mois à venir. «De nombreux parlementaires de la majorité partagent mon analyse et m'encouragent discrètement», affirme-t-il.
lefigaro.fr, Guillaume Perrault [21 octobre 2005], p. 9

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(Janvier 2002, affaire Falcone) Philippe de Villiers a été entendu, hier, durant plus de quatre heures par les juges Philippe Courroye et Isabelle Prévost-Desprez, dans le cadre de l'affaire Falcone *

Le député de Vendée, qui avait sollicité cette audition, s'est longuement expliqué sur les conditions de financement du RPF, la formation politique qu'il dirigeait avec Charles Pasqua jusqu'en juillet 2000. «Je peux confirmer de manière très explicite que l'affaire Mitterrand-Pasqua est une affaire grave, une affaire d'Etat avec des ramifications intercontinentales et des développements insoupçonnables», a-t-il simplement déclaré à sa sortie du pôle financier.

Les déclarations faites par Philippe de Villiers, sur procès-verbal, ainsi que la remise aux juges d'un «dossier» pourraient, selon nos informations, rapidement donner lieu à l'ouverture d'une procédure judiciaire distincte sur les comptes de ce parti.

«Vous avez quitté le RPF en disant que son financement vous semblait «opaque». J'aimerais vous entendre à ce sujet.» C'est en substance la conversation téléphonique entre Philippe Courroye et Philippe de Villiers, le 19 décembre dernier. La date du 10 janvier est alors arrêtée pour cette convocation comme témoin du député vendéen. Un rendez-vous judiciaire pour lequel Philippe de Villiers a annoncé la couleur. C'est en «témoin à charge» qu'il irait dans le bureau du juge. Un «devoir civique», précisait-il quand Charles Pasqua le qualifiait de «délateur».

De fait, l'ancien vice-président du Rassemblement pour la France (RPF) a hier exprimé ses «doutes» sur plusieurs points devant des magistrats déjà très informés sur ce volet de l'affaire. Il est ressorti avec une «grande détermination» et «ne regrette pas d'y être allé», commentait son entourage. Parmi les sources de financement du parti, il a notamment pointé le doigt sur les 4 millions de francs qui apparaissent comme un «prêt de Charles Pasqua» dans les comptes du RPF. L'histoire de ce qui est décrit comme le «vrai-faux prêt de Pasqua» commence le 30 juin 2000, lorsqu'il acte: le jour où les comptes de l'année 1999 doivent être transmis à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CCFP). C'est au dernier moment que les commissaires aux comptes auraient appris l'existence de ce prêt personnel du président du RPF, providentiel pour boucler le budget 1999. L'un des commissaires aux comptes avait d'ailleurs démissionné en avril, «effaré, dit-on, par ce qu'il découvrait». Explication fournie, a posteriori, par la trésorerie du RPF, ces 4 millions auraient été en grande partie prêtés à Charles Pasqua par deux membres du parti figurant en queue de liste pour les élections européennes: Marthe Mondoloni et Robert Assadourian. La première, qui vit au Gabon, est mariée à Dominique Tomi, patron des jeux de hasard dans ce pays, et liée aux réseaux corses qui font des affaires en Afrique. Le second, médecin, établi à Monaco, est candidat RPF pour les municipales à Marseille. Mais «plusieurs autres prêteurs» pourraient être à l'origine de ce virement de 4 millions de francs au RPF.

Par ailleurs, le nom de Marthe Mondoloni, aujourd'hui visée par une enquête ouverte à Monaco pour blanchiment, était déjà apparu dans la comptabilité du RPF pendant la campagne des européennes. A cette époque, la généreuse militante avait participé à hauteur de 7,5 millions de francs aux recettes du RPF, cette somme provenant de la vente de sicav qu'elle détenait sur un de ses comptes monégasques.

Là encore, Philippe de Villiers a fait part aux juges de ses interrogations : quel intérêt le RPF avait-il à s'endetter auprès de Marthe Mondoloni alors qu'il aurait pu emprunter de façon transparente à une banque? A l'époque, a insisté le député, le RPF était assuré de dépasser la barre des 5% de suffrages lui assurant un remboursement public de sa campagne. La remise des fonds s'est faite discrètement, a-t-il ajouté, par remise d'un chèque tiré sur une banque monégasque. «Ce mouvement n'est pas normal», aurait indiqué le témoin, s'interrogeant sur les dessous d'une opération aussi opaque.

Autre bizarrerie soulevée par Philippe de Villiers : la création du «Comité pour le non», qui a financé la campagne référendaire de Charles Pasqua contre le quinquennat. Or cette association n'était pas contrôlée par des commissaires aux comptes, comme l'exige la loi.

La convocation de Philippe de Villiers marque une étape supplémentaire dans l'enquête des juges, d'abord partie sur un trafic d'armes vers l'Angola via la société Brenco, de l'homme d'affaires Pierre Falcone. Les magistrats cherchent désormais à éclaircir la destination des sommes qui apparaissent dans la comptabilité de Brenco. Et notamment à savoir si des fonds ont pu alimenter indirectement le RPF. A la demande des juges, les comptes du RPF pour les élections européennes de 1999 ont été placés sous séquestre la semaine dernière.

L'actuel trésorier du RPF, l'avocat Edgard Vincensini, pourrait prochainement être entendu dans le cadre de ces investigations. Ce fidèle de Charles Pasqua, qui fut son attaché parlementaire, avant de rejoindre le barreau, a présidé l'association de financement du RPF pour les européennes. Edgard Vincensini, qui est également l'avocat personnel de Charles Pasqua, était ces derniers jours en vacances au Brésil, un pays dont il a la nationalité. Au moment où son ami et client est pris dans une tourmente judiciaire...

Mais, avant de procéder aux interrogatoires et sur la base, notamment, du témoignage de Philippe de Villiers, les juges devraient demander au parquet un réquisitoire supplétif visant à élargir leur instruction au financement du RPF.
* Le Figaro, 11 janvier 2001.

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MPF : le ralliement de Villiers à Sarkozy fait grincer des dents
Le parti est en proie à des dissensions. Le député européen Coûteaux le quitte.
Par Christophe FORCARI Libération QUOTIDIEN : samedi 28 avril 2007

Depuis dimanche soir, Philippe de Villiers est aux abonnés absents. Une seule fois, lundi matin, le candidat du Mouvement pour la France (qui a recueilli un médiocre 2,23 % des voix au premier tour) a décroché son téléphone.
A l'autre bout du fil, Nicolas Sarkozy tente d'infléchir Villiers, qui s'est refusé à donner une consigne de vote en sa faveur. «Je ne suis pas propriétaire de mes voix, les Français sont libres et je m'en tiendrai à cette déclaration», avait-il déclaré, se définissant comme «Sarko incompatible».

«Pire».
Mercredi, via un simple communiqué, le patron du MPF fait volte-face et appelle à voter pour le candidat de l'UMP afin de «barrer la route à la gauche».
Un changement de position en totale contradiction avec la ligne de rupture vis-à-vis de la droite classique imposée jusque-là par Guillaume Peltier, secrétaire général du MPF, venu du FN.

Ce contre-pied a eu pour conséquence le départ du MPF du député européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux, partisan pour sa part d'un vote blanc au second tour. Les élus du MPF, eux, se réjouissent de l'appel à voter Sarkozy, et espèrent que les mesures de rétorsion de l'UMP à leur encontre seront levées.

Le parti de Villiers compte deux sénateurs et surtout deux députés en Vendée, dont la réélection dépend du bon vouloir sarkozyste.
«Nos deux députés seront soutenus par la majorité présidentielle» en cas d'accession du candidat de l'UMP à l'Elysée, explique aujourd'hui Guillaume Peltier. «Il est évident que cet appel obéit aussi à des intérêts électoraux locaux et plus particulièrement vendéens», précise un des cadres du MPF.

En 1995, lors de sa précédente candidature à l'Elysée, la Vendée, le département de Villiers, lui avait offert 22 % de suffrages. Cette année, seuls 11,28 % des Vendéens lui ont accordé leur voix, le reléguant en quatrième position, loin derrière Sarkozy, Royal et Bayrou. «Nos électeurs, clairement à droite, n'auraient de toute façon pas compris cette position», ajoute un responsable de fédération.

Critiqué sur cette valse hésitation, Philippe de Villiers l'est également sur sa stratégie de campagne voulue par Guillaume Peltier, placé lui aussi dans le collimateur, que certains accusent de «s'être servi du parti à son profit et pour sa gloriole personnelle et non pas d'avoir servi le candidat».

Licenciements.
Le MPF n'a toujours pas prévu pour le moment de réunir ses instances de direction afin de faire le point sur cette campagne, par crainte de voir les critiques exposées au grand jour.
La seule chose sur laquelle le MPF s'est penché, c'est sur ses finances... dans le rouge. Si bien que le parti doit réduire le nombre de ses permanents. Des licenciements qui rendent l'ambiance un peu plus lourde encore.

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Confidentiel : Villiers dans le prochain gouvernement ?
lefigaro.fr flash 25/02/2008 | Mise à jour : 23:19 |

Le Pen voit Villiers dans un prochain gouvernement

Après l'ouverture à gauche, certains parient sur une ouverture à droite. C'est ainsi que Jean-Marie Le Pen verrait bien l'entrée de Philippe de Villiers au gouvernement, à la faveur d'un remaniement ministériel.

Le dirigeant du Front national confie que le président du Mouvement pour la France et du conseil général de Vendée pourrait occuper le portefeuille de la famille. Poste qui n'existe pas aujourd'hui.

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Droite Le Parisien 5 septembre 2008 p. 5 PROPOS RECUEILLIS PAR FRÉDÉRIC GERSCHEL « Le chef de l'Etat m'a déçu ! : PHILIPPE DE VILLIERS, député européen, président du Mouvement pour la France (MPF)

Vous ferez votre rentrée politique le 21 septembre à Paris. Quel sera le thème de votre université d'été?

Philippe de Villiers. Nous aurons un invité exceptionnel: Declan Ganley, le leader du non au traité de Lisbonne lors du référendum irlandais. Il est aussi l'architecte du futur réseau européen qui sera présent dans les vingt-sept pays membres de l'UE sous forme de listes aux élections européennes, dont la nôtre.
L'idée est de transformer ce scrutin en un grand référendum contre Lisbonne, car ce traité est mort, mais les dirigeants européens refusent de l'admettre.
Ce sera aussi une façon de dire non à Bruxelles et à la façon dont l'Europe se construit contre la volonté des peuples. Avec nos listes coordonnées dans toute l'Europe, nous voulons créer un groupe majoritaire au Parlement européen.

Ne craignez-vous pas la concurrence d'autres listes eurosceptiques en France?

J'appelle tous ceux qui pensent comme nous à nous rejoindre. Je pense en particulier au mouvement de Nicolas Dupont-Aignan et à tous les députés de droite qui ont voté non à la réforme de la Constitution pour protester contre la suppression du référendum sur l'éventuelle entrée de la Turquie. Je serai un artisan de l'unité.

Que pensez-vous de la présidence française de l'UE ?

Sarkozy m'a déçu. J'attendais que le chef de l'Etat fasse respecter le vote des Irlandais. Or il le piétine.
J'attendais qu'il tienne sa promesse de ne pas laisser entrer la Turquie :au lieu de ça, il vient d'ouvrir deux nouveaux chapitres d'adhésion!
J'attendais qu'il mette au pas les commis­saires de Bruxelles, mais il est sous leur coupe comme les autres. Ce qui l'empêche de résoudre les pro­blèmes de la France.

A-t-il bien fait d'envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan en avril?

Non. Je ne vois pas très bien ce que l'on fait là-bas.
Mais maintenant que nous y sommes, il est hors de question d'en partir. Cependant, il n'est pas souhaitable d'envoyer de nouveaux renforts et de travailler aux ordres des Américains.
Cela dit, je suis outré par les photos parues dans « Paris Match» et qui mettent en valeur des talibans avec des fusils et des effets militaires récupérés sur des soldats assassinés. Je comprends la liberté de la presse mais elle ne doit pas être prétexte à la haute trahison. C'est un manque de respect terrible pour les familles.

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Villiers appelle Sarkozy à dissoudre la Halde lefigaro.fr 20/04/2009 | Mise à jour : 19:26 |

Dans une lettre adressée aujourd'hui au chef de l'Etat, Philippe de Villiers s'insurge contre la volonté de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité d'ouvrir l'accès de certains emplois publics aux étrangers.

Le président du Mouvement pour la France réclame également la suppression du commisaire à la diversité.

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Jeudi 16 Avril 2009 "Emplois interdits aux étrangers" Par Marie-Lys LUBRANO leJDD.fr

En France, 7 millions d'emplois sont toujours interdits aux étrangers non-Européens. Une version élargie de la préférence nationale, contre laquelle la Halde s'insurge.

Dans une note publiée mercredi, la Haute autorité de lutte contre les discriminations demande en effet au gouvernement de supprimer cette interdiction faite aux étrangers d'exercer certains emplois.

7 millions d'emplois sont interdits, en France, aux étrangers non-européens.

En France, plus de 7 millions de postes sont interdits aux personnes non-ressortissantes de la communauté européenne. Ce qui revient à dire que 30% des emplois sont interdits aux étrangers. Et en France, toujours, si le taux de chômage global est aujourd'hui autour de 8,6%, il bondit à 22,5% chez les étrangers vivant sur le territoire. Et pour cause. Vétérinaires, transporteurs de fonds, gardiens, experts-comptables, buralistes, pilotes d'avion, directeurs de salles de spectacles, avocats, médecins, architectes ...

Autant de métiers que ne peuvent exercer que des Français ou des citoyens d'un pays membre de l'Union. Quelles que soient leurs compétences, leurs qualifications ou leurs diplômes, tous les autres en sont exclus d'office, sur le seul critère de leur nationalité. Une version sensiblement élargie de la préférence nationale dans l'accès à l'emploi, en somme.

Dans la majorité des entreprises assurant la gestion d'un service public (comme EDF, GDF, la Banque de France, etc.) les étrangers ne peuvent pas non plus obtenir un statut de permanent -sauf à la RATP, à la Sécurité sociale et à La Poste. C'est le cas également dans la fonction publique. Qu'elle soit nationale, hospitalière ou territoriale: pas de place pour les non-Européens. Ou alors à la marge. Or la Halde a constaté que les étrangers qui travaillent dans les services de l'administration font souvent les mêmes tâches que les fonctionnaires. Mais ils ne bénéficient pas du même statut: ils ne peuvent être que vacataires ou contractuels.

Une préférence bien française

Si les étrangers restent précaires, c'est en grande partie parce que la législation française les empêche d'accéder aux emplois statutaires -à l'exception de certains postes dans l'enseignement supérieur et la recherche depuis les années 1980. Partant de là, la Halde estime que les différences de traitement établies sur la base de la nationalité ne se justifient pas et demande au gouvernement de supprimer ces "conditions de nationalité".

D'après la Haute autorité, seuls les emplois relevant de la souveraineté nationale ou "de l'exercice de prérogatives de puissance publique" (armée et police par exemple) pourraient justifier de telles restrictions d'accès. Elle demande donc aux services du Premier ministre, François Fillon, d'établir une liste de tous les emplois fermés aux étrangers, afin de pouvoir examiner pour chacun d'entre eux les justifications apportées.

D'autant que la France est en porte-à-faux vis-à-vis de l'Union européenne. Car ainsi que le souligne la Halde, le droit européen stipule que les étrangers résidant légalement depuis 5 ans sur le territoire d'un Etat membre ont droit à l'égalité dans l'accès à l'emploi. Mais cette directive prise en 2003 par l'Union, n'oblige pas les Etats membres à s'y soumettre. La seule obligation imposée par l'Europe a été d'ouvrir ces emplois protégés aux ressortissants de sa communauté, en 1991. Voilà qui avait déjà fait pousser des cris d'orfraie à l'extrême-droite. Alors l'idée d'ouvrir maintenant ces emplois à des gens qui ne viennent même pas de l'Europe... Non, vraiment, la Halde "cet organisme de délation anti-française", qui a fait "de la préférence étrangère son cheval de bataille", fait montre d'une "volonté euro-mondialiste de détruire les Nations et les identités nationales", s'étouffe Carl Lang sur son site internet.

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De Villiers : « Pourquoi je rentre dans la majorité »
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, se rapproche de l’UMP en vue des élections régionales. Un ralliement qui hérisse certains de ses partisans.
Le Parisien Propos recueillis par Nathalie Segaunes | 10.08.2009, 07h00

Le président du Mouvement pour la France (MPF) rejoindra à la rentrée le comité de liaison de la majorité présidentielle, structure présidée par Jean-Claude Gaudin et chargée de coordonner l’UMP et ses partenaires (Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, Nouveau Centre d’Hervé Morin, Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, Progressistes d’Eric Besson et le Parti radical de Jean-Louis Borloo) en vue des prochaines échéances électorales. Une décision qui provoque des remous au sein du mouvement souverainiste, et quelques départs.

Pourquoi avoir décidé d’intégrer le comité de liaison de la majorité présidentielle ?

Philippe de Villiers. Parce que Nicolas Sarkozy me l’a proposé ! J’ai accepté pour deux raisons. La première, c’est qu’il sera plus facile de faire entendre la voix du MPF à l’intérieur de la majorité qu’à l’extérieur : la preuve a été apportée aux élections européennes que la voix du MPF n’était pas entendue comme elle devait l’être (NDLR : les listes MPF-Libertas ont recueilli 4,8 % des voix). La deuxième raison, c’est que je souhaite apporter ma contribution au combat des régionales contre la gauche. Le MPF n’a pas l’intention de faire réélire des gens comme Ségolène Royal. Un désordre à droite contribuerait à faire réélire la gauche, c’est la raison pour laquelle je choisis l’union.

Cela veut-il dire qu’en Pays de la Loire, où le MPF a recueilli 14 % des voix aux européennes, vous ferez liste commune avec Roselyne Bachelot ?

Pour l’instant, le comité de liaison ne s’est pas réuni pour prendre les décisions stratégiques pour la rentrée.

Mais est-ce votre souhait ?

J’ai une priorité, c’est de battre la gauche, y compris en Pays de la Loire. Après, c’est une question secondaire de voir où il faut faire des listes communes et où il faut faire des listes séparées au premier tour.

Sur son blog, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan écrit : « Comment le président du MPF peut-il soutenir un président de la République dont il a contesté récemment les principales décisions ? » Que lui répondez-vous ?

Précisément, Nicolas Sarkozy accepte qu’il y ait des débats à l’intérieur du comité de liaison de la majorité présidentielle. Or la condition du débat, c’est d’accepter que le MPF ne soit pas aseptisé. Donc, le MPF n’entre pas dans ce comité pour aseptiser son discours, mais au contraire pour le faire entendre. C’est une question d’efficacité pour les uns et pour les autres, et chacun l’a compris intelligemment.

Le débat est donc possible entre vous et la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel ou les Progressistes d’Eric Besson ?

Oui, à la seule condition que nous soyons sur des positions de conviction. Personne ne m’a demandé, au sein du comité de liaison, d’aller de la droite vers la gauche. Et je me réjouis de voir que certains esprits intelligents vont de la gauche vers la droite !

Ce ralliement préfigure-t-il votre entrée au gouvernement ?

Non ! Il signifie d’une part que nous allons combattre ensemble aux prochaines échéances. D’autre part, que chacun garde son identité. Le MPF garde son attitude critique et son indépendance. Se mettre ensemble, ce n’est pas s’annuler, s’anéantir ou se confondre.

Vous continuerez à critiquer Nicolas Sarkozy ?

Je dirai ce que j’ai à dire dans le comité de liaison de la majorité présidentielle. On peut s’exprimer au sein de ce comité à condition que tout se fasse dans le bon ordre. Et le bon ordre aujourd’hui, c’est d’empêcher la gauche en mars 2010 de gagner dans les 22 régions.

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