Un disciple de Clémenceau ?
Comme Sarkozy ?
Manuel Carlos Valls (Galfetti), un patriote sang mêlé, ancien frère .°. GODF, divorcé-remarié, quatre enfants

Portrait et Bio Express (Libération, septembre 2007)

18 mars 2017. Vengeance amère !? Le Catalan prépare 2022 ...
29 janvier 2017. Primaire de la bien dite "Belle Alliance Populaire", défaite amère, battu par le "petit-Ben" : le bien nommé Benoît Hamon, 58,89 %

15 décembre 2016. Et maintenant promesse politicienne (?), qui n'engage que celui qui y croît ?
05 décembre 2016. Candidat à la présidentielle de 2017, à Evry, un new-frenchie (1982) devant des new-frenchies de la new-France
22 septembre 2016. Naturalisé Français à 20 ans le républicain Catalan n'est pas "gaulois", LUI !
25 août 2016. Un laïc hard contesté par les femmes de son camp à propos de la burkini islamique ; contre le voile et pour la kippa ?
08 juin 2016. SNCF, Valls se couche devant les communistes, la France payera
25 mai 2016. Contre les communistes staliniens
23 mai 2016. Sioniste, et ami des palestiniens (???)
15 mars 2016. Le Premier ministre Manuel Valls demande au Cardinal Barbarin, archevêque catholique de Lyon, de prendre ses "responsabilités"
07 mars 2016. Au dîner du Crif et en l'absence de François Hollande retenu à Bruxelles : L'antisionisme c'est de l'antisémitisme (selon le sang mêlé catalan, futur Président de la France ?)
16 janvier 2016. Un Premier ministre de la France chez les LGBT, et à minuit.

15 décembre 2015. Le Président de l'Assemblée Nationale, bien accroché à son perchoir, en grande souffrance pour son IDF "black jaune beur", soigné à l'Hopital américain de ... Neuilly, chez les "blancs".
13 décembre 2015. Le rep-hard grince des dents.
11 décembre 2015. Le républicain catalan menace la France de "guerre civile" et le Président de l'Assemblée Nationale Française se présente implicitement comme de candidat des minorités ethno-culturelles.
26 octobre 2015. Pour les banlieues "sensibles", qui devraient bien voter aux Régionales ... ???
09 septembre 2015. A la Grande Synagogue, contre la priorité des Chrétiens d'Orient, et pour le port libre de la Kippa.
30 août 2015. Manuel mouille sa chemise à La Rochelle.
28 juin 2015. C'est une guerre de civilisation ; contestation d'Alliot-Marie qui voudrait encore revenir "aux affaires" ; fustigé par les "parisiens convertissables", notamment les belles bourges ?
15 juin 2015. Des Mosquées dans les Eglises vides, pourquoi pas ? Comme après une conquête islamique ? Comme en Espagne ? Comme en Turquie ? L'Evêque d'Evry convertissable ?
06/11 juin 2015. Aux frais des contribuables français le républicain catalan soutient à Berlin le Barça contre la Juventus, controverses ; Incroyable le MEA CULPA du Prince Catalan
07 mai 2015. Violente attaque du républicain catalan Manuel contre Emmanuel Todd, qui affirme ferme que les manifestations pro-Charlie n'étaient pas nécessairement "républicaines" ...
17 avril 2015. 100 millions pour lutter contre la judéophobie, l'homophobie ... et l'Islamophobie, notamment ; Aux USA : Les descendants de victimes de la Shoah attaquent la SNCF
09 mars 2015. Violente attaque de Manuel contre le philosophe Michel Onfray qui ose dire qu'il préfère une analyse juste d'un philosophe de droite plutôt qu'une analyse fausse d'un philosophe de gauche
06 mars 2015. Départementales 22/29 mars, après les attentats islamistes : encore des milliards pour les quartiers sensibles
21 janvier 2015. Plus de crise : 735 millions contre le terrorisme après l'affaire Charlie
20 janvier 2015. "...un apartheid territorial, social, ethnique, qui s'est imposé à notre pays"
13 janvier 2015. "Oui, la France est en guerre"

27 octobre 2014. A propos de Vichy, un patriote Catalan contre un patriote Berbère
22 septembre 2014. Séduction angélique à Berlin
17 septembre 2014. La dette augmente : donc pas d'impôts directs pour 9 millions de contribuables
25 août 2014. Coup de poker ? Montebourg renvoyé, pour 2017 ???
27 avril 2014. Un catho-frère ... au Vatican canonisant, vives protestations des laïcistes, une erreur politique favorable à François Hollande ?
18 avril 2014. Après les accusations de Mediapart, Manuel Carlos demande à son ami de démissionner, l'aiglon Morelle, un amoureux des chaussures bien cirées, plume et conseiller politique du Président de la République François Hollande, qui accepte immédiatement la démission.
17 avril 2014. Un programme minimal d'"austérité" attaqué par la gauche du PS.
09 avril 2014. 16+14 pour repartir de zéro ?
02 avril 2014. Petit remaniement, 16 ministres (8+8) avec deux hollandais Royal et Rebsamen ... moins Mosco le dskiste...
1er avril 2014. Duflot valse, le refus hystérique d'une hyper-proposition
31 mars 2014. PREMIER MINISTRE, extrême inquiétude des gauches radicales
Mars 2014. Valls appelle à combattre "l'antisémitisme virulent"; sondages, descente de la première à la cinquième place, Sarkozy infamant pour les magistrats et les policiers
Février 2014. Comme Daniel Cohn-Bendit, Laurent Fabius, notamment, et contre François Fillon, Manuel fustige le referendum suisse qui refuse l'immigration de masse
Janvier 2014. Un coup politique remarquable, pour 2017 ? ou autre ; des centaines de futurs "kamikazes" en Syrie ???

Décembre 2013. Manuel attaque Dieudonné, à la demande du Crif ???
Septembre 2013. Bis repetita, Duflot (future Première Ministre ?) attaque de nouveau ferme Valls le vilain romophobe (?) qui persiste et signe
Août 2013. Scandale ! Il ne veut pas repeupler la France avec les africains, semble-t-il ...

En ordre de bataille

Manuel Valls, 45 ans, maire d’Evry.
Tranchant et ordonné, ce fils d’un peintre catalan part à l’assaut du PS en jeune lion, libéral en économie et autoritaire sur les sujets de société.
Par PAUL QUINIO, Libération, QUOTIDIEN : samedi 1 septembre 2007, p. 32

«Fendre l’armure.»
Et si l’expression accolée à Jospin en 1995 s’appliquait aujourd’hui à son ancien conseiller en communication , Manuel Valls.
Elle était censée résumer une mue présidentiable d’un austère qui ne se marrait pas souvent.

S’applique-t-elle à l’ambition d’un quadra qui se reconnaît volontiers cadenassé derrière une «forme de raideur ? Qui lui fait dire à propos de son ambition désormais avouée qu’être premier secrétaire du PS «est une responsabilité historique, celle de représenter la gauche qui gouverne, qu’il ne faut jamais prendre à la légère».

La raideur est là, dans la démarche, la manière de lever le menton quand il salue, dans les angles du visage, les rictus qu’il refrène, le ton saccadé du discours, la coupe des pantalons, la veste bien pliée sur le siège arrière de la voiture.
Ou encore derrière les bras bien croisés sur le ventre pendant qu’il parle, assis dans le canapé de son appartement d’Evry (Essonne), la ville dont il est maire depuis 2001 et qui lui a permis de quitter son statut de conseiller apparatchik, pour endosser celui d’élu disposant d’un fief.

Acquis il y a un an, situé à deux pas de la mairie, «c’est pratique», le logement lui aussi respire l’ordre. Certes, la femme de ménage est passée la veille. Mais ce n’est pas elle qui a parfaitement aligné les trois télécommandes sur le meuble télé.
Ni placé le grille-pain comme sur la photo des pages cuisines du catalogue Ikea.
Encore moins classé les livres de la bibliothèque : une étagère pour les biographies de rois (Charles V, Charles VI, Louis XI…), une étagère pour de Gaulle, une pour Mitterrand, une pour le communisme…
«Certains trouvent leur équilibre dans le désordre», s’étonne Manuel Valls. Pour lui, «environnement bien ordonné» rime avec «endroit apaisé».

A 45 ans, l’ex-jeune rocardien utilise aussi l’adjectif «apaisé» pour parler de lui.
Certains l’ont connu «petit marquis» de la jospinie, tendance roquet avec la troupe de journalistes qui suivait son mentor.
D’autres lui rappellent ses fidélités variables, ses choix opportunistes (Rocard dans les années 80, Jospin longtemps, Hollande ensuite, Royal dans la dernière ligne droite). Ou son ego au carré de «monsieur moi-même», sobriquet qui court Rue de Solferino.

On a moqué ses revirements à 360 degrés et son piètre sens tactique sur le référendum : non quand le parti a dit oui, oui quand les Français ont dit non.
D’autres enfin pointent ses prises de positions «sarkompatibles» sur des sujets comme la sécurité ou l’immigration. «Sortons d’un discours militant et compassionnel qui relève de l’irresponsabilité», a-t-il par exemple exhorté récemment à propos des sans-papiers.

Réponse tranquille de Valls sur son passé girouette : «Personne n’échappe à cette critique facile. Il faut l’accepter avec le sourire. Ce que je dis aujourd’hui n’est pas en contradiction avec mon parcours.»

La même quiétude accompagne sa réaction au portrait de «Sarko de gauche» qu’il voit fleurir. «Je ne suis pas séduit par Sarkozy», dit celui que l’Elysée avait placé en tête de liste des recrues potentielles de l’ouverture.
«Je n’ai eu aucune hésitation», assure aujourd’hui le député de l’Essonne. A cette offre de service, il aurait répondu à «Nicolas», qu’il tutoie, que «la confusion entre la droite et la gauche est un facteur de la crise politique».
Ce qui ne l’empêche pas de considérer que «le PS peut faire un bout de chemin avec la majorité».

Mais alors, «Sarko de gauche», ou pas ? Un «compliment ou une critique à double tranchant», évacue Valls. Il parle là bien sûr de la comparaison avec Sarkozy. Quant au «de gauche», oui, mais tendance nation, sécurité, la suite restant à inventer.

Cette sérénité revendiquée dans les prises de position s’observe aussi dans les phrases lâchées façon coup droit le long de la ligne, contre le PS en général et contre François Hollande en particulier. «J’en ai assez que la vie politique tourne autour de la vie d’un couple», a-t-il déclaré le soir des législatives. «Une grande partie des idées de gauche est épuisée», a-t-il aussi osé.

Hollande ? «Une grande déception. Il a gâché tellement d’occasions.» Le PS ? Pourquoi pas en changer carrément le nom. Seule Ségolène Royal, qu’il a soutenue, le renvoie dans les cordes de la prudente langue de bois : «Je la respecte.» Ne jamais insulter l’avenir, surtout quand on cherche à l’écrire à la première personne.

Car l’ex-conseiller n’a plus envie d’appuyer sur le frein et l’accélérateur en même temps. Seulement sur l’accélérateur. Faut-il y voir une conséquence des frottements, ces dernières années, entre-temps politique et temps personnel ?

Il y a deux ans d’abord, la séparation avec son épouse, professeur des écoles, et mère de ses quatre enfants. Découverte de la garde partagée, un week-end tous les quinze jours, la moitié des vacances. Abandon de la maison avec jardin dans le vieil Evry.

Coup de foudre avec une ancienne conquête, violoniste, dont il répète le prénom, «Anne», avec des intonations de satin. Plus envie de «brider ses sentiments». Achat de son appartement dans l’autre Evry, ville nouvelle, jeune, multiculturelle et banlieue prototype qu’il est fier de modeler.

L’autre tournant, classique aussi, mais forcément unique encore, fut la mort, l’année dernière, de son père Xavier, à 83 ans.
Le bouillonnement, là, devient évident. Entre racines catalano-républicaines, désir de France, goût pour la littérature et les arts en général. Artiste peintre, marié à une Suisse italienne, Xavier fit le choix d’émigrer à Paris dans les années 40 pour échapper à la chape de plomb franquiste qui pesait sur la vie politique et artistique.
Ce qui n’empêcha pas Manuel de naître à Barcelone, à l’été 1962, donc de devoir demander à 20 ans la nationalité française. Ça marque.

De l’Espagne, il garde un fond sanguin, yang de son yin apaisé, le goût de «l’aridité» des paysages, «de la froideur» de l’Escurial, des visites au Prado. Une idée aussi de la république.
La chance de parler et lire le catalan, ou de passer de sa passion pour le foot aux Mémoires de Gabriel García Márquez ou au livre d’Arthur Koestler Testament espagnol, sur la guerre civile.

Du père, dans son appartement, il a hérité de deux peintures figuratives «d’une douceur et d’une poésie inouïes». Un tableau de chandelier à droite de la baie vitrée qui donne sur la grande terrasse. Un paysage pastel de la Suisse italienne de l’autre côté, trait d’union presque trop évident avec la mère.
En héritage surtout, la chance d’avoir baigné, dans la maison atelier face à l’île Saint-Louis, dans un environnement intellectuel plus que stimulant.

Jankélévitch passait à la maison. Hugo Pratt était un ami de la famille. Mais catholicisme oblige, vie d’artiste ne rime pas chez les Valls avec vie de bohème.
L’éducation y fut plus exigeante que stricte, et a laissé, trente ans plus tard, un goût de respect pour l’école laïque, toujours au cœur de ses discours sur la banlieue.

Franc-maçon, mais moins que son ami Alain Bauer, il a rompu très vite avec la religion sans pour autant devenir athée ou agnostique.

Le voilà en tout cas en position de croire en lui.
Il lui faut à présent dompter quelques éléphants, dévorer les lions qui pourraient avoir le tort de partager la même ambition (Arnaud Montebourg ?). Et surtout étoffer le fond de sauce de son discours sur la rénovation. Sauf à rester portraitisé en socialiste droitier.

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Bio Express

Manuel Valls en 6 dates
13 août 1962 Naissance à Barcelone, en Espagne.
Septembre 1980 Adhésion au Parti socialiste, à Paris.
Juin 1997 Nomination à Matignon comme conseiller en communication de Jospin.
Mars 2001 Election à la mairie d’Evry (Essonne)

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Regroupement familial, politique pénale: Duflot s'oppose à Valls Par LEXPRESS.fr, publié le 21/08/2013 à 01:30 AFP/JEAN-SEBASTIEN EVRARD En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/regroupement-familial-politique-penale-duflot-prend-le-contrepied-de-valls_1274725.html#L6T7ORWg9l6l03FC.99

La ministre écologiste Cécile Duflot s'oppose radicalement dans le quotidien Libération aux prises de position de son collègue de l'Intérieur Manuel Valls sur l'immigration et la politique pénale, excluant toute remise en cause du regroupement familial des immigrés.

Dans un entretien au quotidien à paraître mercredi, la ministre du Logement et de l'égalité des territoires estime que la question du regroupement familial, dont Manuel Valls a jugé mardi qu'elle "peut être posée", "ne se pose même pas: le droit à vivre en famille ne souffre pas d'exception. Il est garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'Homme".

"Ce n'est pas en bourrant les prisons qu'on améliore la sécurité"

De même, dans le débat sur la réforme pénale qui doit être annoncée au mois de septembre, Cécile Duflot appuie la garde des Sceaux, favorable à une individualisation des sanctions et des peines aux dépens de leur automaticité, face au ministre de l'Intérieur. "C'est une question d'efficacité: ce n'est pas en bourrant les prisons qu'on améliore la sécurité", affirme la ministre EELV, jugeant une telle réforme "indispensable".

Selon Cécile Duflot, "en matière de justice, il n'y a qu'une ligne de gauche. Elle est très bien portée par
Christiane Taubira", façon de dire que Manuel Valls incarne une ligne de droite. "Nul ne doit oublier que pour être dur avec le crime, il faut aussi être dur avec les causes du crime", argumente-t-elle, déclarant faire "entièrement confiance" au Premier ministre Jean Marc Ayrault qui, dit-elle, "arbitrera le moment venu".

" Elle se félicite que le chef du gouvernement ait, mardi, "annoncé à Marseille de façon très claire que nous supprimerons les peines-planchers".

"Agir en gardant toutes" ses "convictions"

Alors que sa formation politique tient à partir de jeudi ses journées d'été à Marseille, la ministre écologiste rappelle qu'en entrant au gouvernement en mai 2012, elle a "choisi d'agir en gardant toutes (ses) convictions". "Quand j'ai un désaccord majeur avec un membre de la majorité, je n'hésite pas à le dire", proclame-t-elle.

L'ex-numéro 1 d'EELV regrette certaines positions de Jean-Luc Mélenchon, qui a réitéré le week-end dernier ses attaques contre François Hollande et Manuel Valls. "C'est dommage, car certaines de ses remarques ne sont pas infondées et même parfois pertinentes. Hélas, il tue le débat par le napalm médiatique qu'il ne peut s'empêcher de provoquer", affirme-t-elle.

Elle qualifie enfin de "rendez-vous de vérité" les arbitrages sur la fiscalité verte et la transition énergétique attendus d'ici septembre dans le cadre du projet de loi de finances 2014, rappelant l'"insatisfaction réelle" des "militants écologistes". Avec AFP.

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http://www.leparisien.fr/politique/apres-les-propos-de-valls-sur-les-roms-duflot-interpelle-hollande-26-09-2013-3171855.php Duflot interpelle Hollande après les propos de Valls sur les Roms P.Th avec Rosalie Lucas (à Angers) | Publié le 26.09.2013, 16h03 | Mise à jour : 17h30

Cécile Duflot n'a pas digéré les propos de son collègue du gouvernement, Manuel Valls, sur les Roms. Et cette fois, elle le dit de façon bien moins sibylline qu'avec son tweet incitant à la lecture d'un «guide, concis et clair, pour déconstruire les idées reçues». Depuis Angers (Maine-et-Loire) où elle assiste aux journées parlementaires de son parti, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), la ministre du Logement en appelle... à «la responsabilité du président de la République».

Dans un discours au vitriol, Cécile Duflot a accusé le ministre de l'Intérieur d'être allé «au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain». «On ne peut pas dire qu'il y a des catégories de population (dont) l'origine justifierait qu'elles ne puissent pas s'intégrer, a-t-elle grondé. Et deuxièmement que leurs pratiques et leur mode de vie sont un dérangement pour leurs voisins.»

«Le président a été élu pour réparer des blessures douloureuses»

«Les solutions d'intégration ne peuvent concerner que quelques familles» de Roms, avait déclaré le locataire de la Place-Beauvau, mardi sur France Inter, ajoutant que «ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation» avec les populations locales. Dès le lendemain, la ministre du Logement, accompagnée de François Lamy (Ville) et de Marisol Touraine (Affaires sociales), avait été voir le président de la République à la fin du Conseil des ministres pour dire son désaccord avec ces propos.

Ce jeudi, c'est publiquement et sous les yeux du ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, qu'elle a clamé son «ras-le bol qu'on déguise les discussions de fond en couac gouvernemental». «Quand tous nous avons dit que le discours de Grenoble (NDLR : tenu par Nicolas Sarkozy à l'été 2010) était un scandale absolu, nous ne pouvons pas (...) laisser penser que nous pourrions utiliser les mêmes méthodes».

La ministre en appelle directement à François Hollande : «Et ça, ça n'est pas la responsabilité des ministres, c'est la responsabilité du président de la République». Car Duflot estime qu'«au-delà de son programme, il a été élu pour réparer des blessures douloureuses de notre pays», pour «apaiser les tensions». «C'est un rôle essentiel. C'est le pacte de valeurs qui a fondé cette majorité.» Et de conclure, sous les applaudissements : «Quand on a vécu le 21 avril 2002 (NDLR : l'élimination du socialiste Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle au profit du FN), on n'a pas le droit de reproduire les mêmes erreurs.»

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Roms : Valls persiste et signe Publié le 25.09.2013, 09h31 | Mise à jour : 17h24 http://www.leparisien.fr/politique/roms-pour-valls-bulgarie-et-roumanie-n-ont-pas-leur-place-dans-schengen-25-09-2013-3168257.php Roms : Valls persiste et signe

Manuel Valls émet des réserves quant à l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie le 1er janvier 2014 dans l'espace Schengen. «Si les conditions ne sont pas réunies, on ne peut pas le faire. Actuellement, non, on ne peut pas», a déclaré le ministre de l'Intérieur ce mercredi, sur RMC et BFMTV.

Les pays membres de cet espace européen n'appliquent pas, sauf cas exceptionnels, de contrôle automatique à leurs frontières internes. Les pays de l'Union européenne membres de l'espace Schengen doivent se prononcer dans les prochaines semaines sur son élargissement à la Roumanie et à la Bulgarie.

«La responsabilité de ces pays, c’est d’assurer la sécurité à leurs frontières. L’Union reconnaît que ces pays ne sont pas prêts. On verra plus tard. Car nous n’avons qu’un souhait, c’est que la Roumanie puisse rattraper ce retard. Elle fait des efforts», a ajouté le ministre. Le 1er janvier, les travailleurs pourront circuler librement. Ce fait est acquis. Mais la question est de savoir si les voyageurs pourront, eux, circuler librement.

«Mes propos ne choquent que ceux qui ne connaissent pas le dossier»

Ces déclarations font suite à des propos que Manuel Valls a tenus mardi à propos des populations roms, essentiellement originaires de Roumanie et de Bulgarie. Les solutions d'intégration ne peuvent concerner que quelques familles (...) Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation», avait-il déclaré sur France Inter, s'attirant des critiques d'associations et de politiques de gauche, notamment Arnaud Montebourg, pourtant membre du gouvernement.

Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, interrogé ce mercredi au talk Orange-Le Figaro, a déclaré ne pas croire «aux théories selon lesquelles certaines populations ne pourraient pas être intégrées». «On a toujours dit ça des populations immigrées, a affirmé le numéro un du Parti socialiste. On a dit ça quand il y avait des bidonvilles à Nanterre, on a dit ça des immigrations polonaises, chaque immigration a son histoire, ses spécificités», a ajouté Harlem Désir. Il a toutefois plaidé pour «la fermeté» face aux campements illégaux.

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a affirmé ce mercredi que la politique du gouvernement concernant les Roms était portée «avec fermeté et humanité» par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. «Fermeté, car la misère n'est pas un mode de vie et quand il doit y avoir démantèlement de camps on le démantèle, humanité car à chaque fois que nous pouvons permettre un accès à un travail, un logement, une scolarisation des enfants ou un accompagnement social, nous le faisons. C'est vrai que le retour au pays fait partie de la palette des solutions», a déclaré la porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.

De son côté, Manuel Valls ne fait pas marche arrière. «Je n'ai rien à corriger, mes propos ne choquent que ceux qui ne connaissent pas le dossier, a maintenu le ministre de l'Intérieur ce mercredi. La majorité (des Roms) doit être reconduite à la frontière. Nous ne sommes pas là pour accueillir ces populations. Je vous rappelle la phrase de Michel Rocard : La France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde».

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Valls jette un froid à la table du séminaire Grégoire BISEAU 19 août 2013 à 20:36 http://www.liberation.fr/politiques/2013/08/19/valls-jette-un-froid-a-la-table-du-seminaire_925680

Une sortie du ministre de l'Intérieur sur la politique migratoire et l'islam a choqué certains ministres.

Les ministres qui avaient été passablement agacés par les sorties estivales du ministre de l’Intérieur n’ont pas été déçus de leur séminaire de rentrée à l'Elysée, en retrouvant ce matin un Manuel Valls, égal à lui-même. «Il a franchi un cap hallucinant», confie anonymement un ministre. «Ça pose un vrai problème politique», rajoute un autre. Alors que le débat sur le thème du «vivre ensemble» était en train de toucher à sa fin, le ministre de l’Intérieur a pris la parole pour évoquer les deux défis majeurs qui attendent la France. D’abord la poussée démographique, notamment africaine va, selon Valls, «obliger d’ici à dix ans à repenser notre politique migratoire». Et d'ajouter que la «question du regroupement familial pourrait être revue». L’autre défi serait de faire la démonstration que «l’islam est compatible avec la démocratie».

Une sortie qui a manifestement divisé la table. Certains ministres y ont vu «un moment de consternation outrée», selon les mots d’un des participants. D’autres n’ont rien entendu «ni de neuf, ni de choquant». Manuel Valls lui assume et déclare à Libération s’être «appuyé» sur les déclarations de François Hollande à Tunis pour affirmer que la France «allait faire la démonstration que l’islam est compatible avec la démocratie». Et que c’est faire preuve de «mauvaise foi que de comprendre autre chose». Etant le dernier à parler, Valls n’a pas pu lever l’ambiguïté. Et comme François Hollande n’a rien relevé dans ses conclusions, chacun est reparti avec ce qu’il avait voulu entendre. Grégoire BISEAU

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La charge de Manuel Valls contre Dieudonné Par lefigaro.fr, Charles-Henry Groult Mis à jour le 28/12/2013 à 11:53 Publié le 28/12/2013 à 10:44 http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/28/01002-20131228ARTFIG00209-la-charge-de-manuel-valls-contre-dieudonne.php

Le ministre de l'Intérieur condamne dans Le Parisien «un antisémite et un raciste» qui «ne fait plus rire personne». Il dit vouloir «tout faire» pour interdire les spectacles de Dieudonné et appelle à une «prise de conscience collective».

Dieudonné est allé «trop loin, ça suffit». Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls réaffirme ce samedi, dans Le Parisien, son intention d'interdire ses spectacles, prétextes selon lui à «une campagne d'antisémitisme et de racisme».

«Une nouvelle limite, extrêmement grave, a été franchie», souligne le ministre de l'Intérieur, qui se dit écoeuré par les propos «antisémites et racistes» de Dieudonné envers les journalistes Frédéric Haziza et Patrick Cohen. «Quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage», déclare Dieudonné dans un de ses spectacles, récemment filmé en caméra cachée par France 2.

«Un seuil a été franchi», estime Manuel Valls, qui dénonçait déjà en août dernier «les insultes et la calomnies» de Dieudonné et de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral.

Cette fois, pour Manuel Valls, le risque de trouble à l'ordre public lors des spectacles «existe». Il dit vouloir «tout faire» pour interdire les futures représentations. «Je vais adresser une instruction aux préfets. À l'occasion de chaque spectacle, ils devront apprécier si le risque de trouble est caractérisé et justifie d'interdire la représentation».

L'annonce du ministre de l'intérieur intervient dans un contexte de regain de tension autour du cas Dieudonné. L'humoriste a décidé à la mi-décembre de porter plainte contre le président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), Alain Jakubowicz, qui associait le geste de la «quenelle» qu'il a popularisé «au salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah». Un geste repris par des centaines de personnes sur Internet, sans qu'ils en connaissent toujours la portée.

Mercredi dernier, le Parc Astérix présentait ses excuses après que deux employés, déguisés en personnages du parc, ont été photographiés faisant une «quenelle».

«Depuis longtemps, Dieudonné n'est plus un comique et sa démarche ne relève plus de la création, attaque Manuel Valls. Pour tout dire, il ne fait plus rire personne. Ses spectacles sont devenus des réunions politiques où il déverse sa haine». Face à ce qu'il qualifie de «nouvel antisémitisme», le ministre espère une «prise de conscience collective». «Ceux qui sortent de son spectacle en faisant semblant de ne pas comprendre les propos antisémites dits à mots couverts ne peuvent plus dire qu'ils ne savent pas», prévient-il.

Les «affinités perfides» du FN pour Dieudonné

Pointant du doigt des «affinités perfides», Manuel Valls déplore dans Le Parisien que «les propos de Dieudonné ne choquent pas le Front national alors qu'ils devraient choquer tous les républicains». «C'est bien la preuve, s'il en fallait une, que le FN est un parti d'extrême droite», ajoute le ministre. Il cible Florian Philippot, vice-président du Front national, qui reflète selon lui «la complaisance de la famille Le Pen à l'égard de Dieudonné».

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Interdiction du spectacle de Dieudonné : «La République a gagné», selon Manuel Valls Home ACTUALITE Société Par lefigaro.fr Mis à jour le 09/01/2014 à 22:56 Publié le 09/01/2014 à 20:12 http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/01/09/manuel-valls-la-republique-a-gagne_4345770_3224.html

Réagissant à la décision du Conseil d'Etat, qui a confirmé l'annulation du spectacle de Dieudonné à Nantes, le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, qui avait saisi l'instance, a réagi en assurant « la République a[vait] gagné ». « On ne peut pas tolérer la haine de l'autre, le racisme, l'antisémitisme, le négationnisme, ce n'est pas possible, ce n'est pas ça la France », a-t-il ajouté.

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a estimé que la décision judiciaire « confort[ait] la position du gouvernement » prise pour enrayer la « dérive antisémite » dans laquelle s'est, selon lui, engagé l'humoriste. « Nous ne pouvons pas accepter que, dans notre société, il y ait la moindre complaisance avec l'antisémitisme, totalement étranger à nos valeurs et à nos principes. »

Interrogé par la presse quelques minutes avant cette annonce, M. Valls s'était montré optimiste. « Nous avons gagné le combat politique de la mobilisation et du sursaut », a-t-il affirmé, ajoutant que, sans son initiative, « la prise de conscience n'aurait pas été de même nature ». « Tout le monde sait que ce geste dit “de la quenelle” est un geste antisémite, tout le monde sait qu'il ne s'agit pas de spectacles d'un humoriste mais de meetings politiques qui diffusent la haine », a-t-il souligné.

« Fallait-il ne rien faire ? Certainement pas. Face à cette mécanique de la haine, le statu quo n'est pas la solution », a relevé le ministre, notant que « la démocratie, qui se bat avec les outils du droit, a sa part de fragilité » et qu'il s'agit là d'un « combat de tous les instants ».

« J'ai dit dès le début que ce combat serait difficile à mener », a rappelé M. Valls, précisant qu'il assumait lui-même sa « part de risque ». « La démocratie française a mis plusieurs décennies à venir à bout de mouvements d'extrême droite », a dit M. Valls, une allusion à la dissolution de différents groupes au cours des derniers mois. « Elle saura venir à bout, tôt ou tard, des petits entrepreneurs de la haine », a-t-il ajouté.

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Jihad en Syrie : une douzaine de mineurs français concernés, selon Manuel Valls Publié le 19.01.2014, 11h01 | Mise à jour : 13h02 http://www.leparisien.fr/faits-divers/jihad-en-syrie-une-douzaine-de-mineurs-francais-concernes-selon-valls-19-01-2014-3508317.php

Une douzaine de mineurs français sont en transit ou se sont rendus en Syrie pour se joindre au jihad, a indiqué dimanche Manuel Valls. Le ministre de l'Intérieur, invité sur "Le Grand rendez-vous" Europe1/I-télé/leMonde, a rappelé que près de 700 Français étaient recensés actuellement par les services français, expliquant que ces départs étaient notamment facilités par la proximité de la Syrie.

Vingt-un Français sont morts en Syrie, a précisé le ministre.

Le ministre a précisé que ce «phénomène s'est accéléré au cours de ces dernières semaines depuis la fin de l'année 2013» et que ses services ont recensé «six mineurs qui ont manifesté la volonté de s'y rendre». «Les deux adolescents (de la région toulousaine, ndlr) ne sont peut-être pas en Syrie. Ils sont peut-être en Turquie. Nous agissons en lien avec la famille pour les récupérer», a-t-il ajouté.

«Un malaise dans une partie de la jeunesse»

Ces départs peuvent s'expliquer selon le ministre par plusieurs facteurs: «On peut se rendre en Syrie relativement facilement, ensuite ce combat apparaissait juste puisque toutes les grandes puissances condamnaient les agissements du régime de Bachar El-Assad et puis parce qu'il y a sans doute un malaise dans une partie de la jeunesse». A ce jour, les services de

renseignement français recensent 250 Français ou résidents en France qui combattent en Syrie. Une centaine sont en transit pour s'y rendre, 150 ont manifesté leur volonté de s'y rendre et 76 en sont revenus, selon Manuel Valls, qui ajoute toutefois qu'il y «évidemment une marge d'erreur».

«Ce n'est pas dans les mosquées que ces recrutements s'organisent, c'est le plus souvent sur internet», a assuré Manuel Valls. «Il n'y a pas de spécificité régionale», a-t-il martelé, estimant que les deux jeunes de la région toulousaine ont été «radicalisés» par des recruteurs. «C'est un phénomène qui touche tous les pays d'Europe», a expliqué le ministre mais aussi «l'Australie, le Canada, les Etats-Unis et bien sur, avec une ampleur plus importante, les pays du Maghreb».

«Au-delà du sort des hommes et des mineurs qui se rendent en Syrie, le danger pour nos propres intérêts, c'est le retour. Ces individus marquent leur volonté de combattre au sein d'organisations jihadistes. Le retour est particulièrement délicat», a déclaré Manuel Valls. Le ministre doit présenter une série de propositions pour faire face à ces radicalisations au président de la République. «Le phénomène m'inquiète, le mot est faible. Il représente pour moi le plus grand danger auquel nous devons faire face dans les prochaines années», a-t-il affirmé. «Nous pouvons être dépassé par ce phénomène vu l'ampleur, nous Français et Européens», a conclu Manuel Valls.

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Référendum anti-immigration en Suisse : Valls s'inquiète d'un "repli sur soi" Par La rédaction de RTL.fr , Avec AFP | Publié le 10/02/2014 à 13h08 http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/referendum-anti-immigration-en-suisse-valls-s-inquiete-d-un-repli-sur-soi-7769615186

Le vote suisse en faveur d'une limitation de l'immigration est un signe inquiétant de "repli sur soi", a estimé Manuel Valls.

"Ce référendum est un signe préoccupant d'un repli sur soi (...) et une mauvaise nouvelle pour les Suisses eux-mêmes", a estimé Manuel Valls en marge d'un déplacement à Florange (Moselle). Le ministre de l'Intérieur réagissait au "oui" à 50,3% à une limitation de l'immigration, notamment européenne, lors d'un référendum dont le résultat pourrait avoir de lourdes conséquences dans leurs relations avec l'UE.

Le vote pose des difficultés en ce qui concerne "la croissance en Suisse d'abord", mais aussi "la libre circulation des travailleurs en Europe" car ce pays n'a pas décidé de sortir de l'espace Schengen, qui garantit cette liberté, a relevé le ministre. Le vote de dimanche risque enfin de poser des difficultés à "tous les transfrontaliers français qui apportent leur savoir-faire et leur talent à la Suisse, et dont la situation peut se trouver menacée", a-t-il souligné.

Manuel Valls a également rejeté les arguments de François Fillon (UMP), qui a jugé, ce lundi, "parfaitement naturel" que la Suisse veuille limiter globalement son immigration et a plaidé pour que la France et l'Europe fassent de même. "Les quotas uniformes sont la pire des solutions parce qu'ils sont inefficaces, contraires au droit et aux intérêts économiques" et peuvent nuire au "rayonnement de ceux qui les pratiquent", a affirmé le ministre de l'Intérieur.

"La Suisse accueille en proportion de sa population cinq fois plus d'étrangers que la France. C'est le pays le plus ouvert, en flux migratoires, de l'OCDE. Cette situation n'est en rien comparable à la nôtre", a encore souligné Manuel Valls.

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Valls appelle à combattre "l'antisémitisme virulent" 27/2/14 - 23 H 02 - Mis à jour le 28/2/14 - 00 H 10 La Croix http://www.la-croix.com/Actualite/France/Valls-appelle-a-combattre-l-antisemitisme-virulent-2014-02-28-1113278

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a appelé jeudi à combattre "l'antisémitisme virulent" diffusé notamment sur internet, au cours du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Midi-Pyrénées à Toulouse, deux ans après l'affaire Merah.

"Jamais la France n’oubliera ce terrible mois de mars 2012 qui a vu l'assassinat de trois militaires français et de quatre Français juifs, dont trois enfants, tués parce que juifs", à Montauban et Toulouse, a d'abord dit le ministre. "Ces souffrances (...) nous intiment l’ordre de ne pas baisser la garde, car quand on s’en prend à un Juif de France pour ce qu’il est, pour ce en quoi il croit, on s’en prend à la République, à la France, à nos valeurs", a-t-il affirmé.

Le ministre a évoqué "cette lame de fond qui fait se joindre des antisémitismes venus d’horizons divers : l’antisémitisme traditionnel et un nouvel antisémitisme – on connaît le stratagème – qui se cache derrière un antisionisme de façade". "Cette jonction, qui se fait notamment sur Internet, ranime un antisémitisme virulent, celui dont Alain Soral n’est qu’un petit idéologue rabougri", a-t-il lancé, au sujet de l'essayiste proche de l'extrême droite et du polémiste Dieudonné.

"Même si en 2013, en tendance, les actes antisémites sont en baisse par rapport à 2012 – année cependant d’une rare violence – le climat a changé. On n’hésite plus à assumer, à revendiquer, à clamer la haine du juif comme ce fut le cas, dans les rues de Paris, il y a quelques semaines", a dit le ministre, appelant à combattre les propos et les actes qui visent les juifs, les francs-maçons, les étrangers ou les homosexuels.

M. Valls a salué dans le public le cinéaste Alexandre Arcady, en disant avoir déjà vu son film "24 jours, la vérité sur l'affaire Ilan Halimi". Estimant que ce film allait "inciter chacun à réfléchir sur sa propre responsabilité", il a dit: "Si on n'arrête pas ces mots qui tuent et qui déchirent la société, il y aura d'autres Ilan Halimi". Ce jeune avait été enlevé dans la région parisienne puis torturé à mort en 2006 par un groupe se faisant appeler le "gang des barbares".

"Le combat que nous devons mener, ici, à Toulouse, comme partout en France, c’est aussi celui de la lutte contre la radicalisation", a dit M. Valls, évoquant notamment les jeunes partis en Syrie pour le jihad.

Devant le maire de Toulouse Pierre Cohen (PS) et son prédécesseur Jean-Luc Moudenc (UMP), candidats aux municipales, il a évoqué "la crise identitaire patente dans certains de nos quartiers, chez tous ces jeunes qui se cherchent, non seulement un avenir, mais aussi parfois un passé, une dignité".

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Palmarès des ministres : Fabius en tête, Valls chute Publié le 02.03.2014, 08h09 | Mise à jour : 08h42 http://www.leparisien.fr/politique/palmares-des-ministres-fabius-en-tete-valls-chute-02-03-2014-3636075.php

Chamboule-tout politique dans le coeur des Français. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (61%) détrône celui de l'Intérieur, Manuel Valls (53%), à l'indice de satisfaction* des Français à l'égard des membres du gouvernement mesuré par l'Ifop pour le Journal du Dimanche. Ce classement intervient alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault annonce ce dimanche dans nos éditions qu'il est favorable «à un remaniement resserré».

La plus grande satisfaction des Français va à l'égard des deux ministres qui sont le moins en prise directe avec leurs préoccupations quotidiennes, puisque Laurent Fabius est suivi de très près par son collègue de la Défense Jean-Yves Le Drian (59%). Viennent ensuite deux femmes, Najat Vallaud-Belkacem (porte-parole du gouvernement et Droits des femmes) avec 58% et Aurélie Filippetti (Culture-communication) avec 57%.

Par rapport à une même enquête de l'Ifop, réalisée en août 2013 mais par internet et non par téléphone comme cette fois, Laurent Fabius gagne 11 points, Manuel Valls en perd 8. Avec 53%, le ministre de l'Intérieur tombe au cinquième rang. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll fait jeu égal avec lui.

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Ecoutes : Valls juge Sarkozy «infamant pour les magistrats et les policiers» Eric Hacquemand | Publié le 20.03.2014, 20h06 | Mise à jour : 22h52 http://www.leparisien.fr/politique/valls-juge-sarkozy-infamant-20-03-2014-3691449.php

En campagne pour les élections municipales à Grenoble (Isère), Manuel Valls a rapidement pris connaissance de la tribune de Nicolas Sarkozy à paraitre ce vendredi dans le Figaro. Et la réaction du ministre de l’Intérieur ne s’est pas faite attendre.

«Assimiler la République française à la dictature de l’ex-Allemagne de l’Est, assimiler la justice et la police à la Stasi, l’ex-police secrète, cela disqualifie les critiques de Nicolas Sarkozy», juge le ministre de l’Intérieur, interrogé par «Le Parisien», qui poursuit : «C’est aussi infamant pour les magistrats et les policiers de notre pays».

Pour Valls, l’ancien président est désormais «dans une fuite en avant dans la mise en cause des institutions de la République». Indépendance de la justice, présomption d'innocence, respect des juges et des policiers… : «La parole politique d'un ancien président de la République doit servir à préserver ces principes essentiels, tout chef d'Etat ou ex-chef d'Etat en a l'obligation.» Et le ministre de l’Intérieur qui dit refuser «toute polémique indigne» d’inviter Nicolas Sarkozy à respecter «les valeurs dont il avait la charge» en tant qu’ancien président de la République.

Dans sa tribune, Nicolas Sarkozy met en cause, outre la Garde des Sceaux, le ministre de l’Intérieur. «Je sais, la ministre de la Justice n’était pas au courant, malgré tous les rapports qu’elle a demandés et reçus. Le ministre de l’Intérieur n’était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on ? On pourrait en rire s’il ne s’agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l’homme a bien changé», écrit l’ancien chef d’Etat.

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En direct : Valls premier ministre | 31.03.2014 à 17h47 • Mis à jour le 31.03.2014 à 20h19 http://www.lemonde.fr/municipales/live/2014/03/31/en-direct-hollande-s-adressera-aux-francais-a-20-heures_4392900_1828682.html

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Valls à Matignon : un choix «surprenant» pour l'aile gauche du PS Publié le 31.03.2014, 19h38 | Mise à jour : 19h45 http://www.leparisien.fr/politique/valls-a-matignon-un-choix-surprenant-pour-l-aile-gauche-du-ps-31-03-2014-3728703.php

Le choix de Manuel Valls pour succéder à Jean-Marc Ayrault à Matignon est «assez surprenant», vu le «besoin de gauche» qui s'est exprimé aux municipales, a estimé lundi Emmanuel Maurel, l'un des chefs de file de l'aile gauche du PS.

«Le choix de Manuel Valls est assez surprenant, compte tenu de l'analyse que l'on peut faire du scrutin (municipal) et de l'indéniable besoin de gauche qui s'est exprimé à l'occasion de cette élection», a réagi le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, interrogé par l'AFP.

«On est en droit finalement d'attendre plus de preuves de la part de Manuel Valls, puisque lors de la primaire (socialiste pour la présidentielle, à l'automne de 2011, ndlr), il s'était exprimé sur les questions économiques et sociales, en affichant de façon décomplexée des options largement minoritaires dans le peuple de gauche», a ajouté Emmanuel Maurel.

Le responsable socialiste a enfin estimé que la décision de François Hollande était «très précipitée» et que le président de la République aurait dû prendre davantage de temps pour «méditer sur les raisons de la défaite d'hier».

«C'est plus que surprenant de prendre celui qui est le plus à droite au Parti socialiste, qui n'a fait que 5% dans le débat interne (de la primaire de 2011, ndlr), qui était contre les 35 heures, qui était pour la TVA sociale, comme réponse au fait que le peuple de gauche ait contesté la politique libérale de François Hollande», a également estimé la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann, autre ténor de l'aile gauche du PS.

«Cela donne une impression de persiste et signe», a-t-elle glissé.

La sénatrice a toutefois voulu attendre le message télévisé du président, lundi soir. «On ne veut pas faire de délit de faciès a priori, même si on a des doutes sur le message envoyé».

«La question centrale», a-t-elle poursuivi, est de savoir si François Hollande va «entendre ou non l'exigence de réorientation politique qui vient de cette défaite électorale».

François Hollande "devrait prendre le temps de bien écouter l'ensemble des forces de gauche qui ont fait son élection", a relevé encore la sénatrice, qui se déclare "surprise et d'une extrême vigilance pour l'avenir".

«L'important c'est la ligne, et Valls est celui, sur le papier, qui s'éloigne le plus de celle que nous souhaitons», a réagi pour sa part sur twitter le député de l'Essonne Jérôme Guedj encore plus suspicieux. LeParisien.fr

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Découvrez la liste des 14 secrétaires d'État du gouvernement Valls http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/04/09/97001-20140409FILWWW00240-decouvrez-la-liste-des-14-secretaires-d-etat-du-gouvernement-valls.php

Le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, vient d'annoncer la liste des nouveaux secrétaires d'État du gouvernement de Manuel Valls.

Voici cette liste :
• Harlem Désir (Affaires européennes)
• Fleur Pellerin (Commerce extérieur, Promotion du tourisme et des Français de l'étranger)
• Jean-Marie Le Guen (Relations avec le Parlement)
• Christian Eckert (Budget)
• Geneviève Fioraso (Enseignement supérieur et Recherche)
• Annick Girardin (Développement et Francophonie)
• Axelle Lemaire (Numérique)
• Kader Arif (Anciens combattants et Mémoire)
• André Vallini (Réforme territoriale)
• Frédéric Cuvillier (Transports, Mer et Pêche)
• Laurence Rossignol (Famille et Personnes âgées et Autonomie)
• Ségolène Neuville (Personnes handicapées, Lutte contre l'exclusion)
• Thierry Braillard (Sports)
• Valérie Fourneyron (Commerce, Artisanat, Economie sociale et solidaire)

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Aquilino Morelle : Valls lui a demandé de démissionner Le Point.fr - Publié le 18/04/2014 à 14:22

Manuel Valls a reçu vendredi matin à Matignon le conseiller de François Hollande Aquilino Morelle et lui "a conseillé de quitter l'Élysée", a annoncé à l'AFP l'entourage du Premier ministre.

Reçu dans la matinée à Matignon, Aquilino Morelle, conseiller politique du président de la République et proche de Manuel Valls, a annoncé un peu plus tard, à la mi-journée, sa démission, affirmant vouloir être "entièrement libre" pour répondre aux "attaques" le visant.

Selon le site d'information Mediapart, le conseiller élyséen a touché en 2007 12 500 euros d'un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu'il était à l'Igas (Inspection générale des affaires sociales). Vendredi, l'organisme a assuré ne pas avoir délivré d'autorisation à Aquilino Morelle pour travailler dans l'industrie pharmaceutique.

Aquilino Morelle : "Je n'ai commis aucune faute" Le Point.fr - Publié le 18/04/2014 à 12:23 - Modifié le 18/04/2014 à 15:33

Le conseiller de François Hollande n'aura pas survécu 24 heures aux révélations de Mediapart. Il démissionne mais affirme son innocence.

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Affaire Morelle : son cireur de chaussures perd son contrat A.R. | Publié le 18.04.2014, 10h18 | Mise à jour : 11h14

Aquilino Morelle lui a fait comprendre qu'il ne travaillerait plus pour lui. En dévoilant des informations sur le conseiller de François Hollande, le cireur de chaussures David Ysebaert s'est fait des ennemis à l'Elysée. Selon lui, le palais présidentiel lui aurait même fait comprendre qu'il risquait d'être placé sur écoutes. Et son client de lui préciser qu'il n'avait pas trente paires de Weston, comme cela avait été révélé dans Médiapart, mais simplement dix.

«Je ne suis pas un cireur de pompes, mais un cireur de souliers», recadre-t-il ce vendredi dans Le Point. Et d'expliquer : «Je cire les chaussures d'Aquilino Morelle en effet depuis un an et demi. Je l'ai connu au Bon Marché (NDLR. le grand magasin de luxe), comme 80 % de ma clientèle. Est-ce que je cire les chaussures de l'Élysée ? C'est un secret. François Hollande ? Je ne vous répondrai pas. Je me rends à l'Élysée pour accomplir ma tâche. Mais pas pour rien. Je suis en Seine-et-Marne, je dois rentabiliser mes déplacements !»

«J'ai eu monsieur Morelle au téléphone, c'est parti en live»

Plus tard, David Ysebaert précise d'ailleurs qu'il se «déplace pour minimum cinq paires». Non sans humour, le cireur ayant ainsi perdu son contrat élyséen donne l'autorisation au Point de communiquer son numéro de téléphone. «Je dispose de plus de 80 couleurs. C'est 10 euros pour un cirage et 25 euros pour un glaçage», précise-t-il pour faire sa pub. «J'ai eu monsieur Morelle au téléphone, c'est parti en live. C'est là qu'il m'a dit : "Ca va mal se finir"», confie-t-il également sur Europe 1.

Dans l'entourage du conseiller de François Hollande, on explique que «l'objectif (de cet appel, ndlr) était simplement de lui demander d'éviter de divulguer de fausses informations : comme cette histoire des 30 paires de chaussures...» LeParisien.fr

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DOCUMENT. La charge de députés PS contre le plan d'économies de Manuel Valls Avec Eric Hacquemand | Publié le 17.04.2014, 15h32 | Mise à jour : 19h46

«Les cent» se rappellent au bon souvenir de Manuel Valls. Des députés socialistes ont pris la plume au nom de ces parlementaires de la majorité militant pour «une réorientation des politiques menées jusqu'ici».

Dans un courrier au Premier ministre, rendu public ce jeudi, ils clament leur déception après l'annonce par ce dernier de mesures d'économies visant à trouver 50 Mds€. Et détaillent leurs propositions pour «rechercher l'efficacité autant que la justice».

A leurs yeux, le plan présenté par Manuel Valls est «dangereux économiquement», conduit «à asphyxier la reprise et l'emploi». Il est, ajoutent-ils, «contraire aux engagements pris devant nos électeurs». C'est que, selon eux, «au-delà de 35 Mds€, reculs sociaux et mise à mal des services publics seront inéluctables».

«Logique d'austérité»

Dans une interview au «Monde», Laurent Baumel, l'un des députés signataires, ose même employer le mot qui fâche : «C'est un plan qui est davantage dans une logique d'austérité que dans celle du redressement juste. On s'éloigne définitivement de l'équilibre qui avait fondé la campagne de François Hollande.» De quoi «dégrader», selon lui, l'ambiance au sein du groupe PS à l'Assemblée : «On approche du moment de vérité où tout va se jouer.»

Dans leur courrier à Manuel Valls, les signataires s'opposent notamment «au gel des prestations sociales qui atteindrait des millions de familles modestes». Ils dénoncent aussi «l'effort demandé aux collectivités locales (10 Mds€ sur 3 ans)» qui fait, selon eux, «courir le risque de briser l'investissement local».

«Loyauté»

A la place, ils demandent «un effort supplémentaire de 5 Mds€ pour le pouvoir d'achat» ou encore la sanctuarisation du plan pauvreté et l'amplification des emplois aidés. Ils militent également pour un redéploiement des aides aux entreprises ou pour une baisse de l'enveloppe du CICE.

S'ils ne mâchent pas leurs mots, les députés (dont certains avaient déjà vivement et publiquement exprimé leur désaccord la veille) prennent toutefois le soin de préciser qu'ils formulent ces propositions «dans un esprit de responsabilité et de loyauté tant à l'égard de l'exécutif que de nos électeurs».

Dernier détail : la lettre, notamment signée par Christian Paul (député de la Nièvre), Laurence Dumont (députée du Calvados), Jean-Marc Germain (député des Hauts-de-Seine), Pouria Amirshahi (député des Français de l'étranger) ou Philippe Nogues (député du Morbihan), est datée... du 15 avril, soit la veille des mesures d'économies annoncées par Manuel Valls.

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Double canonisation : Manuel Valls au Vatican dans une "démarche de dialogue" Par Le Point.fr (avec AFP) 26 avril 2014

Dimanche, le Premier ministre représentera la France pour la double canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII.

La participation de Manuel Valls, dimanche au Vatican, à la cérémonie de canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II s'inscrit "dans une démarche de dialogue et d'apaisement", a-t-on expliqué vendredi à Matignon. Le Premier ministre représentera la France à cette cérémonie, événement au retentissement planétaire voulu par le pape François. Cette présence a cependant suscité des critiques, notamment à gauche.

"La France entretient des relations anciennes avec le Saint-Siège, comme l'a montré la visite de François Hollande en janvier", a souligné l'entourage de M. Valls. "Il est donc naturel que le gouvernement français soit présent à une telle cérémonie par la personne du Premier ministre", a-t-on ajouté de même source.

"Conception apaisée de la République"

Manuel Valls a en outre "une conception apaisée de la République", selon Matignon. "Il sait que la cérémonie de dimanche est vécue avec importance par les catholiques de France, sa présence à Rome s'inscrit dans cette démarche de dialogue et d'apaisement", fait valoir l'entourage du Premier ministre.

Cette visite permettra aussi à M. Valls d'avoir "de nombreux contacts informels" avec la centaine de délégations étrangères présentes sur place. Il aura en outre un "dîner de travail" samedi soir avec le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi.

C'est la troisième fois en deux ans que Manuel Valls se rend au Vatican. Alors ministre de l'Intérieur, chargé des cultes, le socialiste s'était rendu dans l'Etat pontifical en janvier dernier, accompagnant le président François Hollande. Le chef de l'État avait été reçu par celui de l'Église catholique. Atmosphère fraîche et visages réservés, neuf mois après l'adoption par la France de la loi autorisant le mariage (...)

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Jean-Luc Mélenchon : «La présence de Manuel Valls à Rome est inconvenante» http://www.la-croix.com/Actualite/France/Jean-Luc-Melenchon-La-presence-de-Manuel-Valls-a-Rome-est-inconvenante-2014-04-24-1140653

Interrogé sur la présence au Vatican du Premier ministre lors des canonisations de Jean XXIII et de Jean Paul II, Jean-Luc Mélenchon a estimé que celle-ci était «choquante, absurde, inconvenante». A ses yeux, ce «rite assez étrange ne concerne pas la République».

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Manuel Valls au Vatican : les six raisons qui montrent que c'est une erreur Publié le 26-04-2014 à 14h40 - Modifié à 15h18 Par Thierry de Cabarrus Chroniqueur politique http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1194513-manuel-valls-au-vatican-les-six-raisons-qui-montrent-que-c-est-une-erreur.html

Manuel Valls va sans doute commettre sa première grave erreur politique depuis son arrivée à Matignon le 31 mars dernier. En se rendant ce dimanche à Rome, en tant que Premier ministre, à la canonisation de Jean-Paul II et de Jean XXIII, il risque d’abîmer son image laïque et républicaine (lui qui se réclame de Clémenceau) sans pour autant convaincre les catholiques que sa démarche n’est pas simplement opportuniste.

Personnellement, il me semble que six raisons, au moins, militaient pour que Manuel Valls s’abstienne d’un tel voyage officiel.

1. Il bafoue les principes de laïcité

C’est le constat le plus évident, le Premier ministre d’une république laïque n’a rien à faire au Vatican pour assister au nom de la France à une cérémonie purement religieuse qui ne concerne en rien notre pays puisque les deux futurs saints n’ont aucun lien avec lui.

Si Manuel Valls a des convictions personnelles en tant que catholique, il devrait se rendre à cette cérémonie à titre privé, dans la discrétion et sur ses deniers personnels. Car l’article 2 de la loi de 1905 est très clair lorsqu’il affirme que "la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte…".

2. Après Fillon et Sarkozy, il est incohérent

Cette démarche est incohérente au regard de la réaction indignée de la gauche quand Nicolas Sarkozy avait évoqué, en 2007 à Latran, "les racines chrétiennes de la France" et la "supériorité du prêtre sur l’instituteur".

Plus tard, en 2011, le Parti socialiste avait eu raison de dénoncer la présence de François Fillon, alors Premier ministre, à la cérémonie de béatification de Jean-Paul II (étape nécessaire à sa canonisation), en violation avec une "tradition diplomatique établie et respectée par tous ses prédécesseurs".

3. Il a l'air de demander pardon pour les lois sociétales

En se rendant ainsi au Vatican, Manuel Valls donne le sentiment d’aller faire pénitence à Canossa, et de vouloir demander pardon au Pape François au nom de la France qui a fait voter, sous le précédent gouvernement Ayrault, des lois sociétales en contradiction avec la doctrine catholique.

Ce n’est pas totalement absurde, car le Vatican inscrit cette visite, après celle récente de François Hollande, dans la volonté de la France d’apaiser les relations avec l’épiscopat français après le "mariage pour tous".

4. Les catholiques ne l'aiment pas

Manuel Valls a beau être l’une des personnalités préférées des Français, il est toujours le mal aimé des catholiques.

Ceux de gauche, membres d’associations caritatives par exemple, lui reprochent la fermeté de son comportement dans le domaine de l’immigration et de la sécurité ainsi que sa sortie sur les Roms qui ont "vocation à rentrer en Roumanie et à y rester".

Quant à ceux de droite, ils ne lui pardonnent pas d’avoir réprimé sans trembler les manifs pour tous et d’avoir évoqué à leur propos un "tea party à la française" homophobe et même les ligues factieuses des années 30.

Si l’apaisement souhaité par Matignon vaut bien une messe, il n’est pas sûr que cette dernière suffise à solder les comptes entre Valls et la communauté catholique.

5. Il a déjà fracturé la gauche

Cette visite tombe très mal, à quelques jours du vote (pas gagné d'avance) à l’Assemblée nationale du fameux pacte de responsabilité (maquillé en pacte de solidarité). Car plus que jamais, la gauche se montre fracturée, son aile gauche refusant, pour l’instant, de cautionner les fameux cadeaux aux patrons ainsi que les 50 milliards d’euros d’économie trouvés, pour une large part, dans la poche des Français les plus modestes.

Or, il suffisait d’entendre, ces jours-ci, Jean-Luc Mélenchon estimer que cette visite au Vatican n’était "pas une bonne idée" et le chevènementiste Jean-Luc Laurent dire que c’était "indéfendable" pour observer, par contraste, le silence gêné du PS à propos de Manuel Valls, lui qui, en 2011, n’avait pas hésité à tacler François Fillon.

5. Il nourrit son image de clone de Sarkozy

Ce voyage risque donc d’être contre-productif pour la gauche, mais aussi pour le Premier ministre lui-même au regard de ses ambitions personnelles. Car une fois de plus, il se met dans les pas de Nicolas Sarkozy, au risque de se présenter comme un rival pour les partisans de l’ancien président qui veulent son retour, et comme un homme politique de droite aux yeux des socialistes et de toute la gauche.

Cette image d’un Manuel Valls catholique et de droite ne peut bénéficier, au bout du compte, qu’à François Hollande lui-même. À se demander si cette grave erreur du Premier ministre n’est pas tout simplement réjouissante pour le président de la République.

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Devant Valls, Angela Merkel salue les « efforts » français Thibaut Madelin / Correspondant à Berlin | Le 22/09 à 12:46, mis à jour à 17:48 En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203795061960-valls-a-berlin-pour-discuter-de-la-croissance-europeenne-1045312.php?4EccOIwCgTIZQiQW.99

Manuel Valls a rencontré Angela Merkel à Berlin, pour réconcilier deux visions distinctes sur la croissance européenne. Mais Angela Merkel a de nouveau douché les espoirs d’une hausse des dépenses publiques en Allemagne...

Le Premier ministre manuel Valls a rencontré Angela Merkel lundi pour tenter de réconcilier deux visions opposées sur la croissance européenne . Berlin a bien salué la volonté de réforme française, mais a de nouveau douché les espoirs d’une hausse des dépenses publiques en Allemagne.

Angela Merkel a salué les efforts "très ambitieux" de la France

La chancelière allemande a ainsi dit espérer que les réformes annoncées en France pourront être mises en œuvre. Elle a également ajouté que les efforts que veut consentir la France sont très ambitieux, dans des secteurs importants. A cet égard, elle a qualifié le programme de réformes de Manuel Valls d'"impressionnant". Cependant, elle voit "beaucoup de possibilités de créer de la croissance sans argent supplémentaire", mais respecte les limites budgétaires de la France.

En retour, Manuel Valls, a quant à lui prié les responsables, le peuple et la presse allemands d'oublier la vision caricaturale présentant la France comme "l'enfant malade de l'Europe". Répondant aux critiques liées à la stagnation de l'économie française et au report à 2017 du retour à la limite européenne d'un déficit à 3% du PIB , il a assuré que le gouvernement relèverait la compétitivité des entreprises, dégagerait 50 milliards d'euros d'économies et réformerait les seuils sociaux et le travail dominical.

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http://www.lefigaro.fr/livres/2014/10/28/03005-20141028ARTFIG00285--le-suicide-francais-d-eric-zemmour-la-nouvelle-idee-fixe-de-manuel-valls.php Le Suicide français d'Éric Zemmour, la nouvelle idée fixe de Manuel Valls Home CULTURE Livres Par Bertrand Guyard Mis à jour le 28/10/2014 à 17:54 Publié le 28/10/2014 à 17:31

Une semaine après l'avoir attaqué, le premier ministre a de nouveau critiqué l'essayiste et journaliste lors d'un discours prononcé à l'occasion du 70e anniversaire du rétablissement de la légalité républicaine.

Le combat contre les thèses défendues par Éric Zemmour dans son essai Le Suicide français serait-il devenu l'alpha et l'oméga de la pensée politique de Manuel Valls? Par deux fois en l'espace d'une semaine, le premier ministre s'en est pris au «déclinisme» véhiculé selon lui par M. Zemmour. Une première fois, le 19 octobre, le chef du gouvernement le place dans la catégorie des «journalistes soi-disant intellectuels». Puis le 27 octobre au Conseil d'État, toujours en faisant bien attention à ne pas prononcer son nom, il enfonce le clou lors de son discours de commémoration du 70e anniversaire de l'ordonnance qui avait rétabli la légalité républicaine le 9 aout 1944.

L'ire du premier ministre ne semble pas s'être calmée entre ses deux interventions. Devant les représentants de la plus haute autorité administrative française, le chef du gouvernement socialiste a, dans un élan patriotique, dénigré celui qui semble devenu son plus irréductible ennemi: «Entendre certains parler de “suicide” pour notre pays est inacceptable, insupportable. Pour un républicain, un patriote comme moi - comme vous - c'est un crève-cœur.»

L'indignation de Manuel Valls le pousse même à dissuader d'éventuels nouveaux lecteurs à acheter Le Suicide français. Reprenant l'argumentation de Léa Salamé, la chroniqueuse de On n'est pas couché, l'émission de Laurent Ruquier, il a dans son allocution directement visé le chapitre controversé du livre intitulé,«Robert Paxton notre bon maître», consacré à la position de l'historien américain sur la politique du gouvernement de Vichy vis-à-vis des Juifs. «Ceux qui vont jusqu'à défendre des thèses racistes ou négationnistes, ceux qui construisent leur notoriété sur la peur, la résignation, la réaction, ceux-là ne méritent pas la place qu'on leur accorde dans le débat. Ils ne méritent pas qu'on les lise», a-t-il ainsi déclaré.

Négationnisme?

L'accusion est grave. Rappelons que jamais Éric Zemmour n'a nié, ni même minimisé la Shoah, l'inhumaine politique d'extermination hitlérienne qui causa la mort de six millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce chapitre, le polémiste cite, pour appuyer sa thèse, La Destruction des Juifs d'Europe, de Raul Hilberg, le spécialiste mondial de l'Holocauste: «Dans ses réactions aux pressions allemandes, le gouvernement de Vichy tenta de maintenir le processus de destruction à l'intérieur de certaines limites. [...] Quand la pression allemande s'intensifia en 1942, le gouvernement de Vichy se retrancha derrière une seconde ligne de défense. Les Juifs étrangers et les immigrants furent abandonnés à leur sort et l'on s'efforça de protéger les Juifs nationaux. Dans une certaine mesure, cette stratégie réussit. En renonçant à épargner une fraction, on sauva une grande partie de la totalité.»

Cette analyse historique est discutable voire même réfutable, mais elle tenue par Raul Hilberg, un historien reconnu unanimement par ses pairs. Elle est contestée notamment par Me Serge Klarsfeld, un autre historien écoutée de la période.

Zemmour n'est pas pétainiste.

Il est même son contraire: un admirateur de la geste gaullienne. Il suffit de se pencher sur les pages d'introduction du Suicide français pour en être convaincu. Mais Manuel Valls, comme sa ministre de la Culture, n'a peut-être plus le temps de lire.

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Manuel Valls : « Oui, la France est en guerre contre le terrorisme » Le Monde.fr | 13.01.2015 à 16h08 • Mis à jour le 13.01.2015 à 17h33 http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/01/13/manuel-valls-oui-la-france-est-en-guerre-contre-le-terrorisme_4555301_823448.html

Une rare unanimité a gagné l'Assemblée nationale, mardi 13 janvier, lors de la traditionnelle séance de questions au gouvernement, transformée en hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et du supermarché casher de la porte de Vincennes.
Quelques secondes après la fin de la minute de silence décrétée par Claude Bartolone, le président de l'Assemblée, les députés ont entonné ensemble La Marseillaise.

Ont défilé ensuite à la tribune les représentants de chaque groupe politique, qui ont à tour de rôle dénoncé les actions terroristes qui ont endeuillé la France et appelé, à leur manière, à réagir pour ne plus que cela se produise.

Manuel Valls, ovationné par les députés, a ensuite pris la parole. Il a salué la mémoire des victimes et la grande solidarité du peuple français et des gouvernements étrangers : « Les soutiens, la solidarité venus du monde entier ne s'y sont pas trompés : c'est bien l'esprit de la France, sa lumière, son message universel, que l'on a voulu abattre. Mais la France est debout. » Il a salué « la magnifique réponse, le magnifique message » envoyé par les députés qui ont chanté La Marseillaise.

Il a également reconnu « le grand message de responsabilité » adressé par les Français au gouvernement et aux parlementaires. Il a salué aussi le travail des policiers et gendarmes, chaleureusement et longuement applaudis – toujours debout – par les députés. Le ministre de l'intérieur a lui aussi été nommément remercié, et très applaudi par l'Assemblée. La garde des sceaux, Christiane Taubira, a elle aussi été citée par Manuel Valls mais beaucoup moins applaudie dans l'hémicycle.

« La France est en guerre contre le terrorisme »

Le premier ministre a rappelé les moyens déployés dans la foulée des attentats, puis enchaîné : « Oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l'islamisme radical. La France n'est pas en guerre contre l'islam et les musulmans, a-t-il martelé, la France protégera tous ses concitoyens avec détermination et sang-froid. »

Des « mesures exceptionnelles » mais pas de « mesure d'exception »

« A une situation exceptionnelle doivent répondre des mesures exceptionnelles. Mais je le dis avec la même force : jamais des mesures d'exception qui dérogeraient au principe du droit et des valeurs », a garanti le premier ministre, avant d'énoncer ses propositions.

« Nous avons aussi amélioré la coopération entre nos services intérieurs et extérieurs (...) même s'il faut faire davantage nos échanges avec les services étrangers, a-t-il annoncé. « Mais il faut aller plus loin, j'ai demandé au ministre de l'intérieur de m'adresser dans les huit jours des propositions de renforcement, a-t-il déclaré, elles devront concerner Internet et les réseaux sociaux qui sont plus que jamais utilisés pour l'embrigadement, la mise en contact et pour le passage à l'acte habituel. »

Des quartiers spécifiques en prison pour « les éléments radicalisés »

Christiane Taubira a eu nettement moins de succès, elle a été huée par une partie des députés lorsque Manuel Valls a évoqué avoir demandé « à la garde des sceaux de faire des propositions » de son côté dans les jours à venir.

« Les phénomènes de radicalisation se développent en prison, ce n'est pas nouveau », a-t-il poursuivi. Evoquant une mesure expérimentée actuellement à Fleury-Mérogis, Manuel Valls a souhaité que, « avant la fin de l'année (...), la surveillance des détenus considérés comme radicalisés [soit] organisée dans des quartiers spécifiques créés au sein d'établissements pénitentiaires ».

« Progression insupportable » des actes antisémites

« Je ne veux plus qu'il y ait des juifs qui puissent avoir peur, je ne veux pas que des musulmans aient honte, la République est fraternelle, généreuse et elle est là pour accueillir chacun », a-t-il martelé dans un hémicyle galvanisé.

« L'histoire nous l'a montré, le réveil de l'antisémitisme, c'est le symptôme d'une crise de la démocratie, d'une crise de la république (...). Les actes antisémites connaissent en France une progression insupportable. Il y a les paroles, les insultes, les gestes. Les attaques ignobles, comme à Créteil, il y a quelques semaines, qui (...) n'ont pas soulevé l'indignation qui était attendue par nos compatriotes juifs », a déclaré le premier ministre, interrompu par les applaudissements.

« Des actes anti-musulmans, inadmissibles, intolérables »

M. Valls a aussitôt enchaîné pour relever que « l'autre urgence, c'est de protéger nos compatriotes musulmans. Ils sont aussi inquiets ». « Des actes anti-musulmans, inadmissibles, intolérables, a-t-il dénoncé, se sont produits ces derniers jours. Là aussi, s'attaquer à une mosquée, à une église, à un lieu de culte, profaner un cimetière, c'est une offense à nos valeurs. » « L'islam est la deuxième religion de France. Elle a toute sa place en France », a-t-il souligné.

« La France est une liberté farouche », a-t-il poursuivi, « rester fidèle à l'esprit du 11 janvier, c'est être habité par ces valeurs, apporter des réponses aux questions des Français, comprendre que le monde a changé, qu'il y aura un avant et un après ». « Il y a quelque chose qui nous a tous renforcés après ces événements et les marches de cette fin de semaine, nous le sentons tous, a-t-il conclu, c'est la fierté d'être français, ne l'oublions jamais. »

L'intervention du premier ministre s'est terminée dans un tonnerre d'applaudissements.

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Valls relève à nouveau l'existence d'un «apartheid territorial, social et ethnique» Home LE SCAN Les verbatims Par Tristan Quinault Maupoil Mis à jour le 20/01/2015 à 15:36 Publié le 20/01/2015 à 13:06 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/01/20/25002-20150120ARTFIG00212-valls-releve-a-nouveau-l-existence-un-apartheid-territorial-social-et-ethnique.php

Le premier ministre a livré mardi ses vœux à la presse. L'occasion de rappeler l'existence, en France, d'un «apartheid». Une observation qu'il a plusieurs fois exposée depuis 2005.

C'est un nouveau rappel, dix ans après les émeutes urbaines de 2005. Manuel Valls a profité, mardi, de ses vœux à la presse pour réitérer l'observation qu'il avait déjà livrée plusieurs fois, au lendemain des émeutes qui secouaient les banlieues françaises. «Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever. À cela, il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle peu (...) la relégation péri-urbaine, les ghettos, (...) un apartheid territorial, social, ethnique, qui s'est imposé à notre pays», a déclaré le premier ministre.

«Après on oublie, c'est ainsi... Les émeutes de 2005, qui aujourd'hui s'en rappelle et pourtant... Les stigmates sont toujours présents», a-t-il rappelé depuis Matignon. Ajoutant qu'à «la misère sociale s'additionnent les discriminations quotidiennes parce que l'on n'a pas le bon nom de famille, la bonne couleur de peau, ou bien parce que l'on est une femme».

«On n'a pas réglé les problèmes de fond», disait Valls en 2009

Des mots récurents chez Manuel Valls. En 2005, il faisait l'éloge de la discrimination positive afin de lutter contre «la ségrégation territoriale, sociale, ethnique voire religieuse» qui «s'aggrave». «J'ai même parfois parlé d'apartheid car c'est vraiment le sentiment que l'on peut avoir dans certains endroits», disait-il dans son livre «La laïcité en face».

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Près de 735 millions d'euros débloqués pour la lutte antiterroriste, annonce Valls AFP 21 janvier 2015 à 11:31 http://www.liberation.fr/societe/2015/01/21/pres-de-735-millions-d-euros-debloques-pour-la-lutte-antiterroriste-annonce-valls_1185389

Le Premier ministre, Manuel Valls, a présenté ce mercredi les mesures du plan de renforcement de la lutte contre le terrorisme, au cours d'une conférence de presse. Le point sur les annonces.

• Près de 2 700 emplois supplémentaires

Le gouvernement français créera, au cours des trois prochaines années, 2 680 emplois supplémentaires consacrés à la lutte contre le terrorisme, a annoncé mercredi le premier ministre Manuel Valls. Le chef du gouvernement a précisé que sur ce total, 1 400 emplois nouveaux seraient créés au ministère de l’Intérieur (dont 540 en 2015), 950 au ministère de la Justice, 250 au ministère de la Défense et 80 au ministère des Finances.

Sur les 1 400 emplois de policiers nouveaux, 1 100 «seront directement affectés au sein des unités de renseignement chargées de lutter contre le terrorisme, dont 500 à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), 500 au sein des services centraux territoriaux du renseignement territorial (350 policiers et 150 gendarmes) et 100 à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris», a précisé Valls.

• 735 millions d'euros sur trois ans

Le plan de renforcement de «la lutte contre le terrorisme», qui comprend d’importants achats d’armes et de matériel, prévoit au total 425 millions d’euros de crédits supplémentaires au cours des 3 prochaines années. Matignon a par ailleurs précisé à l’AFP qu’en incluant les frais de personnels, l’enveloppe atteindrait quelque 735 millions d’euros sur trois ans.

• Plus d'aumôniers dans les prisons

Valls a également annoncé mercredi que «60 aumoniers supplémentaires» seraient recrutés pour les prisons, s’ajoutant aux 182 existants. Il a aussi annoncé la création de «cinq quartiers» dédiés au regroupement de personnes détenues radicalisées, sur le modèle d’une expérimentation qui se déroule actuellement à la prison de Fresnes, lors d’une conférence de presse dédiée aux mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, à l’issue du Conseil des ministres.

• Un site internet grand public

Manuel Valls a évoqué mercredi la création d’un site internet visant à informer le grand public sur les moyens de lutter «contre l’embrigadement jihadiste». Présentant à l’Elysée ses nouvelles mesures gouvernementales de sécurité, le Premier ministre a lancé: «Le gouvernement lancera dans les jours à venir un site Internet dédié pour informer le grand public sur les moyens de lutte contre l’embrigadement djihadiste, notamment des jeunes».

Plus généralement, «dans les 3 prochaines années, 60 millions d’euros vont être spécifiquement consacrés à la prévention de la radicalisation», a dit le chef du gouvernement.

• Un projet de loi début mars au Parlement

Manuel Valls a annoncé mercredi que le projet de loi sur le renseignement serait présenté «début mars» au Parlement. «Ce projet sera présenté le plus vite possible en Conseil de ministres et transmis au Parlement début mars», a affirmé le Premier ministre à l’issue du conseil des ministres à l’Elysée. «Au-delà du renforcement sans précédent des moyens, il est indispensable de conforter les capacités d’agir des services de renseignement», a-t-il fait valoir.

Le chef du gouvernement a souligné que «la loi de 1991 sur les interceptions a été conçue avant l’internet. L’encadrement légal des opérations réellement conduites est lacunaire». Cela «n’est satisfaisant ni en termes de sécurité juridique des opérations, ni sur le plan des libertés publiques». AFP

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«Apartheid social» : Valls va obliger les maires «récalcitrants» à bâtir des HLM 06 Mars 2015, 17h08 | MAJ : 06 Mars 2015, 18h19 Le Parisien http://www.leparisien.fr/politique/apartheid-social-valls-veut-obliger-les-villes-recalcitrantes-a-batir-des-hlm-06-03-2015-4581333.php#xtref=http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2Furl%3Fsa%3Dt%24rct%3Dj%24q%3D%24esrc%3Ds%24source%3Dweb%24cd%3D1%24ved%3D0CCIQqQIwAA%24url%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.leparisien.fr%252Fpolitique%252Fapartheid-social-valls-veut-obliger-les-villes-recalcitrantes-a-batir-des-hlm-06-03-2015-4581333.php%24ei%3DaOH5VJylL8LT7Aav94DwDg%24usg%3DAFQjCNGX9D4FCoRQQYMlrvHPAZy8ZqQC-g%24bvm%3Dbv.87611401%2Cd.ZGU

La réponse de l'Etat aux attentats de Paris passe aussi par le social. Le gouvernement a dévoilé ce vendredi ses pistes pour raviver le lien à la République dans les quartiers sensibles.

Une meilleure mixité sociale, une politique du logement améliorée...le Premier Ministre Manuel Valls a levé le voile sur ses pistes afin de faire revenir certains quartiers sensibles dans le giron de la République.

Présentation des principales mesures retenues.

Un comité interministériel baptisé «Egalité, citoyenneté, la République en actes» s'est réuni pour présenter les mesures promises par le gouvernement, dans le sillage des manifestations du 11 janvier.

Le Premier ministre Manuel Valls avait soulevé un vif débat après les attentats en parlant d'«apartheid», mettant en lumière le sentiment de relégation ressenti par une partie des habitants dans ces quartiers très peu mixtes socialement. Tour d'horizon des mesures retenues.

Les mesures tournent autour de trois axes principaux : «Vivre dans la République», «La République pour tous» et «La République au quotidien». Ces solutions ont été chiffrées à «autour d'un milliard d'euros» pour les trois prochaines années, selon le Premier ministre Manuel Valls. Mais il ne s'agit pas d'un énième «nouveau plan» ou «plan Marshall» pour les banlieues françaises, a-t-il souligné.

Le logement comme priorité

Au delà de mesure symboliques comme «un droit universel au service civique» et la lutte «contre les impayés des pensions alimentaires». L'Etat préconise entre autres de «gagner la bataille des idées sur internet».

Plus concrètement, afin d'éviter des villes-ghettos, le gouvernement opte pour une limitation de la construction de logements sociaux dans les 1500 quartiers prioritaires de la politique de la ville en comptant déjà au moins 50%.

Le principal outil à la disposition des pouvoirs publics est la loi SRU (Solidarité et rénovation urbaine), qui impose la construction de 25% de logements sociaux aux communes de plus de 3500 habitants. Les préfets pourraient être saisis afin de faire construire du logement social dans les communes récalcitrantes.

Toujours dans un souci de mixité sociale, les bénéficiaires les plus pauvres du droit au logement n'iront plus dans 1500 quartiers modestes.

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Onfray traite Valls de "crétin" : décryptage d'une polémique Par Renaud Février Publié le 09-03-2015 à 13h38 http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150309.OBS4160/onfray-traite-valls-de-cretin-decryptage-d-une-polemique.html

"Manuel Valls est un crétin." "Michel Onfray perd ses repères." Le philosophe Michel Onfray, qui se réclame de la gauche, et le Premier ministre Manuel Valls s'échangent des amabilités depuis dimanche.

Au coeur de la polémique, une petite phrase dans une interview de Michel Onfray au "Point" dans laquelle il dit préférer "une analyse juste" de droite (extrême) "qu'une analyse injuste" de gauche. Décryptage d'une passe d'armes qui a pris une nouvelle tournure lundi 9 mars alors que le philosophe a qualifié le chef du gouvernement de "crétin".

"Je préfère une analyse juste d'Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL [Bernard-Henri Lévy, NDLR]." C'est la phrase à l'origine de la controverse. Dans une interview au "Point" datée du 25 février, Michel Onfray confie qu'il ne se sent "pas proche" des intellectuels BHL, Alain Minc et Jacques Attali "qui, me dit-on, sont de gauche".

Dans son interview, au cours de laquelle il tape à bras raccourcis sur une partie de la gauche, incarnée notamment par Manuel Valls, Michel Onfray précise donc qu'il "préfère une analyse juste d'
Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL".

Or, Alain de Benoist, essayiste et journaliste, est un ancien militant d'extrême droite. Figure de la "Nouvelle Droite", ce mouvement tantôt placé "entre droite et extrême droite", tantôt décrit comme "fasciste", Alain de Benoist assure néanmoins "n'avoir jamais voté pour le Front national".

En citant ce nom, Michel Onfray est cependant conscient de jouer la provocation. "Les Papous vont hurler !" prévient-il dans les colonnes du "Point".

Lors d'un entretien accordé à Europe 1/i-Télé/Le Monde, Manuel Valls lance dimanche une charge contre le Front national. Mais il profite aussi de son interview pour répondre aux critiques du philosophe qui dénonce, dans les colonnes du "Point", "une mafia qui se réclame de la gauche" et reproche notamment aux socialistes d'avoir abandonné leurs idéaux sur de nombreuses thématiques, comme l'école, l'emploi ou les inégalités hommes-femmes.

Et la référence à Alain de Benoist a visiblement fortement déplu au Premier ministre :
Quand un philosophe connu, apprécié par beaucoup de Français, Michel Onfray, explique qu'Alain de Benoist, qui était le philosophe de la 'Nouvelle Droite' dans les années 70 et 80, qui d'une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national, avec le Club de l'Horloge, le Grece, [...] au fond vaut mieux que Bernard-Henri Lévy, ça veut dire qu'on perd les repères", dénonce Manuel Valls.

"Manuel Valls est un crétin." Le philosophe n'a pas du tout apprécié le raccourci du Premier ministre. Dans son interview, il ne dit pas concrétement que Alain de Benoist "vaut mieux" que Bernard Henri-Lévy. Si l'on reprend ses termes, le philosophe assume "préférer une analyse juste d'Alain de Benoist à une analyse injuste de BHL".

La nuance est importante. Dans "Le Point", Michel Onfray s'empressait d'ailleurs d'ajouter : "Je préférais une analyse qui me paraisse juste de BHL à une analyse que je trouverais injuste d'Alain de Benoist."

Pour le philosophe, "Manuel Valls, l'ami de BHL, perd [donc] les pédales !"

S'il faut une explication de texte à Manuel Valls [...] je disais que, moi qui suis de gauche, je préférais une idée juste, fût-elle de droite, à une idée fausse même si elle est de gauche, surtout si elle est de gauche. Quel philosophe, quel citoyen même, pourrait soutenir le contraire d'ailleurs, sauf à préférer l'erreur et le faux pour des raisons idéologiques ? Ne pas souscrire à cette affirmation de bon sens élémentaire revient à dire qu'il vaut mieux une idée fausse avec BHL qu'une idée juste de droite."

Et Michel Onfray de se fendre d'un tweet outré, dans lequel il qualifie le Premier et le secrétaire d'Etat aux relations avec le parlement, Jean-Marie Le Guen, de "crétins".

Le terme est fort. Mais, invité d'Europe 1 lundi matin, le philosophe libertaire confirme l'emploi du mot "crétin" pour qualifier le Premier ministre.

J'ai vérifié dans le dictionnaire, ça s'appelle un crétin. Ce n'est pas insultant, c'est familier."
Voilà qui est dit. Renaud Février

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Valls présente un plan à 100 millions d'euros contre le racisme et l'antisémitisme Publié17-04-2015 à 11h22 Mis à jour le 18-04-2015 à 18h48 http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150417.AFP5151/lutte-contre-le-racisme-et-l-antisemitisme-100-millions-sur-trois-ans.html

Créteil (AFP) - Le Premier ministre, Manuel Valls, a présenté vendredi un plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, doté de 100 millions d'euros sur trois ans, pour faire face à la hausse "insupportable" des actes racistes en France.

"Le racisme, l'antisémitisme, la haine des musulmans, des étrangers, l'homophobie augmentent de manière insupportable dans notre pays", a-t-il déploré.

Rappelant que le gouvernement comptait "ne plus rien laisser passer", il a martelé que "les Français juifs ne devaient plus avoir peur d'être juifs" et que "les Français musulmans ne devaient plus avoir honte d'être musulmans".

Pour la présentation de ce plan axé sur l'école, le droit et internet, le Premier ministre avait choisi de se rendre à Créteil, théâtre d'une violente agression antisémite en décembre, lorsqu'un couple avait été séquestré à son domicile, la jeune femme violée et leur appartement cambriolé.

Trois mois après les attentats de janvier à Paris, cette visite intervient également sur fond d'explosion des actes de haine raciste.

Au premier trimestre, 226 actes antimusulmans ont été recensés, soit six fois plus que sur la même période de l'an dernier, selon l'Observatoire contre l'islamophobie. Mais un sentiment d'insécurité s'installe aussi chez les Juifs français, alors que le nombre des actes antisémites a doublé l'an dernier par rapport à 2013.

"Dans une France travaillée par le populisme, notre devoir est d'organiser le sursaut", a ajouté M. Valls.

Ainsi les paroles et actes racistes ne relèveront "plus du droit de la presse mais du droit pénal", une mesure qui fait grincer des dents chez les avocats. Le caractère aggravant du racisme et de l'antisémitisme "sera en outre inscrit dans le droit pénal", a-t-il ajouté.

- "Lieux de mémoire" -

Alors que le web apparaît de plus en plus comme une zone d'impunité, Manuel Valls a assuré que "la passivité sur internet, c'est fini". Le plan prévoit la mise en place d'une "unité de lutte contre la haine sur internet" et veut obliger les hébergeurs de contenu à "disposer d'une représentation juridique en France".

Enfin, à l'école, la formation des enseignants sera renforcée et "à chaque étape de la scolarité, un lieu de mémoire devrait être visité".

Les 100 millions d'euros serviront notamment à financer une "grande compagne de communication", mais aussi des actions au niveau local, a précisé Gilles Clavreul, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Quelque 25 millions seront aussi consacrés chaque année aux actions menées dans le cadre de la politique de la Ville.

Mais une partie de ces fonds devrait provenir de la réallocation d'enveloppes déjà existantes, selon des sources gouvernementales.

Le Premier ministres était accompagné de Najat Vallaud-Belkacem (Éducation), Christiane Taubira (Justice), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Fleur Pellerin (Culture), Myriam El Khomri (Ville).

Il avait commencé sa visite au lycée Léon-Blum, un choix là aussi symbolique puisque c'est là qu'a été tourné le film Les Héritiers, racontant la métamorphose d'une classe lorsqu'elle passe le Concours national de la Résistance et de la déportation.

"Vous êtes tous d'origines différentes, et ça c'est une force. C'est ce message-là qui doit dominer aujourd'hui", a déclaré Manuel Valls lors d'un débat avec quelques lycéens.

Les associations, qui attendaient beaucoup de ce plan, ont réagi avec une satisfaction prudente.

Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Roger Cukierman a salué "un train de mesures qui semble traiter très sérieusement un sujet (...) d'une gravité extrême" même si son effet "prendra du temps, notamment dans le domaine de l'éducation".

Le président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) Alain Jakubowicz s'est félicité de la "cohérence" des mesures en se disant confiant qu'"il n'y aura pas d'atteinte à la liberté d'expression".

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, a lui estimé que "ce retour d'une parole de l’État sur ces sujets est évidemment bienvenu", tout en appelant à "ne pas donner l'impression finalement que la réponse passerait par une forme de grande rééducation de la jeunesse".

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http://fr.timesofisrael.com/usa-les-descendants-de-victimes-de-la-shoah-attaquent-la-sncf/ AFP 17 avril 2015, 16:23

USA : Les descendants de victimes de la Shoah attaquent la SNCF
Cette action de groupe a été lancée jeudi à Chicago, à l’occasion de la journée dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah. ...

Des descendants de victimes de l’Holocauste ont lancé jeudi une action de groupe aux Etats-Unis contre les chemins de fer français (SNCF) pour avoir « saisi, et de concert avec les Nazis, aidé, encouragé et conspiré » à saisir les biens de dizaines de milliers de personnes transportées vers les camps nazis, selon des documents du tribunal de Chicago (nord).

Sollicitée en France et aux Etats-Unis, la SNCF a indiqué qu’elle ne faisait « aucun commentaire sur cette plainte aux Etats-Unis et n’a pas d’élément supplémentaire à fournir ».

Cette action en nom collectif estime que les saisies effectuées par la SNCF lors des déportations « font partie intégrante du génocide contre les Juifs ». « Agissant en toute connaissance de cause, la SNCF a été complice du génocide », ajoutent les documents.

La plainte demande réparation, pour un montant non indiqué, pour la confiscation et la vente des biens emportés par les victimes qui étaient autorisées à prendre une valise, celle-ci leur étant confisquée une fois à bord des trains.

Ces effets étaient vendus directement par la SNCF, vendus aux Nazis ou échangés contre d’autres biens par la SNCF qui a également facturé aux Nazis des billets de train de troisième classe alors que les déportés étaient entassés dans des wagons à bestiaux.

La plainte intervient quatre mois après un accord conclu entre les Etats-Unis et la France portant sur la création d’un fonds d’indemnisation de 60 millions de dollars versés aux autorités américaines.

Ce fonds, doté par la France, a pour but de dédommager les milliers de déportés non français, conjoints ou descendants, qui n’étaient pas couverts par les dispositifs mis en place par la France depuis 1946.

« Crimes contre l’Humanité »

Cet accord –qui doit encore être ratifié par le Parlement français– devait permettre à la société française de postuler pour des contrats aux Etats-Unis. Des élus de New York, de Californie et du Maryland entre autres avaient en effet menacé de priver de contrats la SNCF si elle n’indemnisait pas les victimes des déportations.

En contrepartie, les Etats-Unis s’étaient engagés à défendre la France contre toute nouvelle action de nature judiciaire.

La plainte déposée à Chicago estime que les descendants de familles décimées par la Shoah ne peuvent recevoir les dédommagements prévus par cet accord, qui ne concerne que certaines catégories de victimes.

Pour les plaignants, une cour fédérale américaine est compétente, leur plainte relevant du droit international.

La SNCF « fait des affaires dans l’Illinois » et par ailleurs, disent les plaignants, « tous les recours contre la SNCF en France ont été épuisés ».

Cette action de groupe a été lancée symboliquement le jour de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

« La SNCF a commis, a conspiré pour commettre, aidé et encouragé d’autres à commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », est-il écrit dans les documents du tribunal.

Les biens personnels saisis se composaient d’argent liquide, de titres financiers, d’or et d’argent, de bijoux, d’oeuvres d’art, d’instruments de musique, et de vêtements « soustraits de manière illégale, abusive et forcée à la propriété ou au contrôle (des) individu(s) pendant la déportation ».

La principale plaignante, Karen Scalin, est une habitante de Chicago dont les grand-parents ont été transportés par la SNCF de France au camp d’Auschwitz, en Pologne, où ils sont morts en novembre 1942.

Les deux autres plaignants nommés, Josiane Piquard et Roland Cherrier, sont Français et résident en France. Des membres de leurs familles sont morts à Auschwitz.

Ils maintiennent également que le délai de prescription n’a pas expiré, bien que les faits se soient déroulés il y près de 75 ans, la SNCF n’ayant ouvert certaines de ses archives au public qu’en 2012.

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Manuel Valls dénonce des "impostures" du démographe Emmanuel Todd
Le Point - Publié le 07/05/2015 à 12:49 - Modifié le 07/05/2015 à 14:15 Dans son ouvrage, Emmanuel Todd affirme que la majorité des personnes qui ont défilé à Paris manifestaient pour des raisons "égoïstes" et "xénophobes", contre l'islam.

Manuel Valls dénonce des "impostures" d'Emmanuel Todd, reprenant le terme utilisé par l'intellectuel de gauche dans son ouvrage Qui est Charlie ? pour qualifier les manifestations géantes du 11 janvier, qu'il juge "xénophobes".
Le Premier ministre s'élève au passage contre "le pessimisme" de certains intellectuels. "Je veux répondre à son analyse en pointant, pour reprendre sa terminologie, quatre impostures", écrit-il dans une tribune publiée par le Monde jeudi.

Dans son ouvrage qui suscite une vive polémique, Emmanuel Todd affirme que la majorité des 4 millions de personnes qui ont défilé à Paris et en France après les attentats contre Charlie Hebdo et une épicerie casher, l'ont fait en réalité pour des raisons "égoïstes" et "xénophobes", contre l'islam.

Première "imposture" citée par Manuel Valls : "vouloir faire croire que le 11 janvier était une attaque contre une religion, contre l'islam". "À aucun moment ! Cette manifestation fut un cri lancé, avec dignité, pour la tolérance et pour la laïcité, condition de cette tolérance", dit le Premier ministre. "Elle fut également un cri lancé contre le djihadisme qui, au nom de la foi, d'un islam dévoyé, s'en prend à l'État de droit, aux valeurs démocratiques, tue des juifs, des musulmans, des chrétiens. Elle fut, enfin, un refus des amalgames", poursuit-il.

"Tentation populiste"

"La deuxième imposture tient à la définition de la liberté d'expression", estime Manuel Valls dans sa tribune intitulée "Contre le pessimisme ambiant". "Dans notre pays, la caricature a toujours eu un rôle essentiel dans la construction de l'opinion publique (...) Elle est le plus souvent, n'en déplaise à Emmanuel Todd, du côté des faibles et des discriminés".

"Troisième imposture", appuie Manuel Valls, "Emmanuel Todd veut voir dans le 11 janvier une confiscation idéologique par certaines catégories sociales supérieures, coupables par essence". "L'historien ne prend alors plus aucune prudence avec sa discipline, au point de devenir inquiétant : c'est la France anti-dreyfusarde, catholique, vichyste ! N'en jetez plus !" s'exaspère le Premier ministre. "La vérité", réplique Manuel Valls, "c'est que dans les cortèges, chaque citoyen comptait à égalité".

Manuel Valls voit enfin une "quatrième imposture" dans "la définition donnée de la gauche". Elle "reflète la tentation populiste en vogue qui voit dans les élites, un groupe fondamentalement méprisant, mondialiste, dont la seule motivation serait de trahir le peuple". "Au fond, pour l'historien-démographe, devenu gardien du temple, la gauche ne vivrait bien que dans la contestation, le mythe révolutionnaire", ironise le Premier ministre, chantre d'une gauche pragmatique et gestionnaire.

"Cynisme"

Manuel Valls juge enfin que "le plus inquiétant dans ses thèses (d'Emmanuel Todd), c'est qu'elles participent d'un cynisme ambiant, d'un renoncement en règle, d'un abandon en rase campagne de la part d'intellectuels qui ne croient plus en la France". "Notre nation (...) connaît une forme de dépression, elle-même alimentée par les diagnostics réguliers d'intellectuels". "Trop souvent, notre nation ne sait plus s'émerveiller d'elle-même. Le devoir des responsables politiques est alors, aussi, de descendre dans l'arène des idées, de répondre, de combattre les faux-semblants", poursuit le Premier ministre. "J'aimerais que plus de voix s'élèvent pour défendre notre pays, pour mieux en penser les défis, pour relever l'étendard de l'optimisme", dit-il encore.

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Barça-Juve : Valls a-t-il commis un faux pas? http://www.europe1.fr/politique/barca-juve-valls-a-t-il-commis-un-faux-pas-1352514 Publié à 07h56, le 08 juin 2015, Modifié à 08h49, le 08 juin 2015

Le Premier ministre, supporteur de Barcelone, a fait l'aller-retour en Falcon 7X samedi soir à Berlin, pour la finale de la Ligue des champions.

C'était purement professionnel, se défend Matignon. Le déplacement de Manuel Valls en Allemagne, pour assister à la finale de la Ligue des champions de football, continue pourtant de faire des vagues. Le Premier ministre, fervent supporteur du FC Barcelone, a pu assister à la victoire de son club de cœur samedi soir, dans le stade olympique de Berlin. Le tout grâce à un aller-retour dans la soirée effectué en Falcon 7X, facturé près de 20.000 euros à l'Etat par "l'Escadron de transport 60", la branche de l'armée de l'air qui prend en charge les déplacements officiels.

Un "petit caprice footballistique". "Il y a une forme d'indécence", a ainsi taclé le député Thierry Solère dimanche sur Europe 1. "C'est une faute politique et une faute morale. L'argent public, il est précieux dans cette période de crise et on doit veiller à tous les symboles et c'est un très mauvais signal envoyé", a enchaîné l'élu des Hauts-de-Seine (Les Républicains, ex-UMP). Pour Claude Guéant, invité de BFM Politique, "ce qui est condamnable c'est l'utilisation des moyens de l'Etat pour aller voir un match de football et en revenir". Florian Philippot (FN) qui a également qualifié ce déplacement, dans un tweet, de "petit caprice footballistique de Valls pour deux équipes étrangères", a rebondi sur le sujet au micro d'Europe 1 : "la vraie question est : qui paie?", a-t-il demandé. "J'espère que ce n'est pas le contribuable français", a-t-il encore insisté.

Une visite vraiment officielle… Et c'est bien le contribuable qui paie. Comme à chaque déplacement du Premier ministre, "l'Escadron de transport 60", qui assure sa sécurité facture ses tarifs à l'Etat. Et un déplacement en Falcon 7X coûte un peu moins de 5.000 euros de l'heure. D'un point de vue juridique, la visite ne pose aucun problème. Le Premier ministre est libre de se déplacer où bon lui semble. Et tous ses déplacements, même s'ils sont faits pour le loisir, doivent se faire sous haute protection, ce qui l'empêche de prendre le train : la France est en guerre sur plusieurs fronts et la menace terroriste est encore pesante.

En outre, il y avait bien une raison officielle à ce voyage. Manuel Valls répondait à une invitation de Michel Platini, le président de l'UEFA, pour parler de l'Euro 2016 qui se tiendra en France. Une réunion à bien eu lieu avant le match, puis les deux hommes se sont ensuite rendus ensemble dans les gradins du stade olympique. "Si le Premier ministre se déplace là bas, il se déplace comme Premier ministre, à l'invitation des organisateurs de l'Euro 2016, qui sera un grand moment d'investissement, un grand moment de croissance", tentait de justifier le ministre des Finances, Michel Sapin, dimanche dans l'émission Tous politiques sur France Inter/France 3/Le Parisien Aujourd'hui en France.

… Mais qui fait vraiment tache. Le hic ? Selon nos informations, cette visite n'était pas prévue à l'agenda du Premier ministre. Manuel Valls devait, à l'origine, passer le weekend à Poitiers, avec les militants socialistes, lors du Congrès du PS. Un déplacement qui aurait coûté moins cher à l'Etat : tout déplacement partisan d'un ministre est en effet pris en charge par le parti. Jean-Christophe Cambadélis se serait d'ailleurs bien passé de ce "caprice footballistique". Le Premier secrétaire du PS a bien essayé de dissuader le Premier ministre d'aller à Berlin, mais sans succès.

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"Je voulais mettre un point final à cette polémique pour me consacrer à l'essentiel": le Premier ministre Manuel Valls s'est engagé jeudi 11 juin à rembourser une partie du "billet" de ses deux enfants qui avaient pris place à ses côtés à bord d'un appareil de la République pour se rendre à Berlin et assister à la finale de la Champions League samedi dernier.

Actuellement en déplacement pour trois jours dans les départements de l'océan Indien, Manuel Valls fait sa déclaration, en forme de mea culpa, dès son arrivée, dans la matinée à La Réunion depuis la préfecture de Saint-Denis. Dans le détail, le Premier ministre a assuré qu'il rembourserait 2.500 euros.

"Si c'était à refaire, je ne le referais pas"

Ces 2.500 euros correspondent au tarif moyen sur un vol commercial pour deux personnes sur les trajets Paris-Poitiers, Poitiers-Berlin et Berlin-Poitiers, a précisé l'entourage du Premier ministre. Le retour final de Poitiers à Paris a, lui, été pris en charge par le PS.

Par ailleurs, tentant de minimiser l'affaire qui fait polémique, Manuel Valls a tenu à rappeler que son voyage s'était bien tenu "dans le cadre d'un déplacement officiel". "J'ai utilisé les moyens mis normalement à la disposition du Premier ministre (...)", a-t-il assuré. "Mais je suis sensible, bien sûr, à la réaction des Français, je me dois d'incarner un comportement parfaitement rigoureux. Si c'était à refaire, je ne le referais pas. Et pour lever tout doute, j'ai décidé d'assumer la prise en charge pour mes deux enfants, soit 2.500 euros", a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a encore rappelé qu'il avait répondu à une invitation de Michel Platini, patron de l'UEFA, en se rendant à Berlin : "Samedi, je me suis rendu à Berlin pour un déplacement officiel à l'invitation de Michel Platini ...

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Dalil Boubakeur : des églises vides pour servir au culte musulman ? "Pourquoi pas ?" Publié à 08h42, le 15 juin 2015, Modifié à 10h57, le 15 juin 2015 http://www.europe1.fr/societe/dalil-boubakeur-le-ramadan-devrait-demarrer-jeudi-1355686

Le président du Conseil français du culte musulman a de nouveau suggéré cette idée, lundi matin sur Europe 1.

INTERVIEW - Et si, pour pallier à la pénurie de mosquées, on utilisait les églises vides ou abandonnées ? La proposition, qui ne manquera pas de faire débat, est suggérée par le président du Conseil français du culte musulman Dalil Boubakeur dans son livre Lettre ouverte aux Français. A l'heure actuelle, il existe 2.500 mosquées en France et 300 sont en construction.

"Un problème délicat mais ..." Invité d'Europe 1 lundi matin, le recteur de la mosquée de Paris a de nouveau émis cette idée : récupérer "des églises vides" pour servir le culte musulman ? "C'est un problème délicat mais pourquoi pas", a répondu le président du CFCM. Le recteur de la mosquée de Paris a ainsi donné l'exemple de Clermont-Ferrand où "des religieux ont accueilli des musulmans". En effet, pendant plus de 30 ans, la chapelle inoccupée est devenue mosquée, mise à disposition à titre gracieux par une congrégation de sœurs. "C'est le même Dieu, ce sont des rites qui sont voisins, fraternels, et je pense que musulmans et chrétiens peuvent coexister et vivre ensemble", a conclu Dalil Boubakeur.

"Le ramadan devrait démarrer jeudi". Autre sujet abordé lors de l'entretien, la date de début du ramadan. Alors que le début du ramadan va coïncider cette année avec les épreuves écrites du bac (ce qui n'était pas arrivé depuis 30 ans), le président du Conseil français du culte musulman a précisé que "selon toute probabilité, le ramadan devrait démarrer jeudi", soit le lendemain du premier jour des épreuves.

Le bac et le ramadan. Pas de dérogation pour autant pour les élèves qui souhaitent faire le ramadan. "Pendant quelques jours, le jeûne est très tolérable", a estimé Dalil Boubakeur. "Mais s'il y a une impossibilité, une maladie ou une pathologie quelconque, le président du CFCM conseille aux étudiants "de ne pas le faire" et de le différer en le remplaçant "par un nombre de jours équivalents".

"Une instance plus efficace". Image de l'islam, construction de mosquées, formation des imams, pratiques rituelles : le gouvernement réunit pour la première fois lundi une large "instance de dialogue" destinée à renouer le lien avec des musulmans qui ne manquent pas de sujets d'inquiétude. Invité d'Europe 1 lundi matin, le président du Conseil français du culte musulman Dalil Boubakeur a souligné qu'il attendait de cette nouvelle instance "de cet ensemble qu'il soit plus efficace encore" pour protéger et défendre les intérêts des musulmans. "Diverses formules ont été essayées. Actuellement, on veut faire intervenir en plus du CFCM d'autres personnalités, d'autres mosquées qui n'étaient pas présentes dans le CFCM. C'est une recherche d'efficacité", a indiqué le recteur de la grande mosquée de Paris.

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http://www.islametinfo.fr/2015/06/18/leveque-devry-je-prefere-que-les-eglises-deviennent-des-mosquees-plutot-que-des-restaurants/ La Redaction I&I | 18/06/2015 L’évêque d’Evry : « Je préfère que les églises deviennent des mosquées plutôt que des restaurants » Dalil Boubakeur a provoqué une nouvelle polémique en déclarant qu’il serait interessant d’utiliser des églises vides ou abandonnées afin de répondre à la problématique de la place dans les mosquées. Une réflexion qui a rapidement provoqué la colère de nombreux hommes / femmes politiques à droite de l’échéquier politique.

« C’est un problème délicat mais pourquoi pas. (…) C’est le même Dieu, ce sont des rites qui sont voisins, fraternels, et je pense que musulmans et chrétiens peuvent coexister et vivre ensemble » déclarait sur Europe 1 le recteur de la mosquée de Paris.

Sur les réseaux sociaux, les propos de Dalil Boubakeur ont eu le mérite de mettre en rogne les extrêmistes laïcs et d’extrême droite. De Gilbert Collard du FN à Christine Boutin présidente d’honneur du Parti chrétien-démocrate, tous se sont levés pour défendre « l’identité française » de la « fille aînée de l’Eglise ». Des tweets qui ont rapidement été relayés sur les sites d’information tels que le Figaro afin d’alimenter la polémique.

Un autre son de cloche vient se faire entendre du côté de l’Eglise catholique. Il s’agit de Mgr Michel Dubos, évêque d’Evry, qui a pris à contre pied les islamophobes hypocrites qui se targuent de la défense de l’identité chrétienne de la France pour mieux attaquer les musulmans.

« L’Église pense que les musulmans doivent pouvoir prier dans des mosquées, c’est un droit fondamental. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à être confrontés à un manque de lieux de culte, beaucoup d’églises en milieu urbain sont devenues trop petites pour nous. «

Accusé d’être un « dhimmi », le dignitaire religieux chrétien n’a pas hésité à ajouter qu’il préfèrait voir des églises « devenir des mosquées plutôt que des restaurants ». Une déclaration qui risque de provoquer la colère des extrêmistes catholiques et autres défenseurs de l’identité chrétienne de la France pour mieux stigmatiser les musulmans.

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Le jour où Manuel Valls parla de «guerre de civilisation» LIBERATION avec AFP 28 juin 2015 à 12:20 http://www.liberation.fr/societe/2015/06/28/le-jour-ou-manuel-valls-parla-de-guerre-de-civilisation_1338778

Interrogé ce dimanche sur les attentats de vendredi, le Premier ministre n'a pas hésité à reprendre le vocabulaire autrefois usité par Nicolas Sarkozy, avec notamment l'usage de l'expression très connotée «guerre de civilisation».

Interrogé lors de l’émission Le Grand Rendez-vous (Europe 1, iTELE, Le Monde) sur les attentats de ce vendredi sanglant, en France et dans le monde, Manuel Valls a assuré qu’un «responsable gouvernemental doit être lucide et faire partager cette lucidité à son peuple: nous vivons sous une menace terroriste majeure» qu’il faudra «combattre dans la durée».

Rendant hommage à Hervé Cornara, le chef d’entreprise décapité par son employé en Isère, il a salué une réaction des Français «à la hauteur». Manuel Valls a rappelé avoir parlé en janvier d’une «guerre» à mener «contre le terrorisme, l’islamisme radical, le jihadisme». Pressé de définir l’islamisme radical, le chef de gouvernement a répondu : «C’est une volonté de Daech de mettre fin à ce que sont nos valeurs. De s’attaquer à l’Occident? Non, à nos valeurs, qui sont des valeurs universelles».

«Ce n’est pas une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais une guerre au nom même des valeurs qui sont les nôtres et que nous partageons au-delà même de l’Europe». «Nous vivons dans un monde où cette menace sera constante, constante dans son niveau très élevé, constante dans le temps», a insisté Manuel Valls. La guerre au jihadisme, «nous ne la menons pas uniquement en France», a-t-il noté, en citant l’intervention française au Mali ou la participation «à la coalition en Irak.» «Ce combat sera long» et «on ne peut pas réclamer immédiatement des résultats».

«Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c’est au fond une guerre de civilisation. C’est notre société, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons», a lancé le chef de gouvernement. Cette «bataille» se situe «aussi, et c’est très important de le dire, au sein de l’islam. Entre d’un côté un islam aux valeurs humanistes, universelles et de l’autre un islamisme obscurantiste et totalitaire qui veut imposer sa vision à la société», a-t-il dit. «Et je rappelle et je rappellerai toujours que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans», a-t-il poursuivi.

La formule «guerre de civilisation» longtemps développée par Nicolas Sarkozy se retrouve donc dans la bouche d'un Premier ministre socialiste, ce qui n'est pas passée inaperçu à droite. Sur Twitter, le sénateur Roger Karoutchi relève «Quand Sarkozy le dit en janvier il est conspué par la gauche...Réalisme enfin?». Sébastien Huygue, porte parole du partie LR, pointe également le syndrome girouette du Premier ministre : «Après avoir insulté pendant des années Nicolas Sarkozy qui le disait, Valls reconnaît enfin que nous sommes dans une guerre de civilisation».

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Par Marc de Boni Mis à jour le 28/06/2015 à 19:20 Publié le 28/06/2015 à 19:11 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/06/28/25005-20150628ARTFIG00154-guerre-de-civilisation-julien-dray-fustige-l-amalgame-ideologique-de-manuel-valls.php Guerre de civilisation : Julien Dray (PS) fustige «l'amalgame idéologique» de Manuel Valls

L'emploi de la notion de guerre de civilisation par Manuel Valls sur Europe 1, ce dimanche, fait craindre au secrétaire national du PS qu'elle encourage une division encore accrue de la société française (notedt, communauté juive 1%, communauté islamique 10%).

Son retour sur le devant de la scène politique au PS après une longue traversée du désert n'a pas amené Julien Dray a garder sa langue dans sa poche. Invité ce dimanche de BFM Politique, il a dénoncé avec virulence les propos tenus par Manuel Valls sur Europe 1 au sujet de «la guerre de civilisation» qui oppose la France et les organisations terroristes? «Je suis là pour appeler chacun au travail qu'il doit mener au niveau de responsabilités où il est», prévient Julien Dray, qui accuse le premier ministre d'empêcher, par ses «amalgames», l'union du pays contre le terrorisme.

«Il faut éviter la peur. Parce que chacun va assimiler son voisin à un djihadiste présupposé, chacun va assimiler toute une communauté à une menace. Le moment aujourd'hui, implique de savoir raison garder. Parce que les première victimes du djihadisme, ce sont d'abord les communautés musulmanes dans différents pays», plaide d'abord l'ancien élu. Dans le collimateur de l'ex-député: l'emploi par Manuel Valls d'expressions à ses yeux inexactes et excessives comme «islamo-fascisme» et «guerre de civilisation». «C'est le plus grave des dangers. “Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde”, disait Camus», cite Julien Dray.

«L'utilisation des mots n'est pas neutre, l'utilisation des images n'est pas neutre», s'insurge-t-il. Et le socialiste de revenir sur la notion de «guerre de civilisation»: «Mais que l'on m'explique quelles sont les civilisations qui sont en guerre? J'ai un doute parce que je ne crois pas que la civilisation arabo-musulmane soit un risque pour la civilisation chrétienne (…) Je fais attention de ne pas tomber dans les amalgames. Pour combattre le salafisme, j'ai besoin des musulmans, et de toute la communauté française rassemblée», souligne-t-il. «Il y a des raccourcis idéologiques auxquels il faut faire attention», selon lui, au risque de ne pas parvenir à unir la société dans le combat contre le terrorisme.

Éviter les raccourcis historiques

Et Julien Dray n'hésite pas à enfoncer le clou en revenant sur une autre expression de Manuel Valls, employée au lendemain des attentats de janvier, et qu'il juge tout aussi malheureuse. «C'est comme ceux qui parlent d'islamo-fascisme, c'est une erreur, et je l'ai dit au premier ministre. On pense que parce qu'on utilise le mot fascisme on va percuter l'opinion. Mais l'islam et le fascisme ce n'est pas la même chose», fustige le conseiller régional d'Île-de-France. L'occasion pour le sexagénaire de donner une leçon d'histoire: «L'expérience est utile et les années servent à ne pas recommencer les mêmes erreurs», explique Julien Dray. «En mai 1968, nous avons crié CRS = SS. Au regard de ceux qui avaient combattu le nazisme c'était une erreur», relève-t-il pour illustrer son propos. «J'appelle à ne pas sur-rajouter des termes parce que l'on pense que les raccourcis historiques ça va aller plus vite», conclut-il estimant que «ça contamine donc c'est dangereux».

Cette position très critique de Julien Dray contraste avec celle exprimée par son patron, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. «Manuel Valls a raison: les fanatiques islamistes veulent la guerre de civilisations. Nous voulons la coexistence pacifique des civilisations», expliquait-il un peu plus tôt sur Twitter. D'autres, à la gauche du PS notamment, ne cachent pas se dimanche leur désarroi après la sortie du premier ministre. «Manuel Valls, plutôt que d'assumer une guerre de civilisation qui mène au désastre, je t'invite à méditer avec raison…», a lancé le député PS Pouria Amirshahi. Même son de cloche du côté de pascal Cherki qui regrette de voir le chef du gouvernement emprunter le vocabulaire de George W. Bush.

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Valérie Pécresse : "L'expression de guerre de civilisation de Valls n'est pas exacte" http://www.rtl.fr/actu/politique/valerie-pecresse-l-expression-de-guerre-de-civilisation-de-valls-n-est-pas-exacte-7778917403 par Mathilde Cesbron publié le 28/06/2015 à 19:47

La députée des Yvelines Valérie Pécresse revient sur la déclaration du Premier ministre Manuel Valls qui a employé le terme "guerre de civilisation" en parlant du terrorisme.

L'intervention de Manuel Valls après les attentats en Isère et en Tunisie a fait du bruit au sein de la classe politique.
Le Premier ministre a déclaré ce dimanche matin : "Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c'est au fond une guerre de civilisation. C'est notre société, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons".
Cette expression a rapidement été relevée par l'opposition car elle est devenue politiquement sensible.
Valérie Pécresse, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ,lui préfère l'expression "guerre de la barbarie contre la civilisation".

"L'expression de Manuel Valls n'est pas exacte, a confié Valérie Pécresse dans Le Grand Jury car Daesh n'est pas une civilisation. Daesh est la barbarie. Les barbares de Daesh s'opposent à tous ceux qui ne pensent pas comme eux." Mais la députée des Yvelines préfère parler des actions de lutte contre le terrorisme plutôt que des expressions employées par la classe politique. "Je veux que le sujet du retour dans l'espace Shengen des Français partis faire le jihad soit amenée Je veux que le gouvernement soit plus ferme."

Valérie Pécresse a affirmé être en désaccord avec une autre expression employée par Manuel Valls, celle de "bloc réactionnaire". Le Premier ministre a mis en garde dimanche contre "un bloc réactionnaire" comprenant l’extrême droite et une partie de la droite, qui veut "diviser" les Français autour de "la question de l’islam".

"Je n'admets pas ses propos. Je ne comprends pas le sectarisme en politique ou nulle part ailleurs. Je considère qu'il n'y a pas d'un côté les bons français qui votent à gauche et de l'autre les mauvais français qui votent à droite ou à l’extrême droite. Il faut parler à tous les Français et il faut voir le monde qui est en train de changer et accompagner ce changement. C'est ça le rôle d'un homme politique et non de cataloguer et cliver."

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Manuel mouille la chemise http://www.huffingtonpost.fr/2015/08/30/manuel-valls-la-rochelle-chemise-mouille_n_8060894.html Manuel Valls: l'état de sa chemise à la fin de son discours à l'université d'été du PS fait sourire Le HuffPost Publication: 30/08/2015 14h02 CEST Mis à jour: 30/08/2015 14h02

POLITIQUE - C'est le moins qu'on puisse dire: pour resserrer les rangs d'une gauche qui paraît plus désunie que jamais, à l'université d'été du PS à La Rochelle, Manuel Valls mouille sa chemise.

Le Premier ministre, qui prononçait son discours au grand rassemblement de la rentrée des socialistes, en a amusé plus d'un sur Twitter. Non pas en raison de la tonalité de son discours, plutôt grave et destiné à maintenir un parti dont les fragmentations sont jour après jour de plus en plus évidentes.

Non. Ce qui a fait sourire les observateurs aiguisés de cette rentrée politique, c'est l'état de la chemise de Manuel Valls, littéralement trempée de sueur, au terme de son discours, où il n'a manifestement pas ménagé ses forces.

Notez que ce dimanche 30 août, il fait près de 28 degrés à La Rochelle. Ce qui peut très largement expliquer l'état dans lequel se trouvait Manuel Valls à la fin de son discours.

D'ailleurs, Jean-Christophe Cambadélis, également présent, avait apparemment chaud aussi. Peut-être pas autant que le Preminer ministre cela dit...

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Migrants : pour Manuel Valls, «on ne trie pas en fonction de la religion» http://www.bienpublic.com/actualite/2015/09/08/migrants-pour-manuel-valls-on-ne-trie-pas-en-fonction-de-la-religion

Le Premier ministre Manuel Valls a défendu mardi soir le caractère «universel» du droit d’asile, soulignant qu’"on ne trie pas en fonction de la religion», en réponse aux souhaits de certains élus de n’accueillir que des chrétiens d’Orient. Il faut «accueillir avec des règles bien sûr, une organisation sérieuse», a déclaré le chef du gouvernement lors de ses voeux à quelques jours du nouvel an juif, à la synagogue Nazareth à Paris. Mais «on ne trie pas en fonction de la religion.

Le droit d’asile, c’est un droit universel», a-t-il affirmé. «Vous êtes nombreux à être intervenus - car c’est une part de votre histoire - pour dire votre solidarité avec les réfugiés qui arrivent en Europe», a lancé Manuel Valls devant le public massé dans la première grande synagogue historique du Consistoire de France.

«Ce droit d’asile qui dit les valeurs de la France, vous le faites vivre. Vous honorez par votre mobilisation notre pays, votre pays!», a-t-il ajouté à destination des représentants de la première minorité juive d’Europe, forte d’un demi-million de membres.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, également présent à la synagogue Nazareth, avait lui aussi condamné mardi matin les maires qui ne veulent accueillir que des réfugiés chrétiens, à la veille de l’arrivée attendue en France des premiers migrants ramenés d’Allemagne.

La France s’est déclarée prête à accueillir 24 000 réfugiés dans les deux années à venir. Mais deux maires de droite ont dit ne vouloir recevoir que des chrétiens.

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Manuel Valls défend "la liberté de porter la kippa" LE MONDE | 24.09.2012 à 14h49 • Mis à jour le 24.09.2012 à 19h21 | Par Stéphanie Le Bars http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/24/manuel-valls-defend-la-liberte-de-porter-la-kippa_1764577_3224.html#kZ1S81WPQi7TPmsD.99

Une véritable ovation.
Le discours de Manuel Valls à la grande synagogue de la Victoire, à Paris, dimanche 23 septembre, lors des voeux adressés aux responsables communautaires pour le Nouvel An juif a confirmé, aux yeux de nombre d'entre eux, le "sans-fautes" effectué depuis quatre mois par le ministre de l'intérieur, selon les termes du grand rabbin de Paris, Michel Gugenheim.
Après des années de défiance entre la gauche et la communauté juive, la tonalité semble avoir changé. "La confiance débute. Espérons qu'elle soit pérenne", a lancé le grand rabbin de France, Gilles Bernheim.

Pour ce faire, M. Valls n'a omis aucun dossier. En réaction aux propos de Marine Le Pen, qui a suggéré d'interdire le port du voile islamique et de la kippa dans l'espace public, le ministre a tenu à rassurer des fidèles partagés entre incrédulité, inquiétude et mépris pour des propos jugés "antirépublicains". "Chaque religion a ses rites et ses traditions ; la liberté de croyance, c'est la liberté de porter la kippa, de manger casher, de réaliser la circoncision", a assuré le ministre chargé des cultes, sans faire allusion au voile islamique. "Je me méfie de ceux qui, comme Marine Le Pen, se disent avocats de la laïcité et sont en fait des incendiaires du débat public. La laïcité n'est pas faite pour jeter les uns contre les autres. Les juifs de France peuvent porter avec fierté leur kippa, a-t-il insisté. C'est la responsabilité des politiques de ne pas répondre à ces provocations."

M. Bernheim a aussi dénoncé les tentatives du "Front national pour diviser les religions". Elles "pervertissent les idées nobles de laïcité et d'égalité", a-t-il affirmé, regrettant que les attaques de la dirigeante de "ce parti xénophobe" contre "l'islam et le judaïsme" visent à "réduire la laïcité au christianisme". "Des juifs circoncis, mangeant casher et portant kippa ont contribué à la modernité de ce pays, a martelé le président du Consistoire, Joël Mergui. Tout ceci est compatible avec la citoyenneté et la République." Dans l'assistance, beaucoup se sont aussi inquiétés d'être "une nouvelle fois les victimes collatérales" de questions liées à l'islam.

"Forces obscures"

En présence du rabbin Samuel Sandler, père et grand-père des victimes toulousaines de Mohamed Merah, M. Valls a aussi évoqué une année "marquée du sceau de l'horreur pour les juifs et la France". Il a rappelé la réunion prochaine d'un comité interministériel consacré au racisme et à l'antisémitisme. "Un nouvel antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme de façade a pris racine dans notre pays, aussi bien à l'extrême gauche qu'à l'extrême droite. Il ne faut pas nier ce problème", a ajouté M. Valls, reprenant une analyse développée dans la communauté juive depuis plusieurs années.

Dans ce contexte, il a souligné "la sagesse des représentants de l'islam" lors des tensions liées à la publication de dessins sur Mahomet par Charlie Hebdo. Comme le ministre, M. Bernheim s'est félicité que les musulmans aient su "ne pas offrir de prise aux caricatures".

Enfin, devant l'ambassadeur d'Israël en France, M.Valls a rappelé que "la France est attachée à l'existence d'Israël, à sa sécurité" et appelé à "la vigilance" face "aux forces obscures qui se mobilisent", allusion aux menaces de l'Iran sur l'Etat hébreu. Stéphanie Le Bars

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Manuel Valls en banlieue : des annonces au goût de déjà-vu. Le Monde.fr | 26.10.2015 à 18h58 • Mis à jour le 26.10.2015 à 20h29 | Par Samuel Laurent http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/10/26/m-valls-en-banlieue-des-annonces-au-gout-de-deja-vu_4797344_4355770.html#j6dzzBiVQpZRiH5H.99

Manuel Valls était lundi 26 octobre aux Mureaux (Yvelines), pour une série d’annonces symboliques, dix ans après les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises. Le premier ministre a ainsi fait trois promesses majeures : la possibilité pour les préfets de se substituer aux maires qui refusent de construire des logements sociaux dans 36 communes « récalcitrantes » ; la « généralisation » des « caméras piétons » des policiers, qui filment leur action ; et une campagne de « testing » anonyme dans les entreprises publiques pour voir si elles pratiquent une discrimination à l’embauche.

Mais ces annonces n’en sont en réalité pas vraiment : elles ont, pour l’essentiel, déjà été faites voilà plusieurs mois.

1. Le préfet qui se « substitue au maire » ? Très proche des annonces de l’an dernier

Le gouvernement a publié une liste de 36 communes « récalcitrantes » : non pas uniquement celles qui n’ont pas 20 % de logement social sur leur territoire, comme l’impose la loi « solidarité et renouvellement urbain » (SRU), mais celles qui ont fait preuve d’une réelle mauvaise volonté, en construisant beaucoup, mais jamais de logement social.

Pour ces communes, les préfets pourront imposer la construction de logements, préempter des terrains et délivrer des permis de construire, mais aussi imposer l’installation de demandeurs de logement social dans le parc privé, la commune devant alors régler la différence de loyer. Stade supplémentaire, le préfet pourra priver ces mêmes communes du droit d’attribuer leurs logements sociaux elles-mêmes.

L’annonce est forte. Elle n’est pourtant pas tout à fait nouvelle. Le 29 août 2014, le même Manuel Valls présentait le « plan de relance du logement ». Ce plan prévoyait déjà des pénalités renforcées pour les communes qui ne respectent pas leurs obligations de construction de logements sociaux. L’Etat prévoyait alors que :

« Dans les communes carencées qui ne souhaitent pas s’engager dans des contrats de mixité sociale, les préfets pourront utiliser des moyens coercitifs, car “tout le monde doit faire des efforts” : droit de préemption, reprise de l’instruction du permis de construire par les préfets, etc. »

L’idée était alors que les préfets puissent imposer la construction de logements sociaux, non pas seulement dans 36 communes mais dans toutes celles qui ne respectent pas la loi SRU. L’ajout de cette liste de « récalcitrants » sujets de mesures spécifiques est donc un levier de plus, mais au champ assez limité : les 36 communes retenues sont plutôt peu peuplées, à l’exception de Fréjus.

2. Les « caméras piétons » des policiers ? Annoncé en mars

Comme l’explique sur son blog Laurent Borredon, chargé des questions de police au Monde, l’autre annonce de M. Valls, sur les caméras « embarquées » sur les policiers en opération afin de les protéger mais aussi de lutter contre les « bavures », est également quelque peu ancienne.

En réalité, elle date de mars et du dernier comité interministériel. La seule différence tient au délai de mise en application : une loi devait être votée en 2015, finalement ce sera 2016.

3. Le testing ? Annoncé dès le printemps

M. Valls a également annoncé la mise en place de « testing » : un échantillon d’entreprises sera testé pour vérifier la présence de possibles pratiques discriminatoires envers les habitants des « quartiers prioritaires », lors des recrutements.

François Rebsamen, alors ministre du travail, avait annoncé dès mai, pour compenser l’abandon du CV anonyme, cette campagne, qui doit se terminer à la mi-2016. Et en 2014, Najat Vallaud-Belkacem, alors ministres des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports, avait annoncé la création d’un « fonds de promotion du testing » à destination des communes.

A quelques semaines des régionales, les annonces de M. Valls ressemblent donc surtout à une manière de communiquer sur l’action du gouvernement et à le montrer « sur le terrain ».

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Valls: le FN peut conduire à la «guerre civile» ACTUALITE Flash Actu Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 11/12/2015 à 08:55 Publié le 11/12/2015 à 08:48

Le Front national peut conduire à la «guerre civile» et son programme est une «arnaque» qui «trompe les gens», a déclaré aujourd'hui Manuel Valls sur France Inter. «Il y a deux options pour notre pays. Il y a une option qui est celle de l'extrême droite qui, au fond, prône la division. Cette division peut conduire à la guerre civile et il y a une autre vision qui est celle de la République et des valeurs, qui est le rassemblement», a dit le chef du gouvernement, à deux jours du second tour des régionales. «L'extrême droite est au fond dans l'arnaque, parce que son projet, c'est une arnaque, (le Front national) trompe les gens, (est) toujours dans l'outrance, tient des propos insupportables», a-t-il accusé peu après, en fustigeant «le clan Le Pen qui, en plus, est poursuivi par la justice».

40% des Français voteraient-ils pour une arnaque?, interroge la journaliste. «Oui, oui, il faut leur dire», répond le Premier ministre avant d'ajouter: «Les Français qui font ce choix, bien sûr, je les respecte, parce que quand il y a un vote de colère, il faut l'entendre, mais il votent pour un parti antisémite, raciste, qui n'aime pas la République... et qui en plus trompe les Français», a poursuivi le Premier ministre. «Si l'extrême droite l'emportait dans le Nord-Pas-de-Calais, dans le Grand Est ou en Paca, mais aussi en Franche-Comté-Bourgogne (...), l'image de ces régions serait détruite, beaucoup d'entreprises partiraient, on supprimerait en plus des projets et des programmes, là pour les femmes, je pense au planning familial, là le soutien à un certain nombre de projets pour les lycées», a développé Manuel Valls.

«A tous ceux qui sont tentés aujourd'hui par le vote extrême parce qu'ils en ont assez, je leur dis, pour ces petits retraités, ces ouvriers, ces citoyens dans la précarité, cette jeunesse qui ne voit pas l'avenir, "Ca serait un désastre, ça serait pire". Le programme du FN, c'est la division», a-t-il dit encore.

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Manuel Valls : « Le danger de l’extrême droite n’est pas écarté » Le Monde.fr | 13.12.2015 à 21h40 • Mis à jour le 13.12.2015 à 22h06 http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/video/2015/12/13/regionales-2015-pour-manuel-valls-le-danger-de-l-extreme-droite-n-est-pas-ecarte_4831059_4640869.html#Y8sHimHuKQYI43d1.99

Manuel Valls s’est exprimé dimanche 13 décembre, après la publication des résultats du second tour des élections régionales, qui a vu le Front national défait dans l’ensemble des régions. « Le danger de l’extrême droite n’est pas écarté », a prévenu le premier ministre. « Nous devons apporter la preuve que la politique ne reprend pas comme avant, montrer que nous sommes capables – en particulier à gauche – de redonner envie de voter pour, plutôt que de voter uniquement contre. »

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Souffrant, Bartolone est dispensé d'Assemblée mais boit un verre avec ses colistiers Par Le Scan politique , AFP agence Mis à jour le 16/12/2015 à 13:06 Publié le 16/12/2015 à 08:44

Reconduit mardi dans ses fonctions de président du palais Bourbon «par acclamation» de ses collègues socialistes, l'élu était absent de l'hémicycle mais a assisté à un «verre de l'amitié» le soir même.

La défaite semble ne rien avoir arrangé à la rudesse de la campagne. Candidat défait à la présidence de la région Île-de-France, Claude Bartolone s'est attiré les foudres de l'opposition en accusant, dans l'entre-deux tours, Valérie Pécresse (LR) de «défendre la race blanche». Une attaque très peu goûtée par la droite, qui ne cesse depuis de remettre sa légitimité de président de l'Assemblée nationale en cause.

Reconduit malgré tout dans ses fonctions «par acclamation» de ses collègues socialistes mardi matin, l'intéressé était absent de l'hémicycle lors de la séance de questions au gouvernement l'après-midi. «Il est en état de surchauffe», a confié son entourage à l'AFP, précisant qu'il s'était rendu à l'hôpital américain de Neuilly pour des examens cardiologiques après le déjeuner, alors qu'il ressentait des douleurs.

«J'ai craint de faire un malaise cardiaque», assure Bartolone

Claude Bartolone devrait donc être arrêté pour une dizaine de jours, précise l'AFP. Tout ce qu'il y a de plus normal, a priori, exception faite de sa présence, le soir même, à un «verre de l'amitié» dans son QG de campagne avec certains de ses colistiers.
Un événement dont Corinne Debord, vice-présidente PS sortante de la région Île-de-France, s'était réjouie sur Twitter. Avant de finalement supprimer son message.

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Pour ses soucis de santé, Bartolone s’est rendu à l'hôpital américain de... Neuilly 16/12/2015 à 12h20 http://www.bfmtv.com/politique/pour-ses-soucis-de-sante-bartolone-s-est-rendu-a-l-hopital-americain-de-neuilly-937409.html

Entre les deux tours des régionales, il avait accusé sa rivale Les Républicains Valérie Pécresse de défendre "Versailles, Neuilly et la race blanche". Mais le président PS de l'Assemblée a choisi mardi l'hôpital américain de... Neuilly pour subir des examens cardiologiques.

Pendant la campagne des élections régionales, il avait accusé son adversaire Valérie Pécresse, la candidate des Républicains victorieuse en Ile-de-France, de défendre, "en creux", "Versailles, Neuilly et la race blanche". Mais pour ses soucis de santé, c'est à l'hôpital américain de Neuilly, dans les Hauts-de-Seine, que s'est rendu mardi Claude Bartolone.

Reconduit président de l'Assemblée nationale dans la matinée par les députés socialistes, le député PS de Seine-Saint-Denis est allé après le déjeuner dans cet établissement privé grand luxe du nord-ouest de Paris alors qu'il ressentait des douleurs. ....

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Manuel Valls à « On n’est pas couché » : quand les politiques font le pari de l’infotainment Le Monde.fr | 14.01.2016 à 20h08 • Mis à jour le 15.01.2016 à 09h59 | Par Perrine Mouterde En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/14/manuel-valls-a-on-n-est-pas-couche-quand-les-politiques-font-le-pari-de-l-infotainment_4847681_823448.html#gOUqRFdHUZjj1rCf.99

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Lionel Jospin, qui chante Les Feuilles mortes chez Patrick Sébastien ; le ministre de la culture, Jack Lang, invité de Tournez manège ; Thierry Ardisson qui demande à l’ancien premier ministre Michel Rocard si « sucer c’est tromper » ; l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing sur le plateau du Grand Journal ; ou encore l’ancien président de l’UMP, Jean-François Copé, qui s’allongera le 19 janvier sur le divan de Marc-Olivier Fogiel…

Les responsables de droite comme de gauche n’ont pas attendu Manuel Valls pour préférer aux JT ou aux émissions politiques classiques des genres télévisuels plus légers. Mais aucun premier ministre en activité n’avait encore participé à une émission comme « On n’est pas couché » (ONPC), grand-messe médiatique et politique animée par Laurent Ruquier. Enregistrée jeudi 14 janvier, elle sera diffusée samedi sur France 2.

« Même s’il y a une longue tradition de politiques participant à des émissions d’infotainment [terme désignant un programme mêlant l’information et le divertissement (« entertainment », en anglais] , nous sommes encore très loin des Etats-Unis où le président Barack Obama discute de la couleur de ses sous-vêtements dans des émissions humoristiques [le 31 décembre avec Jerry Seinfeld], rappelle Joseph Daniel, ancien membre du CSA et auteur de La Parole présidentielle (Seuil, 2014). C’est sans doute pour cela que l’on continue à s’étonner de ce genre d’apparition. »

« C’est une première en France mais pas dans le monde, note aussi Christian Delporte, historien des médias et de la communication politique et professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Au Royaume-Uni, le premier ministre Tony Blair, en campagne pour un second mandat, allait dans des émissions diffusées en pleine journée pour toucher la “ménagère de moins de 50 ans”. »

« Ce qui marche, c’est l’émotion »

Etre entendu et écouté par un public qui ne regarde pas les émissions politiques classiques et améliorer son image : pour les responsables politiques, participer aux programmes phare mêlant information et divertissement a un intérêt évident. D’autant plus lorsque l’émission, comme c’est le cas d’ONPC, attire régulièrement plus d’un million de téléspectateurs.

« Aujourd’hui Manuel Valls apparaît tendu, facilement énervé, l’œil brûlant, sanglé dans son costume ou son imperméable. Il va pouvoir révéler des facettes moins dures de sa personnalité, estime Joseph Daniel. Il aura du temps pour s’exprimer, ce qui est très rare à la télévision, et il pourra échanger, ce qui permet davantage de proximité que lorsqu’il lit un discours. »

Florian Silnicki, fondateur de l’agence LaFrenchCom et conseiller de responsables politiques de droite et du centre, va dans le même sens. Pour lui, le premier ministre « va tenter de créer un lien avec le public en mettant en avant son caractère, en apparaissant sympathique ». Avec l’impératif de se prêter aux règles propres à ce type de programme : « Il ne devrait pas chercher à communiquer sur le fond mais à jouer avec le format de l’émission, le second degré, la présence du public, d’autres invités appréciés des Français. »

« Etre décontracté et tout contrôler »

Le premier ministre n’ignore pas qu’avant lui, d’autres ont laissé des plumes dans l’arène d’ONPC. En septembre 2015, après avoir affirmé sur ce plateau que la France était « un pays de race blanche », Nadine Morano a été exclue par son parti, Les Républicains, de la course aux élections régionales. En avril 2014, Rama Yade en était sortie abîmée, quand le chroniqueur Aymeric Caron avait mis en lumière la légèreté de ses réponses sur des sujets de fond. En octobre 2014 encore, la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, avait été confrontée à son manque de cohérence sur la question du non-cumul des mandats, qu’elle défendait « en principe » mais pas dans les faits – elle était alors également conseillère générale du Rhône.

« Le risque est d’être déstabilisé par une question incongrue ou de se retrouver dans une situation ridicule, lorsque le décalage entre ce que l’on est censé représenter et la médiocrité des questions est trop grand, comme pour Michel Rocard chez Ardisson, explique Arnaud Mercier, spécialiste en communication politique et professeur à l’université Panthéon Assas. Dans ce genre d’arène, il faut faire la preuve de son humour, de son aisance à répondre à toutes les questions à brûle-pourpoint. »

Le moindre faux pas peut coûter cher. « Le risque, avec le tsunami de réactions que provoque cette émission, c’est qu’un propos ou un regard noir ne soit caricaturé et qu’on ne retienne que cela, note tout de même Joseph Daniel. Dans ces émissions, il faut être à la fois totalement décontracté et absolument tout contrôler. »

La politique désacralisée ?

Après l’affaire Nadine Morano, l’entourage de l’ancien président, Nicolas Sarkozy, a fait savoir qu’il ne participerait pas à ONPC afin de garder « une parole plus solennelle ». L’ancien premier ministre François Fillon, qui juge que l’émission « n’apporte rien au débat public », refuse lui aussi de s’y rendre. Mercredi, Jean-Charles Taugourdeau, député LR, a d’ailleurs fustigé la décision de Manuel Valls : ce programme, qui « ne sert pas la grandeur de l’engagement politique », n’est « surtout pas la place du premier ministre », a-t-il déclaré.

Comme le souligne Christian Delporte, « c’est tout le dilemme de l’opinion : nous voulons à la fois que les hommes politiques prennent de la hauteur et qu’ils soient proches de nous ».

Florian Silnicki va plus loin : « On a eu le même discours à propos des réseaux sociaux, disant que les politiques ne devraient pas les utiliser car c’est dégradant. Au contraire, je trouve assez sain de participer à ces émissions. La désacralisation de la parole politique n’est pas sa dévalorisation et lyncher ce genre d’émissions, c’est mépriser les Français qui les regardent. Ils savent qu’ils vont trouver dans ces programmes un autre ton, des choses peut-être plus accessibles, plus proches de leur quotidien. Dans un environnement de plus en plus complexe, où les Français sont en quête d’un renouveau du discours politique, la participation des responsables politiques peut permettre de renouer le lien avec la population. » Perrine Mouterde

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Trois moments forts du passage de Manuel Valls chez Ruquier [VIDEO] Politique - Modifié le 17/01/2016 à 08:54 | Publié le 17/01/2016 à 08:43 - http://www.ouest-france.fr/politique/trois-moments-forts-du-passage-de-manuel-valls-chez-ruquier-video-3976233

Pour la première fois, un Premier ministre en exercice s'est assis dans le fauteuil de l'émission "On n'est pas couché" sur France 2. Retour sur quelques passes d'arme.

Ceux qui s'attendaient à un match de catch en ont été pour leurs frais : la longue interview de Manuel Valls chez Laurent Ruquier est restée globalement très feutrée. Sur Twitter, beaucoup de téléspectateurs regrettaient presque l'absence de pugnacité des intervieweurs, assimilant l'exercice à une belle opération de communication pour Matignon.

Lire aussi : Chez Ruquier, Valls exclut une primaire à gauche, Hollande étant le "candidat naturel"

Mais ce passage dans l'une des émissions phare de la télé publique a tout de même connu quelques moments forts. Nous en avons retenu trois, qui se sont taillé la part du lion sur les réseaux sociaux : la malicieuse perfidie de Jean d'Ormesson sur la « droitisation » de Hollande, du PS et de la France en général ; la tirade passionnelle quoiqu'un peu maladroite de l'humoriste Jérémy Ferrari ; le soutien mordicus de Valls à la déchéance de nationalité, un débat toujours aussi vivace chez les responsables politiques.

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Pédophilie : Valls demande au cardinal Barbarin de «prendre ses responsabilités» Home ACTUALITE Flash Actu Par lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 15/03/2016 à 10:59 Publié le 15/03/2016 à 09:42

Le premier ministre Manuel Valls a demandé au cardinal Philippe Barbarin, figure de l'Église de France, de "prendre ses responsabilités" après la mise en cause de celui-ci par une association de victimes pour non dénonciation à la justice des agissements passés d'un prêtre pédophile .

"Le seul message que je peux faire passer, sans prendre sa place, sans me substituer à l'Eglise de France, sans prendre la place des juges, car une enquête est aujourd'hui ouverte, c'est de prendre ses responsabilités. C'est à lui de prendre ses responsabilités, de parler, et d'agir", a affirmé M. Valls sur la radio RMC à l'intention de l'archevêque de Lyon.

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Sioniste

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et ami des palestiniens (???)

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La CGT ne fait pas la loi dans ce pays

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Manuel Valls annonce des mesures de soutien financier à la SNCF Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 08.06.2016 à 16h13 • Mis à jour le 08.06.2016 à 17h25 http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/06/08/manuel-valls-annonce-des-mesures-de-soutien-financier-a-la-sncf_4943105_1656968.html

L’Etat accordera des soutiens financiers à la SNCF pour compenser en partie les concessions faites aux syndicats, sous pression du gouvernement, afin de tenter de mettre fin à la grève de salariés de la compagnie publique, a annoncé mercredi 8 juin le premier ministre Manuel Valls. Des déclarations qui interviennent alors que le mouvement de grève se poursuit, à la fois pour défendre le régime des cheminots et pour exiger le retrait du projet de loi El Khomri, malgré un projet d’accord sur le temps de travail.

Premier coup de pouce annoncé par le premier ministre, quelque 100 millions d’euros supplémentaires seront versés par l’Etat, en 2017, pour la rénovation du réseau ferroviaire français, une enveloppe destinée à être portée à 500 millions d’euros par an d’ici à 2020. « L’effort de renouvellement (…) sera porté progressivement à 3 milliards d’euros par an » en 2020, contre 2,5 milliards actuellement, a affirmé le premier ministre, qui répondait lors des questions au gouvernement à une question de Gilles Savary, député PS de Gironde.

Deuxièmement, le gouvernement « veillera à maintenir l’équilibre économique actuel » des lignes Intercités, lourdement déficitaires, a-t-il précisé. Enfin, une subvention d’Etat de 90 millions d’euros destinée aux opérateurs du fret ferroviaire, SNCF en tête, sera maintenue « dès cette année et pour les années à venir afin d’alléger le coût des péages », alors qu’elle devait diminuer.

Reprise de la dette

Le premier ministre a en revanche renvoyé au mois d’août la décision concernant la possible prise en charge de l’Etat d’une partie de la dette abyssale de la SNCF. Le gouvernement remettra à cette date au Parlement un rapport sur la dette de SNCF Réseau, qui gère les infrastructures du système ferroviaire public. « Ce rapport examinera les différentes hypothèses de reprise de tout ou partie de cette dette par l’Etat et la création d’une caisse d’amortissement, ainsi que leurs effets », a précisé M. Valls.

Le premier ministre avait promis la semaine dernière des annonces sur la « trajectoire financière » de la compagnie ferroviaire publique, face aux inquiétudes de la direction de l’entreprise sur le coût du projet d’accord avec les syndicats. L’entourage du patron de la SNCF, Guillaume Pepy, avait poussé en faveur d’un accord comprenant notamment une prise en charge par l’Etat d’une partie de la dette de l’entreprise. Plombée par l’héritage de sa branche Réseau (ex-RFF), celle-ci dépasse au total les 50 milliards d’euros.

Selon les syndicats SUD-Rail et FO-Cheminots, la grève à la SNCF a été reconduite pour jeudi par toutes les assemblées générales de cheminots de la capitale et de l’ensemble de la région parisienne. Selon François Grasa, patron de FO-Cheminots (non représentatif à la SNCF), les grévistes ont fait de même à Lyon, Tours et Dunkerque.

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Burkini : Valls s'attire les foudres de ses ministres http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/08/25/25002-20160825ARTFIG00082-arretes-anti-burkini-valls-et-vallaud-belkacem-affichent-publiquement-leur-desaccord.php Par Arthur Berdah Mis à jour le 25/08/2016 à 17:09 Publié le 25/08/2016 à 10:34
Après une prudente prise de distance d'Axelle Lemaire et Bernard Cazeneuve mercredi, ce sont Najat Vallaud-Belkacem et Marisol Touraine qui sont frontalemment montées au créneau ce jeudi, obligeant François Hollande a intervenir pour calmer le jeu.

La polémique aura eu raison de la cohésion gouvernementale. Tandis que de nombreuses communes ont récemment pris des arrêtés interdisant le port du burkini - une tenue de bain islamique visant à dissimuler le corps de la femme à la plage -, un vif débat est immédiatement né au sein de la classe politique. Y compris au plus haut sommet de l'État, où le premier ministre a affirmé à plusieurs reprises son net «soutien» aux maires ayant pris de telles décisions.

Pourtant, si Axelle Lemaire (Numérique) et Bernard Cazeneuve (Intérieur) avaient déjà tenu à prendre une certaine distance avec la fermeté affichée par le chef du gouvernement, une ministre a carrément décidé de le désavouer publiquement: Najat Vallaud-Belkacem (Éducation nationale). Invitée d'Europe 1 ce jeudi matin, la locataire de la rue de Grenelle a rappelé qu'elle était opposée à ce vêtement, mais elle a estimé que «la prolifération (des arrêtés anti-burkini n'était) pas bienvenue».

«Comme si seule la religion musulmane posait des problèmes»

«Je pense que ça pose un problème parce que cela pose la question de nos libertés individuelles: jusqu'où va-t-on pour vérifier qu'une tenue est conforme aux bonnes mœurs? Et cela, par ailleurs, libère la parole raciste: on l'a remarqué dans les verbalisations, dans les incidents qui se sont déroulés», a-t-elle ajouté, dans une allusion à l'interpellation contestée d'une femme sur une plage de Cannes. «C'est une dérive politique dangereuse pour la cohésion nationale», a-t-elle ainsi regretté, laissant par ailleurs entendre que la cause de l'égalité homme-femme était instrumentalisée par la droite pour mieux critiquer l'islam.

Invité à réagir à ces propos en direct sur RMC, le chef du gouvernement a immédiatement tenu à recadrer sa ministre: «Non, je ne pense pas que ces arrêtés sont une dérive». «Vous n'êtes pas d'accord avec Najat Vallaud-Belkacem?», lui a demandé Jean-Jacques Bourdin. «Ou alors c'est elle qui n'est pas d'accord avec moi», a rétorqué l'hôte de Matignon. «C'est une mauvaise interprétation des choses. Ces arrêtés ont été pris au nom même de l'ordre public», a-t-il souligné, invitant «les hommes et les femmes de progrès» à «dire avec force» combien le burkini traduit un «asservissement de la femme». Contacté, Matignon n'a pour l'heure souhaité faire aucun commentaire sur cette passe d'arme.
François Hollande éteint le feu sans se mouiller

Visiblement peu impressionnée par cette mise au point, la très hollandaise ministre de la Santé, Marisol Touraine, est à son tour montée au créneau dans un post de blog publié en début d'après-midi. «Faire comme si, en se baignant voilée ou en restant habillée sur une plage, on menaçait en soi l'ordre public et les valeurs de la République, c'est oublier que ces valeurs doivent précisément permettre à chacun de ne pas renier son identité. C'est oublier que la laïcité n'est pas le refus de la religion: c'est une garantie de liberté individuelle et collective. Elle ne peut pas et ne doit pas devenir le fer de lance d'une stigmatisation dangereuse pour la cohésion de notre pays», y écrit-elle notamment.

Le président de la République a saisi l'opportunité d'une rencontre avec la presse ce jeudi à Saint-Cloud, en marge d'une rencontre avec les dirigeants sociaux-démocrates européens, pour tenter de mettre un terme à l'altercation entre ses ministres. Sans prendre parti pour aucun d'entre eux, il s'est contenté de rappeler que «la vie en commun, grand enjeu en France, suppose aussi que chacun se conforme aux règles et qu'il n'y ait ni provocation, ni stigmatisation».

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Manuel Valls défend "la liberté de porter la kippa" En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/24/manuel-valls-defend-la-liberte-de-porter-la-kippa_1764577_3224.html#yFzkzlYGY0q8UyHw.99

Le Monde | 24.09.2012 à 14h49 • Mis à jour le 24.09.2012 à 19h21 | Par Stéphanie Le Bars Une véritable ovation. Le discours de Manuel Valls à la grande synagogue de la Victoire, à Paris, dimanche 23 septembre, lors des voeux adressés aux responsables communautaires pour le Nouvel An juif a confirmé, aux yeux de nombre d'entre eux, le "sans-fautes" effectué depuis quatre mois par le ministre de l'intérieur, selon les termes du grand rabbin de Paris, Michel Gugenheim. Après des années de défiance entre la gauche et la communauté juive, la tonalité semble avoir changé. "La confiance débute. Espérons qu'elle soit pérenne", a lancé le grand rabbin de France, Gilles Bernheim.

Pour ce faire, M. Valls n'a omis aucun dossier. En réaction aux propos de Marine Le Pen, qui a suggéré d'interdire le port du voile islamique et de la kippa dans l'espace public, le ministre a tenu à rassurer des fidèles partagés entre incrédulité, inquiétude et mépris pour des propos jugés "antirépublicains". "Chaque religion a ses rites et ses traditions ; la liberté de croyance, c'est la liberté de porter la kippa, de manger casher, de réaliser la circoncision", a assuré le ministre chargé des cultes, sans faire allusion au voile islamique. "Je me méfie de ceux qui, comme Marine Le Pen, se disent avocats de la laïcité et sont en fait des incendiaires du débat public. La laïcité n'est pas faite pour jeter les uns contre les autres. Les juifs de France peuvent porter avec fierté leur kippa, a-t-il insisté. C'est la responsabilité des politiques de ne pas répondre à ces provocations."

M. Bernheim a aussi dénoncé les tentatives du "Front national pour diviser les religions". Elles "pervertissent les idées nobles de laïcité et d'égalité", a-t-il affirmé, regrettant que les attaques de la dirigeante de "ce parti xénophobe" contre "l'islam et le judaïsme" visent à "réduire la laïcité au christianisme". "Des juifs circoncis, mangeant casher et portant kippa ont contribué à la modernité de ce pays, a martelé le président du Consistoire, Joël Mergui. Tout ceci est compatible avec la citoyenneté et la République." Dans l'assistance, beaucoup se sont aussi inquiétés d'être "une nouvelle fois les victimes collatérales" de questions liées à l'islam.

"Forces obscures"

En présence du rabbin Samuel Sandler, père et grand-père des victimes toulousaines de Mohamed Merah, M. Valls a aussi évoqué une année "marquée du sceau de l'horreur pour les juifs et la France". Il a rappelé la réunion prochaine d'un comité interministériel consacré au racisme et à l'antisémitisme. "Un nouvel antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme de façade a pris racine dans notre pays, aussi bien à l'extrême gauche qu'à l'extrême droite. Il ne faut pas nier ce problème", a ajouté M. Valls, reprenant une analyse développée dans la communauté juive depuis plusieurs années.

Dans ce contexte, il a souligné "la sagesse des représentants de l'islam" lors des tensions liées à la publication de dessins sur Mahomet par Charlie Hebdo. Comme le ministre, M. Bernheim s'est félicité que les musulmans aient su "ne pas offrir de prise aux caricatures".

Enfin, devant l'ambassadeur d'Israël en France, M.Valls a rappelé que "la France est attachée à l'existence d'Israël, à sa sécurité" et appelé à "la vigilance" face "aux forces obscures qui se mobilisent", allusion aux menaces de l'Iran sur l'Etat hébreu. Stéphanie Le Bars.

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Nicolas Sarkozy et "les Gaulois" : Manuel Valls réplique Lors d'une visite à Dakar, au Sénégal, le Premier ministre a déclaré que "si nous sommes français, ce n'est pas à travers nos origines". Source AFP Modifié le 23/09/2016 à 06:23 - Publié le 22/09/2016 à 22:16 | Le Point.fr

Le Premier ministre Manuel Valls a répliqué jeudi soir, depuis Dakar, aux propos de Nicolas Sarkozy sur « nos ancêtres les Gaulois », en estimant que « si nous sommes français, ce n'est pas à travers nos origines » et en défendant une France « forte de son métissage ». S'exprimant devant la communauté française au Sénégal au début d'une visite de 24 heures dans le pays d'Afrique de l'Ouest, le chef du gouvernement a réservé une réponse à l'ancien président, dont il a également critiqué le controversé « discours de Dakar » tenu en 2007 par Nicolas Sarkozy après son élection.

« La France est aujourd'hui une société métissée, mélangée, par l'apport de l'immigration, de toutes les immigrations », a déclaré Manuel Valls à la résidence de France de Dakar. « Bien sûr, nous sommes un peuple qui se retrouve d'abord dans ses valeurs. Mais si nous sommes français, ce n'est pas à travers nos origines, nos religions ou notre couleur de peau », a-t-il poursuivi, sans citer nommément Nicolas Sarkozy.

« La force de notre pays, c'est sa diversité »

« C'est tout simplement parce qu'il y a une histoire que nous partageons », a-t-il dit, citant notamment les deux guerres mondiales et la participation de troupes africaines. « La force de notre pays, c'est sa diversité, son métissage, son amour pour ses valeurs qui restent profondément universelles », a-t-il insisté. En meeting lundi à Franconville (Val-d'Oise), Nicolas Sarkozy avait affirmé que « nous ne nous contenterons plus d'une intégration qui ne marche plus, nous exigerons l'assimilation. Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois. »

Manuel Valls a aussi répliqué, près de 10 ans après, au controversé discours de Dakar tenu par le président Sarkozy en juillet 2007, dans lequel celui-ci avait affirmé que « l'homme africain » n'était « pas suffisamment entré dans l'histoire ». « Avec la montée des populismes qui se nourrissent de la peur, du repli sur soi, du regard sur l'autre, la construction de ce pont entre la France, l'Europe et l'Afrique est pour moi quelque chose qui est fondamental pour l'humanité », a dit Manuel Valls. « Je crois profondément que l'homme africain est plus que jamais dans l'histoire. Et que notre avenir se joue profondément ici et ensemble », a-t-il plaidé.

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Manuel Valls : « Oui, je suis candidat à la présidence de la République » Le Monde.fr avec AFP | 05.12.2016 à 19h48 • Mis à jour le 05.12.2016 à 20h47
Le premier ministre a annoncé, lors d’un discours à l’hôtel de ville d’Evry, sa candidature à la présidence de la République.

Manuel Valls a annoncé lundi 5 décembre sa candidature à la présidence de la République, ce qui le conduira à quitter le gouvernement dès mardi. « J’ai appris tellement de mes concitoyens, alors oui je suis candidat à la présidence de la République », a déclaré le premier ministre, sous les applaudissements, lors d’un discours dans l’hôtel de ville d’Evry (Essonne), sa « ville de cœur », dont il a été maire pendant plus de onze ans.

« J’ai cette force en moi, cette volonté de servir mon pays, c’est au-delà des mots, c’est une conviction totale, je veux tout donner pour la France qui m’a tant donné », a-t-il ajouté, derrière un pupitre sur lequel était inscrit le mot d’ordre « Faire gagner tout ce qui nous rassemble ».

Dans son discours, Manuel Valls s’est d’abord distingué d’Emmanuel Macron, affirmant n’avoir « jamais cédé à la tentation de l’individualisme ». M. Valls a ensuite mis en avant son « expérience » pour défendre « une France indépendante, inflexible sur ses valeurs, face à la Chine de Xi Jinping, à la Russie de Vladimir Poutine, à l’Amérique de Donald Trump, à la Turquie d’Erdogan. »

« J’ai une responsabilité : rassembler »

Le chef du gouvernement, qui a déjeuné lundi avec François Hollande et envers qui il a exprimé dans son discours « la chaleur de [ses] sentiments », quittera mardi, « en accord total avec le président de la République », ses fonctions à Matignon pour se consacrer à la campagne pour la primaire du PS. « Aujourd’hui, j’ai une responsabilité : rassembler, a dit M. Valls. Chacun devra faire un effort, moi le premier. »

« La primaire qui s’ouvre est un formidable moyen pour recréer l’unité », a-t-il affirmé, lançant un appel « à tous les Français qui refusent l’extrême droite, qui refusent la régression sociale que propose François Fillon », à participer à la primaire organisée par le Parti socialiste (PS), les 22 et 29 janvier. M. Valls en a profité pour attaquer la droite qui, selon lui, avec « son candidat, son programme, avec ses vieilles recettes des années 1980, (…) nous présente comme une avancée ce qui est un recul social généralisé ».

Le chef du gouvernement a également distillé des axes programmatiques résolument de gauche, pour contrer l’image droitière et sécuritaire qui lui colle à la peau, se plaçant en défenseur des « humiliés de la vie ».

« Je suis candidat parce que la France doit peser de tout son poids, dans un monde qui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était : menaces terroristes, réchauffement climatique, effet néfaste de la mondialisation, affaiblissement de l’Europe, poussée de l’extrême droite. Je veux une France indépendante, inflexible sur ses valeurs », a affirmé M. Valls à la tribune.

Réconcilier le Parti socialiste

Manuel Valls ne cachait plus depuis plusieurs semaines son envie de représenter le PS à la présidentielle, au point de mettre en doute publiquement le bien-fondé d’une candidature de François Hollande. M. Valls devrait affronter, lors de la primaire des 22 et 29 janvier, ses anciens ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, expulsés du gouvernement pour avoir contesté la politique et l’autorité de François Hollande. Emmanuel Macron compte, quant à lui, se présenter à la présidentielle sans passer par la primaire.

Manuel Valls aura fort à faire pour rassembler une famille politique en partie rétive à son égard, au point de constituer, selon sa propre formule, des « positions irréconciliables à gauche ».

En cause, notamment, son soutien au projet de déchéance de nationalité pour les personnes coupables de terrorisme, l’utilisation du 49.3 sur deux projets de loi et ses positions sur la République et le rôle de l’islam. Parmi les noms circulant pour remplacer Manuel Valls à Matignon, figurent ceux des ministres Bernard Cazeneuve (intérieur), Jean-Yves Le Drian (défense), Stéphane Le Foll (agriculture), Marisol Touraine (santé), Michel Sapin (finances) ou Najat Vallaud-Belkacem (éducation).

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Evry, 05 décembre 2016


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Champion du 49.3, Manuel Valls propose (sans rire) de le supprimer Source AFP Publié le 15/12/2016 à 09:26 | Le Point.fr

Sur France Inter, le désormais candidat à la primaire de la gauche a expliqué que cette arme est "devenue dépassée et apparaît comme brutale".

Manuel Valls devient-il un frondeur ?

Premier ministre, il a utilisé à plusieurs reprises le 49.3 pour imposer, notamment, la loi travail. Candidat à l'élection présidentielle, il propose de « supprimer purement et simplement » le 49.3, « hors texte budgétaire ».

« Je connais parfaitement les effets pervers du 49.3. Dans la société de la participation dans laquelle nous vivons, son utilisation est devenue dépassée et apparaît comme brutale. Je proposerai, hors texte budgétaire [...], de supprimer purement et simplement le 49.3 », a déclaré l'ancien Premier ministre sur France Inter.
Manuel Valls a par ailleurs ouvert la porte à un référendum pour entériner la réforme constitutionnelle nécessaire à une telle mesure. « Il faudra engager très vite cette réforme. À la rentrée 2017, avec le Parlement, soit à travers le Congrès, soit en consultant directement le peuple, et c'est sans doute la bonne solution », a-t-il affirmé.

L'article 49.3 de la Constitution permet au Premier ministre d'engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale sur un texte de loi. Le projet de loi est considéré comme adopté sauf si une motion de censure, déposée dans les 24 heures, est votée par l'Assemblée. La motion de censure est débattue au plus tôt 48 heures après son dépôt, et si elle est approuvée par la majorité absolue des députés, le gouvernement doit démissionner. L'article 49.3 ne peut être utilisé que sur un projet de loi budgétaire et un seul autre type de texte durant la session parlementaire. Mais une fois que le Conseil des ministres a autorisé le Premier ministre à y recourir, celui-ci peut le dégainer à chacune des lectures successives du projet de loi devant l'Assemblée.

À la tête du gouvernement, Manuel Valls y a eu recours pour faire adopter le projet de loi Macron sur la croissance en 2015 et le projet de loi El Khomri sur la réforme du Code du travail en 2016.

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Présidentielle 2017 : pourquoi Valls ne parraine pas Hamon Marie-Pierre Haddad Journaliste RTL publié le 16/03/2017 à 07:00
ÉCLAIRAGE - Dans un entretien à "Paris Match", l'ancien premier ministre juge que Benoît Hamon "ne suscite pas d'engouement".

Adversaire lors de la primaire de la gauche, il ne sera pas un soutien pour l'élection présidentielle. Manuel Valls ne parrainera pas la candidature de Benoît Hamon. Selon des témoins présents lors d'une réunion à huis clos dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, l'ancien premier ministre aurait expliqué : "Je ne peux pas me retrouver dans ce que je considère comme une dérive (...) Nous ne pouvons pas accepter une gauche qui se replie sur elle-même et parfois dans une forme de sectarisme".

La veille dans Paris Match, l'ancien candidat à la primaire de la gauche expliquait : "Benoît Hamon ? Emmanuel Macron ? Personne ne sait qui fera quoi. Il y a un grand désarroi et une décomposition". Il pointe alors la menace de l'arrivée du Front national au pouvoir. "Si le Front national est très haut le soir du premier tour, alors ça peut vraiment mal finir". D'autre part, il estime que "l'affaire François Fillon a laissé des traces profondes" et que "Benoît Hamon ne suscite pas d'engouement". Manuel Valls ne se reconnaît pas dans l'accord passé entre le candidat de la gauche et l'écologiste Yannick Jadot. "Je ne pourrais pas assumer autant de contradictions", affirme-t-il. Une "trahison" pour les électeurs de la primaire ?

La réponse de Benoît Hamon : "Moi, je ne me sens pas trahi, mais sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils aujourd'hui trahis", a déclaré le candidat au Journal Télévisé de TF1. Il a ainsi appelé "les Français de gauche à submerger ces petits calculs. Comment lutter efficacement contre le Front national quand justement soi-même on ne respecte pas le verdict des urnes". Le porte-parole de l'ancien ministre de l'Éducation, Alexis Bachelay, a accusé Manuel Valls d'être un "mauvais joueur", sur BFMTV. "Ce n'est pas respectueux des gens qui se sont exprimés. Je pense que les électeurs sont choqués de voir qu'il ne veut pas donner son parrainage à Benoît Hamon. Il est le seul candidat de gauche capable de gouverner et Emmanuel Macron n'est 'ni de gauche, ni de gauche'. Je pense qu'il y a encore un peuple de gauche (...) et je les invite à se révolter contre la démocratie sondagière, contre les scénarios écrits des mois à l'avance".

Ce refus de parrainer Benoît Hamon signifie-t-il que Manuel Valls va soutenir Emmanuel Macron ? Pas nécessairement, ou du moins, pas tout de suite. Selon Le Canard Enchaîné, Manuel Valls juge : "Notre courant n'est représenté par personne" et que cette "campagne de destruction" fait le jeu de Marine Le Pen. Le constat n'est guère plus glorieux chez François Hollande. Le président de la République juge la campagne "médiocre". "Il n'y a pas de débat, on parle peu du fond et les deux grands partis de gouvernement manquent de crédibilité", aurait dit le chef de l'État, comme le rapporte le journal satirique. Selon Alba Ventura, éditorialiste de RTL, l'ancien premier ministre ne doit pas se précipiter "car tout l'enjeu pour Manuel Valls en ce moment est d'essayer de construire son assaut sur le PS sans brûler tous ses vaisseaux".

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