Le cardinal Josef Ratzinger, élu pape le 19 avril 2005, prend le nom de Benoît XVI
Mars 2011 : Approuvé par Israël
Décembre 2010 : Carla Bruni "reconnaissante"
Novembre 2010 : Le Pape autorise l'usage du préservatif dans certains cas
Septembre 2010 : Succès du voyage chez les anglicans
Août 2010 : Le Pape attaque son chanoine honoraire ; Rome est pour l'accueil des Roms, chez les autres
Juin 2010 : Sous les pressions cathophobes une demande de pardon ; mais proteste contre les pénétrations belges
Avril 2010 : Benoît XVI "démissionne" un évêque belge pédophile
Mars 2010 : Pédophilie : les cathophobes attaquent le Pape ; "honte" et "remords" de Benoît XVI pour les prêtres pédophiles ; le Pape accusé par le New York Times (judaïsme libéral) de complicité avec les pédophiles américains lorsqu'il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican.
Décembre 2009 : Pie XII et Jean-Paul II sanctifiés ? Critiques des Juifs italiens, allemands, français ... qui accusent Pie XII de s'être plus préoccupé des catholiques que des juifs pendant la Deuxième Guerre Mondiale ... ; Noël : le Pape agressé par, officiellement, une "déséquilibrée"
Mai 2009 : Proche-Orient. "La religion peut être corrompue" ; soutien aux chrétiens de Terre sainte et hommage aux femmes ; ferme à Yad Vashem mais incompris des sionistes ultras qui l'attaquent sur sa "jeunesse hitlérienne" dementie par le Vatican (ou bien inscrit obligatoirement à 12 ans puis intégré comme auxiliaire dans la défense anti-aérienne) ; Benoît XVI plaide pour l'Etat Palestinien devant Abbas ; condamne la haine, le fanatisme et la violence ; déception des medias Israelophiles ; acharnement pro-Palestinien ? ; une analyse intéressante sur l'universalité du crime
Mars 2009 : L'affaire Franzina, la déconne au Vatican ?, du cardinal Giovanni Battista Re ? La lettre du Pape qui rassure les évêques modernistes Français ; toujours hostile au préservatif "qui aggrave le sida" ; consternation de Daniel Cohn-Bendit ("presque un meurtre prémédité"), de la musulmane Rama Yade, du gay Pierre Bergé, notamment (Roselyne Bachelot, la catho "libérée", "absolument catastrophée") ; le Pape appelle à la paix avec les musulmans ; des "milliers" de croyants pour la messe de Yaoundé (au moins 70 000, notedt) du Pape qui critique la mondialisation et la finance internationale ; un million de fidèles à Luanda, contre la corruption des dirigeants ; 27 mars, l'évêque d'Orléans relance la polémique sur le préservatif, c'est Fort imbécile
Février 2009 : Violemment contestée par les Juifs, Protestants et Catholiques progressistes, notamment Allemands, à propos de la réintégration des Catholiques traditionnalistes, et suite aux déclarations négationnistes de Mgr Williamson, l'Eglise catholique Romaine fait marche arrière ; Shoah, repentance confirmée du Vatican ; repentance insuffisante de Williamson
Janvier 2009 : Gaza: le pape Benoit XVI dénonce "l'option militaire" ; Fondamentalisme, négationnisme, le pape, attaqué notamment par Elie Wiesel, dit sa solidarité "incontestable" avec les juifs ; représailles ? : En France, en Israël et en Allemagne
Octobre 2008 : Pie XII béatifié ?
Septembre 2008 : Visite en France, un succès qui surprend les "autorités" laïques
Juin 2008 : Le Vatican va rendre hommage à Pie XII pour le 50e anniversaire de sa mort ; Benoît XVI tend la main aux 600 000 traditionnalistes du monde entier
Avril 2008 : Voyage officiel aux Etats-Unis : pédophilie et ordre moral, droits de l'Homme, judaïsme
Juin 2007 : Pour la messe en latin, afin de remplir les églises ...; nouvelles règles pour l'élection du Pape ; Benoît XVI appelle les communistes chinois au respect d'une "authentique" liberté religieuse
Décembre 2006 : La Turquie en Europe, contre la liberté religieuse, des chrétien d'Orient (??) ; l'avortement ou l'euthanasie constituent une menace pour la paix du monde ; contre le "mariage gay" ;
Novembre 2006 : Le retour de la messe en latin selon un rite "extraordinaire", de plein droit et universel ; l'Eglise de France, libérale et social-démocrate, résiste ... ; Voyage en Turquie : selon le premier ministre islamiste "modéré" le pape allemand aurait accepté d'enturquer l'Europe ... ; Benoît XVI prie tourné vers La Mecque ;
Septembre 2006 : Benoît XVI condamne la "folie" du mariage homosexuel ; "explications" françaises ; sa maison natale attaquée à la peinture ; il dénonce la violence religieuse, les islamistes protestent ; la preuve ? : une religieuse catholique italienne assassinée en Somalie ;
Mai 2006 : Immense succés à Cracovie ; le "fils du peuple allemand" à Auschwitz-Birkenau ; critique du Grand Rabbin de France Joseph Haïm Sitruk ;
Novembre 2005 : Pour les homosexuels pas de prêtrise. Protestations.
Août 2005 : JMJ à Cologne ; visite historique à la synagogue
Juillet 2005 : obsession germanophobe ou vaticanophobe ?
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Cardinal allemand, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi (ancien Saint-Office) de l'Eglise catholique romaine.
1
L'enfer, c'est vivre dans l'absence de Dieu. Là où Dieu n'existe pas, voilà l'enfer. ...
Je suis d'accord avec Nietzsche pour prévoir que "lorsque la nouvelle de la mort de Dieu sera
partout connue, que sa lumière sera définitivement éteinte, ce moment-là ne pourra qu'être effroyable".
Conférence de carême du 8 avril 2001 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, cité dans Le Monde, 10 avril 2001 p. 36.
2
Quand on fait du commerce avec les organes humains, quand on fabrique des foetus pour avoir des
organes en réserve ou avancer dans la recherche médicale et préventive, bon nombre considèrent
comme allant de soi le contenu humain de ces pratiques.
Mais le mépris de l'homme qui est sous-jacent ramène, qu'on le veuille ou non, à la descente aux
enfers.
Ibidem.
3
L'Eglise est là pour conjurer la progression de l'enfer sur terre.
Ibidem.
4
La foi n'est pas l'ennemie de la raison, mais elle défend sa grandeur ...
Lutter pour la nouvelle présence de l'intelligence de la foi, c'est la mission urgente que je vois
pour l'Eglise.
Quand la foi et la raison se divisent, les deux en pâtissent : la raison devient froide et perd
ses critères. Elle devient cruelle parce qu'elle n'a plus rien au-dessus d'elle. ...
Mais la foi tombe malade sans le vaste espace de la raison.
Ibidem.
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(19 avril 2005) Les réactions à l'élection du nouveau pape
Réactions internationales : les politiques
Kofi Annan : "une très grande expérience à cette fonction élevée" "Le secrétaire général félicite Sa Sainteté le pape Benoît XVI pour son élection à la Papauté. Sa Sainteté apporte une très grande expérience à cette fonction élevée", a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l'Onu. "Les Nations unies et le Saint Siège ont en commun un engagement fort pour la paix, la justice sociale, la dignité humaine, la liberté religieuse et le respect mutuel parmi les religions du monde".
Lech Walesa : "un bon choix" L'élection du cardinal Joseph Ratzinger à la tête de l'Eglise catholique est "un bon choix", a affirmé le chef historique du syndicat polonais Solidarité, un proche du pape Jean Paul II. "Il poursuivra la mission de notre cher pape", a commenté Lech Walesa.
Gerhard Schröder : un "digne successeur de Jean Paul II" "C'est un grand honneur pour l'Allemagne", a déclaré le chancelier allemand lors d'une très brève conférence de presse, en qualifiant Joseph Ratzinger de "digne successeur de Jean Paul II". "Je le félicite au nom du gouvernement et de tous les citoyens allemands. Je me réjouis déjà de pouvoir le saluer lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Cologne", a-t-il ajouté.
"Meilleurs voeux" de la reine d'Angleterre La reine Elizabeth II, chef temporel de l'Eglise anglicane d'Angleterre, et son époux le duc d'Edimbourg ont adressé au nouveau pape un "message personnel avec leurs meilleurs voeux", a annoncé mardi Buckingham Palace.
Silvio Berlusconi salue "avec dévotion" le pape Benoît XVI "Saint Père (...), je désire vous faire parvenir les voeux les plus fervents du gouvernement italien ainsi que les miens. En ce moment aussi important pour le Christianisme et pour le monde entier, j'exprime à Votre Sainteté le voeu d'un Apostolat fécond et sage pour le bien de l'humanité toute entière", écrit le chef du gouvernement italien dans un message au nouveau souverain pontife.
George W. Bush : "un homme d'une grande sagesse" Le président américain George W. Bush a affirmé mardi que le cardinal Joseph Ratzinger, était un homme d'une "grande sagesse et d'une grande culture".
Israël espère que Benoît XVI continuera à lutter contre l'antisémitisme "A la lumière de son histoire personnelle, nous espérons que le nouveau pape sera fidèle à l'engagement pris par l'Eglise catholique de ferme lutte contre l'antisémitisme", a affirmé le ministre israélien des Affaires étrangères Sylvan Shalom dans un communiqué, faisant notamment allusion à nationalité allemande de Benoît XVI. "Nous espérons également que le nouveau pape continuera à oeuvrer en faveur du rapprochement entre l'Etat d'Israël et le Vatican ainsi qu'entre l'église catholique et le peuple juif".
Vladimir Poutine : poursuite du dialogue "La Russie souhaite la poursuite d'un dialogue politique constructif et d'une action commune avec le Saint-Siège, afin d'aider à résoudre les problèmes mondiaux et à renforcer bonté, justice et humanisme", assure le président dans son message.
Réactions internationales : les associations et représentants religieux
Des victimes d'actes pédophiles appellent le pape à une "tolérance zéro" Une organisation représentant les victimes d'actes pédophiles commis par des prêtres aux Etats-Unis a appelé le nouveau pape à sanctionner les évêques qui les ont protégés en ignorant les enfants persécutés. Benoît XVI doit "adopter et faire respecter dans le monde une politique de tolérance zéro", a souligné dans un communiqué Mary Grant, directrice de l'association The Survivors Network of those Abused by Priests (SNAP). Selon l'association, le cardinal Joseph Ratzinger a "étouffé" dans le passé une enquête du Vatican dans une affaire d'abus sexuels sur au moins neuf garçons.
Une élection importante pour tous les chrétiens, selon le chef des anglicans "Il est un théologien de grande stature, qui a écrit des réflexions profondes sur la nature de Dieu et de l'Eglise", a déclaré l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, chef spirituel de l'Eglise d'Angleterre et des Eglises anglicanes dans le monde, et lui-même de la tendance "libérale" de l'Eglise anglicane. "Son élection est d'une grande importance pour les Chrétiens partout. Nous souhaitons la bénédiction du pape Benoît XVI dans les immenses responsabilités qu'il est sur le point d'assumer au nom des catholiques romains dans le monde".
Réactions en France : les politiques
Jacques Chirac félicite "chaleureusement" le nouveau pape "J'adresse au pape Benoît XVI mes félicitations les plus chaleureuses et mes voeux très sincères pour la haute mission qui vient de lui être confiée à la tête de l'Eglise catholique", écrit le chef de l'Etat dans un communiqué.
Jean-Marc Ayrault (PS) : "manifestement pas de signe d'ouverture" Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale estime que l'élection du cardinal Joseph Ratzinger à la tête de l'église catholique n'était "manifestement pas un signe d'ouverture". Le président du groupe PS a souligné qu'"au-delà des convictions religieuses, la parole d'un pape compte sur la scène internationale".
Jean-Marie Le Pen : "sincères et filiales félicitations" Le président du Front national souhaite "longue vie" au pape et "longue vie à la chrétienté". Dans un communiqué, il "se fait l'interprète de l'ensemble du mouvement du Front national pour apporter ses sincères et filiales félicitations au Saint-Père Benoît XVI".
Réactions en France : les représentants religieux
Mgr Vingt-Trois : "des qualités éminentes" L'archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois s'est déclaré "très heureux" que le cardinal allemand ait été élu pape car "il a des qualités éminentes qui vont se développer dans sa nouvelle mission pontificale". Mgr Vingt-Trois s'est également dit "très heureux de la rapidité avec laquelle le conclave a abouti".
Mgr Jacques Gaillot : des catholiques vont "prendre leurs distances" "Ratzinger a fermé la porte à Vatican II, il a en gardé la lettre et pas la vie. C'est un théologien sérieux et carré mais je crains qu'il ne fasse passer les principes avant la vie, la loi avant l'amour. Mais je ne pense pas qu'il y aura rupture. Il y aura déception et des catholiques, tout en restant catholiques, prendront leurs distances avec l'Institution. Sur la pointe des pieds".
L'abbé Pierre : "les hommes changent avec les fonctions qu'ils occupent" "On voit souvent les hommes changer avec les fonctions qu'ils occupent et donc on ne peut pas prévoir ce que sera ce pape", a dit l'abbé Pierre d'après son secrétaire particulier. L'abbé a également affirmer vouloir "se documenter sur la personnalité de Benoît XV car, si le cardinal Ratzinger a pris le nom de Benoît XVI, c'est qu'il veut s'inspirer de son prédécesseur".
L'Opus Dei en France : "une bénédiction" "L'élection de Joseph Ratzinger est une bénédiction pour l'Eglise (...) Le nouveau pape connaît bien les problèmes de l'Eglise universelle", a estimé le vicaire de l'Opus Dei en France, l'abbé Antoine de Rochebrune. "Durant son pontificat, Jean Paul II avait évoqué à plusieurs occasions les signes d'un nouveau printemps de l'Eglise. Avec Benoît XVI, la 'nouvelle Evangélisation' poursuivra son chemin dans le coeur des hommes de bonne volonté".
Fédération protestante de France : "il peut nous surprendre" "On accuse le coup, le cardinal Ratzinger était l'homme qui refusait de reconnaître les autres Eglises", a expliqué le pasteur Daudé, responsable des relations oecuméniques à la Fédération protestante de France. "Il peut nous surprendre, c'est le regard positif que je peux porter", a-t-il affirmé, tout en rappelant que les protestants "feront avec le pape qui leur est donné".
Dalil Boubakeur : "oublier le conservatisme du cardinal Ratzinger" Le recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur a souhaité mardi que Ratzinger, devenu le pape Benoît XVI, oublie "le conservatisme du cardinal Ratzinger au profit d'une vision hautement spiritualisée, hautement ouverte, dépassant le cadre des dogmes et de la doctrine".
Le Crif : "garder l'héritage positif de Jean-Paul II"
Le directeur général du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Haïm
Musicant, a souhaité mardi que le nouveau pape "garde l'héritage positif de Jean Paul II", en
conservant "un dialogue fort et un respect mutuel" avec la communauté juive.
tf1.fr, news, Mercredi 20 avril - Mise à jour : 15h37
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Une jeunesse du IIIe Reich
Joseph Ratzinger avait 12 ans en 1939. Comme ceux de sa génération, le futur pape, inscrit au séminaire à Traunstein, en Bavière, fut membre des Jeunesses hitlériennes. Nulle trace de révolte, ni à l'époque, ni après, lorsqu'il évoquera ces années sombres. Enquête.
Les rues de Traunstein sont étonnamment dépouillées. Aucun signe papal à l'horizon. Pas de poster géant, ni de tee-shirt à l'effigie de Benoît XVI, alias cardinal Joseph Ratzinger, comme on en trouve dans les villes de pèlerinage. Pas de «gelée papale» ou de « bière Ratzinger» comme à Marktl am Inn, la ville natale du souverain pontife. Pourtant, de toutes les communes bavaroises où Ratzinger a passé son enfance, Traunstein est la plus emblématique. C'est dans cette petite ville de Haute-Bavière, située à trente kilomètres de Salzbourg (Autriche), qu'il a fait ses débuts au séminaire. C'est là qu'il a vécu la guerre. Et c'est là aussi qu'il est entré aux Jeunesses hitlériennes.
Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Vatican a élu un pape allemand. La presse britannique l'a aussitôt qualifié de «Panzer Papa», «Gottes Rottweiler» (le rottweiler de Dieu), et de «Kraut», c'est-à-dire «chou», légume que les Anglais associent à Hitler. Benoît XVI, un nazi ? De fait, comme tous les enfants de sa génération, le futur pape a été enrôlé dans le mouvement de jeunesse fondé par Hitler en 1922. Dans deux de ses ouvrages, le Sel de la terre et Ma Vie : souvenirs, celui qui n'était alors que le cardinal Ratzinger a évoqué son appartenance aux «HJ» (Hitler Jugend). Mais l'engagement ne fut pas volontaire, et à Traunstein, historiens, archivistes, prêtres, amis d'enfance, jugent l'accusation «absurde».
Un père très catholique et antinazi
Né le 16 avril 1927 par un samedi saint glacial, Joseph Ratzinger junior est le troisième et dernier enfant de Maria et Joseph Ratzinger. Quand Adolf Hitler, originaire du village autrichien tout proche de Braunau am Inn, arrive au pouvoir en 1933, les frères Ratzinger Georg, également prêtre, qui dirigera pendant trente ans les choeurs de la cathédrale de Ratisbonne, et Joseph ont 8 et 5 ans. Dans cette famille très religieuse, la politique païenne du Führer passe mal. Le père lit Der gerade Weg, un journal antinazi, rempli de caricatures de Hitler, écrit le cardinal Ratzinger dans le Sel de la terre. Quasiment en fin de carrière il est gendarme , Joseph Ratzinger senior aurait, selon ses fils, très mal vécu la montée en puissance du NSDAP (le parti nazi), et se serait mis en congé maladie pour éviter de mettre sa famille en danger. A l'abri de sa maison au crépi rose, au pied de la cathédrale de Ratisbonne, Georg Ratzinger, 81 ans, se rappelle aujourd'hui que leur père «avait réussi à acheter une petite radio pour écouter les informations libres diffusées depuis Katowice et Londres».
«Le nazisme allait contre les convictions de catholique très pratiquant de Joseph Ratzinger, confirme Fritz Haselbeck, archiviste de la commune de Traunstein. Non seulement il allait à la messe en semaine mais il y allait aussi trois fois le dimanche. Ce qui même dans la très catholique Bavière était un régime sévère.» Du côté maternel, pas de prêtres. Mais le grand-père a oeuvré à la construction d'une église à Rimsting, sur le lac bavarois de Chiemsee. Du côté paternel, la généalogie regorge d'ecclésiastiques. Le plus célèbre étant Georg Ratzinger, grand-oncle du pape, député du Parlement régional de Bavière et du Reichstag qui, au XIXe siècle, a défendu les droits des paysans bavarois et s'est battu contre le travail des enfants. Chez les Ratzinger, on ne compte ni communiste, ni résistant, ni prêtres réfractaires à l'ordre nazi au point d'être expédié à Dachau.
Deux hauts faits à Traunstein
Dans son dernier film, le Neuvième Jour, Volker Schlöndorff a montré ce que certains de ces prêtres allemands avaient enduré. Traunstein a vécu l'un de ces épisodes traumatiques. En 1934, Josef Stelzle, le curé de la paroisse, fut arrêté pour avoir refusé de faire le salut hitlérien et avoir osé contrer les idées nazies en prêchant l'égalité des hommes devant le Christ. En signe de protestation, les habitants décrochèrent le battant de l'église Saint-Oswald pour empêcher les cloches de sonner. Le curé put revenir, mais pas officier. L'autre épisode glorieux de la ville se situe en 1941, quand les femmes de Traunstein manifestèrent parce que le NSDAP voulait retirer toutes les croix des écoles.
Car, si dans les grandes villes de Bavière, comme Munich, le mouvement national-socialiste a séduit d'emblée une partie du prolétariat touché par le chômage, les paysans et propriétaires terriens de la Haute-Bavière ont eu une attitude plus mitigée, alors même que Hitler avait installé son nid d'aigle à Berchtesgaden, à 60 km au sud de Traunstein. «Au début des années 20, ils ont vu en Hitler un conservateur nationaliste anti-SPD, anti-KPD (communistes, ndlr) et antiprussien, explique l'historien local Gerd Evers. Mais ensuite ils ont été rebutés par ses valeurs antichrétiennes, de sorte qu'aux élections législatives du 5 mars 1933, le NSDAP n'a pas obtenu la majorité absolue à Traunstein.» Le parti de Hitler a recueilli 31,3 % des voix contre 46 % au niveau national, devancé par le Parti populaire bavarois (BVP), ancêtre de la CSU.
«Jeunesse hitlérienne obligatoire»
En 1939, Joseph Ratzinger a 12 ans. Il est décidé qu'il ira au séminaire, avec son frère aîné. Levés à 5 heures, les séminaristes vont à la messe, puis à l'étude, avant de petit-déjeuner et d'entamer leur journée à l'école communale avec les autres enfants de Traunstein. Le 25 mars de cette même année, l'Etat nazi promulgue une loi obligeant tous les enfants de 10 à 18 ans à rentrer dans les Jeunesses hitlériennes sous peine d'emprisonnement pour les parents récalcitrants. Le séminaire de Traunstein, qui jusque-là avait refusé d'envoyer ses ouailles servir le régime, obtempère. Les élèves qui se destinent à passer le baccalauréat sont très surveillés. «Les HJ étaient l'une des six branches du NSDAP», explique l'historien Michael Buddrus, qui a consacré une volumineuse étude au sujet (1). «L'objectif était de former les esprits dès l'enfance pour construire un Etat totalement SS, car les nazis savaient qu'ils ne pouvaient pas emporter l'adhésion totale chez les plus âgés.»
La première génération de HJ, celle qui s'était engagée volontairement à partir de 1933 et formait des cadres pour les SA et les SS, était qualifiée de Stamm HJ, c'est-à-dire les «Jeunesses hitlériennes de souche». Tandis que la Pflicht HJ, la Jeunesse hitlérienne obligatoire celle de Joseph Ratzinger comprenait tous ceux qui ne s'étaient pas encore inscrits. Ces derniers n'étaient pas obligés de se faire confectionner un uniforme car leur «service» était beaucoup plus limité que celui des «vraies» Jeunesses hitlériennes. «On leur demandait juste d'aider à ramasser du bois dans la forêt, ou autre tâche subalterne», raconte Herbert Kaiser, 76 ans, qui a connu le pape dans la cour de récréation. «Ils ne participaient pas aux parades, aux marches hebdomadaires, ils n'avaient pas de cours de formation dans les secteurs de la marine, de l'aviation ou de l'information.» Il ne s'agissait pas de se mettre à dos la population, mais au contraire de la convaincre des bienfaits de l'idéologie nazie. «D'abord il y avait un appel interminable, se souvient Georg Ratzinger. Puis nous marchions pendant des heures dans la forêt, par rangées de trois, en chantant des chansons nazies. Ensuite nous revenions en ville, et c'était fini.»
Pas de traces de révolte enfantine
Dans ses écrits, le pape dit être entré dans les HJ en 1941, à l'âge de 14 ans. Au terme de la loi, il aurait déjà dû être membre des Jungvolk. Mais le groupe des «10-14 ans» n'avait pas d'appel, de sorte que les contrôles étaient plus lâches. A partir de 14 ans, en revanche, la formation, qui comprenait aussi des cours sur les races, devenait plus intensive. Selon le dernier chiffre disponible, les HJ comprenaient en mai 1939 8,7 millions de jeunes Allemands, soit 85,1 % de la population de 10 à 18 ans. Parmi les 15% restants se trouvaient les non-inscrits, les apprentis dispensés en raison de leurs horaires de travail, ceux qui se faisaient porter malade, et ceux que le Reich n'estimait pas assez forts. «Dans les grandes villes, on pouvait peut-être passer entre les gouttes, estime Alfred Staller, 75 ans. Mais à Traunstein, tout le monde se connaissait. Et l'organisation était assez souple.» Le cardinal Ratzinger raconte que son professeur de maths, qui était pourtant nazi, lui a conseillé d'y aller une fois ou deux, pour être tranquille. En 1943, le séminaire a été transformé en hôpital militaire, et le futur pape n'a plus remis un pied aux HJ.
Sur ses sentiments, sur ses pensées, Joseph Ratzinger n'a pas écrit grand-chose. Aucune mention du sort fait aux Juifs. Pas de trace de révolte enfantine ou de nausée comme celle décrite par l'écrivain autrichien Thomas Bernhard (qui a passé lui aussi son enfance à Traunstein) dans son roman autobiographique Un enfant. Le garçon de 9 ans poussé par sa famille à entrer en 1939 dans les Jungvolk marquait son opposition en n'exécutant pas correctement le salut nazi, ce qui lui valait des châtiments corporels. Considérés comme très réservés et très fermés sur leur famille, les frères Ratzinger, d'après leurs camarades de l'époque, avaient adopté une attitude en public «neutre». De sorte que ni eux, ni leur famille n'ont jamais été inquiétés.
En 1943, comme tous les élèves de sa classe, Joseph Ratzinger a été incorporé d'office comme auxiliaire de la DCA (défense antiaérienne) à Munich. En septembre 1944, il entre dans la Wehrmacht sous les ordres de la légion autrichienne qu'il qualifie dans ses écrits de «vieux nazis» et d'«idéologues fanatiques qui [les] tyrannisaient fortement». Un jour, ils le sortirent de son lit pour lui demander de se porter volontaire pour entrer dans les SS. Après avoir expliqué qu'il voulait devenir prêtre, il dit avoir été «congédié à coups d'insultes et de moqueries (...) mais ces insultes avaient bon goût, car elles nous libéraient de la menace de nous porter soi-disant volontaires et de toutes les conséquences que cela impliquait.» Ce sont ses seuls commentaires critiques sur la période nazie.
Profitant du chaos qui règne dans les troupes à l'approche des Alliés, Joseph Ratzinger, 18 ans, quitte l'armée et rentre chez lui début mai 1945. Identifié comme soldat, les Américains l'internent dans un camp avant de le libérer le 19 juin 1945. Egalement fait prisonnier, son frère Georg revient un mois plus tard. Les frères Ratzinger n'étaient certainement pas des nazis. Mais, comme les millions d'Allemands nés avant 1930, ils ont servi le IIIe Reich.
(1) Michael Buddrus, Totale Erziehung für den Krieg. Hitlerjugend und nationalsozialistische Jugendpolitik, Munich, K.G. Saur Verlag, 2003.
Par Odile BENYAHIA-KOUIDER, mercredi 29 juin 2005 (Liberation - 06:00), p. 34-35
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JMJ. Benoît XVI a prié pour les victimes de la Shoah
Cela restera l'un des moments forts de la visite papale. Hier, dans la synagogue de Cologne, Benoît XVI a dénoncé « le crime inouï » des nazis contre les Juifs. Un symbole puissant pour cet Allemand, ancien membre des Jeunesses hitlériennes.
DANS L'HISTOIRE des relations compliquées
entre juifs et catholiques, ce vendredi
19 août (2005) est à marquer d'une pierre blanche. Dix-neuf
ans après Jean-Paul II, qui fut le premier pape à se recueillir dans une synagogue à Rome, Benoît
XVI, élu au trône de Pierre il y a quatre mois jour pour jour, a accompli un geste historique
en se rendant hier à midi à la synagogue de Cologne, la plus ancienne d'Allemagne, détruite
par les nazis en 1938 lors de la Nuit de cristal et reconstruite en 1959.
La portée de cette
visite effectuée par un pape allemand, qui fut lui-même enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes,
est d'autant plus importante qu'elle a lieu dans le pays où fut perpétré le génocide des Juifs
par le totalitarisme nazi.
« Une folle idéologie raciste »
Arrivé jeudi dans la cité rhénane pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), le Saint-Père a condamné le « crime inouï et jusque-là inimaginable » de la Shoah, dénonçant « une folle idéologie raciste de conception néopaïenne ». Tout en appelant juifs et chrétiens à se rapprocher pour combattre « les forces du mal », il a invité chacun à la vigilance face à l'émergence « de nouveaux signes d'antisémitisme et de diverses formes d'hostilité généralisée envers les étrangers ».
Accueilli
sur le seuil de la synagogue par le rabbin Netanel Teitelbaum, Benoît XVI a prié en silence
devant le mémorial érigé en mémoire des six millions de Juifs victimes du nazisme, dont 11 000
habitaient Cologne.
Dans la salle principale de la synagogue où 500 personnes avaient pris place,
parmi lesquels l'ambassadeur d'Israël en Allemagne et le ministre allemand de l'Intérieur, Otto
Schily, le souverain pontife s'est installé dans un grand fauteuil en bois pour écouter les
discours du rabbin et d'Abraham Lehrer, l'un des quatre présidents de la communauté juive de
Cologne qui compte environ 5 000 personnes.
Avant de prendre lui-même la parole pour appeler
juifs et chrétiens à « un dialogue sincère et confiant » et leur demander de témoigner ensemble
de leurs valeurs communes, notamment la défense des droits de l'homme et le « caractère sacré
de la vie humaine ». Très applaudi par l'assistance debout, le pape a salué plusieurs rabbins
d'Allemagne et d'Europe de l'Est et échangé quelques mots avec l'ancien archevêque de Paris,
le cardinal Jean-Marie Lustiger, lui-même juif converti.
Président du consistoire central des juifs d'Allemagne, Paul Spiegel s'est dit « extrêmement heureux et impressionné » par cette condamnation « sans restriction aucune » des crimes nazis. De son côté, Abraham Lehrer a demandé au chef de l'Eglise catholique, qu'il a salué comme un « constructeur de ponts entre les religions », d'ouvrir complètement les archives du Saint-Siège concernant la Shoah. Non sans rappeler que Josef Ratzinger, alors le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, avait contribué à l'ouverture partielle de ces archives il y a sept ans.
Placées sous le signe du dialogue entre
les religions, ces JMJ ont aussi permis à Benoît XVI, qui a déjeuné hier avec quelques jeunes,
de présider en fin d'après-midi une rencontre oecuménique. Demain, il a rendez-vous avec la
communauté musulmane puis se rendra à Marienfield, ancien site minier, situé à une trentaine
de kilomètres de Cologne où il participera à la veillée avec les jeunes. Avant la messe finale
dimanche matin, à 10 heures, au terme de laquelle il doit annoncer le lieu où se dérouleront
les prochaines JMJ. A Cologne, la rumeur dit que ce sera à Sydney, en Australie...
leparisien.com, Philippe Baverel, Paru le : 20/08/2005
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(02 décembre 2005) Pour le meilleur et pour le pire.
Benoît XVI, pape du meilleur et surtout du pire
Les « vaticanistes » le trouvaient trop discret, à la limite de l’effacement. En quelques jours, Benoît XVI a montré qu’il avait gardé intacte la volonté de son prédécesseur Jean-Paul II de faire peser l’Église dans les affaires du monde et particulièrement celles du Vieux Continent.
Le meilleur, c’est cette déclaration faite mercredi, pendant ses audiences hebdomadaires, sur le génocide des juifs par le régime nazi. L’ancien leader spirituel de l’Église allemande y a vu un « projet de mort infamant qui restera comme une tache indélébile dans l’histoire de l’humanité ». Jamais Benoît XVI n’avait aussi virulent contre l’Holocauste. Sa discrétion sur le sujet avait même été pointée du doigt lors de son élection alors que les médias révélaient sa courte appartenance, adolescent, aux Jeunesses hitlériennes.
Le pire, cela a été cette semaine cette directive lancée par le Vatican contre l’ordination de prêtres homosexuels dans ce qui ressemble à une véritable chasse aux sorcières.
Le texte soumis par le Vatican affirme que « l’homosexualité apparaît comme un inachèvement et une immaturité foncière de la sexualité humaine ».
Le Vatican, qui reprend ici les thèses d’un prêtre français, Tony Anatrella, relève les conduites « douteuses » et « narcissiques » des gays.
Il appelle non seulement à ne pas ordonner les prêtres homosexuels, mais aussi ceux qui présentent des « tendances » et ceux qui soutiennent la « culture gay ». Une mesure qui devrait toucher avant tout les pays européens et les États-Unis.
Benoît XVI confirme par cette directive d’une rare violence qu’il reste le garant, au sein de l’Église, de la ligne dure en matière de moeurs. L’ancien maître de la Congrégation pour la doctrine de la foi, héritière au Vatican de l’Inquisition, avait déjà signé en 2004 un texte condamnant le féminisme et l’homosexualité.
Cette semaine, il a aussi confirmé, à l’occasion de la Journée mondiale sur le sida, qu’il restait hostile à toute autre forme de protection que l’abstinence et la fidélité pour éviter la propagation de la maladie.
Son texte, lu devant plus de 20 000 pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, ne comprend pas une seule fois le mot de « préservatif ».
P. F., L'humanité, Article paru dans l'édition du 2 décembre 2005
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CRACOVIE (AFP) - Après un immense succès populaire avec une grande messe célébrée devant 900.000 fidèles dimanche matin à Cracovie, Benoît XVI termine son voyage réussi en Pologne par la visite très symbolique d'un pape allemand à l'ancien camp nazi d'Auschwitz-Birkenau.
Devant la foule massée à perte de vue sur la gigantesque esplanade de Blonia, près du centre de Cracovie (Sud), le souverain pontife a appelé les Polonais à défendre la place de la religion chrétienne en Europe et dans le monde.
"Je vous demande de partager avec les autres peuples d'Europe et du monde le trésor de la foi", a-t-il dit en conclusion de son homélie.
La Pologne, qui est entrée il y a deux ans dans l'Union européenne progressivement élargie à tous les pays du vieux continent, compte plus de 90% de catholiques. L'Eglise y pèse encore de tout son poids dans la vie publique, à la différence de nombreux autres pays européens.
Benoît XVI a souligné qu'avec le pontificat du pape polonais Jean Paul II, la Pologne était "devenue une terre de témoignage particulier de la foi en Jésus Christ".
Il a demandé aux Polonais de rester fidèles à la mémoire de son prédécesseur, "votre compatriote" qui, a-t-il dit, a défendu la foi "avec une force et une efficacité extraordinaires".
Benoît XVI leur a rappelé l'appel à "rester forts, de la force que donne la foi" que leur avait lancé Jean Paul II lors de son premier voyage en tant que chef de l'Eglise catholique en Pologne en 1979.
Ce premier voyage du pape polonais dans son pays natal avait accéléré le processus d'affaiblisssment du régime communiste. Les Polonais qui vénèrent Karol Wojtyla à l'égal d'un saint lui attribuent un rôle essentiel dans l'effondrement du système soviétique qui a commencé par leur pays.
Jean Paul II a par la suite bataillé ferme, mais sans succès, pour que l'Union européenne intègre à sa Constitution une référence à ses racines chrétiennes.
"Cracovie de Jean Paul II est aussi ma Cracovie", s'est exclamé dimanche Benoît XVI devant la foule enthousiaste, la plus importante depuis le début de son pèlerinage entamé jeudi à Varsovie, la capitale, où la grand-messe de vendredi n'avait rassemblé que 270.000 personnes.
Samedi soir à Cracovie, sur cette même esplanade de 48 hectares, Benoît XVI avait déjà rencontré plus de 600.000 jeunes fidèles qui lui avaient fait un triomphe. Beaucoup ont dormi sur place malgré la pluie et le froid. Dimanche matin, d'autres fidèles sont arrivés de toute la Pologne.
Zofia Jaskolska, 25 ans, a ainsi fait sept heures de route à partir de Poznan, dans l'Ouest du pays.
"Nous sommes reconnaissants envers Benoît de tous ses efforts afin de se rapprocher de nous. J'avais peur qu'après la mort de Jean Paul II, les choses ne soient différentes mais je vois que rien n'a changé. Jean Paul II était très proche des jeunes. Benoît est pareil", confie-t-elle.
Après la messe, Benoît XVI, dont c'était le deuxième voyage à l'étranger (le premier avait eu lieu en Allemagne) depuis le début de son pontificat il y a treize mois, se rend en fin d'après-midi, avant de repartir en avion pour Rome, sur le site d'Auschwitz-Birkenau. Environ 1,1 million de personnes ont péri dans ce camp d'extermination entre 1940 et 1945, dont un million de juifs, pour la plupart gazés dès leur arrivée.
Le pape allemand achève ainsi son voyage en Pologne par un geste très attendu qu'il veut accomplir "avant tout comme catholique" pour prier à cet endroit, symbole de l'Holocauste des juifs, à la mémoire de toutes les victimes de la barbarie nazie.
La nationalité et le passé du pape Joseph Ratzinger, qui fut enrôlé pendant la guerre dans les jeunesses hitlériennes comme tous les adolescents allemands, donnent cependant à cette démarche une signification particulière.
Le porte-parole du Vatican Joaquin Navarro-Valls l'a admis samedi soir et déclaré que Benoît XVI allait à Auschwitz "en tant que fils du peuple allemand", de même que Jean Paul II s'y était rendu en 1979 "en tant que fils du peuple polonais".
Yahoo.fr, actualités, Par Martine NOUAILLE
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dimanche 28 mai 2006, 23h55 Visite historique de Benoît XVI à Auschwitz après un triomphe à Cracovie
OSWIECIM (Pologne) (AFP) - Benoît XVI a clos dimanche un voyage réussi en Pologne par une visite chargée d'émotion à l'ancien camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, après avoir remporté un immense succès populaire avec une messe célébrée à Cracovie devant 900.000 fidèles.
Le pape a quitté la Pologne dimanche soir pour Rome, à l'issue d'une cérémonie d'adieux à l'aéroport Cracovie-Balice, lors de laquelle il a une dernière fois demandé aux Polonais de "sauvegarder l'héritage chrétien".
L'étape majeure d'Auschwitz était d'autant plus difficile pour Benoît XVI qu'il vient d'Allemagne et qu'il est assez vieux pour avoir été enrôlé à l'adolescence dans les Jeunesses hitlériennes.
Le souverain pontife a franchi seul la porte du camp, surmontée de l'inscription "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre). Il a avancé à pied en soutane blanche vers le Mur des fusillés.
Le visage grave, légèrement décoiffé par le vent, il a prié seul à l'endroit où ont été exécutés des milliers de prisonniers, avant d'y allumer une simple bougie.
Puis il a salué un à un 32 rescapés, représentant les différents groupes, déportés et massacrés dans le camp. Parmi eux figurait Henryk Mandelbaum, juif polonais de 83 ans, un des six rescapés du Sonderkommando chargé de vider les chambres à gaz et de brûler les cadavres.
Benoît XVI s'est recueilli dans l'étroite cellule noire de Maksymilian Kolbe, un prêtre polonais mort à Auschwitz le 14 août 1941 après avoir obtenu des nazis de remplacer un père de famille condamné à mort. Ce religieux a été canonisé par Jean Paul II en 1982.
Le pape s'est ensuite rendu dans l'usine de la mort de Birkenau. Construit à partir de 1941 par des prisonniers soviétiques réduits en esclavage, le camp de Birkenau est situé à 3 kilomètres du premier camp d'Auschwitz.
Sous un ciel noir zébré d'un arc-en-ciel, il s'est longuement recueilli en silence devant un monument massif à Birkenau, commémorant en différentes langues les victimes des différentes nations.
Après un kaddish, la prière juive des morts, le pape a récité en allemand une brève prière qui commençait par les mots: "Seigneur, tu es le Dieu de la paix, tu es la paix elle-même".
Le pape a ensuite tenu un discours, en langue italienne cette fois, pour dire la difficulté "pour un chrétien et pour un pape allemand" de parler des crimes "sans équivalent dans l'histoire" qui y ont été commis par le régime nazi.
Après Jean Paul II, venu à Auschwitz en 1979 "comme fils du peuple polonais", Benoît XVI a précisé qu'il accomplissait ce pèlerinage "comme fils du peuple allemand".
Contrairement à son prédécesseur, il a employé le mot de Shoah, sur ce lieu du génocide des juifs d'Europe. Plus de 1,1 million de personnes sont mortes là entre 1940 et 1945 dont un million de juifs.
Mais il a provoqué une certaine gêne (??, notedt : le peuple juif est-il responsable de la mort du juif Yeshoua ben Yoseph dit Jesus de Nazareth ??) quand il a semblé dédouaner le peuple allemand de toute responsabilité dans les crimes nazis. Il les a attribués à "un groupe de criminels" qui par la démagogie et la terreur ont "abusé" du peuple allemand pour s'en servir "comme instrument de leur soif de destruction et de domination".
La visite à Auschwitz a été l'accent final du pèlerinage de Benoît XVI sur les traces de son prédécesseur polonais, dont il a vu tous les lieux-clés de la vie.
Au fil des étapes de ce voyage de quatre jours, qui était son deuxième à l'étranger depuis le début de son pontificat il y a treize mois, la ferveur des foules venues à sa rencontre n'a cessé de grandir, pour culminer dimanche à la grande messe de Cracovie.
Quatorze mois après la disparition de Jean Paul II, ses compatriotes semblent avoir enfin adopté Benoît XVI comme leur nouveau pape. "Il a conquis nos coeurs", résumait samedi en gros titre le quotidien populaire Fakt. Et d'ajouter: "C'est déjà clair: c'est notre pape. Nous nous sommes mis à l'aimer de tout notre coeur".
Yahoo.fr, actualités, dimanche 28 mai 2006, 23h55, Par Martine NOUAILLE
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Le grand rabbin de France Joseph Haïm Sitruk, Le Parisen, 12 juin 2006, p. 9
Comment avez-vous ressenti le discours du pape à Auschwitz le 28 mai ?
Je suis un petit peu déçu parce que je croyais que les relations judéo-chrétiennes avaient franchi des pas décisifs.
A Auschwitz, où plus d'un million de Juifs ont été exterminés, j'aurais préféré que le pape se taise. Une visite silencieuse aurait-été plus parlante qu'un discours.
L'Eglise officielle ne se sent pas à l'aise sur cette période. Il y a eu un silence coupable ; il ne faudrait pas qu'il y ait des paroles accablantes.
Ce qui m'a le plus choqué dans le discours de Benoît XVI, c'est qu'il évoque les six millions de Polonais morts, de 1940 à 1945, sans préciser que trois milions étaient juifs.
Un pape allemand doit avoir le courage de reconnaître que la communauté juive de Pologne a été exterminée à 98 %.
Même si j'ai été le premier à saluer et admirer la démarche de pardon de l'Eglise catholique auprès des juifs, on a l'impression que c'est la valse-hésitation, qu'on ne veut pas aller trop loin. En compliquant le discours on le rend incompréhensible.
Extraits des propos recueillis par Philippe Baverel, Le Parisen, 12 juin 2006, p. 9
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Vendredi 8 septembre 2006 - 17:12
Le pape Benoît XVI condamne la "folie" du mariage homosexuel
CITE DU VATICAN (Reuters) - Le pape Benoît XVI a déclaré que les hommes politiques catholiques ne devaient pas se laisser influencer par les sondages d'opinion et les tendances sociales concernant l'avortement et la "folie" du mariage homosexuel.
Devant des évêques canadiens, le pape a rappelé avec vigueur la position de l'Eglise sur ses sujets.
"Au nom de la 'tolérance', votre pays a dû supporter la folle redéfinition des conjoints et au nom de 'la liberté de choix', il est confronté à la destruction quotidienne d'enfants qui ne sont pas nés", a-t-il déclaré. "Quand le plan divin du Créateur est ignoré, la vérité de la nature humaine est perdue."
Le Canada a légalisé le mariage gay l'année dernière mais le parlement doit organiser un vote à la fin de l'année pour décider, éventuellement, de renoncer à cette loi qui rencontre l'opposition des Conservateurs.
Le souverain pontife, qui a déjà manifesté plusieurs fois son opposition aux unions homosexuelles, a condamné le comportement des hommes politiques catholiques qui choisissaient de soutenir de telles législations malgré leurs convictions.
"Ceci est particulièrement dommageable quand des dirigeants chrétiens sacrifient l'unité de la foi et entérinent la désagrégation de la raison et des principes de la morale naturelle en cédant à d'éphémères tendances sociales et aux réclamations spécieuses des sondages d'opinion."
Yahoo.fr, actualités, REUTERS : Vendredi 8 septembre 2006 - 17:12
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(09 seprembre 2006) Joseph Ratzinger en Bavière : retour sur son passé controversé
Les souvenirs, comme autant de vieux démons - la guerre, son passage aux Jeunesses hitlériennes, ses années chahutées d'enseignement -, accompagneront le pape, de Munich à Ratisbonne sur les routes de sa Bavière natale, du samedi 9 au jeudi 14 septembre.
Joseph Ratzinger est né le 17 avril 1927 à Marktl-am-Inn, la même année que l'écrivain Günter Grass qui vient de révéler à une Allemagne sous le choc son passé dans les Waffen SS. Les deux ont dû se plier au décret de 1939 enrôlant tous les jeunes de douze ans dans les Jeunesses hitlériennes. Leurs voies ont ensuite divergé.
Le futur Prix Nobel (1999), né à Dantzig (Gdansk, désormais), explique s'être porté volontaire, à 15 ans, non par amour des Waffen SS, mais pour servir dans un sous-marin et échapper à l'étouffant cocon familial.
Quant au futur pape, en juillet 1943, il est mobilisé et affecté à la défense antiaérienne de Munich. Libéré un an plus tard, il est versé dans le Service du travail obligatoire dans le Burgenland à la frontière austro-hongroise.
Dans Ma vie (1927-1977), Joseph Ratzinger raconte qu'il était terrorisé à l'idée d'être recruté par les agents de la Waffen SS. Séminariste et de santé fragile, le jeune Ratzinger aura beau jeu d'expliquer aux agents recruteurs de la Waffen SS que sa vocation n'est pas celle de l'uniforme militaire.
La différence avec le cas de Günter Grass réside surtout dans l'enracinement bavarois du futur pape. Un peu de connaissance de son passé familial et de la spécificité politique et religieuse de la Bavière auraient d'ailleurs suffi à éviter les commentaires entendus après son élection sur le présumé passé pronazi de Benoît XVI.
Günter Grass est issu de la Pologne orientale sous la menace de l'Armée rouge.
Joseph Ratzinger vient de la Bavière et, plus exactement, de ce courant austro-bavarois, francophile et catholique, qui alors damait le pion dans cette région à l'autre courant nationaliste et allemand.
A Traunstein - où le futur pape, fils d'un commandant de gendarmerie, a aussi vécu -, le parti nazi aux élections de mars 1933 ne rassemble que 31 % des voix (contre 46 % au niveau national), battu par le Parti populaire bavarois (BVP).
Ce patriotisme bavarois ne fraie pas avec le nationalisme populiste, antisémite et antichrétien de Hitler.
Le jeune Ratzinger gardera le souvenir des attaques du régime contre l'école confessionnelle, les couvents, l'enseignement de la religion. Et c'est cet enracinement catholique bavarois qui lui vaudra d'être identifié à la Resistenz, cette forme de refus de la dictature nazie qui ne comprend toutefois aucune résistance active.
Bien plus tard, en 1977, Mgr Ratzinger sera promu archevêque de Munich, successeur du cardinal Faulhaber, l'une des voix catholiques contre le régime nazi.
Auparavant, il avait subi une autre épreuve du feu. Après mai 1968, effaré par les sit-in contestataires à l'université de Tübingen (Bade-Wurtemberg) où il enseigne, le professeur Ratzinger bat en retraite à Ratisbonne.
A cette époque, le Suisse Hans Küng, son collège, est très populaire. Ratzinger, lui, est chahuté. Dans ses mémoires, Küng, devenu le chef de file de l'opposition catholique à Rome, décrit le "choc durable" que fut 68 pour Ratzinger et le "refus viscéral de tout ce qui vient de la base" qu'il manifestera ensuite au Vatican.
Théologien progressiste à Vatican II, Ratzinger deviendra l'ennemi d'une interprétation progressiste des textes conciliaires. Et c'est en accord avec cette ligne que Jean Paul II, en 1981, viendra l'arracher à Munich et à la Bavière pour le nommer préfet de la doctrine de la foi. Avant qu'il ne lui succède il y a dix-huit mois.
Henri Tincq, Le Monde, Article paru dans l'édition du 10.09.06, LE MONDE | 09.09.06 | 13h46 • Mis à jour le 09.09.06 | 14h47
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dimanche 10 septembre 2006, 13h12 La maison natale du pape en Bavière "attaquée" à coups de peinture
BERLIN (AFP) - Deux pots de peinture bleue ont été lancés contre la facade de la maison natale du pape Benoît XVI à Marktl-am-Inn en Bavière où il doit se rendre lundi, au troisième jour de sa visite dans sa région natale, a annoncé la police.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la maison située sur la place principale du petit village a été "attaquée" à coups de peinture entre 4H30 (2H30 GMT) et 5H00 (3H00 GMT) locales.
Le pape Benoît XVI, arrivé samedi à Munich (sud), doit se rendre lundi après-midi durant une heure dans son village de 2.700 âmes où il vit le jour le 16 avril 1927. Joseph Ratzinger a vécu ses deux premières années à Marktl.
Yahoo.fr, actualités, dimanche 10 septembre 2006, 13h12
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vendredi 15 septembre 2006, 11h30 Le monde musulman continue de dénoncer les propos du pape Benoît XVI
CITE DU VATICAN (AFP) - Les réflexions du pape Benoît XVI sur l'islam pendant son voyage en Allemagne suscitent des remous dans le monde musulman, contraignant le Vatican à faire une mise au point sur le sens des propos du chef de l'Eglise catholique.
Le pape, théologien réputé, qui s'était exprimé mardi devant un parterre d'universitaires et de chercheurs à l'université de Ratisbonne, avait cité pour illustrer son propos un empereur byzantin du 14ème siècle interrogeant un savant musulman sur la guerre sainte (jihad) et la violence dans sa religion.
Benoît XVI a fait une distinction claire entre le christianisme et l'islam dans leur rapport entre la foi et la raison. Il a cité un universitaire selon lequel "pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, pas même à celle de la raison".
Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a déclaré jeudi soir dans un communiqué que Benoît XVI n'avait "pas eu l'intention de se livrer à une étude approfondie du jihad et de la pensée musulmane sur la question, et encore moins d'offenser la sensibilité des croyants musulmans".
Le Vatican a ainsi cherché à calmer le jeu alors que des représentants musulmans de plusieurs pays avaient interprété les propos du pape comme un jugement négatif porté sur l'islam.
Le parlement pakistanais a adopté vendredi une résolution demandant à Benoit XVI de "retirer ses propos" liant l'islam à la violence, tandis que le ministère pakistanais des Affaires étrangères a dénoncé "l'ignorance" du souverain pontife sur la religion musulmane.
La commission nationale pour les minorités en Inde a jugé que les propos du pape Benoît XVI sur l'islam sonnaient comme un appel aux "Croisades du Moyen Âge". "Les mots utilisés par le pape résonnent comme ceux de ses prédécesseurs du Moyen Âge qui ont lancé les Croisades," a estimé Hamid Ansari, président de cette commission.
Le guide spirituel des Frères musulmans, le principal groupe de l'opposition en Egypte, Mohammad Mehdi Akef, a lui appelé jeudi le pape Benoît XVI à s'excuser, estimant que ses propos sur l'islam jetaient de "l'huile sur le feu".
L'Organisation de la conférence islamique (OCI) a demandé au Vatican que le Vatican exprime sa véritable position à l'égard de l'islam et de ses préceptes".
Au Koweït, le secrétaire général du parti islamiste Oumma (Nation islamique), Hakem al-Mutairi, a appelé tous les pays musulmans à rappeler leurs ambassadeurs auprès du Vatican "jusqu'à ce que le pape présente des excuses pour le tort porté au prophète et à l'islam". Le chef du Rassemblement des oulémas chiites au Koweït, Sayed Mohammad Baqer al-Mohri, a également réclamé des excuses de la part du chef de l'Eglise catholique.
En Turquie, le directeur du département des affaires religieuses auprès du gouvernement, Ali Bardakoglu, a déclaré ne voir "aucun intérêt pour le monde musulman à la visite en Turquie d'une personne ayant de telles convictions pour l'islam et son prophète".
Benoît XVI est attendu en Turquie du 28 au 30 novembre à l'invitation des autorités politiques et du patriarcat orthodoxe.
Plusieurs représentants des partis islamistes pakistanais ont jugé les propos du pape "malheureux", "regrettables", voire "irresponsables".
"Dans le climat politique actuel, de telles réflexions peuvent être exploitées par ceux qui s'efforcent de nuire aux musulmans et à l'islam", a relevé Khurshid Ahmed, chef d'un institut affilié au parti islamiste Jamaat Islami.
Le secrétaire général du Conseil central des musulmans d'Allemagne, Aiman Mazyek, a estimé pour sa part que l'Eglise catholique était mal placée pour critiquer les dérives extrémistes de l'islam en raison de son histoire.
Quant au président du Conseil français du culte musulman (CFCM), la plus haute instance de l'islam en France, Dalil Boubakeur, réputé pour sa modération, il a réclamé jeudi "une clarification" des propos du souverain pontife.
Au Vatican, le cardinal Paul Poupard, président du conseil pontifical pour la Culture, a mis en garde contre une "instrumentalisation" du discours du pape.
"Le grand professeur Joseph Ratzinger a fait une leçon doctorale sur les rapport entre raison et foi", a déclaré le prélat français à l'AFP, ajoutant: "ne réduisons pas son discours à des stéréotypes".
Le prêtre missionnaire Justo Balda Lacunza, recteur de l'Institut pontifical d'études arabes et islamiques, a souligné que le pape avait "exprimé la vision catholique de la foi et posé des questions à l'islam".
"Le problème", a estimé le père Lacunza, "c'est que la foi musulmane est aujourd'hui prise en otage par les politiques".
"Il faut avoir le courage d'affronter la réalité. Il y a actuellement dans le monde musulman un problème de la violence au nom de la religion", a relevé le religieux, soulignant que "ce sont des musulmans eux-mêmes qui le disent".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 15 septembre 2006, 11h30
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17/09/2006 22:36 MOGADISCIO, 17 sept 2006 (AFP) - Une religieuse italienne tuée par balle à Mogadiscio
Une religieuse catholique italienne a été tuée dimanche par des hommes armés non identifiés dans un hôpital de la capitale somalienne Mogadiscio, où un responsable religieux avait appelé la veille les musulmans à "se venger" du pape pour ses propos sur l'Islam.
Deux assaillants ont pénétré discrètement dans l'hôpital pour enfants SOS (financé par l'Autriche), dans le district de Huriwa (sud de Mogadiscio).
Se fondant dans la foule des patients en attente d'une consultation, ils ont ouvert le feu sur la religieuse et le garde-du-corps qui l'accompagnait alors qu'elle se rendait à pied d'un immeuble à un autre de l'hôpital, après un cours à des étudiantes en médecine, selon des témoins.
Elle est morte peu après des suites de ses blessures, au cours d'une opération chirurgicale tentée pour la sauver.
Depuis Rome, le ministère des Affaires étrangères italien a confirmé son décès.
Le garde somalien est quant à lui mort sur le coup.
Très connue au sein de la population locale, la soeur catholique, âgée de près de 70 ans, appartenait à l'ordre des missionnaires de la Consolation. Elle vivait et travaillait en Somalie depuis de nombreuses années.
Dans un communiqué, plusieurs associations de défense des droits de l'Homme somaliennes ont précisé que la religieuse s'appelait "soeur Leonella". Elle a été atteinte de trois balles au dos, à la poitrine et à l'estomac.
Le Vatican a immédiatement dénoncé cet "acte horrible", espérant que cela resterait un "acte isolé".
"Nous suivons avec préoccupation les conséquences de la vague de haine" provoquée par les propos controversés du pape Benoît XVI sur l'islam, "en espérant qu'elles n'auront pas de conséquences graves pour l'Eglise dans le monde", a commenté le directeur de la salle de presse du Vatican, le Père Federico Lombardi.
Les déclarations du pape mardi dernier lors de son déplacement en Allemagne, posant la question du rapport entre religion et violence, ont provoqué une vague d'indignation dans le monde musulman.
Samedi, le nouveau secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, avait exprimé les sentiments "attristés" du pape et affirmé que Benoît XVI avait été mal compris. Dimanche, Benoît XVI s'est déclaré lui-même "vivement attristé" par la vague d'indignation soulevée par ses propos.
Un chef religieux de la capitale somalienne lié au puissant mouvement des tribunaux islamiques qui contrôlent la ville depuis juin dernier avait appelé samedi les musulmans à "se venger" du pape.
"Quiconque offense notre prophète Mahomet devrait être tué par le musulman se trouvant (physiquement) le plus proche de lui", avait lancé ce religieux dans une mosquée du sud de Mogadiscio, secteur où la soeur a été tuée, appelant "toutes les communautés islamiques du monde entier à se venger".
Les tribunaux islamiques, réunis au sein du Conseil suprême islamique de Somalie (SICS), ont condamné le "meurtre barbare" de la religieuse.
"C'est un acte barbare et contraire aux enseignements de l'Islam", a déclaré à l'AFP Cheikh Muktar Robow, vice-responsable de la sécurité du SICS.
"Nous sommes désolés de ce qui vient d'arriver", a ajouté ce responsable, précisant que l'un des deux assaillants avait été arrêté et était actuellement interrogé par les services de sécurité.
"L'un des deux tueurs est en prison (...). Nous espérons la capture prochaine du deuxième homme", a-t-il affirmé.
Des miliciens en charge de la sécurité de l'hôpital ont riposté et poursuivi les deux assaillants, capturant l'un d'entre eux pour le remettre ensuite aux hommes du SICS, ont confirmé des sources médicales.
Les islamistes, qui souhaitent rétablir l'ordre en Somalie en imposant la charia (loi islamique) dans les territoires sous leur influence, contrôlent Mogadiscio, plusieurs régions du Sud et une partie du centre de la Somalie, près de la frontière éthiopienne.
Les institutions de transition somaliennes, mises en place en 2004, se sont jusqu'ici avérées impuissantes à rétablir l'ordre dans ce pays, livré au chaos depuis le début d'une guerre civile en 1991.
la-Croix.com, 17/09/2006 22:36
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06.11.06 | 14h21 • Mis à jour le 06.11.06 | 14h21 Les évêques de France résistent au Vatican sur la messe en latin
Une mini-crise a éclaté entre l'épiscopat français et le Vatican à propos de la réintégration de prêtres schismatiques et d'un projet prêté à Benoît XVI de "libéraliser" la messe en latin pour apaiser les catholiques traditionalistes.
Réunis en assemblée à Lourdes (Hautes-Pyrénées) jusqu'au 9 novembre, les évêques ont exprimé leur crainte que, par ces concessions à l'aile intégriste de l'Eglise, le Vatican ne revienne sur les acquis du concile Vatican II (1962-1965).
Dès l'ouverture des débats, samedi 4 novembre, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France - qui a rendu visite au pape le 26 octobre -, a affirmé que la décision de Benoît XVI d'étendre le droit pour les prêtres de célébrer la messe en latin n'a pas encore été arrêtée : "Le motu proprio (décision personnelle, sans consultation) du pape, qui a été annoncé, n'a pas été signé. Son projet va faire l'objet de consultations diverses. Nous pouvons donc faire part, dès maintenant, de nos craintes et de nos souhaits."
Pour Mgr Ricard, il n'y aura donc pas de libéralisation immédiate, ni arbitraire, de l'ancien rite de la messe en latin. A l'entendre, le projet du pape ne s'inscrit pas dans une volonté de remettre en cause la réforme liturgique du concile Vatican II (1962-1965) qui avait introduit la messe "moderne" (en langue locale) et qui, en France, avait été un champ de bataille entre traditionalistes et modernistes.
ÉMOTION DU CLERGÉ FRANÇAIS
"Les livres liturgiques, rédigés et promulgués à la suite du concile Vatican II, sont la forme ordinaire du rite romain", souligne Mgr Ricard. Le scénario envisagé au Vatican consiste à faire de la messe en latin - aujourd'hui soumise à l'autorisation de l'évêque diocésain - un rite "extraordinaire", de plein droit et universel. D'où l'émotion du clergé français : le droit élargi à la messe en latin va devenir une source de confusion pour les fidèles et de pression pour les intégristes.
Le pape cherche une solution au schisme ouvert par la consécration illégale, en 1988 à Ecône (Suisse), de quatre évêques par Mgr Lefebvre, évêque rebelle du concile, excommuniés depuis. "Le pape sait que plus les années passent, plus les relations se distendent et les positions se durcissent, explique Mgr Ricard. Benoît XVI souhaite faire son possible pour que la main soit tendue et qu'un accueil soit manifesté, au moins à ceux qui sont de bonne volonté et qui manifestent un profond désir de communion."
L'inquiétude des évêques français a été aggravée par la création, à Bordeaux, d'un Institut autonome, accueillant une dizaine de prêtres intégristes. Cette fondation a été approuvée par le pape, sans consultation de l'épiscopat français qui, depuis longtemps, est victime de campagnes agressives menées par ces prêtres, notamment l'abbé Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris.
Sur ce point aussi, Mgr Ricard, à Lourdes, s'est fait rassurant. "Non, l'Eglise ne change pas de cap. Contrairement aux intentions que certains lui prêtent, le pape n'entend pas revenir sur le cap que le concile Vatican II a donné à l'Eglise", a-t-il dit, avant de rappeler que Benoît XVI s'était engagé, dès son élection, à faire de Vatican II la "boussole" du catholicisme.
Henri Tincq, lemonde.fr, Article paru dans l'édition du 07.11.06. LE MONDE | 06.11.06 | 14h21 • Mis à jour le 06.11.06 | 14h21
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Le pape Benoît XVI est arrivé, mardi 28 novembre, à Ankara où il a débuté une visite de quatre jours en Turquie. Selon le protocole, il aurait dû être accueilli au pied de l'avion par un ministre d'Etat, Besir Atalay, avant de rejoindre le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, dans un salon de l'aéroport. Mais M. Erdogan est venu le chercher lui-même. Un geste diplomatique important de sa part, alors qu'il avait été soupçonné de vouloir éviter de rencontrer le souverain pontife après la violente polémique déclenchée par ses propos sur l'islam. Cet entretien avait été programmé in extremis, M. Erdogan devant se rendre dans la foulée au sommet de l'OTAN à Riga.
A l'issue de son échange avec Benoît XVI, le premier ministre turc a affirmé avoir obtenu son soutien sur l'entrée de son pays dans l'Union européenne. "Je lui ai demandé son soutien sur notre chemin vers l'Union européenne. Il a dit 'nous voulons que la Turquie fasse partie de l'Union européenne' (...). C'est une recommandation honorable", a-t-il expliqué.
Un porte-parole du Vatican avait en effet déclaré, à la veille de cette visite papale, que la Turquie devrait être autorisée à entrer dans l'Union européenne si elle remplit tous les critères fixés par les Vingt-Cinq. Mais, en 2004, sous le pontificat de Jean Paul II et alors qu'il était l'un des principaux personnages du Vatican, le cardinal Joseph Ratzinger avait publiquement déclaré que l'admission de la Turquie dans l'UE serait "une grande erreur", une opinion personnelle qui ne reflétait pas la position officielle du Vatican.
RENCONTRE DÉLICATE AVEC LE DIRECTEUR DES AFFAIRES RELIGIEUSES DU GOUVERNEMENT
A bord de l'avion qui le menait à Ankara, le pape a insisté sur l'importance, pour l'Europe comme pour la Turquie, de la laïcité, qu'il a opposée au laïcisme, c'est-à-dire "une séparation totale" entre la vie publique et les valeurs "qui ont fondamentalement comme origine la religion". Il a affirmé aborder ce voyage avec "une grande confiance et espoir", qualifiant la Turquie de "pont entre les cultures" occidentale et musulmane.
Les principales artères de la capitale ont été pavoisées avec les drapeaux jaune et blanc du Vatican et rouge et blanc de la Turquie dans une relative indifférence de la population, avant tout irritée par les mesures draconiennes de sécurité. Après les violentes réactions suscitées dans le monde musulman par le discours du pape à Ratisbonne, quand il avait semblé assimiler islam et violence, Ankara veut éviter tout incident, afin de donner une bonne image du pays au moment où il négocie difficilement son entrée dans l'Union européenne.
Après sa rencontre avec M. Erdogan, le pape s'est rendu au mausolée d'Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne. Il a ensuite été reçu, en tant que chef de l'Etat du Vatican, par le président de la République, Ahmet Necdet Sezer. Le moment le plus délicat de cette première journée devrait être sa rencontre avec Ali Bardakoglu, directeur des affaires religieuses au sein du gouvernement. Ce dernier avait tenu des propos très durs contre le pape après son discours à Ratisbonne, estimant que de tels propos reflétaient "la haine que [le pape] a dans son cœur" contre l'islam.
LEMONDE.FR avec AFP | 28.11.06 | 15h19 • Mis à jour le 28.11.06 | 16h11
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01/12/2006 10:00
ISTANBUL, 1 déc 2006 (AFP) - Benoît XVI à la mosquée d'Istanbul: "moment fort" du voyage (Etchegaray)
La visite de Benoît XVI jeudi à la Mosquée bleue d'Istanbul, où il s'est recueilli pour une prière intime à côté d'un religieux musulman, a été "le moment fort" du voyage du pape en Turquie, a estimé vendredi le cardinal français Roger Etcheragay.
"Je comparerai cette visite au geste de Jean Paul II au Mur des Lamentations de Jérusalem" en 2000, a déclaré le cardinal à des journalistes avant la messe célébrée vendredi matin par le pape dans la cathédrale catholique du Saint-Esprit à Istanbul.
"Ce sont deux moments symboliques très importants et dans les deux cas, on ne les attendait pas", a souligné le prélat, témoin de ces deux événements.
Le 26 mars 2000, lors de son pèlerinage en "Terre Sainte", le pape Jean Paul II s'était rendu au Mur des Lamentations, vestige du grand temple de Jérusalem et lieu sacré pour les juifs.
Il avait prié à voix basse face au mur et glissé entre les pierres le texte d'une demande de pardon pour les souffrances infligées aux juifs au cours de l'histoire. Il avait posé la main sur le mur puis fait un signe de croix en signe de bénédiction dans sa direction.
Lors de sa première visite dans une mosquée (la seconde d'un pape dans un lieu de culte musulman après celle de Jean Paul II à Damas en 2001), Benoît XVI s'est arrêté sur l'invitation du mufti d'Istanbul Mustafa Cagrici devant le kiblah, la niche indiquant la direction de La Mecque.
Debout, les bras croisés, il s'est livré à une méditation, qualifiée de "prière intime" par le porte-parole du Vatican, à côté du mufti, avant de s'incliner légèrement en direction de La Mecque.
Benoît XVI a fait avec les musulmans ce que Jean Paul II a fait avec les juifs, a estimé le cardinal Etchegaray.
la-Croix.com, 01/12/2006 10:00
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01.12.2006 09:51 Turquie: le pape termine sa visite après un geste de paix important
ISTANBUL - Le pape a quitté la Turquie après un geste exceptionnel de "paix" à l'intention des musulmans. Mais Benoît XVI est resté ferme sur les conditions d'une entrée d'Ankara dans l'UE en appelant au respect de la liberté religieuse.
Moins de trois mois après la violente polémique générée par son discours de Ratisbonne, Benoît XVI a su faire le geste susceptible d'apaiser les tensions avec le monde musulman.
Sa photo se recueillant en direction de La Mecque, à la mosquée bleue, était à la Une de toute la presse turque. Prompte à condamner le pape en septembre, elle louait vendredi un geste "historique et de paix".
La prière de Benoît XVI "est encore plus significative qu'une excuse", a estimé le mufti d'Istanbul Mustafa Cagrici. "Il a bien compris qu'il avait blessé les musulmans. Il a tenté de réparer", a commenté le professeur Beyza Bilgin de la faculté de théologie d'Ankara.
"Je comparerais la visite du pape à la mosquée bleue aux gestes de Jean Paul II devant le Mur des Lamentations", a commenté le cardinal Roger Etchegaray, vice-doyen du Collège cardinalice, en faisant allusion au déplacement à Jérusalem du précédent pape.
Tout en cherchant à mettre un point final à la polémique, le pape n'en a pas moins rappelé les conditions d'un dialogue avec l'islam à l'occasion de son premier voyage dans un pays musulman. "Le meilleur moyen d'aller de l'avant est un dialogue authentique entre chrétiens et musulmans, basé sur la vérité et inspiré du désir sincère de se connaître mieux l'un l'autre", a-t-il souligné mardi.
Sur l'autre dossier de l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne, le pape a apparemment fait montre d'ouverture, tout en posant des conditions. Alors qu'il était encore cardinal, Joseph Ratzinger s'était prononcé en 2004 contre une entrée de la Turquie dans l'UE, un pays qui a selon lui, "historiquement et culturellement", "peu à partager avec l'Europe".
Mardi, au premier jour de sa visite, il a donné son appui à un rapprochement lors d'un entretien avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. "Le Saint Siège regarde positivement et encourage le chemin de dialogue, de rapprochement et d'intégration en Europe" de la Turquie, "sur la base de valeurs et de principes communs", a indiqué le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. (ATS)
tsr.info.ch,
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Les tensions et injustices provoquées par la course aux sources d'énergie ainsi que les "attentats à la vie" comme l'avortement ou l'euthanasie constituent une menace pour la paix du monde, estime le pape Benoît XVI dans son message annuel pour la paix publié mardi.
Dans ce message diffusé en prévision de la journée mondiale de la paix le 1er janvier, le pape insiste sur le caractère potentiellement dramatique des questions écologiques, en soulignant que "toute attitude irrespectueuse envers l'environnement porte préjudice à la convivialité humaine".
Il relève également "que l'on ne peut pas disposer de la personne selon son bon plaisir", prenant partie dans le débat qui agite l'Italie et plusieurs autres pays occidentaux sur la possibilité de légiférer sur l'euthanasie.
Outre "les victimes des conflits armés, du terrorisme et des multiples formes de violence", il dénonce "les morts silencieuses provoquées par la faim, l'avortement, l'expérimentation sur les embryons et l'euthanasie".
Le souverain pontife a intitulé son message: "la personne humaine, coeur de la paix".
"Je suis en effet convaincu qu'en respectant la personne on promeut le paix et qu'en bâtissant la paix on jette les bases d'un authentique humanisme intégral", explique-t-il.
Pour la première fois aussi clairement, Benoît XVI dénonce "la destruction de l'environnement, son usage impropre ou égoïste et la mainmise violente sur les ressources de la terre", et notamment "la course aux ressources disponibles sans précédent" provoquée par "la raréfaction des approvisionnement énergétiques".
"Que deviendront les populations de ces régions", demande le chef de l'Eglise catholique. "Quelles injustices et quelles oppositions provoquera la course aux ressources d'énergie ? Et comment réagiront les exclus de cette course ?".
Le pape insiste aussi sur l'importance de la liberté religieuse comme facteur de paix et ajoute que "dans certains Etats" les chrétiens sont même "persécutés".
Il dénonce par ailleurs "une certaine conception de Dieu (...) à l'origine de pratiques criminelles", quand la religion "s'est transformée en idéologie".
"C'est un point qu'il faut rappeler avec clarté: une guerre au nom de Dieu n'est jamais acceptable", souligne Benoît XVI.
Face aux "formes inédites de violence" comme le terrorisme, il demande aux Etats de préserver les populations civiles du conflit, dans une référence au récent conflit au Liban.
la-Croix.com, 12/12/2006 13:37
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vendredi 22 décembre 2006 Le Pape dénonce les «théories funestes» des partisans du mariage gay
Au cours d'un discours de vœux de Noël, Benoit XVI a une nouvelle fois violemment critiqué le principe du mariage homosexuel • La question fait l'objet d'un vif débat en Italie depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir
Par D.Dq (avec agences)
LIBERATION.FR : vendredi 22 décembre 2006
Benoit XVI n’apprécie pas le mariage gay, c’est une évidence. Mais il est monté d’un cran vendredi au Vatican, en dénonçant les «théories funestes» sur le mariage homosexuel dans son discours de vœux de Noël devant la Curie romaine. Une manière d’imposer la voix de l’église catholique dans une Italie divisée devant la volonté des partis de gauche de la coalition de Romano Prodi de légaliser le mariage homosexuel.
Pour le pape, accorder une reconnaissance juridique aux couples non mariés représente une menace pour le mariage traditionnel qui requiert un niveau supérieur d’engagement. Mais il a réservé ses mots le plus durs pour ceux qui pensent que les couples homosexuels peuvent être mis sur le même plan que les couples hétérosexuels. «Cela accrédite tacitement ces théories funestes qui refusent toute pertinence à la masculinité et à la féminité de la personne humaine, comme s’il s’agissait d’un fait purement biologique». Benoit XVI a ajouté que les théories «selon lesquelles l’homme serait capable de décider de façon autonome ce qu’il est et ce qu’il n’est pas» finissent par l’amener à détruire sa propre identité.
Deux élus du petit parti «Rose au poing», membre de la coalition de centre gauche au pouvoir, avaient scandalisé leurs collègues mercredi en plaçant quatre poupées représentant des couples homosexuels enlacés, près de l’enfant Jésus dans la crèche du parlement à Rome. Au-delà des cris des élus de la droite italienne, même le parti communiste, membre dans la coalition Prodi, a pris ses distances avec l’initiative, la qualifiant de «grave erreur politique» qui n’aiderait en rien les homosexuels.
Début décembre, le Parlement canadien avait rejeté une résolution du gouvernement conservateur visant à interdire le mariage homosexuel dans le pays, légal depuis juin 2005. L’union gay est également autorisée en Espagne, aux Pays-Bas et en Belgique.
Par D.Dq (avec agences), LIBERATION.FR : vendredi 22 décembre 2006
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Benoît XVI veut libéraliser la messe en latin
lacadienouvelle.com
Mise à jour le vendredi 29 juin 2007
Par: AP
L'abandon de la messe en latin selon le rite de Saint Pie V, dit "tridentin" et remontant au XVIe siècle, avait été entériné après le concile Vatican II (1965).
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la-Croix.com, 26/06/2007 14:44 CITÉ DU VATICAN, 26 juin 2007 (AFP) - Election du futur pape: majorité des 2/3 même après 33 tours (Benoît XVI)
Benoît XVI a introduit mardi une légère modification dans le texte régissant l'élection d'un nouveau pape, en supprimant la possibilité de recourir à la majorité simple au lieu de la majorité des deux tiers après le 33ème tour sans résultat. Benoît XVI a édicté un "motu proprio" (décret) qui annule une disposition introduite par Jean Paul II en 1996: dans sa Constitution apostolique Universi Dominici Gregis, celui-ci prévoyait que les cardinaux puissent en cas d'impasse élire le pape à la majorité simple au lieu de la majorité des deux-tiers requise. Dans son "motu proprio" en latin, Benoît XVI restitue donc le caractère obligatoire de la majorité des deux-tiers.-----
samedi 30 juin 2007, 12h58 Yahoo.fr, actualités Benoît XVI appelle Pékin au respect d'une "authentique" liberté religieuse
CITE DU VATICAN (AFP) - Benoît XVI demande à Pékin "le respect d'une authentique liberté religieuse" et rejette l'idée d'une Eglise soumise aux autorités chinoises et indépendante du Vatican, dans une lettre au clergé et aux catholiques de Chine publiée samedi. Le pape se déclare "ouvert aux négociations" avec le gouvernement chinois mais souligne qu'il faudra "du temps et de la bonne volonté des deux parties" pour parvenir à "la normalisation des relations avec la République populaire de Chine". Le Saint-Siège et la Chine n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1951 et la reconnaissance de Taïwan par le Vatican. Dans sa lettre très attendue, Benoît XVI assure que l'Eglise "invite les fidèles à être de bons citoyens, des collaborateurs respectueux et actifs en faveur du bien commun de leur pays". Mais, "il est également clair" que l'Eglise "demande à l'Etat de garantir à ces mêmes citoyens catholiques le plein exercice de leur foi, dans le respect d'une authentique liberté religieuse". Benoît XVI demande ainsi à Pékin la liberté de nommer les évêques et souligne que l'idée "d'une Eglise indépendante" du Vatican "est incompatible avec la doctrine catholique". Il souhaite cependant "que l'on trouve un accord avec le gouvernement pour résoudre certaines questions concernant soit le choix des candidats à l'épiscopat", soit la façon de rendre publique "la nomination des évêques, soit la reconnaissance du nouvel évêque de la part des autorités civiles". Il assure tous les catholiques chinois, divisés entre une Eglise clandestine fidèle au Vatican et une Eglise officielle, de sa "proximité fraternelle" et les appelle à "l'unité" et à la "réconciliation" sous son autorité. Dans un souci d'unité, le souverain pontife assure que tous les évêques, même ceux qui n'ont pas demandé leur reconnaissance par le Vatican, "exercent valablement leur ministère". Mais il ne reconnaît aucune légitimité au collège des évêques catholiques de Chine constitué sous l'autorité du pouvoir politique, ni à "l'association patriotique" qui contrôle l'Eglise officielle. "La prétention de certains organismes, voulus par l'Etat et étrangers à la structure de l'Eglise, de se placer au-dessus des évêques et de guider la vie de la communauté, ne correspond pas à la doctrine de l'Eglise", répète-t-il. Cette lettre du pape "aux évêques, aux prêtres, aux personnes consacrées et aux fidèles laïques de l'Eglise catholique en République populaire de Chine", était attendue depuis le 20 janvier, quand s'était tenue au Vatican une réunion sur la situation de l'Eglise en Chine, où vivent huit à 12 millions de catholiques. Elle a été préalablement envoyée aux autorités chinoises, a récemment fait savoir le Vatican.------
A Washington, Benoît XVI a reçu des victimes de prêtres pédophiles
LE MONDE | 18.04.08 | 15h05 • Mis à jour le 18.04.08 | 15h05
WASHINGTON ENVOYÉE SPÉCIALE
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Benoît XVI se rend dans une synagogue américaine
NOUVELOBS.COM | 19.04.2008 | 08:02
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Le Vatican va rendre hommage à Pie XII pour le 50e anniversaire de sa mort
17 juin 2008 La Presse Canadienne
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Benoît XVI tend la main aux traditionnalistes
Europe 1.fr Créé le 27/06/08 à 11h02 Fannie Rascle
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Le pape Benoît XVI achève sa visite en France
France-Soir
source REUTERS, le lundi 15 septembre 2008 à 14:19 Avec Nicolas Fichot à Toulouse, édité par Henri-Pierre André
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Le pape prend la défense de Pie XII et espère sa béatification
Par Philip Pullella Reuters - 9 octobre 2008 15.30 Version française Eric Faye et Guy Kerivel
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PROCHE-ORIENT Gaza: le pape Benoit XVI dénonce "l'option militaire" Le parisien 08.01.2009, 11h38 | Mise à jour : 17h56
Le pape Benoît XVI a affirmé jeudi que «l'option militaire n'est pas une solution» pour résoudre le conflit qui oppose Israëliens et Palestiniens, dans son discours annuel au corps diplomatique accrédité auprès du Vatican. «La violence, d'où qu'elle provienne et quelque forme qu'elle prenne, doit être condamnée fermement», a ajouté Benoît XVI. Faisant appel à «la communauté internationale», dont l'engagement peut être «déterminant», le pape a plaidé pour que «la trêve dans la bande de Gaza soit remise en vigueur, (afin de) redonner des conditions de vie acceptables à la population». Un cardinal compare Gaza à "un camp de concentration" Ce nouvel appel du pape en faveur de la paix intervient alors que les propos d'un responsable du Vatican, qui a comparé les conditions de vie dans la bande de Gaza à celles d'un «camp de concentration», ont provoqué mercredi l'indignation d'Israël. Un porte-parole israélien avait vivement dénoncé ces déclarations mercredi soir, accusant le cardinal Renato Martino d'employer des termes «tirés de la propagande du Hamas». Evoquant les prochaines élections en Israël, qui auront lieu le 10 février, le pape estime «très important» que puissent «émerger des dirigeants capables de faire progresser avec détermination le processus (de paix, ndlr) et de guider leurs peuples vers la difficile mais indispensable réconciliation».-------
Le pape dit sa solidarité "incontestable" avec les juifs Par Reuters, publié le 28/01/2009 à 17:27 l'express.fr
CITE DU VATICAN - Critiqué par des organisations juives pour avoir réhabilité un évêque traditionaliste qui nie l'Holocauste, le pape Benoît XVI réaffirme sa "solidarité totale et incontestable" avec les juifs. S'exprimant lors de son audience hebdomadaire, le pape a déclaré que la tentative par les Nazis d'exterminer les juifs devait continuer à servir d'avertissement pour tous. Le Britannique Richard Williamson, l'un des quatre évêques traditionalistes réhabilités la semaine dernière, a nié l'ampleur de l'Holocauste et l'existence des chambres à gaz. Ses propos ont provoqué de vives protestations de la part des organisations juives mondiales et des catholiques progressistes. Rappelant sa visite au camp d'extermination d'Auschwitz en 2006, Benoît XVI a condamné "le massacre impitoyable de millions de juifs, victimes innocentes de la haine raciale et religieuse aveugle". "Alors que je renouvelle avec affection l'expression de ma solidarité totale et incontestable avec nos frères (juifs), j'espère que le souvenir de la Shoah incitera l'humanité à réfléchir au pouvoir imprévisible de la haine quand elle conquiert le coeur de l'homme", a-t-il ajouté. Sans citer le nom de Williamson, le souverain pontife a estimé que l'Holocauste devait continuer à être pour tous "un avertissement face au déni et au réductionnisme". Le supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a présenté mardi des excuses au pape pour les propos tenus par l'une de ses figures de proue. L'évêque Bernard Fellay a dit avoir sanctionné le prélat négationniste et lui avoir ordonné de ne plus s'exprimer à nouveau en public sur des questions politiques ou historiques. "L'ASPECT LE PLUS GROSSIER DE L'ANTISÉMITISME" Plusieurs organisations juives ont estimé que les déclarations de l'évêque, dont les plus récentes ont été faites la semaine dernière à la télévision suédoise, avaient mis à mal près d'un demi-siècle de dialogue avec les catholiques. Samedi dernier, le pape a promulgué un décret levant l'excommunication de Fellay, Williamson et de deux autres évêques de la fraternité fondée par le défunt évêque schismatique français Marcel Lefebvre. Mercredi, Benoît XVI a toutefois souligné que le mouvement traditionaliste devra faire la preuve de sa loyauté à l'égard de la papauté et respecter les enseignements du concile Vatican II, pour lesquels la Fraternité a exprimé de profondes réserves. Dans une interview à Reuters, l'écrivain Elie Wiesel, prix Nobel de la paix et survivant de l'Holocauste, estime qu'en réhabilitant Williamson, le pape a accrédité "l'aspect le plus grossier de l'antisémitisme". "Quand il fait une telle chose, que pense le pape de ce que nous pouvons ressentir? Voilà un évêque qui nie l'Holocauste - et aujourd'hui bien sûr nier l'Holocauste est la forme la plus vulgaire de l'antisémitisme - et le pape qui va si loin et fait ce qu'il a fait, sachant ce qu'il sait, tout cela est perturbant", dit-il. "C'est dommage, parce que les relations entre les juifs et les catholiques, grâce à Jean XXIII et Jean Paul II, n'avaient jamais été aussi bonnes", ajoute Elie Wiesel. Ce dernier ne croit pas à la thèse avancée par certains observateurs selon laquelle le Vatican ignorait les déclarations de Williamson. "Oh non! L'Eglise sait ce qu'elle fait, en particulier à ce niveau, quand le pape réintègre cet homme. Ils savent ce qu'ils font et ils le font intentionnellement. Quel est le but poursuivi, ça je l'ignore", dit Elie Wiesel. Depuis la réhabilitation des quatre prélats, le Vatican a jugé les propos de Williamson "graves, inquiétants et inacceptables". Dans une lettre au Vatican rendue publique mercredi, le Grand rabbinat d'Israël écrit que le dialogue avec les catholiques ne pourra se poursuivre "sans des excuses publiques et une rétractation de l'évêque Williamson". L'instance religieuse israélienne ajoute qu'elle ne participerait pas à une réunion interreligieuse prévue en mars "si cette question n'est pas résolue". Le pape doit se rendre en Terre sainte en mai prochain. Le gouvernement israélien a indiqué lundi que l'affaire Williamson ne remettait pas en cause cette visite. Version française Pascal Liétout--------
Le grand rabbin de France critique Benoît XVI LE MONDE | 31.01.09 | 14h28 • Mis à jour le 31.01.09 | 18h13
Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, devait être officiellement investi dans ses fonctions lors d'une cérémonie à la grande synagogue de la Victoire, dimanche 1er février. Placée sous la présidence du président du Consistoire central, Joël Mergui, elle se déroulera en présence de nombreuse personnalités politiques, religieuses et intellectuelles. Agé de 56 ans, M. Bernheim a été élu en juin 2008, en remplacement du grand rabbin Joseph Sitruk. Il est également vice-président de l'Amitié judéo-chrétienne de France. Comment réagissez-vous à l'annonce par le pape Benoît XVI de la levée de l'excommunication de quatre évêques intégristes, dont l'un, Mgr Williamson, a tenu des propos explicitement négationnistes ? Cette annonce m'a fait très mal en tant que juif et en tant que militant du dialogue entre les religions. Nier la Shoah, c'est insulter la mémoire des six millions de juifs morts dans les camps. Les propos de Mgr Williamson sont abjects. En France et en Allemagne, ils sont punis par la loi. Une fois passé le choc, j'ai entendu les condamnations de mes amis chrétiens. Oui, " ces propos ne sont pas ceux d'un chrétien", comme l'a dit Mgr Barbarin, l'archevêque de Lyon. Néanmoins, j'ai aujourd'hui plusieurs questions sans réponse. Comment le pape pouvait-il ignorer le négationnisme de Mgr Williamson ? Si la levée de l'excommunication est une invitation à la réconciliation, comment se réconcilier avec celui qui s'est exclu de la chrétienté par ses propos ? Comment dialoguer avec cet autre qui voit dans la négation de la Shoah une opinion personnelle ? Et que se passera-t-il si les quatre évêques qui ne sont plus excommuniés continuent de refuser Vatican II et Nostra Ætate (la déclaration adoptée en 1965 par le concile Vatican II affirmant le lien historique entre les judaïsme et le christianisme) ? Ces questions m'inquiètent. Comme beaucoup de chrétiens et de juifs, j'attends des réponses claires. Comment jugez vous la part prise par les institutions juives dans la gestion des tensions liées à l'offensive israélienne de ces dernières semaines dans la bande de Gaza ? Avant de parler des institutions, je voudrais évoquer les Français juifs qui, dans leur immense majorité, ont marqué leur attachement indéfectible à Israël avec beaucoup de dignité face aux diverses formes de violences dont cet Etat est victime. Les institutions , Conseil représentatif des institutions juives de France, Consistoire central..., ont rappelé qu'il ne s'agissait pas d'un conflit contre un autre peuple ou une autre religion, mais d'un conflit entre Israël et le Hamas, et qu'il ne fallait pas le transférer en France. J'ai dit ma compassion pour les victimes civiles israéliennes et celles, palestiniennes, prises en otage par le Hamas dans la bande de Gaza. Un rabbin est d'abord une autorité religieuse et morale. Et mon souhait le plus cher est que se lèvent dans toute cette région du monde des artisans de paix et de justice. Que le nom de Dieu n'y soit plus invoqué pour la violence et que s'ouvrent des chemins de pardon et de réconciliation. Je veux témoigner ici de mon affection profonde pour les responsables musulmans qui affichent cette même volonté. Avez-vous entendu les critiques sur une possible contradiction entre le "soutien indéfectible à Israël" et les appels à s'abstenir de toute analyse sur le conflit pour ne pas l'importer en France ? Il y a un fossé entre exprimer une opinion, sa solidarité ou sa compassion et importer un conflit, c'est-à-dire avoir un comportement violent. Quand on parle de soutien indéfectible, on ne peut oublier que la très grande majorité des Israéliens accepte l'idée qu'il puisse y avoir un Etat palestinien aux côtés d'Israël. Le Hamas a, quant à lui, la volonté de faire disparaître Israël de la carte. Dans l'absolu, comment réagir face à celui qui veut vous anéantir ? De façon modérée ? C'est à cette question qu'il faut répondre. Les Français juifs sont souvent interpellés sur la disproportion de la réaction d'Israël. Les missiles du Hamas auraient pu tuer des centaines de personnes si Israël n'avait pas tout fait pour protéger sa population civile. Parce que c'est un principe biblique que de privilégier la vie. Le Hamas, lui, se livre à l'exaltation du martyre et de la mort. Quand les guerriers du Hamas s'infiltrent dans les écoles, les mosquées ou les hôpitaux, ils savent qu'ils seront, par la suite, la cause de nombreuses victimes civiles. Quels seront les effets de ce conflit sur les relations judéo-musulmanes en France ? L'Association judéo-musulmane (AJM), créée en 2004, n'y a pas survécu, et les responsables religieux ne sont pas parvenus à produire un texte commun... L'AJM est une association encore très jeune, peu préparée à surmonter les difficultés posées par ce conflit. Quant au texte commun que les autorités religieuses françaises n'ont pas su produire, il aurait dû marquer une volonté sans faille de condamner les actes racistes, antisémites et antimusulmans qui ont été commis dans notre pays. Et appeler les personnes qui se sentent solidaires des populations d'Israël et de Palestine à s'opposer ensemble au mépris, à la haine et à la violence. Mais le consensus ne s'est pas encore fait. Dans quel état d'esprit se trouvent aujourd'hui les communautés juives ? Face aux actes violents et antijuifs qui se multiplient et se banalisent, et qui portent atteinte aux valeurs essentielles de la République, la communauté juive reste calme et confiante dans les pouvoirs publics. Lors de la deuxième Intifada, au début des années 2000, elle avait éprouvé un sentiment prolongé d'insécurité. Je suis sûr que tout est fait aujourd'hui pour empêcher que cela se reproduise. Dans ce contexte, quels seront vos chantiers à la tête du grand rabbinat ? Je constate une très grande attente des petites et moyennes communautés qui manquent d'enseignants et de rabbins. Joël Mergui, le président du Consistoire central, et moi-même avons une conscience aiguë des efforts à effectuer pour répondre à leurs problèmes. Ensemble, nous cherchons chaque jour des solutions. Et nous réussirons avec l'aide de nos rabbins, formés à l'école rabbinique de Paris, munis à la fois d'une profonde érudition dans la loi juive et du large savoir culturel qui est aujourd'hui indispensable en France pour rendre accessible à tous, croyants ou non, l'apport de notre sagesse.-------
La communauté juive allemande gèle ses relations avec les Catholiques
30/01/09 sepharade2.superforum.fr/votre-1er-forum-f1/la-communaute-juive-allemande-t28173.htm
La décision du pape de réintégrer dans l'Eglise un évêque négationniste a encore provoqué de nombreuses réactions jeudi 29 janvier. Les autorités juives, en Israël et en Allemagne, suspendent leurs contacts avec des représentants catholiques.
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Dix jours de crise pour benoît XVI 20 minutes.fr
Créé le 06.02.09 à 06h59 | Mis à jour le 06.02.09 à 06h59 |
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Benoît XVI réitère les excuses de l’Eglise pour l’Holocauste France Info - 12 février 2009, 15:24
A quelques semaines d’un voyage confirmé en Terre sainte, le souverain pontife juge "intolérable" tout déni de l’Holocauste, en particulier lorsqu’il émane d’un ecclésiastique… C’était la première fois depuis le tollé soulevé par les propos de Mgr Williamson, que le pape recevait des dirigeants de la communauté juive. Dans un souci d’apaisement, Benoît XVI a souligné que "la haine et le mépris des hommes, des femmes et des enfants qui s’est manifesté par la shoah est un crime contre l’humanité. Cela doit être clair pour tous, notamment pour ceux qui perpétuent la tradition des Ecritures", a précisé le souverain pontife. Rarement le chef de l’Eglise catholique, né en Allemagne, n’avait employé de termes aussi forts sur la shoah et les relations avec les juifs. Devant ses interlocuteurs de la Conférence des présidents des grandes organisations juives américaines, Benoît XVI a repris les mots prononcés par son prédécesseur lors de sa visite à Jérusalem en 2000 : Jean-Paul II avait alors imploré le pardon des juifs pour les persécutions chrétiennes. "Je fais désormais mienne sa prière", a déclaré Benoît XVI. Les relations entre ces deux religions monothéistes se sont passablement tendues depuis que le pape a levé, le 24 janvier, l’excommunication qui frappait quatre évêques traditionalistes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, parmi lesquels Richard Williamson. L’évêque Williamson, membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, avait déclaré quelques jours avant la levée de son excommunication, qu’il n’y avait pas eu de chambres à gaz dans les camps de concentration nazis et que "seuls" 200 à 300.000 juifs avaient péri dans ces camps. Il a réitéré ses affirmations ces derniers jours. Gilles Halais avec agences---------
RELIGION Le Vatican juge insuffisants les regrets de Williamson NOUVELOBS.COM | 27.02.2009 | 15:26
La lettre de regret, exigée par l'Eglise, demandait à l'évêque de "prendre de façon absolument sans équivoque et publique ses distances avec ses positions concernant la Shoah". Ce qui n'a pas été le cas. Les regrets formulés jeudi par l'évêque intégriste Richard Williamson pour ses propos négationnistes "ne semble pas respecter les conditions" formulées le Vatican, a déclaré vendredi 27 février, Federico Lombardi, le porte-parole du Vatican. La lettre de regret, exigée le 4 février, demandait à l'évêque de "prendre de façon absolument sans équivoque et publique ses distances avec ses positions concernant la Shoah". De plus, cette lettre, diffusée jeudi par l'agence de presse catholique Zenit, "n'est pas adressée au Saint Père ni à la commission Ecclesia Dei", chargée par le Vatican de négocier avec les intégristes, a relevé le père Lombardi. De son côté, l'agence Zenit a affirmé jeudi avoir reçu cette lettre de la commission Ecclesia Dei. Mis en garde par l'Europe Le commissaire européen à la Justice, Jacques Barrot, a également mis en garde l'évêque sur son éventuelle apologie du négationnisme au sein de l'Union européenne. "Je signale que dans la plupart des Etats, le négationnisme peut être poursuivi. Les juridictions nationales sont compétentes pour condamner le négationnisme", a-t-il souligné lors d'un point presse à l'issue d'une réunion des ministres de la Justice européens. Il a toutefois précisé que la loi européenne qui punit pénalement, sous certaines conditions, l'apologie du négationnisme comme incitation à la haine raciale avait été approuvée le 28 novembre 2008 mais ne pouvait pas encore être appliquée car elle doit encore être transposée dans les législations nationales. L'évêque intégriste pourra circuler librement dans l'UE, a reconnu Jacques Barrot, "mais il revient aux Etats de veiller à l'ordre public". "Pardon devant Dieu" L'évêque Williamson, arrivé mercredi à Londres en provenance d'Argentine où il a été déclaré persona non grata, y demande "pardon devant Dieu" à tous ceux qu'il a blessés pour ses déclarations mais n'y parle pas de la Shoah et ne cite pas les juifs. Il a dit regretter "la douleur (causée) avant tout à l'Eglise, mais aussi aux survivants et aux parents des victimes qui ont subi des injustices sous le IIIe Reich" et ajoute qu'il a tenu des propos de "non historien".--------
Fillette avortée au Brésil: le Vatican soutient l'excommunication leparisien.fr 07.03.2009, 14h07 | Mise à jour : 14h37
Le Vatican s'est emparé samedi de la querelle qui déchire le Brésil autour du drame de Franzina, volant ainsi au secours de l'Eglise catholique brésilienne. Depuis plusieurs jours, l'histoire de cette fillette de neuf ans oppose l'archevêché de Recife à une partie du gouvernement, dont le ministre de la santé et le président brésilien, Luiz Lula da Silva. Âgée de neuf ans, violée par son beau-père, l'enfant a subi un avortement alors qu'elle était enceinte de jumeaux. Pour avoir autorisé cette intervention et pour l'avoir pratiquée, la mère de l'enfant, d'une part, et les membres de l'équipe médicale, d'autre part, ont été excommuniés jeudi par Dom José Cardoso Sobrinho, l'archevêque de Recife, au nord-est du Brésil. Vendredi, le président brésilien s'est indigné de cette décision, "déplorant profondément en tant que chrétien et catholique qu'un évêque de l'Eglise catholique ait un comportement aussi conservateur". Réponse du Vatican, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation des évêques: l'excommunication de la mère de Franzina est justifiée, car les jumeaux qu'elle portait "avaient le droit de vivre". Dans un entretien accordé au quotidien italien La Stampa, le cardinal estime qu'il "faut toujours protéger la vie, l'attaque contre l'Eglise brésilienne est injustifiée". L'avortement est interdit au Brésil, sauf en cas de viol ou si la grossesse met en danger la vie de la mère. Sergio Cabral, le directeur de la maternité publique où a été pratiquée l'interruption volontaire de grossesse, avait insisté sur les dangers encourus par une très jeune fille pesant à peine 33 kilos et mesurant 1mètre 35. Risques accrus pour une pré-adolescente n'étant pas encore tout à fait pubère.--------
Ouest-France.fr samedi 14 mars 2009 Intégristes : la lettre du pape rassure les évêques
Le porte-parole des évêques de France, Bernard Podvin
: « Vatican II ne sera pas bradé ».
Les explications de Benoît XVI sur la crise intégriste sont plutôt bien accueillies par la hiérarchie de l'Église catholique française. Mais les blessures demeurent dans les communautés.
On revient de loin. Et il semble qu'aujourd'hui l'affaire s'amortisse en douceur, du moins au niveau de l'épiscopat français.
En s'expliquant sur la crise intégriste dans une lettre adressée aux évêques du monde entier (voir Ouest-France du 12 mars) et en rappelant qu'il exigeait de la fraternité Saint-Pie-X la reconnaissance pleine et entière du dernier Concile, le pape semble avoir calmé certaines inquiétudes. Même si Benoît XVI ne manque pas de rappeler, avec insistance, qu'on ne peut laisser sur le bord de la route une Église schismatique forte de ses « 491 prêtres, 215 séminaristes, 117 religieux, 164 religieuses et de milliers de fidèles ».
Pour que les choses bougent, il a fallu les vrais « coups de gueule » de certains évêques, dont Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont-Ferrand, stigmatisant, au moment de la levée d'excommunication des intégristes, les pratiques de la curie romaine. Sans parler des critiques acerbes, formulées ici et là, sur le cas (toujours non résolu) de l'évêque négationniste Williamson et les levées de bouclier chez les « chrétiens de base » comme dans le monde juif.
Aujourd'hui, le porte-parole des évêques de France, Bernard Podvin, note le bon accueil réservé à la lettre du pape par l'épiscopat et se dit rassuré. « Il y a, dans cette lettre, des repères qui nous plaisent bien. Vatican II ne sera pas bradé ». Même s'il convient que cette lettre « ne va pas tout régler », car « l'incertitude demeure quant aux intentions de la Fraternité Saint-Pie-X », Bernard Podvin, estime qu'il y a « un dialogue à poursuivre »
Quoi qu'il en soit, la crise intégriste n'a pas fini de laisser des traces. « Il y a des blessures profondes dans nos communautés, avoue le porte-parole des évêques. Tout cela va prendre du temps. Mais nous sommes à un carrefour important ».
Pierre TANGUY.
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Sida : le pape déclenche la polémique leparisien.fr 18.03.2009, 07h59 | Mise à jour : 08h01
Benoît XVI, qui a entamé mardi au Cameroun le premier voyage en Afrique de son pontificat, a abordé d'emblée le sida, fléau qui frappe durement ce continent, en campant sur la position de l'Eglise catholique contre l'usage du préservatif. Dans l'avion qui le menait à Yaoundé, la capitale camerounaise, le pape a estimé que l'on ne pouvait «pas régler le problème du sida», pandémie dévastatrice en Afrique, «avec la distribution de préservatifs». «Au contraire, (leur) utilisation aggrave le problème», a-t-il affirmé. Il a ajouté que la solution passait par «un réveil spirituel et humain» et l'«amitié pour les souffrants». Le Vatican est opposé à toute forme de contraception autre que l'abstinence et réprouve l'usage du préservatif, même pour des motifs prophylactiques (prévention de maladies). En 1993, devant des dizaines de milliers de jeunes réunis dans un stade de la capitale ougandaise Kampala, Jean-Paul II avait assuré que «l’abstinence sexuelle est le seul moyen sûr et vertueux de mettre un terme à la tragique épidémie de sida ». Les déclarations de Benoît XVI ont déclenché un vent d'indignation en Europe, y compris au sein du monde catholique. Elles interviennent alors que la levée de l'excommunication d'un évêque négationniste, Richard Williamson, en janvier, avait déjà provoqué un profond malaise au Vatican. Sur ce sujet, le pape a assuré mardi qu'il ne se sentait «pas seul», mais «entouré d'amis». A son arrivée à Yaoundé, première étape d'un voyage d'une semaine qui le mènera aussi en Angola, Benoît XVI, accueilli par le président camerounais Paul Biya, a souligné les maux dont souffre l'Afrique, «la violence, la pauvreté, la faim, la corruption, l'abus de pouvoir» et espérant apporter de «l'espoir». «Votre seule présence est porteuse d'espoir et de confiance en l'avenir», a répondu le président Biya.-------
Préservatif: Rama Yade "ahurie" par les propos "régressifs" du pape 18 mars 2009 17.00
PARIS (AFP) — La secrétaire d'Etat française chargée des droits de l'Homme, Rama Yade, s'est dite mercredi "ahurie" par les propos "régressifs" tenus par le pape Benoît XVI selon lesquels l'usage du préservatif "aggravait" le problème du sida. "Je suis personnellement ahurie par ces propos (...) qui remettent en cause l'esprit et la pratique d'un combat de plusieurs décennies", a déclaré Mme Yade sur la radio Europe 1.-------
Politique
Préservatif: Roselyne Bachelot "absolument catastrophée"
AP | 18.03.2009 | 19:09
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Le pape appelle musulmans et chrétiens à la paix en Afrique Par Reuters, publié le 19/03/2009 à 13:42 l'express.fr
YAOUNDÉ - Le pape Benoît XVI, poursuivant sa visite au Cameroun, appelle chrétiens et musulmans d'Afrique à en finir avec les violences interreligieuses. Parallèlement, la polémique suscitée par ses propos sur le préservatif et le sida lors du même voyage, son premier déplacement en Afrique, ne faiblit pas. Le souverain pontife a entamé sa troisième journée au Cameroun par une rencontre avec 22 dirigeants de la communauté musulmane, avant de célébrer une messe en plein air au stade de Yaoundé, devant une foule de plusieurs dizaines de milliers de fidèles. Dans son intervention devant les musulmans, à la nonciature apostolique (ambassade) du Vatican à Yaoundé, le pape a souligné que les deux grandes religions monothéistes devaient "rejeter toutes les formes de violence et de totalitarisme". "Puisse la coopération enthousiaste des musulmans, des catholiques et des autres chrétiens au Cameroun devenir l'exemple, pour les autres pays d'Afrique, de l'énorme potentiel d'engagement interreligieux en faveur de la paix, de la justice et du bien commun", a-t-il dit. Des affrontements entre bandes de musulmans et de chrétiens, provoqués par une controverse électorale, ont fait des centaines de morts en novembre dernier dans la ville de Jos au Nigeria, pays voisin du Cameroun. En janvier, les autorités soudanaises ont expulsé du Darfour, dans l'ouest du Soudan, une organisation humanitaire basée aux Etats-Unis, parce que des bibles en arabe avaient été découvertes dans ses locaux. POSITION DE SES PRÉDÉCESSEURS Le pape s'emploie, lors de ses rencontres avec les musulmans, à activer la réconciliation avec cette communauté religieuse. Les relations entre chrétiens et musulmans se sont détériorées fortement en 2006 après le discours qu'avait prononcé Benoît XVI à Ratisbonne, dans lequel il avait sous-entendu que l'islam était un culte violent et irrationnel. Dans le monde entier, les musulmans avaient alors manifesté leur colère contre ce discours. Dans son intervention de jeudi devant les dignitaires musulmans, il a estimé que "la religion et la raison se renforcent mutuellement", autre tentative, semble-t-il, pour montrer qu'il ne pense pas que l'islam soit irrationnel, comme on avait pu le déduire du discours de Ratisbonne. La visite papale en Afrique reste assombrie par les propos qu'a tenus Benoît XVI sur les préservatifs, lesquels ne feront, selon lui, qu'"aggraver le problème" du sida. Le porte-parole du Vatican a défendu la position du pape, en faisant valoir qu'il se bornait à réaffirmer la position de ses prédécesseurs, selon lesquels la fidélité dans le mariage et l'abstinence sont les meilleurs moyens d'arrêter le sida. Les critiques contre les déclarations de Benoît XVI sont venues de plusieurs gouvernements, dont l'Allemagne, et en France de plusieurs dirigeants politiques ou ministres. Pour l'ancien Premier ministre Alain Juppé, ainsi, "ce pape (...) vit dans une situation d'autisme total". Pour le député européen Daniel Cohn-Bendit, les propos du pape constituent "presque un meurtre prémédité".--------
Au-delà des polémiques sur les propos du pape sur les préservatifs, la visite de Benoît XVI en Afrique se poursuit en Angola ce vendredi. A Yaoundé au Cameroun jeudi, plus de 60.000 personnes se sont rassemblées pour suivre la messe papale dont l’homélie était consacrée, de façon plus consensuelle, aux pauvres et aux victimes de violences. Les gradins, les tribunes et la pelouse du stade Amadou Ahidjo de Yaoundé, la capitale du Cameroun, étaient pleins jeudi et des milliers de personnes ont dû rester à l'extérieur pour assister à la première messe en terre africaine de Benoît XVI. Au-delà de la polémique sur ses déclarations sur le préservatif et le sida, le pape a été ovationné par les fidèles lors de ses deux tours du stade en papamobile. La ferveur devrait elle la même ce vendredi en Angola, deuxième et dernière étape de la visite du pape. Dans son homélie jeudi, Benoît XVI a déploré "le bouleversement de la vie traditionnelle" africaine et "la tyrannie du matérialisme" sous l'effet de la mondialisation. "Aux enfants qui n'ont plus de père ou qui vivent dans la misère de la rue, à ceux qui sont séparés violemment de leurs parents, maltraités et abusés, ou incorporés de force dans des groupes paramilitaires sévissant dans certains pays, je voudrais dire : Dieu vous aime". Le pape a aussi remis aux évêques un texte aux accents très économiques en plein crise mondiale. Il y accuse les "puissances militaires et économiques" d'imposer leur loi, fomentant trafics d'armes générateurs de guerres et exploitant les richesses minières du continent. Les institutions financières internationales sont aussi mises en cause pour les effets "funestes" des programmes imposés de restructuration.-------
Le pape déplore l'effet de la globalisation en Afrique devant la foule à Yaoundé 20 mars 2009 11.00
YAOUNDE (AFP) — Après la polémique sur le préservatif, le premier voyage du pape Benoît XVI en Afrique a pris jeudi une tournure plus consensuelle, avec une messe devant plus de 60.000 personnes à Yaoundé et une homélie où il a déploré l'effet de la mondialisation sur le continent noir. Surveillé par un impressionnant service d'ordre, le stade Ahmadou Ahidjo était plein et des milliers de personnes ont dû rester à l'extérieur pour assister à la première messe en terre africaine de Benoît XVI, ovationné lors de ses deux tours de piste en papamobile. Dans son homélie, le pape a déploré "le bouleversement de la vie traditionnelle" africaine et "la tyrannie du matérialisme" sous l'effet de la mondialisation. "L'Afrique en général et le Cameroun en particulier encourent le risque de ne pas reconnaître" Dieu, "le véritable auteur de la vie", a-t-il averti, évoquant le "déracinement" tragique de nombreux Africains, particulièrement les jeunes privés de ressources et attirés "par les paradis éphémères". A l'issue de la messe, le pape a remis aux évêques le document préparatoire du prochain synode catholique sur l'Afrique qui évoque les mêmes thèmes et dénonce "un processus organisé de destruction de l'identité africaine (...) sous prétexte de modernité". Le texte accuse les "puissances militaires et économiques" d'imposer leur loi, fomentant trafics d'armes générateurs de guerres et exploitant les richesses minières du continent. Les institutions financières internationales sont aussi mises en cause pour les effets "funestes" des programmes imposés de restructuration. En outre, la "globalisation" menace "les valeurs africaines authentiques" comme le "respect des Anciens", "le respect de la vie" ou la culture de l'entraide, accuse le document. Cette messe était la première véritable rencontre avec la foule du pape, arrivé mardi à Yaoundé pour son premier voyage en Afrique, qui le mènera en Angola vendredi. Son arrivée à Yaoundé mardi avait été marquée par une très vive polémique autour de ses propos sur le préservatif, qui selon lui "aggrave le problème" du sida. Lors d'une visite en fin de journée à un Centre national de réhabilitation des handicapés (CNRH), le pape a notamment affirmé penser aux "malades victimes de maladies comme le sida, le paludisme et la tuberculose". Selon le Vatican, le pape "a été informé dans les grandes lignes" des réactions mondiales à ses propos sur le préservatif. Benoît XVI "a parlé de bien d'autres sujets", a déclaré Federico Lombardi, porte-parole du Vatican regrettant "une dichotomie entre ce qui est vécu au Cameroun" depuis le début de ce voyage "et ce dont on parle à l'étranger". Parmi ces autres sujets figure la question des relations entre islam et chrétienté, dossier lui aussi sensible depuis l'arrivée de Benoît XVI à la tête de l'Eglise. Le Cameroun "abrite des milliers de chrétiens et de musulmans qui, souvent, vivent, travaillent et accomplissent leurs pratiques religieuses dans un même voisinage", a indiqué le pape à une délégation de responsables musulmans. "Tous croient au Dieu unique" et partagent "des valeurs fondamentales" telles que "la famille, la responsabilité sociale, l'obéissance à Dieu, la sollicitude envers les faibles". Une "religion authentique (...) rejette toute forme de violence et de totalitarisme" car elle est fondée "pas seulement sur la foi, mais aussi sur une juste raison", a encore ajouté Benoît XVI, selon le texte distribué à la presse. Le thème du mariage nécessaire entre foi religieuse et raison avait été développé par Benoît XVI dans son discours de Ratisbonne en 2006. Ce discours avait soulevé l'indignation dans le monde musulman car il semblait dénier à l'islam toute dimension rationnelle et l'assimiler avec la violence.-------
Préservatif La contre-attaque en ligne des supporters du pape l'express.fr Par Marie Amélie Putallaz, publié le 20/03/2009 16:05 - mis à jour le 20/03/2009 17:01
La polémique autour des propos de Benoît XVI sur le préservatif agite la toile. Si les voix étaient d'abord unanimes pour condamner le pape, des opinions contraires se sont soudainement fait entendre... "Les journalistes se trompent. Voici ce qu'a réellement dit Benoît XVI..." Ce commentaire - et ses jumeaux - a été posté à plusieurs dizaines d'exemplaires sur les sites d'actualité français ces deux derniers jours, de LEXPRESS.fr en passant par Liberation.fr, LePost.fr ou LeFigaro.fr. Ses auteurs entendent défendre la position du pape: en expliquant que le préservatif "aggrave le problème" du sida, Benoît XVI a soulevé l'indignation. Politiques, médias et ONG ont dénoncé cette phrase, jugée "inacceptable" (Alain Juppé) ou "gravissime" (Médecins du monde). Dans un premier temps, la plupart des commentaires des articles étaient sur la même longueur d'onde. Mais depuis jeudi dernier, le courant s'est soudainement inversé. Des internautes, souvent très récemments inscrits - parfois uniquement pour rédiger le commentaire en question - ou pas inscrits du tout viennent expliquer aux journalistes qu'il convient de citer Benoît XVI dans son intégralité. Ils insistent particulièrement sur l'importance de l'"âme des Africains": "Je dirais qu'on ne peut pas vaincre ce problème du sida uniquement avec de l'argent, qui est nécessaire. S'il n'y a pas l'âme, si les Africains ne s'aident pas, on ne peut le résoudre en distribuant des préservatifs. Au contraire, ils aggravent (ou, selon les traduction, "accroissent" ou "augmentent") le problème. " L'argument est avancé sur plusieurs blogs et portails catholiques, qui y ajoutent trois autres éléments fréquemment repris. Tout d'abord un tableau des chiffre de l'OMS datant de 2001 et qui prouverait que les pays catholiques d'Afrique seraient moins infectés que les autres. En oubliant de préciser que les chiffres de l'OMS pour 2007 sont tout autres: le Gabon, majoritairement chrétien, a par exemple rejoint les pays à plus forte prévalence. Ensuite, un entretien non sourcé avec le président du Burkina Faso Blaise Compaoré qui, s'il salue le rôle de l'Eglise dans son pays et remarque le rôle de la fidélité et de l'abstinence pour enrayer la maladie, ne parle pas, en fait, du préservatif: "Si l'abstinence est un moyen de prévention, nous n'allons pas nous en priver! [...] L'Eglise n'a pas le monopole de l'abstinence!" Egalement mis à contribution, Patrice de Plunkett, journaliste proche de la Nouvelle droite et catholique militant, et... le fameux Maître Eolas, qu'on a connu mieux inspiré et qui, sur son blog, pointe assez approximativement les approximations des journalistes dans leur traitement des dérapages papaux. Les deux accusent les médias d'avoir tronqué les propos du souverain pontife, en citant le même extrait que, par exemple, LEXPRESS.fr: "On ne peut pas résoudre le problème du SIDA avec la distribution de préservatifs ; au contraire elle aggrave le problème". Comme le dit Maître Eolas, cette phrase signifie que, selon Benoît XVI, "la distribution de préservatif n'est pas la solution au problème du SIDA en Afrique". Précisément ce que dénoncent les associations humanitaires, les soignants, les chercheurs, les politiques et... nombre de journalistes. Enfin, ces commentaires citent une étude sur le HIV publiée dans la revue britannique The Lancet par James Shalton, intitulée "Dix mythes et une vérité à propos du VIH". Le scientifique n'est pourtant pas, et de loin, aussi catégorique que veulent bien le dire les défenseurs de Benoît XVI. Notamment, il se garde bien de prôner la seule abstinence: "Le préservatif seul n'a qu'un impact limité dans les épidémies généralisées. Beaucoup de gens n'aiment pas l'utiliser (particulièrement dans le cas de relations de longue durée), sa protection n'est pas parfaite, son utilisation souvent incorrecte. De plus, le préservatif seul peut favoriser une désinhibition, des relations risquées sur le plan sexuel avec un préservatif, ou avec l'intention d'utiliser un préservatif". Cet extrait de texte provient d'ailleurs d'un autre article de James Shelton, intitulé ... "Confessions d'un amoureux du préservatif".-------
Le pape invite les leaders africains à penser à leurs peuples Par Reuters, publié le 23/03/2009 à 13:10 - mis à jour le 24/03/2009 à 10:18
LUANDA - Au dernier jour de sa visite en Afrique, Benoît XVI a invité les dirigeants de ce continent à penser avant tout aux intérêts de leurs peuples en luttant contre la pauvreté et la corruption. "Nos coeurs ne peuvent trouver la paix tant qu'il y a encore des frères et des soeurs qui n'ont pas de quoi manger, qui n'ont pas de travail, pas d'abri et qui manquent des choses les plus élémentaires", a déclaré le pape. "Nos coeurs ne peuvent trouver la paix tant qu'il y a encore des frères et des soeurs qui n'ont pas de quoi manger, qui n'ont pas de travail, pas d'abri et qui manquent des choses les plus élémentaires", a déclaré le pape à Luanda, aux côtés du président angolais Jose Eduardo dos Santos, avant de reprendre l'avion pour Rome. "Si je peux me permettre de lancer un dernier appel, je dirais que la principale préoccupation de ceux qui détiennent le pouvoir doit être la juste réalisation des aspirations fondamentales de ceux qui sont le plus dans le besoin." A propos des responsables politiques, il s'est dit "sûr qu'ils veulent remplir la mission qu'ils ont reçue, non pour eux-mêmes mais pour le bien commun". La nécessité de lutter contre la corruption et de partager équitablement les richesses ont été des thèmes récurrents du voyage du pape au Cameroun et en Angola, sa première visite en Afrique depuis son élection il y a près de quatre ans. Benoît XVI a souligné que l'argent tiré des ressources naturelles des pays africains devaient être utilisé à améliorer la vie quotidienne de la population. "Le premier défi à relever, c'est de bâtir la solidarité entre les générations (...) par un partage plus équitable des richesses", a-t-il dit. Il a également évoqué le sort des réfugiés forcés de quitter leurs maisons par les nombreux conflits sur le continent. "Je demande à Dieu d'accorder protection et assistance aux innombrables réfugiés qui ont fui leur pays et attendent toujours de pouvoir y retourner", a-t-il dit. La veille, prononçant le dernier grand discours de son périple, le pape avait mis au défi les Africains d'oublier les guerres civiles, la corruption et les conflits tribaux du passé pour se projeter dans un avenir de paix et de prospérité. Il avait célébré à Luanda une messe en plein air devant une marée humaine estimée par la police et les organisateurs à un million de fidèles. Il a tenu à prier pour les deux adolescentes tuées samedi dans une bousculade, lors d'un rassemblement de jeunes dans un stade de la capitale angolaise. Le pape avait aussi lancé un appel à la paix particulièrement destiné à la RDC voisine, l'ex-Congo belge déchiré par d'interminables conflits armés. Son voyage a été obscurci par une polémique sur le sida, qui touche surtout ce continent. Dans l'avion l'emmenant au Cameroun, le pape avait déclaré aux journalistes que l'utilisation du préservatif "aggravait" le problème du sida.-------
Un évêque français doute de l'efficacité du préservatif lefigaro.fr 27/03/2009 | Mise à jour : 16:36 |
Mgr André Fort, évêque d'Orléans, a expliqué que ce moyen de protection n'est pas sûr à 100% car «le virus passe à travers». Totalement faux, répondent médecins et organisations de santé. L'évêque a publié un rectificatif. Après la polémique née des déclarations du pape Benoît XVI, qui estimait qu'on ne pouvait «pas régler le problème du sida» en Afrique «avec la distribution de préservatifs» et que, «au contraire, (leur) utilisation aggrave le problème», c'est autour d'un évêque français de déraper. Mgr André Fort, évêque d'Orléans, a lancé jeudi au micro de France Bleu : «Vous le savez très bien, tous les scientifiques le savent: la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d'un spermatozoïde. La preuve est faite que le préservatif n'est pas une garantie à 100% contre le sida». Et d'ajouter : «Il y a écrit sur les boîtes de cigarettes: 'danger'. On devrait mettre sur les boîtes de préservatifs: fiabilité incomplète». Une contre-vérité, de l'avis de la communauté scientifique. Le docteur Philippe Arsac, membre du réseau Sida du Loiret, rappelle ainsi que «le virus ne passe pas à travers la paroi du préservatif». «Les préservatifs vendus en France doivent avoir la norme NF. Leur qualité à été contrôlée», insiste-t-il, avant de noter que les propos de l'évêque relèvent d'»un discours qu'on entend depuis longtemps mais qui ne s'appuie sur aucun raisonnement scientifique valable». Une théorie fausse, mais largement répandue Effectivement, l'argument invoqué par l'évêque de la taille du VIH par rapport à celle d'un spermatozoïde fait partie d'un ensemble de théories négationnistes du virus. Souvent nées dans les milieux ultraconservateurs américains, ces théories expliquent notamment que la taille du virus du sida, l'une des plus petites connues (90 à 120 nanomètres) serait suffisante pour lui permettre de s'infliltrer au travers de la membrane de latex. On trouve sur Internet des sites entiers consacrés à cette prétendue inefficacité, propagée notamment par les milieux catholiques les plus conservateurs. Lors de la récente polémique déclenchée par les propos du pape, de nombreux commentaires sur les sites d'information ou de blogs reprenaient également cette théorie. Or, ces arguments sont faux : une molécule d'eau, qui ne fait que 20 à 60 nanomètres, donc moins que le VIH, ne passe pas la barrière du préservatif. Ensuite, un virus ne se déplace pas seul dans le vide mais a besoin d'un milieu dans lequel se propager, en l'occurence le sperme ou le liquide vaginal, que le latex arrête également. Le site du Vatican met en doute le préservatif La corrélation entre usage du préservatif et diminution de la fréquence des contaminations au VIH est également un fait constaté dans le monde entier, comme le rappelait le journal du Vatican, L'Osservatore Romano, la semaine dernière. La plupart des études concluent que les cas de préservatifs inefficaces sont le fait de leur mauvaise utilisation. Le préservatif n'est donc pas efficace à 100%, mais reste le moyen le plus sûr de se protéger contre le Sida, de l'avis de toutes les organisations de santé dans le monde. L'avis de Mgr Fort ne choquera cependant pas le Vatican . Sur son site, le Saint-Siège propose un document datant de 2003 et émanant du Cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la Famille, qui remet en question l'efficacité du préservatif en employant ces mêmes arguments. Vendredi, la revue scientifique britannique The Lancet, une référence mondiale, a publié un article fustigeant les propos du Pape sur le préservatif. «Quand une personne d'influence, responsable politique ou religieux, affirme publiquement quelque chose de scientifiquement faux, qui pourrait avoir un effet dévastateur sur la santé de millions de personnes, elle doit retirer ou rectifier cette déclaration», explique The Lancet. Selon la revue, «en disant que les préservatifs aggravent le problème du sida, le pape a publiquement déformé la preuve scientifique pour promouvoir la doctrine catholique sur cette question». Et d'ajouter : «que l'erreur du pape ait été due à l'ignorance, ou ait été une tentative délibérée de manipuler la science pour soutenir l'idéologie catholique est peu clair». L'évêque revient sur sa déclaration Dans un communiqué envoyé vendredi midi, notamment au parisien.fr, Mgr Fort est revenu sur ses déclarations, expliquant : «au cours de l'interview radiodiffusé, l'évêque d'Orléans a déclaré que le préservatif n'était pas absolument fiable. Il prenait alors en compte l'article publiée le 22 mars par un quotidien national qui informait d'une étude précisant que le préservatif n'était fiable qu'à 97% dans les meilleures conditions d'utilisation et à 87 % dans les conditions telles qu'elles se présentent en Afrique (...). André Fort admet avoir commis l'erreur de parler de questions posées dans des études antérieures, sur la perméabilité du préservatif. Il prend acte des déclarations expertes des spécialistes, qui eux, attribuent ces échecs à d'autres causes».-------
Publié le 09/05/2009 à 10:42 - Modifié le 09/05/2009 à 12:10 Le Point.fr BENOIT XVI EN JORDANIE - "La religion peut être corrompue"
Le pape est arrivé samedi au mont Nebo, à 40 km au sud-ouest d'Amman, au deuxième jour de son voyage en Terre sainte. De cette montagne qui culmine à 840 mètres, Benoît XVI a contemplé pendant quelques instants Jérusalem à l'horizon, à l'image de Moïse, selon le récit biblique. C'est du mont Nebo, selon les écritures, que Dieu a montré à Moïse la Terre promise. "Al salam Alaykoum" (Paix soit sur vous), a-t-il ensuite lancé en arabe à la cinquantaine de prêtres présents sur ce site où les premiers chrétiens ont érigé une petite église au IVe siècle et où les vestiges d'une basilique et d'un monastère ont été découverts. L'importance de l'éducation Le souverain pontife a ensuite quitté le mont Nebo pour se rendre aux alentours de la ville de Madaba, à 12 km, où il a bénit la première pierre d'une université catholique. "La religion, comme la science et la technologie, comme la philosophie (...) peut être corrompue", a souligné le pape, pour qui "la religion est défigurée quand elle est mise au service de l'ignorance et du préjugé, du mépris, de la violence et des abus". "Dans ce cas, nous ne constatons pas seulement une perversion de la religion mais aussi une corruption de la liberté humaine, une étroitesse et un aveuglement de l'esprit", a-t-il ajouté. Ces paroles prennent une résonance particulière alors que des islamistes radicaux jordaniens, reprenant la polémique surgie après les propos du pape à Ratisbonne, en Allemagne, en 2006, semblant assimiler islam et violence, ont déclaré qu'il n'était pas le bienvenu dans le pays à moins qu'il ne présente des excuses. Cette perversion de la religion n'est toutefois pas "inévitable", a relevé le pape, pour qui promouvoir l'éducation est exprimer sa "confiance dans le don de la liberté". "Le coeur humain peut être endurci par les conditionnements du milieu environnant, par les intérêts et les passions. Mais toute personne est aussi appelée à la sagesse et à l'intégrité, au choix décisif et fondamental du bien sur le mal, de la vérité sur la malhonnêteté et elle peut être aidée dans cette tâche", notamment par l'éducation, a-t-il plaidé.--------
Benoît XVI apporte son soutien aux chrétiens de Terre sainte LEMONDE.FR avec AFP | 10.05.09 | 10h41
Le Pape Benoît XVI salue le "courage singulier" des chrétiens de Terre sainte lors d'une grande messe au stade d'Amman, dimanche 10 mai. Au troisième jour de son pèlerinage sur les lieux sacrés de la foi chrétienne en Jordanie, Israël et dans des territoires palestiniens, il a déclaré lors de son homélie prononcée devant 50 000 personnes :"la fidélité à vos racines chrétiennes, la fidélité à la mission de l'Eglise en Terre sainte réclament à chacun de vous un courage singulier". Il a cité "le courage de la conviction", celui "de dialoguer et de travailler" à la "solidarité avec les pauvres, les personnes déplacées et les victimes des grandes tragédies humaines" et celui "de construire de nouveaux ponts pour rendre possible la rencontre fructueuse des personnes de religions et de cultures différentes". Benoît XVI a affirmé qu'il attendait depuis longtemps ce voyage et l'occasion d'"encourager" les catholiques "à persévérer dans la foi" alors qu'ils sont "profondément" touchés "par les difficultés et les incertitudes qui affectent tous les peuples du Proche et Moyen-Orient", une région de conflits politques et religieux où les chrétiens forment une minorité. Il les a assurés de "la solidarité affectueuse" de l'Eglise et il s'est félicité de "la riche diversité de l'Eglise catholique en Terre sainte", où il existe six rites différents. Le pape a aussi rendu un hommage appuyé aux femmes de ces régions. "Qui peut dire ce que l'Eglise ici présente doit au patient, aimant et fidèle témoignage d'innombrables mères chrétiennes, religieuses, enseignantes, médecins ou infirmières !", a-t-il lancé. "Qui peut dire ce que votre société doit à toutes ces femmes qui, de différentes et parfois très courageuses manières, ont consacré leurs vies à construire la paix et à promouvoir l'amour !", a-t-il ajouté. Et il a regretté que "ce rôle des femmes (n'a) pas toujours été suffisamment compris et estimé", même si l'Eglise et la société ont commencé à saisir le "besoin urgent" des "femmes comme porteuses d'amour (...) artisans de paix, apportant chaleur et humanité à un monde qui trop souvent juge la valeur des personnes d'après les froids critères de l'utilité et du profit".------
Le discours du pape à Yad Vashem divise les Israéliens Par Olivier Tesquet, publié le 12/05/2009 11:59 - mis à jour le 12/05/2009 17:47 lexpress.fr
En s'exprimant au mémorial pour la Shoah, lundi à Jérusalem, Benoît XVI a polarisé l'opinion publique israélienne. Revue de presse. Dans la foulée du discours de Benoît XVI au mémorial pour la Shoah de Yad Vashem, lundi, les voix se sont levés en Israël pour dénoncer la frilosité du souverain pontife. Dès hier, le directeur du mémorial, le grand rabbin de Tel-Aviv Yisrael Meir Lau, avait exprimé sa déception, en notant que le pape avait parlé de juifs "tués, et non assassinés". Dans une interview à Israel Radio, ce mardi, Reuven Rivlin, porte-parole de la Knesset et troisième homme de l'Etat, a stigmatisé le comportement du pape: "Je suis venu au mémorial pour entendre des descriptions historiques sur la réalité de l'Holocauste, a-t-il déclaré. Mais je suis aussi venu en tant que juif, espérant entendre des excuses et des remords de la part de ceux qui nous ont causé cette tragédie, notamment les Allemands et l'Eglise catholique. Mais à mon grand désarroi, je n'ai rien entendu de tout ça". Un discours trop "professionnel" Interrogé par le Jerusalem Post, le président du directoire de Yad Vashem, Avner Shalev, affirme "[qu'il] n'attendait pas des excuses, mais [qu'il] attendait plus", avant d'ajouter qu'il ne s'agit "sûrement pas d'un tournant historique". Son prédécesseur, le professeur Shevah Weissn, survivant de l'Holocauste, abonde en ce sens: "J'attendais un discours historique de la part d'un pape allemand, sur un site dédié aux victimes de l'Allemagne nazi. Et même s'il était émouvant, il n'a pas répondu à mes attentes". Dans les colonnes du quotidien travailliste Haaretz, l'intellectuel Tom Segev déplore la vacuité et le "profesionnalisme" du discours de Benoît XVI. "Nous aurions pu espérer que les cardinaux du Vatican préparent un texte plus intelligent à leur patron, écrit-il. Un jour, dans 500 ans peut-être, quand les archives du Vatican seront ouvertes aux chercheurs examinant les préparatifs de cette visite, nous apprendrons des brouillons les raisons d'un discours si forcé". L'historien analyse ensuite les termes employés par le souverain pontife. Il regrette sa "compassion, une prescription qui est aux ecclésiastiques ce que l'aspirine est aux médecins généralistes". "Bienvenue, pape Benoît" Pour Aviad Kleinberg, éditorialiste au Yediot Aharonot, plus ancré à droite, "il y a quelque chose d'ingrat dans l'accueil [d'Israël]". Dans sa tribune au titre bienveillant ("Bienvenue, pape Benoît"), l'universitaire suggère notamment "de laisser de côté le passé 'nazi'" d'un pape qui figure "parmi les plus féroces contempteurs de l'antisémitisme". Spécialiste de la théologie chrétienne, Kleinberg insiste sur les efforts de réconciliation entrepris sous le ministère de Benoît XVI. "Le pape actuel a conscience de la dette religieuse que doit la chrétienté au peuple juif", écrit-il. Président d'un consortium d'associations de survivants de l'Holocauste, Noah Frug choisit d'aller encore plus loin: il rappelle que "Benoît XVI n'est pas le président d'une organisation sioniste".----------
RTL info
12 mai 2009 18h45
... mais les médias israéliens taclent le Pape sur son passé aux "Jeunesses Hitlériennes".
C'est une phrase qui ne va pas manquer de faire réagir. Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a démenti mardi des informations de presse selon lesquelles l'actuel Pape Benoît XVI aurait fait partie des Jeunesses Hitlériennes.
Les critiques se sont en effet multipliées contre Benoît XVI au deuxième jour de sa visite en Israël. Son allocution au mémorial de Yad Vashem sur la Shoah n'avait pas convaincu certaines personnes, dont le président de la Knesset, Reuven Rivlin, qui a regretté que le pape ait parlé "comme un historien".
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Le Vatican dément que Benoît XVI ait fait partie des Jeunesses hitlériennes
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 12.05.09 | 15h08 • Mis à jour le 12.05.09 | 16h44
La visite du pape Benoît au mémorial Yad Vashem, lundi 11 mai, avait suscité de vives réactions, notamment au sein de la presse et des responsables religieux israéliens, qui lui reprochaient de ne pas avoir mentionné "les Allemands ou les nazis" responsables du massacre des juifs lors de la seconde guerre mondiale, selon le rabbin Méir Lau, président du mémorial. Reuven Rivlin, président du Parlement israélien, avait même refusé de se rendre à l'aéroport pour accueillir un ex-membre des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht.
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Le pape plaide devant Mahmoud Abbas pour un Etat palestinien
13.05.09 | 17h31 Reuters Par Philip Pullella et Mohammad Assadi Version française Pascal Liétout et Guy Kerivel
Alors que son convoi franchissait à faible allure trois barrières successives pour pénétrer en Cisjordanie, le pape a pu voir les tours de guet et le mur qui sépare Bethléem de Jérusalem. "Un mur d'apartheid", comme l'a appelé le président de l'Autorité palestinienne.
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Publié le 14/05/2009 à 07:49 - Modifié le 14/05/2009 à 14:39 Le Point.fr
TERRE SAINTE - À Nazareth, Benoît XVI appelle au rejet du "pouvoir destructeur de la haine"
Près de 30.000 personnes se sont rassemblées jeudi matin à Nazareth pour assister à la messe en plein air célébrée par le pape Benoît XVI
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Benoît XVI: "protéger les enfants"
AFP
14/05/2009 | Mise à jour : 15:01 |
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L'occasion manquée du Pape en Israël
15/05/2009 | Mise à jour : 08:42 | lefigaro.fr
L'analyse d'Adrien Jaulmes, correspondant du Figaro à Jérusalem.
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Europe
Quittant Israël, le pape prône encore une solution à deux Etats
REUTERS | 15.05.2009 | 14:55
Philip Pullella, version française Marc Delteil
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Dialogue interreligieux
Ce que le Pape n'a pas dit à Yad Vashem
Par Claire Chartier, publié le 15/05/2009 18:39 - mis à jour le 15/05/2009 19:05 lexpress.fr
Le pape a invité à entretenir "l'espérance que l'on peut trouver une voie pour venir à la rencontre des aspirations à la paix et à la stabilité à la fois des Israéliens et des Palestiniens". Mais selon lui, il y a des conditions indispensables à la réalisation de cette espérance. "Il ne peut y avoir de paix sans justice, de justice sans pardon", a-t-il lancé en reprenant les paroles de son prédécesseur Jean-Paul II.
La volonté de créer un État palestinien n'a en revanche pas été affichée du côté de Benyamin Netanyahu depuis son investiture fin mars.
Il a aussi marqué la fin de la repentance catholique.
Il s'en serait fallu de trois fois rien. Quelques mots pour dire son émotion de pape, né et grandi au pays de la barbarie nazie, l'Allemagne. Quelques mots venus du coeur devant ce mémorial de Yad Vashem, emblème de l'insondable, de l'innommable tragédie de la Shoah.
Benoît XVI ne les a pas prononcés.
Le Saint Père a parlé "d'atrocité" déshonorant "l'humanité".
Il a prié pour que "toutes les personnes de bonne volonté" demeurent "vigilantes à déraciner du coeur de l'homme tout ce qui peut conduire à des tragédies comme celle-ci".
Il a évoqué le "cri" des victimes, "reproche perpétuel contre le sang versé innocent".
Mais il ne s'est pas impliqué intimement dans cette oraison funèbre et conjuratoire comme l'avait fait Jean-Paul II, en 2000, en évoquant le souvenir "de ses voisins et amis juifs" morts durant l'Holocauste.
Pourquoi Benoît XVI a-t-il choisi de rester en retrait, sachant qu'il fournirait là matière à polémique et décevrait sans coup férir ses hôtes israéliens, déjà hérissés par l'affaire Williamson?
Parce qu'il avait "déjà dit" tout cela lors de sa visite à Auschwitz, en mai 2006, a répondu le porte-parole du Saint-Siège, Fédérico Lombardi.
C'est un premier élément d'explication. Mais ce n'est évidemment pas le seul. Benoît XVI a-t-il dramatiquement sous-estimé le ciment symbolique que constitue Yad Vashem dans la société israélienne? Sans doute, mais pas seulement.
Dans son discours, qu'il est intéressant d'analyser de près, le pape élargit, bien évidemment en parfaite connaissance de cause, la tragédie de la Shoah à sa dimension universelle, et non plus simplement raciale (c'est nous qui soulignons : notedt).
"L'humanité", "l'homme", "l'histoire humaine" traversent son propos, comme un fil ténu retenant les âmes au-dessus du précipice.
L'holocauste, dit-il en substance, n'est pas seulement l'oeuvre criminelle d'un peuple envers un autre, le peuple juif, mais une effroyable question posée à l'espèce humaine dans son entier: jusqu'où l'homme peut-il aller dans l'avilissement et le renoncement de ce qui fait, précisément, son humanité? D'où sa mention à tous ceux qui "sont l'objet de persécutions pour des raisons de race, de couleur, de condition de vie ou de religion".
(notedt : c'est nous qui soulignons)
Cette vision, dont on peut critiquer le caractère trop abstrait, a pour conséquence de dépasser la singularité de la Shoah (Notedt : c'est nous qui soulignons, c'est le contraire de ce dit le Cardinal Aaron Lustiger, juif converti)- génocide nazi perpétré à l'encontre du peuple juif. Ce que les Israéliens sont parfaitement fondés à juger insupportable.
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Pie XII et Jean Paul II sur la voie de la sainteté
dimanche 20 décembre 2009 ouest-france.fr
Jean Paul II et Pie XII ont été proclamés vénérables par Benoît XVI.
Archive Ouest-France
Archives AFP
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Pie XII: la communauté juive critique
AFP
19/12/2009 | Mise à jour : 21:42 |
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Sévères critiques après la décision du pape de déclarer Pie XII “vénérable”20/12 08:43 CET
Religion monde euronews.net
20/12 08:43 CET
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Béatification de Pie XII : Benoît XVI accusé de «forcer l'Histoire» leparisien.fr
19.12.2009, 22h56 | Mise à jour : 20.12.2009, 10h00
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Agression du Pape
La jeune femme qui s’est jetée sur Benoît XVI a habité Lausanne pour apprendre le français Jean François Tanda, «SonntagsZeitung» Adaptation: Laurent Duvanel - le 26 décembre 2009, 22h59
Le Matin Dimanche CH
C'était son deuxième essai
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Benoît XVI aurait hébergé en 1980 un prêtre pédophile présumé
France Info - 12 mars 2010, 21:38
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20/03/2010 12:20 Frédéric MOUNIER, à Rome la-croix.com
Le pape exprime sa « honte » et son « remords » pour les prêtres pédophiles
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Pédophilie: le pape à son tour éclaboussé par les scandales AFP 25.03.2010, 04h58
Le pape Benoît XVI a été à son tour éclaboussé jeudi par la cascade de scandales pédophiles au sein de l'Eglise catholique, accusé par le New York Times d'avoir couvert dans le passé un prêtre américain soupçonné d'avoir violenté quelque 200 enfants sourds.
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Le pape accepte la démission d'un évêque belge
Par Reuters, publié le 23/04/2010 à 15:29
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Scandales pédophiles : Benoît XVI demande "pardon"
LEMONDE.FR avec AFP | 11.06.10 | 11h45 • Mis à jour le 11.06.10 | 11h55
Il célébrait la clôture de l'année sacerdotale, entachée par les révélations en cascade sur des scandales de pédophilie au sein du clergé en Europe et en Amérique. "Il est arrivé que, précisément au cours de cette année de joie pour le sacrement du sacerdoce, sont venus à la lumière les péchés des prêtres – en particulier l'abus à l'égard des petits, où le sacerdoce chargé de témoigner de la prévenance de Dieu à l'égard de l'homme se trouve retourné en son contraire", a déclaré le pape.
"Nous demandons avec insistance pardon à Dieu et aux personnes impliquées, alors que nous entendons promettre de faire tout ce qui est possible pour que de tels abus ne puissent jamais plus survenir", a ajouté Benoît XVI.
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Benoît XVI juge "déplorable" la manière dont ont été menées les perquisitions contre l'Eglise en Belgique
Dimanche 27 juin, 17h19 Nicole Winfield AP
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Publié le 22/08/2010 à 14:33 - Modifié le 22/08/2010 à 15:03 Le Point.fr 159
ROME
Le pape exhorte des pèlerins français à accueillir les hommes de toutes les origines
Source AFP
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23 août 2010 07h37 sud-ouest.fr
Le pape critique les expulsion des Roms en France
Une partie du clergé français fait écho à la désapprobation exprimée par Benoît XVI.
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Le pape au Royaume-Uni : fin d'une visite historique
(AFP) – 20 septembre 2010
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20/11/2010 17:35 la-croix.com
BERLIN, 20 nov 2010 (AFP) - Sida: le pape autorise le préservatif "dans certains cas"
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20/11/2010 17:35 la-croix.com
BERLIN, 20 nov 2010 (AFP) - Sida: le pape autorise le préservatif "dans certains cas"
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Préservatif: Carla Bruni-Sarkozy "reconnaissante" envers le pape
(AFP) – 1er décmbre 2010
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10/03/2011 00:03 la-Croix.com
PARIS, 10 mars 2011 (AFP) - "Jésus de Nazareth" de Benoît XVI : à la recherche du "Jésus réel"
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Benoît XVI a proclamé vénérables deux de ses prédécesseurs et reconnu le martyre du père Popieluszko, assassiné en 1984.
Rome,de notre correspondante Mathilde AUVILLAIN.
« Santo Subito ». Le monde entier se rappelle des banderoles et des clameurs place Saint-Pierre, le jour des funérailles de Jean Paul II. Les fidèles voulaient Jean Paul II « saint tout de suite », un voeu presque exaucé. Au regard des temps de l'Église, le rythme de l'avancée du procès en béatification du pape polonais est exceptionnellement rapide. Benoît XVI a reconnu hier les vertus héroïques de son prédécesseur direct, il ne manque maintenant plus que la reconnaissance du miracle pour procéder à la béatification. « Santo, ma non subito » murmurait-on en revanche dans certains milieux, en voyant avancer le procès en béatification de Pie XII. Saint, mais pas tout de suite, pas avant que les historiens n'aient balayé tous les doutes sur le rôle joué par le pape, pendant la Seconde Guerre Mondiale et sur son attitude face à la Shoah encore objet de nombreuses controverses. Mais après avoir d'abord « pris le temps de la réflexion », Benoît XVI a finalement décidé de signer le décret proclamant vénérable Pie XII.
Deux papes sont donc désormais bien engagés sur la voie de la béatification, deux hommes qui ont marqué l'histoire récente de l'Église et de l'Europe. La proclamation du martyre de l'aumônier de Solidarnosc, le père Jerzy Popieluszko, assassiné en 1984 par la police politique polonaise constitue enfin, une reconnaissance supplémentaire, très symbolique, des souffrances endurées tout au long du XXe siècle par la Pologne, un des pays européens les plus catholiques.
Il a aussi "promis" que l'Eglise allait "faire tout ce qui est possible" pour que les "abus" sexuels sur des mineurs de la part d'hommes d'Eglise "ne puissent jamais plus survenir".
Il a "promis" que l'Eglise ferait "tout ce qui est possible pour examiner attentivement l'authenticité de la vocation" des futurs prêtres, et "mieux encore accompagner les prêtres sur leur chemin, afin que le Seigneur les protège et les garde dans les situations difficiles et face aux dangers de la vie". Ces scandales entraînent "un devoir de purification", a-t-il affirmé.