Docteur (en Philosophie) Vincent Peillon

Co-fondateur, avec notamment Arnaud Montebourg, du Nouveau Parti Socialiste, courant réformateur du Parti Socialiste. Député européen depuis 2004.

Juillet 2011. Surprise ! Le "philosophe" Vincent Peillon soutient François Hollande dans la primaire socialiste présidentielle, comme Pierre Moscovici,

Juin 2007. Législatives. 2ème tour. Battu d'extrême justesse (49, 85 des exprimés)

Novembre 2005. Montebourg est battu, gràce à Henri Emmanuelli ..., à suivre.

Juillet 2005. Vincent Peillon : «Cessons d'injurier nos camarades»
Le cofondateur du courant NPS critique son complice Arnaud Montebourg, François Hollande et tous les présidentiables ...

Nouveau Parti socialiste, dont vous êtes l'un des cofondateurs, présentera sa motion au congrès du Mans, cet automne. Autour de quels thèmes allez-vous la structurer? Comment la gauche doit-elle se préparer pour l'emporter en 2007?

Voilà notre impératif! Il faut sortir notre pays de la situation catastrophique dans laquelle il s'enfonce: chômage des jeunes qui explose, pouvoir d'achat en berne, croissance encore revue à la baisse - aujourd'hui, 15 millions de Français sont en situation de difficulté. Ils dérivent vers des votes extrêmes, alors qu'il s'agit de la base électorale de la gauche! C'est à eux que nous devons nous adresser prioritairement en proposant une nouvelle offre politique qui puisse leur redonner confiance. Cela suppose de cibler vers eux les politiques publiques (travail, formation, fiscalité, salaires, logement) et, pour réussir, de changer les instruments de l'action publique: réformer l'Etat, les institutions, la démocratie sociale et locale. Cela suppose aussi d'apprendre à penser et à agir dans un contexte européen et globalisé en y menant les combats nécessaires.

Ces questions de fond sont inaudibles, au PS, à cause des querelles de personnes. Vous y participez d'ailleurs largement, Arnaud Montebourg ayant donné l'impression que NPS avait choisi Fabius!

Il s'agit là d'expressions maladroites qui ne correspondent pas à la ligne collectivement adoptée par NPS. Nous refusons le «bloc contre bloc», nous refusons que les querelles de présidentiables soient encore une fois au cœur du débat. Cessons d'injurier nos camarades! Occupons-nous d'abord de la droite! Le congrès du Mans sera celui de la dernière chance: il doit être celui du changement d'orientation politique, de la rénovation et du changement d'équipe, et, sur cette base et cette base seulement, du rassemblement de tous. Le “TSF'' (Tout sauf Fabius) est ridicule et inadmissible! Nous ne l'accepterons pas. Mais l'inverse ne vaut pas mieux!

Seriez-vous prêt, comme on l'entend souvent dire dans les couloirs du PS, à être un premier secrétaire d'alternance?

Quand il n'y a plus de débats de fond, il n'y a plus que des débats de personnes. A mes yeux, c'est d'ailleurs là le véritable échec de François Hollande: tout est désormais, au PS, une question de personnes. La motion Hollande se prépare à nouveau comme celle du grand bazar et des petits calculs personnels: chaque jour, l'un de ses soutiens nous annonce sa candidature à la présidentielle! Est-ce vraiment la priorité? Nous devons être acharnés à construire, ensemble, une alternance crédible. Persister dans les erreurs du congrès de Dijon, ce que semble vouloir faire François Hollande, c'est prendre le risque de donner les clefs de la République française à Nicolas Sarkozy.
l'express. com, Propos recueillis par Elise Karlin, L'Express du 04/07/2005

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RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES DIMANCHE 17 JUIN 2007 SOMME (80) -- 3ème circonscription (résultats officiels)

Nombre % Inscrits 68 485 100,00
Abstentions 19 374 28,29
Votants 49 111 71,71

Nombre % Votants
Blancs ou nuls 1 848 3,76
Exprimés 47 263 96,24

Nuance Voix % Exprimés
M. Vincent PEILLON Socialiste 23 560 49,85
M. Jérôme BIGNON (ELU) Union pour un Mouvement Populaire 23 703 50,15

RAPPEL DES RESULTATS 1er tour DIMANCHE 10 JUIN 2007

Nombre % Inscrits 68 506 100,00
Abstentions 21 084 30,78
Votants 47 422 69,22

Nombre % Votants
Blancs ou nuls 1 195 2,52
Exprimés 46 227 97,48

Nuance Voix % Exprimés
Mme Chantal JOLY Front national 2 149 4,65
M. Vincent PEILLON Socialiste 13 665 29,56
Mme Geneviève GIRET Mouvement pour la France 330 0,71
M. Claude THUILLIEZ UDF-Mouvement Démocrate 1 109 2,40
Mme Nathalie HUIART Chasse Pêche Nature Traditions 3 192 6,91
Mme Marie-Paule MICHAUD Extrême droite 230 0,50
M. Jérôme BIGNON Union pour un Mouvement Populaire 18 789 40,65
M. Jacques PECQUERY Divers gauche 4 539 9,82
Mme Caroline DEREC Extrême gauche 536 1,16
Mme Emilie THEROUIN Les Verts 621 1,34
Mme Véronique VILTART Divers 203 0,44
Mme Sylvie AMESTOY Extrême gauche 864 1,87

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01/07/2011 à 00h00 liberation.fr Par LAURE BRETTON Pendant qu’Aubry se lance, Hollande engrange

Primaire. Gérard Collomb, Pierre Moscovici, Vincent Peillon… Ils ont tous attendu la candidature de la maire de Lille pour rallier son rival.

«Ça tombe comme à Gravelotte», trompette un proche de François Hollande. En moins de vingt-quatre heures, l’ancien premier secrétaire du PS a vu sa liste de soutiens dans la primaire socialiste prendre pas mal de poids : coup sur coup, l’ont rejoint le maire de Lyon, Gérard Collomb, l’ancien ministre strauss-kahnien Pierre Moscovici et, plus inattendu, Vincent Peillon. «J’ai appelé Martine Aubry par correction pour lui annoncer que je ne la soutiendrai pas», confirme ce dernier à Libération.

L’ancien lieutenant de Ségolène Royal proposera au courant Espoir à gauche, qu’il pilote depuis qu’il a pris ses distances avec l’ex-candidate à l’Elysée, de valider ce rapprochement samedi lors d’une réunion à Paris. Sauf que David Assouline, autre ancien ségoléniste, a déjà pris position pour Aubry.

«Ambiguïtés».

Alors qu’il était prêt à rallier Strauss-Kahn, Peillon avance l’argument de la «cohérence politique» pour justifier son rapprochement de Hollande plutôt que d’Aubry, qui était pourtant alliée avec l’ex-patron du FMI. «Une ligne politique pour une présidentielle, ça se prépare», insiste le député européen. Sur de nombreux thèmes [chez Aubry], on nous a dit : "j’écoute", et le lendemain, on a réalisé qu’on n’avait pas été entendus. Il faut arrêter les ambiguïtés et réconcilier la parole politique avec les actes.» La flèche vise l’aile gauche du PS, rangée derrière la candidature de Martine Aubry.

Chez Benoît Hamon, le trip hollandais de Peillon, tête de proue des «Rénovateurs» puis cofondateur du Nouveau Parti socialiste en 2002, n’inspire que sarcasmes. «Il dit qu’il se bat pour rénover les institutions et il va chez le type qui est soutenu par des cumulards», lâche un proche du porte-parole du PS.

A l’époque, Hollande avait même traité Peillon de «serpent». «Tout ça, c’est du passé, on ne ressasse pas les vieilles rivalités», balaie le député André Vallini. «Une primaire et une présidentielle, ça restructure le paysage politique», se félicite le député de l’Isère, qui fait mine de découvrir que «paradoxalement, c’est la semaine où Martine Aubry se déclare qu’on engrange le plus» de soutiens. Dont Pierre Moscovici, qui est propulsé coordinateur de la campagne hollandaise. Un texte expliquant cette «alliance» - l’ancien ministre des Affaires européennes refuse de parler de «ralliement» - a été rédigé et soumis à signature à ses proches. «Il n’y aura pas de déperdition en ligne, prédit la députée Marisol Touraine. La cohérence de notre projet réformiste se retrouve de façon plus évidente chez François Hollande.»

Surprise. On sent poindre pas mal de ressentiment chez la secrétaire nationale à la Santé d’Aubry, avec qui elle avait «plutôt des relations de confiance» : «Il y a eu très peu de discussions de fond avec la première secrétaire» alors que François Hollande a pris le temps d’appeler tout le monde «longuement».

Dernière surprise du jour, comme Marisol Touraine, Jean-Marie Le Guen, l’un des «mousquetaires» de DSK, a donné son parrainage d’élu à Ségolène Royal pour qu’elle puisse se présenter à la primaire. Mais, insistent les deux intéressés, «parrainage ne vaut pas suffrage».

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