Janvier 2012 : Perte du triple A, Il attaque la Banque

Juin 2011 : Candidat du Parti communiste

Novembre 2009 : Des réseaux maçonniques
Novembre 2008 : Le camarade-caviar-sénateur Mélenchon quitte le PS pour créer son propre parti d'ultra-gauche laïciste et nationaliste ...
Juin 2008 : Un portrait positif (Libération)
Jean-Luc Mélenchon .°. (couvreur de la loge Roger Leray du GODF) ... (Tanger 1951-)

(Avril 2005) Sa voiture de fonction (au conseil général de l'Essonne ?)

Trotskiste lambertiste puis socialiste jospinien, puis socialiste jacobin et souverainiste. Maire, conseiller général de l'Essonne, Sénateur.

Novembre 2004 : Contre la Constitution européenne de Valéry Giscard d'Estaing
La blague du oui social-démocrate :
La Constitution européenne est incompatible avec un projet réformiste et progressiste.

La grosse blague du débat sur la Constitution européenne au PS, c'est la posture sociale-démocrate que se donnent les tenants du oui. Bien sûr, personne n'est dupe de la ruse que le numéro induit. D'un côté, il y aurait des réalistes qui avanceraient à petits pas, de l'autre des maximalistes. Faites votre choix, braves gens. Mais les nouveaux apôtres sociaux-démocrates font pâle figure dès qu'on confronte leurs professions de foi avec le texte. Car que reste-t-il avec cette Constitution pour faire de la négociation et du progrès social selon la recette éprouvée qui a fait les beaux jours de la social-démocratie ?

Exemple : que devient l'objectif d'harmonisation progressive des droits sociaux ? N'est-ce pas une raison majeure d'être européen quand on est de gauche ? N'était-ce d'ailleurs pas la nouvelle ligne d'horizon que nous proposions comme substitut au projet socialiste lui-même après qu'il s'est dissous dans les brumes des Bad Godesberg de tous les pays ? Certes, ce n'était pas révolutionnaire. Mais ça promettait d'être efficace. Deux voies se présentaient. D'abord, on pouvait penser avancer par le vote de lois européennes ou plus modestement encore par des lois cadres balisant le chemin car on ne pourrait sûrement pas obtenir tout d'un seul coup.

Avec le projet de Constitution, il ne faut plus y penser. Car l'harmonisation sociale est la seule chose qui soit explicitement interdite par le texte. L'article III-207 dit une première fois que «la loi cadre européenne ne comporte pas d'harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres». Vous pensiez-vous reporter sur les coopérations entre les Etats pour forcer le barrage ? L'article III-210 dispose bien que ces coopérations sur les questions sociales sont encouragées. Mais seulement tant qu'il s'agit d'«échanger des informations», de «promouvoir des approches novatrices» ou d'«évaluer des expériences».

Si des petits malins pensaient se faufiler au milieu de ces généralités, ils perdraient leur temps. Le texte assène la limite de toutes ces bonnes choses : «... à l'exclusion de toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres». Inutile non plus de rêver s'introduire par le biais des politiques industrielles. L'article III-279 qui organise la question comporte une disposition nouvelle par rapport à sa rédaction antérieure sans doute jugée trop évasive : «la présente section ne constitue pas une base pour l'introduction par l'Union de quelque mesure que ce soit pouvant entraîner des distorsions de concurrence ou comportant des dispositions fiscales ou relatives aux droits des travailleurs salariés». Malheur ! Il faut donc voir l'autre piste. Si la porte de la loi est fermée, le social-démocrate sait qu'il lui reste la négociation entre syndicats ouvriers et patronaux et ce bon vieux contrat tellement plus souple et adaptable que la loi uniformisante et si lourdement politique ! Les partisans du oui de gauche ne cessent d'ailleurs de le proclamer : pour la première fois, le dialogue et la consultation de partenaires sociaux sont reconnus !

En effet, c'est le cas aux articles III-211 et III-212. Mais c'est pour organiser un «cause toujours tu m'intéresses» de première grandeur ! Certes, tout est prévu : la durée des discussions, l'information des parties, etc. Le paragraphe 1 de l'article III-212 déclare même, magnanime : «Le dialogue entre partenaires sociaux au niveau de l'Union peut conduire s'ils le souhaitent à des relations conventionnelles, y compris des accords.» Mais, «lorsque l'accord en question contient une ou plusieurs dispositions relatives à l'un des domaines pour lequel l'unanimité est requise... le conseil statue à l'unanimité».

Fin de la récréation partenariale et du très social-démocrate dialogue social. On mesure mieux la rudesse du coup quand on lit la liste des sujets concernés par cette machine à barrer les revendications sociales. Elle figure à cet article III-210 déjà cité. On y trouve pêle-mêle ce qui fait le quotidien le plus ordinaire des travailleurs, la raison d'être du syndicalisme et la matière première du projet socialiste : les conditions de travail, la protection de la santé et de la sécurité au travail, l'égalité entre hommes et femmes, la lutte contre l'exclusion sociale, la protection sociale, l'information et la consultation des travailleurs. Rien de moins.

On comprend dans ces conditions que plus du tiers des syndicats constituant le collectif de la Confédération européenne des syndicats aient préféré s'abstenir quand le pétaradant blairiste qui dirige ce bureau international voulait leur soutirer un soutien franc et massif à la Constitution ! N'empêche, dans un tel cadre, quel est l'espace de la social-démocratie ? Il n'est pas meilleur que celui du social-républicanisme qui pour sa part compte plutôt sur la démocratie d'Assemblée pour faire avancer l'intérêt général des salariés.

C'est donc une mystification d'affirmer que la doctrine sociale-démocrate se trouverait confortée par ce texte. La Constitution européenne est tout bonnement incompatible avec un projet réformiste progressiste, qu'il veuille passer par la loi ou par le contrat, qu'il vise à faire vivre le pacte social ou le pacte politique ! Les «euro-béats» feraient bien de prendre au sérieux les libéraux qui ont eu la haute main sur ce texte. Ceux-là ne se paient pas de mots. Par ce texte, ils veulent la victoire totale et la fin du compromis avec la social-démocratie européenne traditionnelle autant qu'avec le social-républicanisme légiférant et normatif. Le coeur de leur doctrine y est pérennisé. D'abord un modèle économique exclusif où la concurrence libre et non faussée est le principe suprême. Ensuite un modèle de régulation sociétale où les communautés peuvent prendre la relève de l'Etat tutélaire mis hors circuit. Ainsi, la devise introduite dans la Constitution (I-8) n'est-elle pas «égaux en droit» pour parler des citoyens comme des Etats de l'Union mais «unie dans la diversité».

C'est tout un programme. Dans le même temps est introduit «le droit des personnes appartenant à des minorités» (I-2) et la laïcité est dissoute dans l'oecuménisme (II-52 et II-70). La Constitution européenne forme un tout qui fait système pour chacune des parties qui la compose. Et c'est la fin d'une histoire qui est ainsi programmée. Celle ou la construction de l'Europe dessinait un horizon progressiste.
Par Jean-Luc MELENCHON, mercredi 03 novembre 2004, Libération, 3 novembre 2004, p. 36

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(Avril 2005) Mélenchon épinglé sur sa voiture de service

LA LETTRE A SEMÉ une certaine zizanie.
Cet après-midi, le président PS du département organise un point-presse exceptionnel pour commenter un courrier que vient d'adresser Christian Schoettl, conseiller général (divers droite) de Janvry à... 6 000 élus de l'Essonne !
Dans cette missive, l'élu de l'opposition accuse le conseil général d'avoir mis à disposition un véhicule « au service de personnes qui n'avaient pas la légitimité à en bénéficier. » Pointé du doigt : Jean-Luc Mélenchon, actuel sénateur PS, qui aurait bénéficié d'une voiture de service et d'un chauffeur du conseil général de mars à juin 2004, trois mois durant lesquels il n'était plus un élu de l'assemblée départementale.

Un courrier qui commence à provoquer un émoi du côté de la classe politique locale... et surtout un profond agacement chez Michel Berson, le patron (PS) du conseil général ! Dès hier soir, en apprenant que la fameuse lettre circulait un peu partout en Essonne, l'élu a tenu à effectuer une sérieuse mise au point sur le sujet.
« C'est un non-événement, un épiphénomène et en même temps une volonté délibérée de nuire à notre institution », s'indigne Michel Berson. Sur le fond de la question, le président du conseil général reconnaît - « en toute transparence » - que Jean-Luc Mélenchon ait pu « occasionnellement » être conduit par un chauffeur et une voiture du département.
« Mais le fait qu'un ancien ministre puisse être transporté par nos soins pour assister à des réunions de travail concernant l'Essonne ne me choque nullement, martèle Michel Berson. Il n'y absolument rien d'illégal là-dedans. » Et d'estimer qu'en « s'attaquant à Jean-Luc Mélenchon, c'est bien moi que Christian Schoettl vise d'une façon purement scandaleuse. »

Depuis le mois d'octobre, l'élu d'opposition tente de mettre un chiffre sur l'expression « occasionnellement ». Pour lui, c'est une pratique « qui constitue un véritable détournement de fonds public », écrit-il dans sa lettre. « Ce sont des soupçons insupportables », rétorque Michel Berson.

Une accusation que le principal intéressé réfute en bloc

Dans les couloirs du conseil général, certains ironisent sur le calendrier choisi par Christian Schoettl. « Attaquer Jean-Luc Mélenchon - grand supporter du non à la Constitution - à quelques jours du référendum, ce n'est pas anodin, ça peut attirer plus d'écho », lâche t-on dans l'entourage de Michel Berson.

Une accusation que le principal intéressé réfute en bloc, évoquant simplement sa volonté « d'exercer un contrôle sur l'utilisation de l'argent public ». En déplacement toute la journée pour aller défendre le non à Rodez (Aveyron), Jean-Luc Mélenchon n'a pas pu être joint hier. Le dossier, lui, devrait arriver prochainement sur le bureau du procureur de la République. « C'est tout ce que je demande pour que la lumière soit faite et que les soupçons soient levés ! », lâche Michel Berson.
leparisien.com, Grégory Plouviez, Paru le : 27/04/2005

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L’Irlandais du PS Jean-Luc Mélenchon. Ultime noniste socialiste, le sénateur de l’Essonne promeut, à train d’enfer, une alliance avec «l’autre gauche». Et le non irlandais à l’UE conforte sa conviction têtue.
Pierre Marcelle MYOP Libération QUOTIDIEN : lundi 16 juin 2008

Dans cette cantine pressée de la gare Montparnasse d’où il allait attraper un train pour Rennes et y tenir meeting comme il fait partout toute l’année, on avait écarté les couverts pour disputer plus passionnément. Un piaf se posa, quêtant une miette. Lui se tut pour offrir un doigt en perchoir ; l’oiseau s’envola. «Casse-toi, alors, pauvre con !» sourit notre commensal, puis s’excusa des yeux, crainte sans doute qu’on le prenne pour un homme de peu d’esprit. Deux heures plus tard, un pauvre hère le soulagerait d’un euro qu’il tendrait en dissimulant le malaise d’être de ce monde-là, d’une richesse si mal redistribuée qu’elle contraint à mendier.

Jean-Luc Mélenchon est un personnage public discret (à la façon qu’on imagine Robespierre chaste) et cependant chaleureux, mieux considéré dans la rue que dans son Parti socialiste, et plus intimidé par le peuple que par ses pairs. Normal, puisque, père télégraphiste et mère institutrice, c’est du peuple qu’il vient, et de Tanger. Etre arrivé à 11 ans en Normandie dans ses habits de pied-noir le fit d’emblée «horsain», ainsi qu’on dit en Pays de Caux pour désigner l’étranger, le pas d’ici, avec quelque chose de métèque dans la connotation.

On l’avait visité deux jours auparavant sur ses terres de sénateur, peu de semaines après l’avoir croisé à la Maison des Métallos, où Politis arrosait son trentenaire. Qu’on n’ait pas fréquenté ce «compère» durant les années 70 et dans les rangs de l’Organisation communiste internationaliste (dite «lambertiste») ressortit à un simple aléa géographique : Mélenchon, auquel on ne donne pas du «Méluche» aussi aisément que du «Juju» à son camarade cofondateur de la Gauche socialiste Julien Dray, militait alors du côté de Besançon. Trente ans après, cet épisode trotskiste lui colle encore à la peau ; après le précédent Jospin, issu des mêmes cellules, il lui fait une tunique de Nessus autant qu’un bouclier. Nul regret, cependant, de ce nécessaire apprentissage : le trotskisme l’a fait, la politique le dévore, un non farouche le porte encore - tel , jeudi, celui de Dublin au traité de Lisbonne.

De sa vie privée, il ne dira rien. A l’état-civil, il est divorcé. Et quand on le chatouille à propos de la qualité de franc-maçon qu’une rumeur lui prête, c’est comme un principe qu’il marque la distance dans un lapidaire : «Ça ne vous regarde pas.»

Des pitreries en forme de querelles de personnes déchirant aujourd’hui le PS, son parti depuis plus de trente ans, il n’évoquera que la perte d’identité qu’elles traduisent, quand son souci du moment est d’empêcher que l’entité PS se dissolve dans un devenir de «parti démocrate» ayant rendu les armes à ce «libéralisme économique» trop consensuel, dont le gauchiste de l’intérieur met à jour le traumatisme désiré.

Lorsqu’il nous glissa l’ouvrage qu’il publiait en septembre (En quête de gauche, Balland), on l’empocha poliment, comme trop de ces opus de nombriliste et médiocre ambition. Mais à bien y regarder, on comprit que ce livre-là, septième de sa bibliographie, aspirait aussi au statut d’outil militant. On y perçut surtout que le bonhomme, dont des études de philo ont structuré la curiosité de tout, est un furieux bosseur, et l’on vit mieux comme son activisme pouvait lui être compté à charge. Le temps qui presse, les vents mauvais qui soufflent, la sensation de clamer dans un désert quand la barbarie est aux portes lui font la double et paradoxale réputation d’un imprécateur - mais qui ne lâche rien - et d’un opportuniste - mais loyal.

Laquelle réputation, l’orateur reconnu observe sans complaisance. Quand on en sait qui, de beaucoup d’ennemis, font le socle d’une carrière, lui, qui est un vrai doux, traîne le fantasmatique opprobre comme une énervante perte de temps, quand tout presse. Et de constater, avec un amer fatalisme, que «dans les assemblées de tièdes, la violence rhétorique est vite assimilée à une forme de démence» ; et impardonnable à proportion qu’elle dit le vrai, qui dérange. Récusant l’individu comme acteur majeur d’une «Histoire» à grand H, Mélenchon attend la vague collective. Pour prétendre la chevaucher, il invoque le principe de «radicale responsabilité», qu’il illustre par la parabole de l’aiguilleur des trains de la mort : «Dans un instant donné lui appartient, et à lui seul, la décision de faire dérailler le convoi. Ou pas.» Ainsi définit-il le républicain comme «celui qui dit ce qui est bon pour tout le monde», tout en précisant que le principe vaut «pour chaque personne humaine».

Quand le moral est au bas, il vole vers l’Amérique du Sud chercher les traces des Lumières et de la «Grande Révolution» qui l’inspirent, au point que son propos fleure parfois le national républicanisme («Je suis universaliste», réplique-t-il sèchement.) Mais c’est au Sénat, havre familier et stratégique port d’attache, qu’il campe et entretient la flamme. Du palais du Luxembourg, l’élu de l’Essonne nous avait fait l’autre semaine une visite guidée pointilleuse, décryptant sous les ors de l’Empire le long cheminement d’un peuple vers une République. Dans l’hémicycle où il siège en haut à gauche, à « la Montagne», la tribune le bouleverse de souvenirs mêlés, où même Jean Lecanuet rejoint François Mitterrand dans la paix des morts, et où, en la file des onze, tous groupes confondus, qui votèrent en 1991 contre la première guerre du Golfe, lui-même fit sa paix des braves avec Max Lejeune, fantôme de la vieille SFIO. Là, le sénateur Mélenchon «tient la tranchée», dit-il, reprenant l’expression d’Hector Viron, élu communiste du Nord, qui la lui souffla après la première élection de Chirac à l’Elysée.

La position n’est pas si confortable. Quand il évoque la tentation d’Oskar Lafontaine, quittant le SPD pour créer Die Linke avec cette «autre gauche» honnie par la direction socialiste, l’œil du passeur s’allume. S’il entretient avec cette gauche-là des rapports fraternels (via notamment l’association Pour la République sociale, qui donna corps au socialisme du non lors du référendum européen), il n’y a pas sa table réservée. Et de rapporter ce mot d’un dirigeant de la LCR lui souriant en confidence : «Tu en fais trop pour eux [les socialistes, ndlr] et pas assez pour nous [trotskistes, Verts, alter et communistes].» Unitaire pour tous, donc, et contre sa propre direction. Mais sinon lui, qui ?

Dedans dehors, et horsain toujours. Au Sénat, notre hôte nous avait contraints à une pause dans le gravissement d’un monumental escalier, et, sur une chaise curule palière, fait prendre la pose que son téléphone photographique enregistra. Plus tard, sous les frondaisons douces du Luxembourg, il confia qu’à avoir passé tant d’années à l’assaut du ciel, il ne l’avait pas assez contemplé, le ciel. Et s’astreignait désormais au plaisir quotidien de produire une image - dessin ou photo. En cet aveu fugace, on crut presque attraper l’écho fugitif d’une mélancolie.

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Mélenchon crée son Parti de gauche et tente de rassembler Par Christiane Chombeau | Journaliste | 13/11/2008 | 11H15 rue89

Cinq jours après leur départ du Parti socialiste, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez, ont annoncé, mercredi 12 novembre, la création d’un nouveau parti, le Parti de la gauche. Celui-ci organisera son premier meeting samedi 29 novembre en présence d’Oskar Lafontaine, qui, avec Lothar Bisky, préside Die Linke, en Allemagne -un parti dont les deux parlementaires s’inspirent largement- et tiendra son congrès les 7 et 8 février.

"Plus de trois mille personnes", selon François Delapierre, délégué général de PRS (Pour la République sociale), ont déjà apporté leur soutien à cette initiative sur le site casuffitcommeca.fr.

Lors de la conférence de presse de mercredi, Mélenchon et Dolez étaient accompagnés de Claude Debons, ancien syndicaliste CFDT, cheville ouvrière des collectifs contre le Traité constitutionnel européen ainsi que d’Eric Coquerel, président du petit parti Mars-Gauche républicaine (des anciens chevènementistes).

D’autres devraient, selon Mélenchon, venir grossir dans les semaines à venir les rangs de ce nouveau parti qui veut être un "parti de gouvernement", "résolument républicain", "défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l’intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique".

Il espère attirer des socialistes qui ne pourraient se résoudre à voir leur parti "glisser vers un parti de centre gauche3 après le congrès de Reims. Notamment en cas de victoire de Ségolène Royal.

Des contacts avec le PC et la LCR/NPA de Besancenot

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez jettent des ponts pour construire leur "front de gauche" aux élections européennes. Des contacts ont été pris avec le PC et la LCR/NPA d’Olivier Besancenot. Les communistes leur ont donné rendez-vous mardi prochain, en revanche il faudra attendre lundi prochain, date à laquelle la LCR/NPA réunit sa direction, pour savoir si celle-ci accepte une rencontre.

Ce jeudi, Alain Krivine a, dans un entretien au site Médiapart, qualifié de "nécessaire" un débat sur "une liste unitaire aux européennes "en ajoutant toutefois que "l’expérience a montré, avec les parcours de Fabius, Montebourg, Peillon ou malheureusement celui de Bové que le non à un référendum ne suffit pas à se mettre d’accord sur un programme anticapitaliste".

Krivine rappelle notamment que le NPA ne veut pas "participer à des coalitions gouvernementales avec le PS comme l’ont fait le PRC en Italie ou Die Linke en Allemagne".

Lors de la conférence de presse de mercredi, Mélenchon a également précisé que le le MRC, le parti de Jean-Pierre Chevènement, devrait être approché dans les jours à venir.

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Des réseaux jusque chez les francs-maçons Le Parisien.fr E.H. et R.L. | 07.11.2010, 07h00

Au PS.

Entre Mélenchon et ses ex-camarades, le lien est désormais infime malgré trente ans de militantisme en commun. L’un des derniers à ne pas avoir coupé les ponts, c’est Julien Dray. Le député de l’Essonne, ex-trotskiste et cofondateur du courant Gauche socialiste au sein du PS, confie avoir gardé « des liens d’amitié » avec Mélenchon. Récemment, Dray a d’ailleurs amicalement mis en garde « son pote » contre les dangers de la surenchère. « Tu vas te cornériser et finalement t’affaiblir », l’a prévenu le socialiste. Les liens se sont en revanche distendus avec l’ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann, gênée par la course en solitaire de Mélenchon, « source de division à gauche ». Issu lui aussi des rangs de l’OCI (trotskiste), le député Jean-Christophe Cambadélis lui envoie encore « quelques SMS » d’amitié. Chargé au PS des relations avec les partenaires, le député Claude Bartolone a prévu de rencontrer Mélenchon mais dans un cadre strictement politique. Globalement, l’ex-sénateur est devenu un épouvantail au PS.

Chez les francs-maçons.

« Ça ne vous regarde pas », a sèchement répondu Mélenchon à Anne-Sophie Lapix, journaliste sur Canal + qui l’interrogeait en septembre sur ses liens avec la franc-maçonnerie. Et pourtant, ils sont solides et anciens. Initié depuis plus de vingt-cinq ans, Mélenchon est un habitué de la loge Roger Leray, au siège du Grand Orient de France, rue Cadet à Paris. « Il est même couvreur : c’est l’officier chargé de garder la porte du temple. Il vérifie notamment que ceux qui y pénètrent sont bien des frères. Il est très scrupuleux sur le respect du rituel et de la tradition », révèle l’un des membres de cette loge. Ses thèmes de prédilection : la défense de la laïcité et de la République. Dans le secret de la loge, c’est un autre personnage qui se manifeste. « Ce n’est pas du tout le coq agressif de la télé. Il ne donne pas de leçon », confie un franc-maçon.

En Amérique latine.

Dans ses interventions, Mélenchon se réfère régulièrement à Hugo Chávez le président vénézuélien et à son homologue bolivien Evo Morales. Ce dernier avait d’ailleurs envoyé, pour le meeting fondateur du Parti de gauche en novembre 2008, un message « d’amitiés révolutionnaires » à Mélenchon, qui parle espagnol couramment. Pour son « Vivement dimanche », l’ex-socialiste comptait sur la présence du jeune président de l’Equateur Rafael Correa, mais ce dernier, victime d’une tentative de coup d’Etat fin septembre, n’a pas pu faire le déplacement. Enfin pour créer son parti, Mélenchon s’est inspiré de l’Allemand Oskar Lafontaine et de sa formation de gauche radicale. Ce dernier était présent pour la création du PG. Le Parisien

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Jean-Luc Mélenchon portera les couleurs du Front de Gauche Mardi 21 juin 2011 Par Évariste gaucherepublicaine.org

Après les autres composantes du Front de Gauche, c’est au tour du PCF de désigner Jean-Luc Mélenchon comme candidat pour les présidentielles 2012.

Ainsi en a décidé le Parti communiste. Souhaitée par la direction nationale du PC, la candidature de Jean-Luc Mélenchon a été adoubée à 75 % par le Conseil national (plus de 100 personnes), puis à 63 % par la conférence nationale (plus de 600 personnes) et enfin à 59,12 % par les adhérents du PCF.

Avec 69 227 inscrits et 48 631 votants (soit 70,25 % de participation), il y a eu 842 bulletins blancs ou nuls (soit 1,73 %). Sur les 47 789 suffrages exprimés, Jean-Luc Mélenchon, député européen et co-président du Parti de gauche a obtenu 28 251 voix (soit 59,12 %) contre 17 594 voix (soit 36,82 %) pour André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, ancien président de l’ANECR (Association des élus communistes) et partisan du Front de Gauche et 1 944 voix (soit 4,07 %) pour Emmanuel Dang Tran (hostile au Front de Gauche).

Il conviendra sans doute au candidat choisi de tenir compte du fait que plus de 40 % du plus important parti du Front de Gauche préférait un autre candidat. La direction nationale du PCF n’avait pourtant pas ménagé ses efforts pour obtenir ce résultat allant jusqu’à faire en sorte que sur le document d’envoi aux fédérations, le cartouche portant le choix numéro 1 de Jean-Luc Mélenchon était beaucoup plus grand que celui dévolu au choix numéro 2, André Chassaigne !

Cette désignation du candidat du Front de Gauche va permettre à ce rassemblement de commencer sa campagne électorale alors que la plupart des candidats de gauche et de droite ne sont pas encore connus. Se déclarant candidat de la rupture avec les politiques néolibérales et porteur d’un projet politique se référant au modèle laïque de la république sociale, il va donc tenter de rassembler une partie significative du Non de gauche au Traité constitutionnel européen (le non de gauche représentait 31,3 % de l’électorat sur les 55 % du non du 29 mai 2005).

Tout d’abord, convenons que pour les républicains de gauche que nous sommes, c’est la première fois depuis longtemps que cette sensibilité sera présente lors de l’élection présidentielle. Et après la candidature de Jean-Pierre Chevènement, en 2002, qui n’était pas une candidature républicaine de gauche du fait de sa stratégie d’alliance dite des « républicains des deux rives »1, c’est une bonne nouvelle !

Ensuite, Jean-Luc Mélenchon est un candidat de rassemblement qui a milité pour le non de gauche. Ceci est d’importance, car aucune politique républicaine n’est possible dans le carcan néolibéral du Traité de Lisbonne. Bien sûr, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste, a aussi milité pour le Non de gauche et a donc aussi notre sympathie, mais malheureusement pour lui, il n’a pas le soutien de toute la gauche du PS : Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont préféré soutenir Martine Aubry, candidate du oui de gauche, artisan avec Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn de la baisse des salaires de millions d’ouvriers et d’employés avec la deuxième loi sur les 35 heures et l’une des responsables de la montée du refus de soins pour cause financière chez les couches populaires (de 17à 23 % suivant les études) à cause du bas plafond de la CMU qui a placé de nombreux ouvriers et employés sans complémentaire santé dans un moment de recul des prises en charge de la Sécu.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon développe une posture de rupture par rapport à la droite et à l’extrême droite sans se complaire dans le conformisme néolibéral d’une bonne partie du PS.

Bien sûr, certains mettent en avant que Jean-Luc Mélenchon a déclaré que le traité de Maastricht était « un compromis de gauche »2, qu’il a été d’une mansuétude incroyable avec le gouvernement Jospin qui a le plus privatisé et qu’il n’a jamais émis des critiques fortes sur les années néolibérales de François Mitterrand.

Et bien, nous pensons que nous ne pouvons pas tenir rigueur toute une vie des erreurs du passé. Tout le monde peut évoluer, c’est le propre de la condition humaine. Ce qui compte aujourd’hui, c’est sa position dans la bataille de la présidentielle de 2012.

Face à la droite néolibérale, il sera sans doute, par son positionnement, le candidat le plus crédible pour parler aux couches populaires (ouvriers et employés, représentant 53 % de la population française) qui aujourd’hui choisissent d’abord l’abstention et secondairement le vote nauséabond du Front National. Il sera le seul candidat de rassemblement alors que les autres candidats de l’extrême gauche sont pour le repli sur soi. Il sera donc le plus crédible des antilibéraux.

Bien évidemment, autant nous pensons que dans les institutions actuelles, l’élection présidentielle est d’importance (trop à notre goût) autant nous pensons que nous devons marcher sur nos deux jambes : participer à la campagne de l’élection présidentielle, mais aussi développer les fronts de résistance et l’éducation populaire tournée vers l’action.

Reprenons alors une idée de Jean-Luc Melenchon : allier la bataille des urnes avec celle d’une société mobilisée !

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Mélenchon et la perte du AAA : « Il faut rendre les coups » ouest-france.fr Politique vendredi 13 janvier 2012

« C’est une terrible déroute pour le gouvernement et le président de la République », a estimé Jean-Luc Mélenchon, vendredi soir à son arrivée à Nantes, où il doit tenir ce samedi son premier grand meeting de campagne.

« La guerre de la finance est déclarée contre la France et donc contre l’Europe. Maintenant, Il faut rendre les coups, en aucun cas céder à la pression que vont exercer sur nous les milieux de la finance », a-t-il lancé, à la sortie de la gare.

Pour un emprunt forcé sur les banques

« On a vu ce que cela donne avec le cas de la Grèce : c’est un sacrifice sans fin ». Concrètement, « la BCE doit prêter directement à notre pays, au tarif auquel elle prête aux banques, c’est-à-dire 1 %, de manière à desserrer l’étau ». Si ce n’est pas le cas, le candidat à l’élection présidentielle propose « un emprunt forcé sur les banques » afin de financer les prochains titres de la dette.

Suspendre les paiements à l’Union Européene

« La BCE a prêté une masse immense d’argent à un taux très faible à ces banques pour qu’elles se refinancent. Le moment est venu pour cet argent de revenir au service des Français. Les banques prêteront de grès ou de force ». Enfin, le représentant du Front de gauche a proposé de suspendre les paiements à l’Union Européene. « Je rappelle que la France donne tous les ans cinq milliards de plus qu’elle ne reçoit ».

Cette dégradation de la note de la France, estime le candidat, « va changer le sens » de l’élection présidentielle. « Vous aurez deux camps, celui de ceux qui sont d’accord pour céder, payer la dette, baisser le front, s’incliner, demander pardon aux agences et à la finance internationale, et ceux qui refusent. »

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