Bruno Mégret
Catherine Mégret

Septembre 2006 : Deux ans requis ;
Mai 2006 : Retour au Front National ?
13 avril 2006 : Nouvelle mise en examen
08 Juillet 2004 : Bruno Mégret a été mis en examen
08 octobre 2003 : Bruno Mégret est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille
25 Février 2003 :Catherine Mégert mise en examen
10 janvier 2003 : Catherine Mégret éligible
06 octobre 2002 : La chute de la maison Mégret

1er octobre 2002 : A Vitrolles, le PS se retrouve seul face à Catherine Mégret
Au lendemain du premier tour de scrutin municipal de Vitrolles, l'UMP a retiré, lundi 30 septembre (2002), son candidat, Christian Borelli, et les listes de gauche et de l'UDF ont renoncé à fusionner, après une journée de discussion. On devrait donc assister, dimanche prochain, à un duel serré entre la liste d'extrême droite conduite par Catherine Mégret et celle menée par le socialiste Guy Obino (PS), ce dernier étant arithmétiquement mieux placé que la sortante : si les électeurs suivent les recommandations des candidats qui se sont retirés, M. Obino devancera largement Mme Mégret.

Joies et déceptions avalées, discussions et manœuvres ont commencé dès lundi matin. La première décision est venue de la droite. Convoqué à la mairie de Marseille par les deux chefs de l'UMP dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier, M. Borelli a vite été convaincu de se retirer. Pour s'assurer que les choses soient claires, le maire de Marseille a annoncé la nouvelle en personne, en appelant les journalistes dans son bureau. "M. Borelli est en quatrième position, son objectif de battre Mme Mégret ne peut plus être atteint, a-t-il expliqué. En accord avec nous, il a décidé de se retirer." Vice-président national de l'UMP, M. Gaudin a ajouté : "Nous sommes opposés aux thèses de l'extrême droite ; nous n'avons rien de commun, à Marseille ou à Vitrolles. C'est clair, net et précis." Revenu sur ses terres, M. Borelli a publié un texte affirmant qu'il gardait "le même cap" – "faire obstacle à l'extrême droite" – et a reçu ses partisans, déçus mais disciplinés. Il a aussi livré un pronostic sur la position de son électorat au second tour : "Un tiers à la pêche, un tiers à gauche, un tiers avec Mégret."

LA PROPOSITION DE M. PORTE

A gauche, la situation était plus compliquée. Dimanche soir, toutes les composantes de la liste de M. Obino avaient dit – comme les militants – leur refus de toute fusion avec la liste dissidente de Dominique Tichadou (DVG)."Pas question de tripatouillages ; restons dignes, on est en tête on peut gagner" , lançait ainsi Alain Hayot (PCF), numéro deux sur la liste. Les dirigeants socialistes et communistes du département, qui assistaient à la réunion – en l'absence de M. Obino – approuvaient.

Mais le lundi matin voyait un coup de théâtre. Henri-Michel Porte (DVD), dont la liste dissidente soutenue par l'UDF avait recueilli 5,29 % des voix, proposait de fusionner toutes "les listes républicaines et démocrates" . Il affirmait avoir reçu l'accord de François Bayrou, président de l'UDF, pour initier cette démarche. M. Tichadou publiait aussitôt un communiqué allant dans le même sens : "L'ensemble des colistiers, réunis derrière Dominique Tichadou, appellent à la fusion des listes démocrates et républicaines" , annonçait le texte. Bien que des contacts informels aient été tentés par des émissaires plus ou moins mandatés, la situation prenait un tour étrange : les chefs échangeaient par communiqués, alors qu'une fusion réussie implique la mise au point d'équilibres d'autant plus délicats qu'ils contredisent souvent ceux qui ont été établis au sein de chaque liste.

Se disant prêts à tout pour chasser Mme Mégret, les dirigeants de la fédération socialiste ajustaient leur position et affirmaient, à ce moment-là, être ouverts à toutes les propositions. Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général, qui semblait réticent dimanche soir, résumait ainsi sa position : "Pour gagner, il vaut mieux faire des additions que des soustractions." En début de soirée, Guy Bono, premier secrétaire fédéral, partait alors, au volant de sa voiture, à la rencontre des candidats socialistes, puis de leurs colistiers. Il savait qu'il aurait du mal à convaincre ses camarades, tant la constitution de la liste de M. Obino avait déjà demandé de patience. Il savait aussi que les blessures restaient vives après les affrontements du premier tour. Un militant des Verts résumait, sans grand plaisir : "On a le choix entre deux mauvaises solutions : fusionner ou ne pas fusionner. Dans le premier cas, ça fait manœuvre ; dans le second, ça ne fait pas unitaire."

M. Obino annonçait pourtant à M. Tichadou et à M. Porte qu'il était ouvert à l'idée de la fusion. Rendez-vous était fixé dans la soirée. Mais à la réunion des colistiers de M. Obino, il apparut bien vite qu'on ne pourrait aller vers la fusion. Le PCF y était farouchement opposé, comme les militants de la Gauche socialiste et les associatifs : ils estimaient que leur succès du premier tour était précisément dû au renouvellement des personnes qu'ils avaient réussi à mettre en place et qu'il n'y aurait rien à gagner à la perturber avec ce qui apparaîtrait comme "un arrangement de circonstance". Au lieu de la fusion, on s'est donc préoccupé de trouver une porte de sortie honorable pour M. Tichadou. M. Guérini a promis de s'y employer.

Finalement, le premier secrétaire fédéral du PS a annoncé une conférence de presse, qui devait se tenir en fin de la matinée, mardi 1er octobre, afin d'évoquer la fin des négociations sur la fusion des listes et de lancer, surtout, un appel "à battre les Mégret" . M. Tichadou, qui avait fait savoir qu'il ne se maintiendrait pas au second tour, est même annoncé au meeting de l'entre deux tours, qui devait se tenir, le soir même, dans la salle des fêtes de Vitrolles. Tout était en place pour un duel sans pitié, dans cette ville où les campagnes ressemblent souvent à des guerres.
Le Monde, Michel Samson, LE MONDE | 01.10.02 | 11h43, MIS A JOUR LE 01.10.02 | 11h53, Marseille de notre correspondant régional

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Droite : une stratégie à géométrie variable
A Vitrolles, la droite a eu deux attitudes face à l'extrême droite.

Municipales de 1995.

Les principaux candidats sont Jean-Jacques Anglade (PS), Bruno Mégret (FN) et Roger Guichard (UDF/RPR), qui obtient 12,07 %.
La droite lui demande de se maintenir, expliquant qu'il vaut mieux fixer ses voix que prendre le risque de les voir partir vers le FN. Il recueille 12,47 % des voix au second tour, et M. Anglade est élu.

Municipales de 1997.

Catherine Mégret (FN) remplace son mari inéligible. Le PS présente M. Anglade, la droite M. Guichard, (16,30 %).
Il se retire au second tour : Mme Mégret est élue en progressant de 7 points, l'essentiel venant des bureaux de droite.

Municipales de 2001.

Mme Mégret se représente sous l'étiquette MNR. Dominique Tichadou représente le PS, le PCF a un candidat, et Christian Rossi, qui rassemble la droite, arrive troisième avec 17,47 %. Il se maintient au second tour pour "fixer des voix" : il en perd 7 %, pour finir à 10,61 %. Mme Mégret gagne sa triangulaire.
Le Monde, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 02.10.02

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La chute de la maison Mégret

En remportant hier (dimanche 6 octobre 2002) largement (54,05 %) le second tour de la municipale partielle de Vitrolles, le socialiste Guy Obino porte un coup fatal au Mouvement national républicain. Les mégrétistes ont perdu leur dernier fief.

LA SAINT BRUNO, hier, n'aura pas porté chance à Catherine Mégret. En remportant largement, avec 54,05 % des suffrages et 1 200 voix d'avance, l'élection municipale à Vitrolles, le socialiste Guy Obino, 65 ans, prive le Mouvement national républicain (MNR) de son dernier bastion.

« Vitrolles est libre, c'est la République qui ce soir a remporté une victoire », lance le nouveau maire sous les acclamations de plusieurs centaines de personnes massées devant l'hôtel de ville. Quelques minutes plus tôt, c'est au milieu d'une marée humaine (et protégé par les dockers CGT venus de Marseille) que le vainqueur aura parcouru à pied les quelques dizaines de mètres séparant sa permanence de la mairie. La sono ne marche pas, mais s'ils n'entendent pas le discours, les gens sont en transe. « On ne déménage plus, s'écrie Renée, cheveux blancs et veste de laine. Vous ne pouvez pas savoir ce qu'on est heureux. » Il est un peu plus de 21 heures. La gauche, dépassant pour une fois ses divisions, vient de fermer la parenthèse de cinq ans et demi de gestion d'extrême droite.

« Notre combat continue »

Toute la journée, socialistes et communistes auront retenu leur souffle. A 19 heures, dans la salle surchauffée de la mairie, le dépouillement des 100 premiers bulletins donne une indication favorable, provoquant des applaudissements des militants de gauche. Dans la permanence d'Obino, téléphone portable à l'oreille, Bruno Le Roux, secrétaire national du PS chargé des élections, descendu spécialement de Paris, commence à se détendre. « Cela semble bon, mais il faut rester prudent », précise-t-il. Obino est encore à son domicile. Dans l'après-midi, il a tondu son gazon. « Je ne l'avais pas touché depuis quinze jours », sourit-il. Et il a fait une sieste. Puis il a attendu les résultats dans son salon, avec le président PS du conseil général, Jean-Noël Guérini.

Le couple Mégret et quelques dizaines de partisans sont, eux, retranchés dans un hôtel près de l'aéroport, très loin du centre-ville. A l'endroit même où ils avaient fêté leur victoire, en février 1997. Mais, hier soir, l'ambiance n'avait évidemment plus rien à voir. La mine des militants est défaite. Sourire crispé, veste vert pomme et bouquet de fleurs dans les bras, Catherine Mégret est ovationnée par ses partisans lorsqu'elle entre. « C'est la victoire de la magouille et l'anéantissement de cinq années de travail, lance-t-elle. C'est surtout le retour des communistes et ça, c'est pire que tout. » A ses côtés, Bruno Mégret enchaîne : « Je suis très déçu. Mais ce scrutin n'avait pas d'enjeu national. Vitrolles n'est pas le MNR. Notre combat continue. » A quelques pas, l'un de ses lieutenants, Hubert Fayard, soupire : « C'est la droite qui a voté à gauche... »

La droite, qui avait la clé du scrutin, s'est effectivement mobilisée. Hier matin, le candidat UMP Christian Borelli (12,21 % au premier tour), qui s'était retiré sans donner de consigne de vote, est allé à la chasse. Mais il est revenu voter sur les coups de midi. « On n'arrive pas à exister avec les Mégret, explique-t-il. L'UMP a tout intérêt à ce que l'on revienne ici à une situation droite-gauche, quitte à faire passer le candidat PS... » Les électeurs ont visiblement bien compris le message.
Le Parisien, 07 octobre 2002, page 8

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09 octobre 2002 : La descente aux enfers de Mégret continue

Le Conseil constitutionnel a rejeté les comptes de campagne de Bruno Mégret, qui a, selon lui, bénéficié du «concours du personnel communal» de Vitrolles. Le Conseil constitutionnel a par ailleurs réformé les comptes de trois candidats (Olivier Besancenot, François Bayrou, Jean-Marie Le Pen) pour des dépenses considérées comme sans rapport avec l'élection, et d'une quatrième, Christine Boutin, pour une présentation incorrecte de ses différentes dépenses. Il a accepté sans changement les comptes des douze autres candidats.

C'est une descente aux enfers qui n'en finit plus, un calice dont la lie ne s'assécherait jamais. Il y a eu les échecs électoraux successifs, jusqu'à la défaite de Catherine Mégret à Vitrolles, dimanche dernier. Il y a eu les prises de distance ou démission de Daniel Simonpieri, maire de Marignane, de Serge Martinez, vice-président du MNR, du secrétaire général, Franck Timmermans, et de son adjoint, Léon-Pierre Durin, enfin de Jean-Yves Le Gallou, qui ne se représentera pas comme délégué général lors du prochain conseil national du parti, le 17 novembre.

Et hier, Bruno Mégret a appris, par un communiqué du Conseil constitutionnel bref comme un couperet, que son compte de campagne présidentiel avait été rejeté. Avec des conséquences financières implacables pour un parti qui était déjà « exsangue financièrement » au début de l'été, selon les propres mots de son président : 739 800 € de dépenses pour la campagne, que le MNR et Bruno Mégret devront rembourser.

Bruno Mégret se rebiffe encore. L'excès de malheur peut devenir un argument politique : c'est cette carte-là que joue maintenant le président du MNR. Le sentiment d'injustice qu'il exprime semble être partagé par ceux-là mêmes qui l'ont abandonné. Franck Timmermans estimait hier que l'on avait « tiré sur une ambulance », et qu'avec de tels critères « tous les comptes auraient dû être rejetés ».

« Il est clair, dit Bruno Mégret, qu'on cherche à m'abattre, à abattre mon parti. » « Malgré les apparences, je gêne plus qu'il n'y paraît, en voulant construire une vraie droite, débarrassée des oripeaux du FN, une vraie droite regroupant tous les déçus de l'UMP », a-t-il précisé hier au cours d'une conférence de presse. Mais, a-t-il ajouté, « je n'ai pas l'intention de baisser les bras... J'ai consacré ma vie à ce combat et à mes convictions, je n'ai pas l'intention d'y renoncer, les difficultés ont même plutôt tendance à me stimuler ».

Le Conseil constitutionnel a considéré que Bruno Mégret avait bénéficié, pour « l'envoi d'un abondant courrier aux maires de France », du « concours du personnel communal » de Vitrolles, un agent de cette ville ayant expédié des demandes de parrainages aux maires, « agissant pendant ses heures de service ». Il en résultait, selon le communiqué, « la privation du remboursement par l'Etat ».

Bruno Mégret a affirmé avoir démontré que l'agent municipal en cause avait fait les expéditions en dehors des heures de service. Surtout, selon lui, la décision du Conseil prouve qu'il y a « deux poids, deux mesures » : « A qui fera-t-on croire qu'aucun agent public n'a donné de son temps à la campagne de MM. Chirac ou Jospin, aucun agent syndical à celle de Mme Laguillier ? », a-t-il demandé.

La campagne de Bruno Mégret a été financée à concurrence de 153 000 € avec l'avance faite par l'Etat à tous les candidats, et par des prêts bancaires au MNR pour le reste, soit 922 000 €. Ces prêts devaient être remboursés en grande partie grâce au financement public (dont fait partie l'avance de 153 000 €) que touchent tous les candidats dont le compte de campagne est accepté, financement plafonné à 739 800 € pour les candidats n'ayant pas atteint 5 % des suffrages exprimés (comme M. Mégret), et à dix fois plus pour ceux qui ont atteint ou dépassé ce seuil. L'ancien candidat à l'élection présidentielle devra donc rembourser l'avance de l'Etat. Quant aux prêts bancaires souscrits par le MNR, ils vont s'ajouter aux 4,7 millions d'euros de dettes accumulées par ce parti après l'échec des municipales et des législatives.

Les rentrées totales attendues sur cinq ans, intégrant le financement public lié aux élections législatives, sont, selon Bruno Mégret de 3,2 millions d'euros. En tout, donc, le MNR aurait à trouver en cinq ans 1,5 million d'euros. Ce que le président du MNR estime possible. Il a lancé un « appel sans honte à la contribution financière de tous les Français » qui soutiennent son action politique. Et il en appellera à la Cour européenne des droits de l'homme.
lefigaro.fr, Olivier Pognon [10 octobre 2002]

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(10 janvier 2003) Catherine Mégret éligible

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a annulé hier la condamnation, en novembre 2001, de Catherine Mégret à cinq ans d'inéligibilité.
L'ex-maire MNR de Vitrolles avait été poursuivie pour «provocation à la discrimination raciale». Lors de l'audience devant la cour d'appel, le 2 décembre, l'avocate générale avait requis la confirmation de cette peine, mais la cour a jugé que les faits étaient prescrits.
Lors de la campagne des municipales 2001, l'épouse du président du MNR avait diffusé un tract intitulé «Bien de chez nous» présentant l'immigration comme une «véritable colonisation à rebours».
Elle y proposait d'«assurer dans le cadre légal la priorité aux Français pour les emplois municipaux, les aides sociales et 1'attribution de logements».
Catherine Mégret a été battue à la mairie de Vitrolles le 6 octobre par le socialiste Guy Obino.
Libération, 11 janvier 2003, p.

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(25 février 2003) Catherine Mégret en examen pour "détournement de fonds publics"

Catherine Mégret, ancien maire de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) et épouse du président du Mouvement national républicain (MNR) Bruno Mégret, a été mise en examen pour "détournement de fonds publics", a-t-on appris de source judiciaire.

Après l'ouverture en mai dernier par le pôle financier de Marseille d'une information judiciaire la concernant, les enquêteurs tentent de déterminer si l'épouse de Bruno Mégret ne s'est pas livrée à un détournement d'argent public lorsqu'elle était maire de Vitrolles.

Cet argent aurait servi à recueillir les signatures nécessaires à la candidature de son mari lors de l'élection présidentielle du printemps dernier.

Dans un communiqué, le MNR juge que cette affaire "est une mauvaise querelle sans aucun fondement".

"Les faits qui sont reprochés à l'ancien maire de Vitrolles portent exclusivement sur l'envoi de deux lettres à certains maires de France appelant à parrainer Bruno Mégret, le tout pour un montant global de 35.000 euros", écrit le parti d'extrême droite.

"Cette somme a été payée à la ville de Vitrolles par le compte de la campagne présidentielle de Bruno Mégret et la preuve a été apportée que cette prestation a bien été facturée au prix du marché. Il n'y a donc rien à reprocher ni au MNR ni à l'ancienne municipalité MNR de Vitrolles", ajoute-t-il.

La chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d'Azur est à l'origine des soupçons pesant sur certains aspects de la gestion de Catherine Mégret à la mairie.

Les rapporteurs de la CRC ont ainsi relevé que pendant la période précédant la présidentielle, la mairie de Vitrolles avait envoyé deux courriers distincts aux 36.000 maires de France pour qu'ils parrainent la candidature de Bruno Mégret à la présidence de la République.

Si Bruno Mégret a depuis partiellement remboursé les frais de cette correspondance, la chambre régionale des comptes estime en revanche que les autres frais liés à cette prestation ne l'ont pas été.

La brigade financière de Marseille enquête également sur l'attribution par la mairie de Vitrolles, courant 2002, d'une centaine de téléphones portables à des élus ou du personnel municipal. Certains bénéficiaires de ces téléphones ont parfois présenté des factures de l'ordre de 900 à 1.200 euros par mois.
Le Parisien, mardi 25 février 2003, 16h29

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08 Juillet 2004 Bruno Mégret a été mis en examen

On a appris, jeudi 8 juillet, que le leader du Mouvement national républicain (MNR) avait été mis en examen le 2 juin dernier pour "complicité de détournements de fonds publics", suite à des informations de deux de ses ex-lieutenants.

M. Mégret aurait fait supporter à la municipalité de Vitrolles 75 000 euros de frais liés à sa candidature à la présidentielle de 2002. Le président du Mouvement national républicain (MNR), Bruno Mégret, a été mis en examen "pour complicité de détournements de fonds publics", à la suite de témoignages à charge de deux de ses anciens lieutenants, démissionnaires du mouvement d'extrême droite.
lemonde.fr, Article publié le 08 Juillet 2004

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08 octobre 2003. MNR : Bruno Mégret est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille

Le président du Mouvement national républicain, Bruno Mégret, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille, les 15 et 16 décembre, pour « prise illégale d'intérêt » dans une affaire concernant le financement local du parti d'extrême droite.

Parallèlement à cette affaire, la justice enquête sur le financement de la campagne présidentielle de M. Mégret. Dans ce dossier, son épouse, Catherine Mégret, a été mise en examen pour « détournement de fonds publics ».
lemonde.fr, Article paru dans l'édition du 08.10.03

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mardi 23 mai 2006 (Reuters - 20:56) Bruno Mégret est disposé à se rallier à Jean-Marie Le Pen

PARIS - Bruno Mégret a confirmé sa volonté de répondre favorablement à la "main tendue" de Jean-Marie Le Pen en vue de former à l'extrême droite une "union patriotique" dans la perspective des élections présidentielle et législatives de 2007.
"Je suis prêt à participer à cette force nouvelle dès lors que cette démarche est sincère, réelle et déboucherait sur une nouvelle dynamique politique", a déclaré le président du Mouvement national républicain (MNR) à Reuters.

Maître d'oeuvre de la scission de 1998, qui avait affaibli le Front national, Bruno Mégret avait été qualifié de "félon" par Jean-Marie Le Pen, qui voudrait aujourd'hui réunir tous les candidats potentiels de l'extrême droite autour de sa propre candidature en 2007 en échange d'accords électoraux aux législatives.

Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, a rejeté l'offre du président du FN en espérant, semble-t-il, que Jean-Marie Le Pen ne parvienne pas à recueillir les parrainages nécessaires à sa candidature.

En revanche, Bruno Mégret se dit prêt à "faire passer les querelles au second plan" pour permettre à une "force nouvelle" de profiter du discrédit de la classe politique accentué par l'affaire Clearstream, notamment.
"La situation est très inquiétante et la classe politique est totalement discréditée par les affaires", explique-t-il.
"Je considère qu'il y a, en dehors de la classe politique, (représentée au Parlement) une force électorale considérable qui, si elle était rassemblée, pourrait s'affirmer comme la première force française", ajoute le dirigeant du MNR.

Jean-Marie Le Pen, qui avait provoqué un séisme politique en 2002 en se qualifiant pour le second tour de la présidentielle au détriment du socialiste Lionel Jospin, rêve cette fois de devancer le candidat de l'UMP, avec l'espoir de l'emporter.

Bruno Mégret, qui ne dispose plus aujourd'hui que de maigres troupes, considère qu'une "réconciliation" avec Jean-Marie Le Pen constituerait néanmoins un "signal fort" auprès de l'électorat "au moment où les partis se déchirent".
"Cela mobiliserait tout l'électorat déçu par la classe politique", avance-t-il.

Prié de dire s'il est prêt à s'effacer à la présidentielle pour permettre la formation de listes d'union aux législatives, Bruno Mégret souligne qu'il "ne faut pas aller trop vite" car des "discussions sont toujours en cours" avec les lepénistes.
"Pour l'instant, je suis toujours moi-même candidat et nous avons déjà 550 candidats investis pour les législatives", souligne-t-il.

Selon Libération de mardi, l'architecture de "l'union patriotique" souhaitée par les présidents du FN et du MNR a été concoctée par Olivier Martinelli, le chef de cabinet de Jean-Marie Le Pen.
Libération - 23 mai 21 h 29

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(13 avril 2006) Bruno Mégret mis en examen dans une affaire financière

Bruno Mégret, président du Mouvement national républicain (MNR), est poursuivi pour détournements de fonds publics.
Les faits remontent à 2000-2001, lorsque son épouse, également poursuivie dans ce dossier pour avoir détourné 75 000 euros, était maire de Vitrolles (Bouches-du-Rhône).
Elle est soupçonnée d'avoir financé sur les fonds publics vitrollais l'envoi de courriers politiques véhiculant une partie du programme du MNR et sans lien avec ses fonctions de maire.
Libération, no. 7754 SOCIETE, jeudi 13 avril 2006, p. 16

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19/09/2006 11:39 MARSEILLE (AFP) - Procès des Mégret: deux ans de prison avec sursis et d'inéligibilité requis

Le procureur a requis mardi deux ans de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité à l'encontre de Bruno et Catherine Mégret, jugés depuis lundi par le tribunal correctionnel de Marseille pour détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles.

Le représentant du ministère public a également demandé une amende de 50.000 euros pour Bruno Mégret et autant pour son épouse Catherine, absente à l'audience. Mme Mégret est poursuivie pour avoir détourné 489.347 francs (74.600 euros) à l'époque où elle était maire (1997-2002) de Vitrolles (Bouches-du-Rhône).

"Non, M. Mégret, une municipalité n'est pas une banque ni une association caritative pour financer bénévolement des prestations de services pour un parti politique", a lancé le procureur Xavier Bonhomme.

Catherine Mégret est accusée d'avoir envoyé à des milliers d'exemplaires quatre courriers sur les deniers de la municipalité, alors qu'ils étaient destinés à la propagande du Mouvement national républicain (MNR) et à recueillir des promesses de signatures en vue de la candidature de son mari à l'élection présidentielle.

"Les lettres sortent de l'intérêt communal et sont constitutives de détournement de fonds publics", a affirmé l'accusation, reprochant à Mme Mégret d'avoir "profité de sa fonction de maire pour promouvoir les idées de son parti".

"Mme Mégret était une maire de paille (...) M. Mégret, vous étiez le véritable maire de fait de Vitrolles, tout le monde le dit, y compris votre femme", a-t-il ajouté.

Lors d'une interruption d'audience, Bruno Mégret s'est insurgé contre des "réquisitions ahurissantes". "C'est une injustice totale! Quand la justice devient injuste, il n'y a plus de justice, il n'y a que des procureurs partisans qui ne font qu'assouvir des haines politiques", a-t-il lancé aux journalistes.

Lundi, Bruno Mégret avait assuré que l'envoi de lettres par la mairie de Vitrolles pour le compte du MNR était une "épouvantable boulette" et que la somme avait été "rapidement remboursée" par son parti.

Aux côtés des époux Mégret comparaissent cinq autre prévenus, dont Jérôme Denolle, à l'époque directeur de cabinet du président du MNR, et Damien Bariller, ex-directeur de la communication de Vitrolles devenu depuis secrétaire départemental dans les Bouches-du-Rhône du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers. Des peines de six mois à un an de prison avec sursis, d'un an d'inégibilité et des amendes de 5 à 10.000 euros ont été requises à leur encontre.
la-Croix.com, 19/09/2006 11:39

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