Jacques de Larosière de Champfeu

17 mai 2006 : La cour de cassation rejette définitivement les pourvois formés contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris
23 février 2005 : Relaxe confirmée par la cour d'appel de Paris
16 juillet 2002 et 18 juin 2003 : Renvoi en correctionnelle et relaxe

Juin 2002. Jacques de Larosière, un aristocrate de la finance
Dans la noblesse d'Etat ou dans celle des institutions financières internationales, il n'y a guère de parcours plus complet et plus prestigieux que celui de Jacques de Larosière.
Inspecteur des finances à sa sortie de l'ENA en 1958, il occupe différents postes au Trésor, avant de diriger, au début de 1974, le cabinet de Valéry Giscard d'Estaing, ministre de l'économie et des finances, peu avant que celui-ci n'accède à la présidence de la République et ne le propulse directeur du Trésor.

Il devient en 1978 directeur général du Fonds monétaire international à Washington.
Il le reste jusqu'en 1987, année où il est nommé gouverneur de la Banque de France.
En 1993, il est envoyé à la présidence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), après Jacques Attali.
Dans chaque institution, il a vécu des moments difficiles : crise du système monétaire international en 1971, choc pétrolier de 1973, cessation de paiement du Mexique en 1982, crises du franc en 1992 ou, à son arrivée, de la BERD elle-même.

Mais seule la crise du Crédit lyonnais noircit ce parcours.
Un soupçon pénible pour un fils d'officier de marine, à qui il manque peu de distinctions honorifiques : Jacques de Larosière de Champfeu, 72 ans, est commandeur de la Légion d'honneur, grand cordon de l'ordre du Trésor sacré du Japon, grand-croix du Mérite argentin, de l'Aigle aztèque (Mexique), et distingué par nombre de pays européens.

Il est aussi membre de l'Institut, où il a succédé au théologien jésuite Henri de Lubac, participant à l'édition de ses œuvres. Il n'a pas perdu la confiance de ses pairs.
Conseiller du président de BNP Paribas, Michel Pébereau, il continue, au sein d'une association qu'il préside avec Daniel Lebègue, directeur général de la Caisse des dépôts, de plaider la cause d'un marché européen des services bancaires.
Sophie Fay, LE MONDE | 01.06.02 | 11h42, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 02.06.02, p. 12

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Mise à jour demandée par Marie-Christine Baillin, Secrétaire de M. Jacques de Larosière, Conseiller du Président BNP Paribas :

"La Cour d'Appel de Paris a confirmé le 23 février 2005 la relaxe prononcée par le Tribunal Correctionnel de Paris le 18 juin 2003 au bénéfice de M. Jacques de Larosière.

La Cour de Cassation a approuvé cette décision le 17 mai 2006 et a définitivement rejeté les pourvois formés contre l'arrêt de la Cour d'Appel concernant M. Jacques de Larosière"

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