Bruno Julliard, futur sénateur socialiste comme David Assouline ?

Mars 2008. Adjoint du maire de Paris, pour la Jeunesse
Juin 2007. L'anti Pécresse. La marche arrière du Président Nicolas Sarkozy
Mars 2006. l'anti-CPE. Bruno Julliard, le rejeton de la gauche

Au fond, c'était bête de quitter le PS...

L'été dernier, Bruno Julliard, élu président de l'Unef, a écrit au secrétaire de sa section socialiste du Puy-en-Velay pour l'informer qu'il ne reprendrait pas sa carte.
« C'était un passage obligé pour affirmer que le PS ne désignait plus les dirigeants étudiants. En fait, j'aurais dû assumer. » Dans ses premières prestations médiatiques, Julliard, porte-parole des anti-CPE, ergotait sur son militantisme pour ne pas offrir d'argument à la droite.
Il a renoncé à ce jeu de cachecache. « Carte ou pas, je suis le même. » Un jeune homme de gauche, radical sans lyrisme, produit d'une génération politique enfin libérée des grand frères - Cambadélis, Dray, terribles quinquagénaires qui perpétuaient leur histoire au travers des gamins - pour se tailler son territoire.

Julliard et ses amis campent au Nouveau Parti socialiste.

Il y a quelques semaines, Bruno participait encore à la direction du courant. Il entretient avec Henri Emmanuelli une relation transgénérationelle inédite. Le vétéran, paternel, ignorant des bisbilles estudiantines, remonteur de pendules parfois - "c'est très bien que l'Unef sorte de son nombrilisme universitaire" -, en rugit d'aise. "C'est embêtant, mais les jeunes gens sont copains avec l'archaïque! Bruno ne surfe pas sur l'air du temps. On ne l'endort pas avec des discours sur la complexité des choses ou la difficulté d'agir. Il cherche les causes. Qui perd, qui gagne, qui souffre? »

Questions simples pour une gauche sociale. Julliard: " La vraie gauche du non, en mai dernier, c'était la gauche du peuple, la gauche des pauvres. " Et l'Unef n'est pas l'association des petits-bourgeois engagés, mais la première ligne de défense des démunis. Etudiants salariés, boursiers, pauvres lettrés ou lettrés pauvres, chair à smic-jeunes sous Balladur, promis au CPE aujourd'hui. Julliard a tiré l'Unef, historiquement proche de FO, en direction de la CGT. "Quand on a fait notre congrès en décembre, j'ai insisté pour que Bernard Thibault vienne, et pas seulement Jean-Claude Mailly. .. Qu'il voie ce que nous étions."

La nouvelle gauche ressemble donc à l'ancienne. Julliard a grandi là-dedans. Maman Arlette Arnaud-Landau, militante syndicale féministe et socialiste, devenue maire du Puy en 2001. Beau-papa, qui l'a adopté, Jacques Landau, communiste de toujours et encore aujourd'hui, fils d'une grande résistante "qui a eu du mal à se débarrasser du mythe de l'URSS".

Toute la gauche, en un foyer réuni... Bruno milite depuis ses 18 ans. Le CPE le transforme, pris par une cause qui transcende toutes les habiletés passées. "Au début, c'était dur, on luttait un peu dans l'indifférence. On doit gagner pour une génération qui n'a pas eu de victoire."

Ensuite, il reprendra ses études de droit, complétera son doctorat et passera des concours administratifs. Il aura un métier, jure-t-il, la politique ne le nourrira pas. Il pense reprendre sa carte au PS, pour se sentir en règle.
C. A., Le Nouvel Observateur, 16-22 mars 2006, p. 66

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mercredi 27 juin 2007, 18h20 Réforme des universités: le gouvernement cède face aux protestations

PARIS (AP) - Premier recul pour le gouvernement Fillon: la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a présenté mercredi aux représentants du monde universitaire une nouvelle mouture du projet de loi sur l'autonomie des universités qui prend en compte les trois principales revendications des syndicats étudiants.

Ces derniers ont fait part de leur satisfaction, tandis que les syndicats enseignants ont eu des réactions plus mitigées. Le SNESUP, principal syndicat des enseignants du supérieur, réclame toujours "un autre texte" et juge celui-ci "inacceptable".

Mme Pécresse a confirmé devant les journalistes que le projet de loi serait examiné en conseil des ministres mercredi prochain, pour un passage au Parlement dans le courant du mois de juillet. "J'ai présenté un texte d'équilibre à l'ensemble de la communauté universitaire, car cette réforme (...) nécessite l'adhésion la plus large possible", a-t-elle souligné.

Dans la nouvelle version, dont l'Associated Press a obtenu une copie, la mise en place d'une sélection au niveau master a disparu; la réduction de la taille du conseil d'administration de 60 à 20 membres est adoucie avec cette fois-ci 30 membres envisagés. Enfin, l'autonomie ne sera plus optionnelle mais s'appliquera à toutes les universités dans un délai de cinq ans après publication de la loi.

Concernant le conseil d'administration, les étudiants pourront avoir deux représentants supplémentaires et les enseignants six, contrairement à la première version du texte. La composition du conseil d'administration peut toutefois varier en fonction de la taille des universités.

L'ensemble des syndicats d'enseignants, d'étudiants ainsi que les représentants des universités, ont pris connaissance du nouveau texte dans l'après-midi au ministère de l'Enseignement supérieur à Paris, lors d'une réunion qui a commencé vers 15h30.

"Nous notons des inflexions et des amendements considérables. Avec les amendements acceptés aujourd'hui, nous sauvons l'essentiel", a déclaré le président de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), Bruno Julliard, à sa sortie du ministère. "Nous notons des inflexions propres à apaiser les esprits, même si nous ne sommes toujours pas complètement satisfaits, car nous pensons que cette réforme n'est pas la priorité", a-t-il ajouté.

Le président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), Thiébault Weber, s'est déclaré pour sa part "rassuré". "Enfin nos craintes et nos revendications ont été prises en compte", a-t-il dit, notant "une levée des points de blocage".

Même son de cloche de la part de Julie Coudry, présidente de la Confédération étudiante (Cé): "Les trois exigences qu'avaient posé les étudiants il y a un certain nombre de jours sont intégrées dans le texte. On disait qu'un accord était à portée de main. C'est plutôt confirmé aujourd'hui", a-t-elle noté.

Même satisfaction de la part de la Conférence des présidents d'université. "L'essentiel des remarques importantes que nous avions faites nous semble intégré dans le nouveau texte, notamment sur le caractère optionnel de l'autonomie", a noté Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la CPU.

Les réactions sont plus fraîches du coté des syndicats d'enseignants. Tous notent en effet des "évolutions positives", mais estiment, comme le secrétaire général de l'UNSA-Education, Patrick Gonthier, que "des points durs subsistent".

Tous les syndicats d'enseignants mettent ainsi en avant "les pouvoirs exorbitants des présidents d'université" prévus par le nouveau texte, en premier lieu en matière de "recrutement de personnels enseignants contractuels, ce qui risque d'affaiblir le statut de la fonction publique".

Le SNESUP, membre de la FSU, juge que le texte est toujours "inacceptable". "La réforme actuelle ouvre la voie à des établissements d'élite qui concentreront tous les moyens, et d'autres qui auront un enseignement hyperprofessionalisant pour satisfaire les intérêts en besoin d'emplois du patronat local", a déclaré le secrétaire général de cette organisation, Jean Fabbri. AP
mercredi 27 juin 2007, 18h20, Yahoo.fr, actulités

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Les 36 adjoints de Bertrand Delanoë NOUVELOBS.COM | 21.03.2008 | 12:49

Voici la liste des 36 adjoints de Bertrand Delanoë, annoncée vendredi 21 mars. Une équipe à "parité stricte" selon le maire, où figurent 26 PS ou apparentés (contre 19 dans la précédente mandature), 4 Verts (contre 7), 3 PCF (contre 4), 2 MRC (idem), 1 PRG (idem).

- Anne Hidalgo (PS), première adjointe, chargée de l'urbanisme et de l'architecture - Denis Baupin (Verts): développement durable, environnement, plan Climat - Yamina Benguigui (app PS): droits de l'Homme et lutte contre les discriminations - Pascale Boistard (PS): intégration et étrangers non communautaires - Hammou Bouakkaz (PS): démocratie locale et vie associative - Jean-Bernard Bros (PRG): tourisme et nouveaux médias locaux - Colombe Brossel (PS): patrimoine - Liliale Cappelle (MRC): seniors et liens intergénérationnels - Pascal Cherki (PS): vie scolaire et réussite éducative - Lyne Cohen-Solal (PS): commerce, artisanat, professions indépendantes et métiers d'art - François Dagnaud (PS): organisation et fonctionnement du conseil de Paris, propreté et traitement des déchets - Seybah Dagoma (PS): économie sociale et solidaire - Véronique Dubarry (Verts): personnes en situation de handicap - Myriam El Khomri (PS): protection de l'enfance et prévention spécialisée - Maithé Errecart (PS): ressources humaines, administration générale et relations avec les mairies d'arrondissement - Bernard Gaudillère (PS): budget, finances et suivi des sociétés d'économie mixte - Fabienne Giboudeaux (Verts) : espaces verts - Christophe Girard (PS): culture - Didier Guillot (PS): vie étudiante - Bruno Julliard (app PS): jeunesse - Fatima Lalem (PS): égalité femme-hommes - Jean-Marie Le Guen (PS): santé publique et relations avec l'AP-HP - Anne Le Strat (app PS): eau, assainissement, gestion des canaux - Annick Lepetit (PS): déplacements, transports et espace public - Jean-Louis Missika (PS): innovation, recherche et universités - Jean-Yves Mano (PS): logement - Pierre Mansat (PCF): Paris Métropole et relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France - Camille Montacié (PS): marchés, bureau des temps et accueil des usagers - Christophe Najdovski (Verts): petite enfance - Georges Sarre (MRC): sécurité et prévention - Christian Sautter (PS): emploi, développement économique et attractivité internationale - Pierre Schapira (PS): relations internationales, affaires européennes et francophonie - Gisèle Stievenard (PS): politique de la ville et engagement solidaire - Olga Trostiansky (PS): solidarité, famille et lutte contre l'exclusion - Catherine Vieu-Charrier (PCF): mémoire et monde combattant - Jean Vuillermoz (PCF): sport

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