Georges Frêche
Ancien militant maoïste reconverti en élu socialiste, puis exclu pour propos tabous. Maire de Montpellier de 1977 à 2004. Président de la région Languedoc-Roussillon depuis 2004.
02 février 2008. Georges Frêche négocie son retour au PS
17 janvier 2008. Une statue de Lénine à Montpellier ? Il est fou dit Mamère, maire d'une ville qui a son avenue Lénine, et sa place Lénine ...
13 septembre 2007. Relaxe en Appel pour ses propos sur les harkis
07 juillet 2007. Comme Le Pen
29 mars 2007. Relaxe pour des propos sur la police de Nicolas Sarkozy en 2005
27 janvier 2007. Exclu du parti socialiste pour ses propos sur l'équipe France de football, selon lui non représentative de la société française
25 janvier 2007. Condamné à 15 000 euros Georges Frêche fait appel
01 décembre 2006. 15 000 euros requis pour les Harkis
22 novembre 2006. A propos des propos de Georges, sur la représentation équilibrée des minorités dans la société ...
15 novembre 2006. Football, France-Grèce, le capitaine black Patrick Vieira mâche du chewing-gum pendant la Marseillaise : selon Georges Frêche 9 noirs sur 11 joueurs c'est trop ...mais si c'est ainsi c'est que "les blancs sont nuls" : Jacques Chirac, les socialistes, les verts, l'UDF, l'UMP, condamnent fermement ces propos ...
19 mai 2006. Suspendu pour deux ans. Mao populisme à Montpellier.
24 mars 2006. Mis en examen
28 février 2006. Suspendu
12 février 2006. Montpellier. Il insulte les harkis ; est soutenu par des présidentiables ; demande "pardon" pour sa "maladresse"
08 octobre 2005. Perpignan. Révolte contre la tyrannie de Georges Frêche
12 février 2006. Frêche drague les pieds-noirs et insulte les harkis
Plainte contre le président PS du Languedoc-Roussillon pour «injures».
Quand il s'agit de défendre «ses» rapatriés, Georges Frêche est toujours prêt à prendre les armes. Même contre son propre camp.
Samedi après-midi, devant la stèle de Jacques Roseau, ancien porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993 à Montpellier, le président PS du Languedoc-Roussillon est venu rappeler son soutien aux pieds-noirs mécontents de l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui prétendait souligner le «rôle positif» de la colonisation.
Eléphant. Cette abrogation était pourtant réclamée par tous les députés socialistes ? «S'il faut de temps en temps se prendre le bec avec certains de mes amis socialistes, je m'en fous !» a lancé l'ancien maire de Montpellier, connu pour ses prises de positions incontrôlables. Sauf que, samedi, Frêche avait réussi à embarquer à sa manifestation pied-noir un de ces «éléphants parisiens du PS» (comme il aime les nommer) de passage à un salon de l'étudiant, à Montpellier : Jack Lang.
Pendant plus d'une demi-heure, le député du Pas-de-Calais a assisté, en souriant, à une vibrante défense des Français d'Algérie, ces «petites gens» qu'«on a fait partir avec leur petite valise». «Cet article avait été voté, alors qu'on le laisse ! On leur avait fait une petite concession de rien du tout, un tout petit article qui leur donnait du baume au coeur, eh bien, non, il faut le leur enlever ! C'est infamant !» a tonné Frêche.
L'initiative du président de région cherchait à contrer celle d'une dizaine de députés UMP qui avaient appelé le matin même à un rassemblement dans le hall des expositions de Palavas-les-Flots (Hérault). Une concurrence avec la droite qui a conduit Frêche à se fendre d'un nouveau dérapage : pris à partie au milieu de son discours par des manifestants harkis qui lui reprochent de les avoir «trahis» dans une histoire de logements promis mais jamais donnés, Frêche s'est mis à hurler dans son micro :
«Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps [...] Vous êtes des sous-hommes ! Vous n'avez rien du tout, vous n'avez aucun honneur !» Puis, devant un Lang toujours imperturbable, Frêche a entonné le Chant des Africains, hymne fédérateur de l'armée coloniale : «C'est nous les Africains qui revenons de loin / Nous venons des colonies pour défendre la patrie...»
Interrogé par Libération à la fin de la cérémonie sur la violence avec laquelle Frêche avait insulté les harkis, Jack Lang a assuré qu'il n'avait «rien entendu», avant de s'éclipser. L'Association pour la justice, l'information et la réparation des harkis et rapatriés de l'Hérault (Ajir 34), elle, a «entendu» et déposé plainte contre Frêche pour «injures, diffamation et appel à la haine raciale». En fait, Frêche leur reprochait de s'être rendus le matin à Palavas pour y rechercher l'appui des élus UMP. «Cessons d'avoir honte de notre passé ! y avait martelé Christian Jeanjean, député-maire de Palavas. Les actions positives de France en Algérie sont immenses : les écoles, les hôpitaux, les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires...»
Match. Fortement gênés par le fait que ce soit justement Chirac qui ait, de fait, décidé l'abrogation de l'article 4, les élus de droite ont insisté sur les articles 1 et 2 (non abrogés) de cette même loi, qui expriment «la reconnaissance de la nation à l'oeuvre accomplie par la France dans son ancien département d'Algérie, au Maroc et en Tunisie». Bien qu'interdit de micro, un gros contingent de responsables du Front national était présent à Palavas, sans que cette cérémonie-là en soit troublée. Et à la fin, là aussi, tout le monde chanta avec ardeur le Chant des Africains.
Dans ce match droite/gauche en faveur des électeurs pieds-noirs de la région (ils seraient 400 000, dont 70 000 rien que dans l'Hérault), la victoire est clairement revenue aux premiers : au moins 700 personnes étaient réunies à Palavas, contre une petite centaine pour Frêche. liberation.fr, 13 février 2006, p. 14, par Pierre DAUM
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08 octobre 2005. Révolte contre la tyrannie de Georges Frêche
A Perpignan, samedi (08 octobre 2005), une manifestation contre le président PS du Languedoc-Roussillon.
Georges Frêche a reculé. Après avoir tenté de rebaptiser de force sa région en Septimanie (nom donné par quelques érudits à 70 % de ce territoire wisigothique entre le VIe et le Xe siècle), le président (PS) du Languedoc-Roussillon a jeté l'éponge. «On ne peut pas avoir raison contre tout le monde», a fini par admettre Georges Frêche, en annonçant la suppression du terme de Septimanie de tous les lieux d'intervention du conseil régional : lycées, trains régionaux, panneaux urbains, brochures touristiques, etc. Par contre, la marque «Septimanie, la griffe du soleil», imposée il y a six mois aux exportateurs de produits locaux, demeure ce qui ne manque pas de faire ricaner tout le monde.
L'ancien maire de Montpellier (Hérault) a eu peur. Depuis plusieurs semaines, les forces de droite se mobilisaient contre sa Septimanie, sentant que cette nouvelle appellation irritait en profondeur une bonne partie de la population irritation relayée, voire amplifiée, par le quotidien Midi Libre. Une manifestation est prévue ce samedi à Perpignan (Pyrénées-Orientales), à laquelle avaient fini par se joindre, outre les divers mouvements catalans, toutes les composantes du Collectif du non de gauche au référendum du 29 mai (Verts, PCF, LCR...), très actif.
Malgré la reculade de Georges Frêche, la manifestation est maintenue, et va servir d'exutoire au ras-le-bol suscité par les méthodes de gestion autocratiques de celui surnommé «Georges 1er de Septimanie». «Nous fêtons la victoire de la démocratie contre un jacobinisme radical», s'enthousiasme un adjoint de Jean-Paul Alduy, maire (UMP) de Perpignan.
Succédant à deux autres échecs importants (une nouvelle biennale d'art contemporain chinois qui s'est révélée un flop, et une fusion entre les agglomérations de Montpellier et de Sète, refusée pour l'instant par le préfet), Georges Frêche doit affronter une exaspération qui a largement dépassé la seule opposition de droite.
«Georges Frêche exerce un pouvoir solitaire et absolu, dénonce Silvain Pastor, conseiller régional (Vert) élu en 2004 sur la liste Union toute ! menée par le président du Conseil régional. Il supprime arbitrairement des subventions culturelles, il méprise les enseignants et les parents d'élèves, il renie sa parole en matière environnementale... Certains socialistes commencent à renâcler en privé, mais dès que leur chef tape du poing sur la table, ils se couchent.»
Trouver une voix socialiste suffisamment courageuse ou inconsciente qui oserait s'élever contre le «petit père du peuple» languedocien est impensable. «Il y a quelques années, Georges Frêche avait affirmé que la fédération socialiste de l'Hérault représentait la dernière structure léniniste du parti, ce qui n'est pas faux», s'amuse un conseiller général socialiste.
Néanmoins, en privé, certains se permettent quelques coups de gueule. La semaine dernière, un conseiller régional socialiste a quitté une réunion en claquant la porte. Toutefois, personne ne se risque publiquement à critiquer le leader régional. «Nous vivons dans une ambiance de paranoïa, tout mot de travers peut valoir la décapitation immédiate», dénonce un élu socialiste.
liberation.fr, par Pierre DAUM, QUOTIDIEN : samedi 08 octobre 2005
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Suite à ses propos injurieux de samedi, il tenait hier une conférence de presse.
La demande de pardon de Frêche ne calme pas la colère harkie
Ceux qui espéraient des excuses franches de Georges Frêche seront déçus. Face à l'ampleur des réactions provoquées par ses propos des «sous-hommes» et des «cocus de l'Histoire» lancés à la figure d'un groupe de harkis venus perturber sa cérémonie de samedi en faveur des rapatriés (Libération d'hier), le président (PS) du Languedoc-Roussillon a organisé hier soir, en urgence, une conférence de presse. C'est «provoqué [par ces personnes] que j'ai pu employer le terme impropre de sous-hommes, que je peux considérer comme blessant, et que je retire [...]. J'ai blessé par maladresse, et je vous demande de bien vouloir me le pardonner».
Cette demande de pardon adressée aux journalistes n'a pas calmé les personnes mises en cause, qui maintiennent leur plainte. «Mon grand-père a fait 39-45, raconte Abdelkader Chebaiki, leader du groupe de harkis visés samedi par les foudres de Frêche. Pendant la guerre [d'indépendance de l'Algérie, ndlr], le FLN est venu chez lui et lui a demandé de choisir. Il a répondu : "Je choisis la France.'' Les hommes l'ont alors égorgé et ont suspendu son cadavre devant sa maison.»
Dans leur combat, les harkis ont reçu le soutien de Hamlaoui Mekachera, ministre aux Anciens combattants, qui a annoncé avoir saisi le garde des Sceaux, Pascal Clément. Ironie de la situation : c'est sur la fameuse loi du 23 février 2005, sur «le rôle positif» de la colonisation, dont l'article 5 interdit de façon spécifique toute injure faite aux harkis, que Mekachera s'appuie.
Sur les ondes socialistes languedociennes, le silence radio est de rigueur. Robert Navarro, premier secrétaire de la fédération de l'Hérault, est «injoignable», et la militante de permanence s'étonne même que l'on puisse la déranger : «Qu'est-ce que cela a à voir avec le PS ?» André Vézinhet, sénateur et président du conseil général de l'Hérault, refuse de parler. Il s'est contenté d'un communiqué dans lequel il exprime avec vigueur son indignation... sans préciser contre qui il s'indigne. «Ici, confie un élu socialiste sous couvert d'anonymat, personne n'ose lever le petit doigt contre Frêche. Toute contestation est immédiatement traduite devant les tribunaux internes du parti». Personne ? Pas tout à fait. Devant l'«énormité» des propos tenus par le président de région, le Biterrois Jean-Michel Duplaa, conseiller général, proche d'Arnaud Montebourg, ose critiquer son chef: «Les mots employés par Georges Frêche renvoient à une période sombre de l'Histoire de France, et sont inacceptables». Parmi les alliés de Frêche au conseil régional, les communistes (9 élus) ont «condamné» les propos. Mais les plus courageux restent les Verts (8 élus) : «Dans ses premiers dérapages, confie Maryse Arditi, vice-présidente du conseil, à Libération, on ne disait rien. Mais là, il a à nouveau pété les plombs, et nous reprenons notre totale liberté de parole.»
par Pierre DAUM, liberation.fr, QUOTIDIEN : mardi 14 février 2006
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Les présidentiables du PS font profil bas A l'exception de Fabius, tous ont trouvé des mauvaises raisons de ne pas le condamner. par Didier HASSOUX QUOTIDIEN : mardi 14 février 2006 Touche pas à mon Frêche ! Hormis Laurent Fabius, les présidentiables socialistes trouvent toutes les mauvaises excuses du monde pour ne pas condamner fermement les derniers excès de Georges Frêche. C'est que l'homme pèse son poids : 5 000 cartes à lui tout seul dans la fédération PS de l'Hérault (la quatrième de France). Et des militants qui votent presque comme un seul homme, c'est-à-dire comme leur chef. Ce qui lui vaut, malgré ses outrances à répétition, d'être très courtisé en vue des primaires internes du PS, programmées en novembre. Sur le même sujet La demande de pardon de Frêche ne calme pas la colère harkie A ECOUTER • «Mes propos ne s'adressaient aucunement à la communauté harkie» Cautionner. A commencer par Jack Lang. Samedi, à Montpellier, le député du Pas-de-Calais était venu pour un Salon de l'étudiant. Il s'est trouvé embarqué à déposer une gerbe et à cautionner, malgré lui, des propos qu'il dit «ne pas avoir entendus» (Libération d'hier). L'ancien ministre de l'Education met les propos de Frêche sur le compte d'une simple «polémique locale». Exactement ce qu'affirme Bruno Le Roux au nom de la direction du PS : «Remettons les choses dans le contexte de politique locale !» Le secrétaire national aux fédérations a tout de même assuré que le parti demanderait quelques «explications» au «leader maximo» montpelliérain. C'est tout. C'est que Le Roux et son ami le premier secrétaire du PS, François Hollande, savent ce qu'ils doivent à Frêche : leur maintien à la tête du PS. En attendant, pour Hollande, une éventuelle désignation comme candidat en 2007. Manque de pot : Frêche semble avoir le coeur qui penche pour l'instant du côté de DSK. Mardi dernier, il faisait partie de la centaine d'invités du député du Val-d'Oise à son raout de candidat. Il n'a pas pris la parole, mais tout le monde a remarqué sa présence. Strauss-Kahn lui avait fait savoir qu'il serait le bienvenu. Au lendemain du nouveau dérapage de Frêche, l'entourage de DSK se contente de rappeler que ce dernier a été le principal initiateur de l'appel en faveur de l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui reconnaissait «le rôle positif de la présence française outre-mer». Favorable à cette réhabilitation du colonialisme, Frêche aurait répondu : «Dominique est le meilleur économiste de France. Et la France en a besoin. Le reste je m'en fous.» «Choqué». En revanche, il estime que ni la France ni le PS n'ont besoin de Laurent Fabius. Qui le lui rend bien, via son bras droit Claude Bartolone. Le député de Seine-Saint-Denis juge les propos de Frêche «honteux», «inacceptables pour un socialiste». Et il demande au parti de «s'en démarquer». Arnaud Montebourg va plus loin, «demandant au PS de s'interroger sur la solidarité avec Frêche». «Profondément choqué», Jean-Marc Ayrault exige, lui, que «Frêche s'excuse» auprès des harkis. Sinon ?
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28/02/2006 - 18h57 Georges Frêche suspendu du bureau national du PS
PARIS (Reuters) - Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, qui avait qualifié des harkis de "sous-hommes", a été suspendu du bureau national du Parti socialiste, a-t-on appris auprès du numéro deux du PS, François Rebsamen.
A la suite de ces propos, les socialistes ont décidé de saisir la "commission des conflits" du parti, instance habilitée à prononcer des sanctions contre un membre du PS.
"L'émotion est grande au Parti socialiste et en dehors du Parti socialiste", a déclaré François Hollande dans une déclaration lue à Reuters par François Rebsamen.
"Je ne tolérerai aucune polémique entre nous", a déclaré le premier secrétaire pour justifier la saisine de la commission des conflits.
Le 11 février, Georges Frêche avait vivement interpellé des représentants de la communauté harkie lors d'une cérémonie d'hommage à un porte-parole du mouvement pied-noir assassiné en 1993. "Vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes. Vous n'avez aucun honneur", leur avait-il lancé.
Il avait présenté ses excuses deux jours plus tard, affirmant avoir visé une personne en particulier et non la communauté harkie dans son ensemble.
En 2002, la "commission des conflits" avait décidé l'exclusion de l'ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, coupable de propos peu amènes sur Lionel Jospin pendant la campagne présidentielle.
Connu pour ses écarts de langage, le président de la région Languedoc-Roussillon est à la tête de la fédération PS de l'Hérault, la cinquième de France avec plus de 4.500 adhérents.
François Rebsamen a précisé de son côté que la saisine de la commission ne préjugeait en elle-même pas de la suite des événements et que les règles de présomption d'innocence régissaient son travail.
Reuters Limited. Boursier.com, 28/02/2006 - 18h57
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(24 mars 2006) INJURE RACIALE Georges Frêche mis en examen
Le socialiste est accusé d'injures à caractère racial. Il avait qualifié les harkis de "sous-hommes".
Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a été mis en examen vendredi 24 mars (2006) pour "injures" à l'encontre de représentants d'une association de harkis, apprend-on auprès du Conseil Régional.
Cette mise en examen "lui a été signifiée mardi soir par le doyen des juges d'instruction du tribunal de Montpellier", a dit un responsable, ajoutant que "Monsieur Frêche ne tient pas pour l'instant à commenter publiquement cette décision judiciaire".
Le 11 février dernier, Georges Frêche, réputé pour son franc-parler, avait vivement pris à partie les responsables d'une association régionale de harkis lors d'une cérémonie à Montpellier. Entre autres invectives, il leur avait lancé : "Vous êtes des sous-hommes".
Il avait présenté des excuses deux jours après mais les représentants de l'association de harkis avaient porté plainte. Deux semaines plus tard, le Parti socialiste avait suspendu Georges Frêche de son bureau national.
NOUVELOBS.COM | 25.03.06 | 07:55
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Quand Frêche flirtait avec les ex de l'OAS
Dès 1973, le socialiste a pratiqué le clientélisme envers les nostalgiques de l'Algérie française.
Il n'en parle jamais, mais n'a non plus jamais osé le démentir : au tout début de sa carrière politique, Georges Frêche, président PS du Languedoc-Roussillon, a tenté de faire alliance avec le Front national. Il a été jusqu'à tendre la main à un de ses leaders régionaux, ancien officier de l'OAS, la milice secrète des réfractaires à l'Algérie indépendante.
C'était à la fin mars 1973.
Candidat pour la première fois aux élections législatives à Montpellier (Hérault), Frêche n'arrive qu'à quelques points derrière le candidat gaulliste au premier tour. Mais il sait qu'il a fait le plein des voix de gauche. Qu'à cela ne tienne. Par l'intermédiaire d'un ami pied-noir, il propose une rencontre secrète avec André Troise, candidat du tout jeune parti de Jean-Marie Le Pen, et ancien de l'OAS. Troise vient de recueillir 5 % des voix.
Dans le local du FN, raconte André Troise, «devant une quinzaine de jeunes militants, Frêche s'est lancé dans une superbe harangue pour dénoncer de Gaulle et tous les criminels gaullistes». Finalement, le FN refusera d'appeler officiellement à voter à gauche. Mais quelques jours plus tard, Frêche battait le candidat gaulliste de quelques centaines de voix.
Enfants gâtés.
La compromission du socialiste avec l'OAS ne s'arrêtera pas là.
En 1976, il demande à Guy Montero, ancien officier de la Légion étrangère condamné à cinq ans de prison pour appartenance à l'OAS, de lui fournir un service d'ordre pour la campagne des municipales. Et inscrit Montero sur sa liste. En 1977, Frêche remporte la mairie et Montero entre au conseil municipal. Il y restera six ans.
Cette main tendue aux nostalgiques de l'Algérie française s'inscrit chez Frêche dans une politique plus globale de clientélisme envers les rapatriés d'Algérie.
En 1977, la ville en comptait 25 000 sur 180 000 habitants. «Mais Georges Frêche, qui est un féru de marketing, a calculé que 50 000 au moins étaient concernés par la question pied-noire, soit plus d'une personne sur quatre», explique Jean-Pierre Foubert, son ancien chef de cabinet, pour qui «la prise en compte par Georges Frêche du vote pied-noir a été un des éléments important de sa victoire en 1977».
En presque trente ans de pouvoir local, les pieds-noirs ont été les enfants gâtés de sa politique : subventions à une myriade d'associations (les Anciens d'Alger, les Anciens d'Oran, les Anciens de Blida, etc.), construction d'une somptueuse Maison des rapatriés, large distribution d'emplois municipaux, accès facilité aux logements...
Dernier grand projet en date : la création d'un musée de la France en Algérie, afin de «rendre hommage à ce que les Français ont fait là-bas». Des historiens ont dénoncé cette vision «complaisante et nostalgique» de l'Algérie française. «Rien à foutre des commentaires d'universitaires trous du cul, a rétorqué Georges Frêche. On les sifflera quand on les sollicitera.» (Libération du 17 novembre 2005).
En berne.
Mais au-delà de cette stratégie électoraliste, «Georges Frêche s'est fait le champion d'une idéologie pied-noire, non dans sa version libérale qui est celle des partisans du dialogue, mais dans la version radicale de ceux qui prônent la vengeance à l'égard des musulmans et de leurs alliés métropolitains», analyse Vincent Geisser, politologue au CNRS, à Aix-en-Provence.
Une anecdote parmi d'autres : le 23 novembre 1994, apprenant qu'Henri Alleg, militant communiste et premier à avoir dénoncé la torture en Algérie, donne une conférence à Montpellier, Frêche le traite publiquement de «cadre français du FLN, le mouvement des égorgeurs de harkis et de pieds-noirs», coupable d'une «trahison» qui «a valu à d'autres douze balles dans la peau».
Ou encore, en 1982, il met en berne tous les drapeaux de la ville parce que Claude Cheysson, ministre des Relations extérieures de François Mitterrand, vient de s'incliner à Alger devant la tombe des héros du FLN.
Les débats sur l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui reconnaissait «le rôle positif» de la France dans ses colonies, ont permis à Frêche d'afficher à nouveau ses convictions : «Il y en a marre de voir la France se culpabiliser sur la colonisation», lance-t-il fin décembre 2005. Quelques jours plus tôt, devant son conseil régional, et soutenu par les élus frontistes, il avait entonné d'une voix fière le Chant des Africains, devenu l'hymne des nostalgiques de l'Algérie française.
Paternaliste.
Début février, parce que des députés UMP de la région organisent un meeting pour dénoncer l'abrogation du fameux article 4, il se dépêche de faire de même. Apprenant que des harkis, qu'il considère comme étant ses protégés, ont osé se rendre au meeting de l'UMP, Frêche s'emporte, et les injurie (lire ci-contre).
«Ce jour-là, il a montré combien il reproduit le rapport paternaliste des colons vis-à-vis des "populations musulmanes", analyse Gilles Manceron, historien de la colonisation. Il s'inscrit dans une certaine tradition de la gauche colonialiste, qui remonte à Jules Ferry et qu'on retrouve dans la SFIO de Guy Mollet, où se mêle au discours républicain celui de la mission colonisatrice des races supérieures vis-à-vis des races inférieures.»
par Pierre DAUM, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 19 mai 2006, p. 15
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PROPOS SUR LES HARKIS PS : Frêche suspendu des instances dirigeantes
PS. Georges Frêche, président du Languedoc-Roussillon, a été sanctionné pour ses propos sur les harkis. Il est suspendu deux ans des instances du parti.
Georges Frêche a été sanctionné.
Après ses propos sur les harkis, la commission des conflits du PS a décidé de suspendre pour deux ans le président socialiste du Languedoc-Roussillon des instances dirigeantes du parti. "Georges Frêche est suspendu temporairement de ses délégations internes au parti socialiste pour une période de deux ans à compter du 28 février 2006", explique la commission dans un communiqué.
Présidée par l'ex-président de l'Assemblée nationale Louis Mermaz, la commission nationale des conflits du PS est composée de 23 membres.
Le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, qui avait traité des harkis de "sous-hommes" lors d'une cérémonie le 11 février à Montpellier, avait ensuite présenté des excuses.
Il avait cependant été suspendu du bureau national du PS le 28 février. Cette mesure avait été jugée insuffisante par plusieurs responsables socialistes.
Georges Frêche a en outre été mis en examen le 24 mars pour "injures envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse".
NOUVELOBS.COM | 20.05.06 | 16:07
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jeudi 16 novembre 2006, 21h29 Les propos de Frêche sur les joueurs de foot "blacks" bousculent le PS
PARIS (AFP) - Le président socialiste de la région Languedoc Roussillon, Georges Frêche, regrettant la proportion anormale à ses yeux de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, a provoqué un tollé au PS en pleine primaire présidentielle, et suscité la condamnation de Jacques Chirac.
"Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls", a déclaré M. Frêche mercredi devant un conseil d'agglomération.
Ces propos, rapportés jeudi par le quotidien Midi Libre, ont provoqué un tollé au PS et même un rappel à l'ordre du président de la République Jacques Chirac.
"La République garantit l'égalité des citoyens, sans distinction d'origine ou de religion", a déclaré M. Chirac dans un communiqué, en condamnant "avec la plus grande fermeté" les propos de M. Frêche.
L'UMP, l'UDF, les Verts ont fustigé les propos de M. Frêche, tandis qu'au PS, les présidentiables socialistes en pleine primaire se sont saisis de l'affaire, au milieu d'un concert de protestations dans leur parti.
Laurent Fabius a estimé que les propos de M. Frêche traduisaient "une approche raciste tout à fait incompatible avec les valeurs de la gauche et de la République".
Et il a demandé à Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal de "condamner immédiatement et sans réserve" les propos de M. Frêche, puisque le président de Languedoc-Roussillon avait apporté son soutien pour la primaire à l'un, puis à l'autre.
En début de soirée, Ségolène Royal a jugé "insupportables" les propos de M. Frêche, s'ils "ont été effectivement tenus", jugeant l'affaire "extrêmement grave". De son côté, le numéro 1 socialiste, François Hollande, a condamné "de la manière plus ferme qui soit" les propos de M. Frêche, en lui demandant "de s'en expliquer immédiatement", avant de souligner que "jeudi soir, l'actualité du PS n'est pas Georges Frêche". Mais dans une conférence de presse en début de soirée, M. Frêche a déclaré qu'il n'avait pas à s'excuser pour ses propos: "Là, il s'agit d'interprétations qui sont totalement étrangères à leur signification exacte et à l'évidence (des propos) mal exprimés". Il a précisé qu'il allait appeler le capitaine de l'équipe de France de football, Patrick Vieira, pour lui expliquer sa pensée, et s'est dit "profondément blessé que (sa) maladresse verbale ait été qualifiée de racisme". Le 27 juin dernier, alors que l'équipe de France de foot faisait des débuts poussifs au Mondial en Allemagne, Jean-Marie Le Pen avait déclaré qu'il avait "un peu l'impression" que les Français "ne se sentent pas complètement représentés" par l'équipe de France, faisant allusion notamment à la couleur de peau des joueurs. Ses déclarations avaient suscité la colère du footballeur Lilian Thuram et de l'entraîneur Raymond Domenech, qui avait jugé "aussi stupide qu'inutile et dangereux" ce "genre de procès". L'Hérault est un département à problèmes pour le PS. La fiabilité de la liste des électeurs et des procédures pour la primaire a été mise en doute par les fabiusiens.-------
22.11.06 | 11:18 Les explications successives de Georges Frêche
Voici ce qu'a déclaré le président socialiste du conseil régional du Languedoc Roussillon, George Frêche, pour s'expliquer après la polémique lancée par ses propos sur la couleur de l'équipe de France.
Mardi 14 novembre:
Selon le Midi Libre, George Frêche a déclaré, lors d'un conseil d'agglomération à Montpellier, à propos de l'équipe de France de football:
"dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls.J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine."
(Propos publiés dans le Midi Libre du 16 novembre)
Jeudi 16 novembre:
George Frêche s'explique lors d'une conférence de presse: "Il ne s'agit pas du tout de s'excuser, comme la dernière fois sur les harkis. Là, il s'agit d'interprétations (de mes propos) qui sont totalement étrangères à leur signification exacte et à l'évidence (des propos) mal exprimés."
"J'ai voulu dire qu'il n'y avait plus assez de blancs" dans l'équipe, que "j'aimerais voir une équipe qui représente la composition sociologique de la France, que dans le foot, il y ait une meilleure représentation géographique".
"J'aimerai avoir une équipe qui représente plus la sociologie de la France. Qu'à côté de Makelele et de Vieira, il y ait plus de Laurent Blanc."
"Les compatriotes dont j'ai parlé (...) savent combien il est ardu dans notre société de se faire une place. Pour cela, ils ont une rage de vaincre qui les honore".George Frêche dit regretter "que ceux qui ont la chance d'appartenir à des catégories sociales plus privilégiées n'aient pas le même appétit de victoire". "C'est ce que j'ai voulu dire."
Il ajoute que "l'exercice de la parole est un art difficile", qu'il pensait "à tort maîtriser suffisamment pour (se) faire bien comprendre".
"Tirer de ces propos un prétendu racisme avoué est une attaque insupportable". "Sans doute dans la présente période, les motifs en sont volontairement partisans".George Frêche se dit "profondément blessé que (sa) maladresse verbale ait été qualifiée de racisme" (...), "au vu de ses combats depuis 30 ans pour les droits de l'Homme et contre toutes les discriminations".
George Frêche précise qu'il compte appeler le capitaine de l'équipe de France de football, Patrick Vieira, pour lui expliquer sa pensée.
"Je suis imagé. S'il faut se formater et parler la langue de bois comme tout le monde, je veux bien mais moi, je ne fais pas de la politique pour çà".
"Je suis le vilain chat noir qui dérange, j'ai ma liberté de pensée (...), il est certain que ce genre de personne fâche, dans tous les partis d'ailleurs". "Comme d'habitude, certains ont essayé d'instrumentaliser tout cela", poursuit-il. George Frêche observe que, lorsqu'il a fait "ces quelques observations", "il y avait dans la salle des élus UMP, Verts, socialistes, PC et non inscrits. Aucun n'a estimé ni opportun, ni nécessaire d'intervenir. (...) Maintenant, ça devient une espèce de folie !" (Conférence de presse)
Lundi 20 novembre
Commentant la démission du vice-président communiste du conseil régional du Languedoc-Roussillon, George Frêche déclare: "Je refuse la démission de Jean-Claude Gayssot, dans l'attente de cette réunion plénière d'information générale" avec les élus de gauche. Il dit espérer "un accord général" au cours de cette réunion. (Déclaration à la presse)
Mardi 21 novembre
- Interrogé par nouvelobs.com, Jean-Claude Gayssot, vice-président PC de la région, indique qu'"aujourd'hui, devant les élus socialistes, communistes et Verts, Georges Frêche a formellement démenti les propos qui lui avaient été attribués sur la composition de l'équipe de France". "Il continue de dire que ses déclarations n'avaient rien de raciste et qu'elles ont été mal interprétées. Les élus de gauche l'ont cru: ils ont considéré qu'il n'était pas raciste. Je partage en partie cette opinion"." (nouvelobs.com)
- George Frêche réaffirme qu'il estime que ses propos n'ont "rien de scandaleux".
Sur la crise politique au conseil régional, il déclare, après une réunion avec les élus de gauche: "Dans le pire des cas, si les Verts s'en allaient, si les communistes s'en allaient, qu'il n'y ait plus de majorité, on reviendrait devant les électeurs".
"A Paris, il y a de plus en plus de gens qui veulent ma peau parce que je suis un type qui n'est pas dans la norme. Je ne suis pas un apparatchik, je dis ce que je pense et ça les gêne, surtout aussi parce que j'ai combattu Urba Conseil depuis 1980". "Est-ce que vous croyez que je vais semer la panique maintenant parce que j'ai gardé toutes mes archives depuis 30 ans - toutes les interventions qu'on a faites auprès de moi, sur les grandes surfaces et tout. Je pourrais semer une panique que vous ne pouvez pas imaginer. (…) Je me tairai, je vais vous dire pourquoi: j'ai soutenu Ségolène Royal, et je pense qu'elle a de bonnes chances de l'emporter. L'avenir de Ségolène Royal à la présidence des Français est pour moi plus importante que ma modeste personne; c'est pour ça que je ne dirai rien". "Je ne ferai rien contre mon parti", dit, avant de décocher une flèche aux Strauss-kahniens et aux Fabiusiens: "Je ne les ai pas soutenus et ils m'en veulent". (Déclarations à la presse)
Mercredi 22 novembre
Dans une interview au Midi Libre, George Frêche déclare qu'il ne tiendrait plus aujourd'hui les mêmes propos sur l'équipe de France de football: "Je ne suis pas fou. J'ai décidé, désormais, de ne plus aborder les thèmes que l'on dit sociétaux. En France il faut être politiquement correct et ne pas appeler un chat un chat.
Nous sommes devenus le seul pays en Europe où l'on ne peut pas parler librement."
"Je constate l'effet boule de neige des médias et les règlements de compte, notamment à Paris."
Quand le journaliste du Midi Libre remarque que Jean-Marie Le Pen s'en plaint aussi, George Frêche répond: "Que l'on me compare à le Pen cela me fait mal. C'est un homme et des idées que je combats depuis quarante ans. Je suis le seul maire de la région à maintenir le FN entre 10 et 15 %."
George Frêche dit ne pas craindre une exclusion du PS: "Nous n'en sommes pas encore là. Une délégation est montée mardi soir, rencontrer François Hollande. Nous verrons bien ce qu'il en sortira... mais je suis confiant."
Il dit ne pas craindre non plus des poursuites judiciaires:
"Ce serait un comble. Mes propos ont été tenus devant une grande assemblée d'élus et dans un silence de mort. Nous avons épluché tous les mots avec mes conseils. Et il n'y a rien à redire... Je ne regrette rien car je n'ai rien dit d'offensant. Faisons attention à la dichotomie entre les élites et le peuple. On ne peut plus rien dire sur rien. Il ne faudrait pas étendre la loi Gayssot à l'infini. Si le garde des sceaux veut lancer une quête judiciaire, qu'il fasse de même avec Sarkozy pour son "Karcher" et Chirac pour ses odeurs dans les cages d'escaliers."
NOUVELOBS.COM | 22.11.06 | 11:18
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Population totale de la France : 62 millions d'habitants
Minorités visibles et invisibles ... (?) : Beurs, 6 millions ; Blacks, 6 millions ; Asiatiques, 600.000 ; Arméniens, 600.000 ; Juifs, 600.000 ...
Faute de stats ce ne sont que des estimations approximatives ...
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vendredi 1 décembre 2006, 10h04 Amende de 15.000 euros requise contre Georges Frêche, jugé pour injures
MONTPELLIER (AFP) - Le tribunal correctionnel de Montpellier qui jugeait jeudi le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche pour avoir traité les harkis de "sous-hommes", a mis l'affaire en délibéré au 25 janvier 2007, après que le procureur eut requis une amende de 15.000 euros.
Le procureur, Olivier Decout, a qualifié peu avant minuit, les propos de M. Frêche d'"injures scandaleuses qui doivent être sanctionnées" mais s'est borné à demander une amende et la publication de la condamnation dans la presse.
Il n'a pas requis de peine de prison comme la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse et de l'expression l'y autorisait, celle-ci prévoyant jusqu'à 22.500 euros d'amende et six mois, voire un an d'emprisonnement, pour "injure aggravée".
Ces réquisitions ont été qualifiées de "modérées" par Me Alain Scheuer, l'avocat d'Abelkader Chebaiki, président de l'association Ajir-34 - Association justice, information, réparation pour les harkis -, principalement visé par les propos de Georges Frêche. Elles ont été accueillies avec "colère et amertume" par les représentants de plusieurs associations de harkis présentes au procès qui se sont dits "déçus". "Ce sont les valeurs de la république qui ont été bafouées sans que le procureur ne réclame une peine à la hauteur de l'injure", a déclaré l'un d'eux.
Pour la défense, Me André Ferran, avait demandé "la relaxe" pour son client. "Dire que les propos de M. Frêche sont une injure raciale, constitue un viol pur et simple de la vérité", a-t-il dit. M. Frêche, absent à l'audience, avait été mis en examen pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse". Il a tenté de s'expliquer dans une lettre lue par la présidente du tribunal, Michèle Monteil. Dans ce courrier, il a souligné avoir été "copieusement qualifié de +cocu+ et de +connard+", lors de la cérémonie. "Le terme de sous-homme est sorti sur la colère, je voulais dire minus ou minable", a-t-il expliqué.
Le 11 février, lors d'une cérémonie à Montpellier en hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir, M. Frêche avait apostrophé des harkis ayant participé le même jour à une manifestation de l'UMP: "ils (les gaullistes) ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes! Mais vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur!".
Le procès s'est ouvert dans une ambiance tendue. Une centaine de personnes ont manifesté devant les grilles du palais de justice où était accrochée une banderole proclamant: "Tous unis pour condamner les insultes de Georges Frêche sur les harkis". Le père de M. Chebaiki, Mohamed Chebaiki, âgé de 72 ans, victime d'un malaise a été secouru par les pompiers.
Une dizaine d'associations - des associations de défense des harkis ainsi que la Ligue des droits de l'homme (LDH), le MRAP et SOS-racisme, représentées par autant d'avocats, s'étaient constituées partie civile.
Des témoins ont déposé en faveur de M. Frêche. Roland Dessy, retraité, a souligné notamment que le prévenu avait "tout le temps soutenu avec force, conviction et amour, la communauté des rapatriés. Lorsqu'il a prononcé le mot de sous-hommes, personne n'a fait de relation avec les (mêmes) mots employés 55 ans auparavant" (ndlr: sousle nazisme).
Auparavant, la dizaine d'avocats présents avaient unanimement condamné des "propos aveuglants et intolérables qui s'adressaient à l'ensemble de la communauté harkie": certains ont souligné le "désir de faire mal" de la part d'un homme politique, devenu "un véritable taliban de la république" qui a été "transformé par l'ivresse du pouvoir" mais qui "sera jugé par l'histoire".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 1 décembre 2006, 10h04
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jeudi 25 janvier 2007, 17h07 Condamné pour ses mots sur les harkis, Georges Frêche fait appel
TOULOUSE (Reuters) - Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a été condamné jeudi à 15.000 euros d'amende pour avoir qualifié des harkis de "sous-hommes" le 11 février (2006) lors d'une cérémonie publique.
Le jugement devra être publié dans six journaux, a ordonné le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault) qui a suivi les réquisitions du parquet. Poursuivi pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse", il encourait jusqu'à six mois de prison et 22.500 euros d'amende. L'élu PS était absent du tribunal et n'a pas réagi dans l'immédiat. Ce jugement intervient alors que le PS doit examiner samedi l'éventualité de son exclusion, après d'autres propos sur les joueurs noirs de l'équipe de France de football. Son avocat André Ferran a annoncé qu'il ferait appel du jugement. "Il s'agit d'une décision qui ne nous convient pas, du dénouement d'un procès véritablement politique", a dit l'avocat aux journalistes. "En tant que harkis, nous sommes satisfaits. C'est un peu comme si notre honneur était lavé", a dit Abdelkader Chebaki, ex-harki, qui était partie civile. En février 2006, lors d'une cérémonie à la mémoire des rapatriés d'Algérie, George Frêche s'était emporté à l'encontre de certains harkis, anciens supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'indépendance. Il entendait leur reprocher leurs liens supposés avec son opposition de droite. Il n'est pas venu au procès en novembre mais s'est expliqué par écrit. "Le terme de sous-homme est sorti sur la colère, je voulais dire minus ou minable", a-t-il précisé. En mai 2006, Georges Frêche a été suspendu pour deux ans des instances nationales de son parti pour ces déclarations. Samedi, la commission des conflits du PS sera appelée à se prononcer sur son éventuelle exclusion pure et simple du parti, après d'autres propos du 14 novembre concernant le nombre de joueurs noirs en équipe de France de football. Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, s'est déjà prononcée pour l'exclusion du PS de Georges Frêche, président de son comité de soutien local. L'élu s'est de son propre chef mis "en congé" du parti la semaine dernière dans le but déclaré de ne pas gêner la candidate. Un rapport d'enquête au parti, publié jeudi dans Libération, conclut que Georges Frêche a bien tenu les propos en question sur l'équipe de France, point qui est contesté car il n'en existe pas d'enregistrement.--------
25 janvier 2007. Harkis : Frêche condamné à une peine d'amende NOUVELOBS.COM | 26.01.2007 | 11:31
Le président de la région Languedoc-Rousillon écope de 15.000 euros d'amende pour ses propos à l'encontre des harkis.
Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné, jeudi 25 février, le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche à 15.000 euros d'amende et la publication du jugement dans six journaux à la suite de ses propos sur les harkis en février dernier.
Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République qui avait demandé une amende de 15.000 euros.
Georges Frêche était poursuivi pour "injures envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse", après avoir traité les Algériens qui s'étaient ralliés à la France pendant la guerre d'Algérie de "sous-hommes".
"Sous-hommes" (Il n'est pas venu au procès en novembre mais s'est expliqué par écrit. "Le terme de sous-homme est sorti sur la colère, je voulais dire minus ou minable", a-t-il précisé.Reuters, jeudi 25 janvier 2007, 14h52, Yahoo.fr, actualités)
Le 11 février 2006, à Montpellier, lors d'une cérémonie d'hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir, Georges Frêche s'en était pris à des membres de la communauté harkie qui avaient participé le même jour à une manifestation de l'UMP:
"Vous êtes allés avec les gaullistes (...). Ils ont massacré les vôtres en Algérie et encore, vous allez leur lécher les bottes! (...) Vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur!", avait-il lancé.
L'avocat du président de région, qui avait plaidé la relaxe, souhaite faire appel de la décision du tribunal. "Nous irons jusqu'à l'extrême limite de la procédure républicaine", a indiqué Me André Ferran, qui estime que le procès n'a pas été "équitable".
NOUVELOBS.COM | 26.01.2007 | 11:31
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27.01.07 | 13h54 Georges Frêche exclu du PS pour ses propos sur les Bleus
PARIS (Reuters) - Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a été exclu samedi du Parti socialiste en raison de ses propos sur le nombre de joueurs noirs en équipe de France de football le 14 novembre (2006), apprend-on au Parti.
C'est la commission des conflits du PS, une instance interne, qui a pris cette décision après une réunion à Paris. La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, s'était prononcée pour cette mesure la semaine dernière (notedt, en week-end politique aux Antilles ...).
"Dans cette équipe, il y a neuf 'blacks' sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls", avait déclaré Georges Frêche devant le conseil d'agglomération de Montpellier, selon un compte rendu du Midi libre .
lemonde.fr, 27.01.07 | 13h54
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jeudi 29 mars 2007, 14h44 Georges Frêche relaxé pour ses propos sur la police en 2005
MONTPELLIER (AFP) - Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche (ex PS), poursuivi en diffamation pour avoir laissé entendre que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier. Le ministère public avait requis à son encontre une amende de 5.000 euros, le 22 février lors de l'audience à laquelle M. Frêche n'avait pas assisté. Les propos pour lesquels le président de région a été jugé, remontent au 4 novembre 2005. Lors de l'inauguration d'une mosquée à Montpellier, il s'était interrogé sur le rôle de la police pendant les émeutes de l'automne 2005. "Je ne suis pas sûr que dans les villes parisiennes où ils ont incendié des voitures, ce soient des musulmans qui le font. Ca serait des flics déguisés en musulmans que ça ne m'étonnerait pas. J'ai connu ce genre de provocations, j'ai connu mai 1968. Quand les gens en auront marre, ils voteront Sarkozy", avait alors déclaré M. Frêche, selon l'enregistrement de France 3 produit à l'audience par son avocat Me Gilles Gauer. Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait porté plainte le 16 décembre et saisi le ministre de la Justice, Pascal Clément, afin qu'il déclenche des poursuites. M. Frêche était jugé pour "diffamation envers une administration publique" devant le tribunal correctionnel, celui-là même qui l'a condamné le 25 janvier à 15.000 euros d'amende pour avoir traité des harkis de "sous-hommes". Deux jours plus tard, M. Frêche avait été exclu du PS pour un autre dérapage verbal concernant, cette fois, la proportion de Noirs et de Blancs au sein de l'équipe de France de football.-------
Georges Frêche salue le "juif Sarkozy"... comme Le Pen Par Rue89 09H52 07/07/2007
Georges Frêche n'en rate pas une.-------
Affaire des harkis: "Justice est faite", selon Georges Frêche
Yahoo.fr, actualités, ven 14 sep, 9h33
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Mamère: «Georges Frêche relève du psychiatrique» LIBERATION.FR : jeudi 17 janvier 2008
Georges Frêche veut ériger une statue de Lénine à Montpellier.------
Georges Frêche négocie son retour au PS Europe 1 samedi 2 février 2008 14h00
Un an après avoir été exclu du Parti Socialiste, Georges Frêche refait parler de lui. Il menait cette semaine un liste que les militants PS de l'Hérault ont adopté à plus de 75% pour les prochaines élections sénatoriales. Il y apparaît sous la bannière "Divers Gauche", mais il y devance Robert Navarro, le numéro 1 du PS dans l'Hérault. Nouveau rebondissement chez les socialistes de l'Hérault : le conseil fédéral socialiste a désigné Georges Frêche tête de liste pour les élections sénatoriales de septembre 2008. On se souvient pourtant que le président de la région Languedoc-Roussillon avait été exclu "définitivement" du parti le 27 janvier 2007, il y a juste un an. C'est un retour qui se négocie en coulisse, et les négociations entre Georges Frêche et les instances du parti semblent bien engagées. Un retour salué par les militants, mais critiqué au sein de la majorité du conseil régional du Languedoc-Roussillon que dirige Georges Frêche. Du côté de la rue de Solférino, à Paris, pas de commentaire. L'affaire Frêche, en janvier dernier, avait perturbé la campagne présidentielle. A l'approche des municipales, la direction du parti n'a pas intérêt à trop ébruiter les négociations sur le retour du Président de la région Languedoc-Roussillon.-------