15 août 2009 : Villiers aime la soupe sarkoziste
08 septembre 2008 : "La France de Sarkozy est dans l'impasse"
16 juin 2005 : Dupont-Aignan, le chef de l'Etat (Jacques Chirac) doit «se soumettre ou se démettre»

Nicolas Dupont-Aignan

12/13 janvier 2007 : Nicolas, privé de paroles par Nicolas au congrès de l'UMP, la quitte
05 Décembre 2006 : Le refus des fausses primaires
15 Octobre 2005 : Dupont-Aignan : «Pourquoi je suis candidat en 2007»

Alors que Nicolas Sarkozy réunit aujourd'hui les cadres de l'UMP, le député de l'Essonne estime que la présidentielle ne peut «se résumer à un choc d'ego».
Propos recueillis par Judith Waintraub, lefigaro.fr [15 octobre 2005]

LE FIGARO. – Vous avez promis de défendre vos idées dans la bataille de 2007. De quelle façon ?
Nicolas DUPONT-AIGNAN. – Depuis la victoire du non au référendum du 29 mai, j'observe, j'écoute et je constate qu'une fois de plus la volonté des Français est bafouée. Personne ne porte réellement les idées républicaines et gaullistes dont nos compatriotes sont, à mon sens, orphelins. C'est pourquoi, il est de mon devoir d'être candidat à la présidentielle.

Irez-vous jusqu'au bout ?
Je suis suffisamment lucide quant aux difficultés qui m'attendent pour ne pas m'arrêter en chemin. Ce qui est en jeu, aujourd'hui, c'est la survie de notre pays, de son modèle républicain dans un monde qui ne lui laissera aucun répit. Je veux offrir, sans tabou, un vrai choix aux Français. La présidentielle ne peut quand même pas se résumer à un choc d'ego, ni à une caricature de débat entre les différents tenants de la pensée unique d'un côté et les extrêmes de l'autre, de droite comme de gauche. Sur l'Europe, l'immigration, les délocalisations ou la famille, j'ai des solutions originales à proposer.

Vous plierez-vous au système des primaires internes à l'UMP ?
L'élection présidentielle place des femmes et des hommes face au peuple. Ce n'est a priori pas l'affaire des partis. Nous verrons bien, le moment venu, si les candidats de la majorité sont capables de se plier à un système crédible et honnête.

Refuseriez-vous les primaires parce que vous être isolé au sein de l'UMP ?
Je ne me suis pas senti isolé le soir du référendum. Quand on défend ses convictions avec sincérité, on n'est jamais seul. Dans la crise politique que nous vivons, les Français ont vraiment le sentiment qu'on se moque d'eux. L'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union est une véritable provocation, comme la tentation de l'UMP de faire passer par morceaux, après 2007, une Constitution européenne massivement rejetée par les Français. Sans parler de la discrimination positive qui en peut qu'alimenter des communautarismes contraires à l'unité de la République et de la France.

Le débat Villepin-Sarkozy sur le thème de la «rupture» ne vous intéresse-t-il pas ?
Les Français veulent le changement mais pas n'importe lequel. Ils ne comprennent pas comment on peut se disputer en public, tout en appartenant au même gouvernement et en cautionnant les mêmes décisions.

En augmentant l'éparpillement des voix dans votre camp, ne craignez-vous pas de provoquer un 21 avril à l'envers, sans candidat de droite au second tour ?
On ne peut pas d'un côté se plaindre de l'abstention, de la montée des extrêmes ou de l'absence de renouvellement de la classe politique, et de l'autre empêcher d'ouvrir le débat sur des questions de fond. Ma seule ambition, c'est de placer les idées au coeur de la présidentielle de 2007.

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(Juin 2005) A droite, les tenants du non (au traité constitutionnel européen) dénoncent leur exclusion du débat
Pour Dupont-Aignan, le chef de l'Etat doit «se soumettre ou se démettre»

Les parlementaires UMP qui ont défendu «le non de droite» le 29 mai s'indignent d'avoir été exclus du débat sur l'Europe qui s'est déroulé hier au Palais-Bourbon. «C'est une faute politique très grave, lance François Guillaume (UMP, Meurthe-et-Moselle). En n'autorisant qu'un seul orateur par groupe, le gouvernement et le président de l'Assemblée transforment le PCF en porte-parole de 55% des Français !» «Cette parodie de débat va faire rire le pays, ou l'exaspérer encore davantage», renchérit Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes). De surcroît, les souverainistes qui ont presque tous voté la confiance au gouvernement ont été déçus par le discours de Dominique de Villepin. «Le premier ministre n'a pris aucun engagement précis tirant les leçons du référendum», soupire leur chef de file, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne.

Les quatorze parlementaires UMP opposés à la Constitution européenne estiment donc que Jacques Chirac et Dominique de Villepin «biaisent» avec les résultats du référendum. D'une part, «les Français ont l'impression que la construction européenne est vouée à s'élargir sans cesse à des pays de moins en moins semblables à la France», souligne Nicolas Dupont-Aignan. «Dans ces conditions, prétendre ouvrir les négociations d'adhésion avec la Turquie en octobre, comme si rien ne s'était passé, serait une provocation. Nous cesserions alors de soutenir le gouvernement.» D'autre part, argumente Jacques Myard, député des Yvelines, «tous les peuples européens veulent une banque centrale européenne au service de la croissance et de l'emploi et le retour à la préférence communautaire. Le rejet du traité aux Pays-Bas, pays attaché au libre-échange et aux compromis, le montre assez.»

Les champions du «non de droite» pensent donc que la majorité leur est redevable de ne pas s'être coupée de l'électorat populaire, qui a en majorité repoussé la Constitution européenne. «Grâce à nous, la droite modérée n'est pas tout entière dans le camp des vaincus», se félicite Philippe Pemezec, député des Hauts-de-Seine. «Pour assurer la cohésion de notre électorat, il faut que Dominique de Villepin tienne le plus grand compte de nos analyses.» Faute de quoi, ajoute Patrick Labaune, député de la Drôme, le gouvernement «perdra la bataille de la légitimité» et finira «en lambeaux» dans deux ans. Pour empêcher ce désastre, les hérauts du «non de droite» se disent prêts à une action commune avec le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers.

D'ici-là, les souverainistes sonnent le tocsin à grand renfort de comparaisons historiques. «La France est sur un volcan. Nous sommes à la veille d'un 1848 européen», lance Jacques Myard, qui voit la France en porte-drapeau des peuples révoltés contre la technocratie bruxelloise. Et Nicolas Dupont-Aignan de conclure : «Chirac doit se soumettre ou se démettre, comme Mac-Mahon après le 16 mai 1877».
lefigaro.fr, Guillaume Perrault, [16 juin 2005] p. 6

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mardi 5 décembre 2006, 14h08 UMP: "les primaires" sont "une hypocrisie totale, une fausse élection", juge Nicolas Dupont-Aignan

PARIS (AP) - Le député UMP Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé mardi la "procédure des primaires" à l'UMP, estimant qu'il s'agit d'une "hypocrisie totale", "une fausse élection".

Le député UMP souverainiste, président de "Debout la République", a annoncé sa candidature, qu'il veut "libre", donc hors de l'UMP. En marge d'un conseil national extraordinaire, il doit présenter mercredi, jour de la Saint-Nicolas, les grandes orientations de sa campagne.

"Je ne participerai pas aux primaires" au sein de l'UMP "parce que les questions essentielles qui devront être tranchées ne seront pas tranchées par les militants, mais devront être tranchées par le peuple français", a expliqué mardi matin sur France-2 Nicolas Dupont-Aignan.

"Ce sont de fausses primaires, arrêtons de faire semblant", a martelé le candidat. "Entre Noël et le jour de l'An, Nicolas Sarkozy cherche figurants pour assister à son sacre", a-t-il ironisé.

"A partir du moment où j'estime avoir une position gaulliste, républicaine, avec des points de différences avec Nicolas Sarkozy, il est normal que je porte cette question devant les Français", a ajouté le député UMP.

Nicolas Dupont-Aignan a estimé que les primaires au Parti socialiste, "c'était le choix du papier cadeau et du ruban. Il y avait un projet socialiste et après ils ont choisi le papier cadeau". Alors que, "la procédure des primaires" au sein de l'UMP "est une hypocrisie totale, c'est une fausse élection". Pour lui, aujourd'hui, "on assiste à une élection virtuelle, d'un côté Ségolène Royal qui fait son show et de l'autre Nicolas Sarkozy".

"Ma vision gaulliste de la France et républicaine, n'a rien à voir avec celle défendue par M. Le Pen ou de Villiers", a par ailleurs insisté Nicolas Dupont-Aignan. "On nous présente toujours la même chose, je crois sincèrement qu'il y a une autre politique possible. Ni celle de l'extrémisme, ni celle du show-biz permanent qui envahit la politique française". AP
mardi 5 décembre 2006, 14h08, Yahoo.fr, actualités

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12.01.2007 | 18:25 Dupont-Aignan "privé de parole" au congrès

Le député UMP, qui se présente en dehors de son parti, voulait s'exprimer pendant deux minutes au congrès de dimanche.

Le candidat "gaulliste et républicain" Nicolas Dupont-Aignan a annoncé vendredi qu'il avait été "privé de parole" par Nicolas Sarkozy au congrès de l'UMP.

Le député UMP de l'Essonne, "désireux d'expliquer aux militants de l'UMP les raisons de sa candidature gaulliste et républicaine à l'élection présidentielle", avait demandé lundi à Nicolas Sarkozy de pouvoir s'exprimer pendant deux minutes au congrès de dimanche.

350 signatures

Dans un communiqué publié jeudi, il précise que Nicolas Sarkozy "lui a signifié son refus" lors d'un rendez-vous jeudi au ministère de l'Intérieur. Nicolas Dupont-Aignan s'exprimera donc devant la presse samedi.

Le député de l'Essonne, qui entend se présenter sans le soutien du parti, revendique près de 350 signatures de maires sur les 500 nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle. (AP)
NOUVELOBS.COM | 12.01.2007 | 18:25

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13 janvier 2007 Nicolas Dupont-Aignan quitte l'UMP

Le candidat souverainiste à la présidentielle prend acte d'un "désaccord sur le fond" avec Nicolas Sarkozy.

Le député Nicolas Dupont-Aignan a annoncé samedi 13 janvier, au journal de 13 Heures de TF1, qu'il quittait l'UMP.

L'élu souverainiste de l'Essonne, qui avait annoncé son intention de se présenter à la présidentielle en dehors de son parti, décide d'aller plus loin dans la rupture en quittant le parti de Nicolas Sarkozy.

Il avait demandé de pouvoir prendre la parole au congrès de dimanche, ce qui lui a été refusé.
"Je voulais dire aux militants, droit dans les yeux, pourquoi j'ai décidé d'être candidat, et que, pour me mettre en cohérence, je quittais l'UMP. Je vous le dis aujourd'hui", a déclaré le député à la télévision.

"Un désaccord sur le fond"

Il considère qu'il y a "un désaccord sur le fond". "Les solutions de Nicolas Sarkozy ne sont pas les bonnes", a affirme Nicolas Dupont-Aignan. Il a notamment dénoncé "un alignement de la politique étrangère française sur celle des Etats-Unis".

Le député a en outre refusé de dire s'il soutiendrait Nicolas Sarkozy si celui-ci se trouvait au second tour: "Personne ne sait qui se trouvera au second tour", a-t-il dit.
NOUVELOBS.COM | 13.01.2007 | 14:41

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Le Parisien, 8 septembre 2008, p. 12 PROPOS RECUEILLIS PAR HENRI VERNET Droite « La France de Sarkozy est dans l'impasse » Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République

DEPUTE souverainiste de l'Essonne, ancien de l'UMP, Nicolas Dupont-Aignan revendique pour son parti Debout la République près de dix mille militants (dont 2 700 à jour de cotisations! ).

Votre mouvement est très discret. A quoi sert-il ?

Nicolas Dupont-Aignan. Le rôle de Debout la République, parti gau11iste et républicain, n'est pas de jeter de l'huile sur le feu mais de tout faire pour que le gouvernement change sa politique et respecte ses engagements électoraiux de 2007. Notamment en matière de baisses d'impôts.
Notre université d'été avait pour thème: « Comment sortir de la régression économique et sociale ».
Parmi les invités, le démographe Emmanuel Todd nous a expliqué pourquoi la France de Sarkozy est dans l'impasse, et comment on pourrait en sortir.

Todd, l'inventeur de la fameuse fracture sociale: vous allez pêcher des idées à gauche?

Puisque la gauche caviar travaille avec la droite bling-bling au service des gros intérêts, je ne vois pas pourquoi les républicains de droite ne travailleraient pas avec des républicains authentiques qui ont la nausée devant la complaisance du PS.

Philippe de Villiers vous lance un appel au regroupement en vue des élections européennes de 2009. Que lui répondez-vous?

Avant de parler des personnes, parlons des idées. Les seize millions de Français qui ont voté non au référendum de 2005 veulent des solutions; pas une 1iste d'euro-ronchons. C'est pourquoi je veux présenter un projet très concret qui change radicalement de ce qu'on a vu auparavant et qui dessine une autre Europe.
Les européennes seront un référendum pour les Français qui en ont été privés lors de l'adoption parlementaire du traité de Lisbonne.

Envisagez-vous une plate-forme regroupant des partis de droite comme de gauche, comme le camp du non en 2005 ?

Cest mon espoir. Si nous sommes capables de présenter le vrai plan B, alors nous pourrons bouleverser le système et offrir enfin une vraie alternative au PS, à l'UMP et même au MoDem qui sont résignés face à Bruxelles et à la mondialisation.
Nous lançons une souscription pour demander à ceux qui ont voté non de nous aider financièrement, de verser 5 € pour nous permettre de faire une belle campagne.
Aux Français de savoir s'ils veulent maîtriser leur destin ou continuer à le subir.

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Dupont-Aignan critique la «petite soupe» de Philippe de Villiers Créé le 09.08.09 à 11h18 | Mis à jour le 09.08.09 à 11h32 | 20minutes.fr

POLITIQUE - Il critique la décision de Villiers de rallier l'UMP à la rentrée...

Une «petite soupe», c'est ainsi que le président du parti Debout la République (DLR) Nicolas Dupont-Aignan qualifie de le ralliement du président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers, au «comité de la majorité» présidentielle mis en place par l'UMP.

«Cette décision attriste toutes celles et tous ceux qui, même s’ils ne partageaient pas les convictions de Philippe, lui reconnaissaient une certaine constance», écrit Nicolas Dupont-Aignan dans un billet posté sur son blog jeudi.

«Comment le président du MPF peut-il désormais soutenir un président de la République dont il a contesté récemment les principales décisions (Traité de Lisbonne, retour dans l’OTAN etc..) ?» poursuit le député (ex UMP) non inscrit depuis 2007, qui comme Philippe de Villiers avait voté «non» au projet de Constitution européenne en 2005.

Une démission chez Villiers

Nicolas Dupont-Aignan assure qu'il avait connaissance «des contacts réguliers entre Philippe de Villiers et l'Elysée» et se doutait «bien qu'un jour ou l'autre cela finirait ainsi». Le secrétaire général des Jeunes pour la France (JPF), Eudes Grangé, a annoncé mardi qu'il quittait le parti pour protester contre la décision de son leader. Cependant, la décision de Philippe de Villiers pourrait bien être bénéfique à Nicolas Dupont-Aignan, en le laissant seul sur le créneau politique de la droite euro-critique et sceptique envers Nicolas Sarkozy.

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