Le grognard (2007)
Jean-Louis Debré

Biographie (officielle, Assemblée nationale) de M. Jean-Louis Debré, Président de l'Assemblée nationale (février 2007)

Fiche biographique et mandats en cours

Né le 30 septembre 1944 à Toulouse, M. Jean-Louis Debré est magistrat.
Docteur en droit public, titulaire d'un diplôme d’études supérieures de droit public et d'un diplôme d’études supérieures de sciences politiques, licencié en droit, (notedt, capacité en droit à la place du baccalauréat), ancien élève de l’Institut d’études politiques de Paris et ancien élève de l’École nationale de la magistrature, M. Jean-Louis Debré a été nommé substitut du procureur de la République à Évry et chargé des mineurs de 1975 à 1977.

Juge d’instruction à Paris de 1977 à 1986, il a été, après avoir eu la responsabilité pendant un an d’un cabinet d’instruction spécialisé dans la délinquance économique, chargé d’un cabinet d’instruction spécialisé dans la criminalité organisée et le terrorisme.

Avant de devenir magistrat, M. Jean-Louis Debré a été assistant à la faculté de droit de Paris, entre 1971 et 1974, et chargé de conférence à l’IEP de Paris.

Élu député de l’Eure en 1986, M. Jean-Louis Debré est réélu en 1988 et en 1993. De 1993 à 1995 il est secrétaire général adjoint du RPR. Entre 1995 et 1997 il est ministre de l’intérieur. Il est réélu député en 1997 et, de juin à juillet 1997, il est secrétaire général du RPR. En septembre 1997 il est président du groupe RPR à l'Assemblée nationale. Depuis mars 2001 il est maire d’Évreux.

Réélu en 2002, sous la XIIe législature, il devient Président de l'Assemblée nationale le 25 juin 2002.

(notedt, président du Conseil constitutionnel le 04 mars 2007).

Œuvres :

« Essai sur les idées constitutionnelles du Général de Gaulle » (LGDJ – Prix Edmond Michelet – 1974) ; « La Constitution de la Ve République » (PUF – 1975) ; « Le pouvoir politique » (en collaboration avec Michel Debré – Seghers – 1977) ; « Le gaullisme » (en collaboration avec Michel Debré – Plon – 1978) ; « La justice au XIXe siècle » (librairie académique Perrin – 1981) ; « Les Républiques des avocats » (librairie académique Perrin – 1984) ; « Le curieux » (Édition n° 1 – 1986) – roman ; « Pratique de la Constitution française » (HM édition – 1989) ; « En mon for intérieur » (Jean-Claude Lattès – 1997) ; « Pièges » (Robert Laffont – 1998) ; « Le gaullisme n’est pas une nostalgie » (Robert Laffont – 1999) ; « Qu'est-ce que l'Assemblée nationale ? » (L'Archipel, 2006).

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Jean-Louis Debré, le grognard, Par Nicole GAUTHIER, Libération, QUOTIDIEN : samedi 24 février 2007, p. 10

Jean-Louis Debré, 62 ans, ancien juge d'instruction, devient le gardien de la Constitution écrite par son père, Michel, il y a près d'un demi-siècle.

Député depuis plus de vingt ans, maire d'Evreux (Eure) depuis 2001, et chiraquien depuis toujours, il se fait élire à la présidence de l'Assemblée nationale en 2002 contre l'adversaire d'hier, Edouard Balladur, candidat à l'Elysée contre Jacques Chirac en 1995.

A l'heure où la quasi-totalité des troupes a filé sans regrets ni remords chez Nicolas Sarkozy, alors que le chef de l'Etat au mandat finissant est de plus en plus isolé à l'Elysée, Jean-Louis Debré reste, avec François Baroin, le soutien le plus indéfectible du président de la République.

Juriste ­ Pierre Mazeaud, auquel il succède à la présidence du Conseil, l'a chaperonné quand il était petit ­, sa carrière de magistrat a toutefois été infiniment plus courte que celle d'élu et d'apparatchik RPR.
Substitut du procureur d'Evry au début des années 70, il fut sept ans juge d'instruction à Paris après un bref passage comme chef de cabinet d'un ministre du Budget du nom de Maurice Papon.

L'Assemblée nationale se retrouvant sans président, il lui faudra élire un successeur intérimaire ­ la session parlementaire est terminée et les élections législatives ont lieu au mois de juin. Même en contrat à durée très limitée, le fauteuil ­ et les avantages qui lui sont liés ­ attire les convoitises, notamment celles du vice-président Yves Bur, du questeur Claude Gaillard et du président de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier.
Libération, 24 février 2007, p. 10

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