Edith Cresson (née Campion, 1934-), première femme premier ministre (ou président du conseil) en France

Premier ministre de la Vème République (15/5/91-2/4/92), sous François Mitterrand, après Pierre Mauroy (21/5/81-17/7/1984), Laurent Fabius (19/7/84-20/3/86), Jacques Chirac (20/3/86-10/5/88), Michel Rocard (12/5/88-15/5/91)

Novembre 2006 : Elle soutient Ségolène
Juillet 2006 : Coupable de favoritisme, mais "épargnée" par la CJCE (favoritisme ??)
Février 2006 : Estimée coupable selon l'avocat général de la Cour européenne de justice
Juillet 2005 : Devant la cour de justice de l'Union européenne
Juin 2004 : Non-lieu dans l'affaire belge
Avril 2003 : Edith et les affaires Elf ...
Mars 2003 : Edith inculpée ...
Janvier 2003 : Bruxelles relance l'affaire Cresson

Madame Edith Cresson, première femme française a être Premier ministre, chef du gouvernement, a son franc parlé. Ses adversaires feignent d'être choqués du fait qu'elle traite les japonais de fourmis et les anglais de gays.

En novembre 1998 les britanniques découvrent que quatre des seize ministres de Tony Blair sont des homosexuels : Peter Mandelson, ministre du commerce et conseiller personnel de Tony Blair, Nick Brown, ministre de l'agriculture, Chris Smith, ministre de la culture, Ron Davies, ministre du pays de Galles... Dans un sondage 56% des britanniques considèrent que l'homosexualité n'est pas immorale...

Mme Edith Cresson fait de nouveau parler d'elle en mars 1999 lorsque la Commission européenne de Bruxelles démissionne collectivement (le 16 mars 1999) après deux mois d'enquêtes et un rapport d'experts particulièrement sévère sur les "cas de fraudes, de mauvaise gestion ou de népotisme".
Mme Edith Cresson est mise en cause pour avoir notamment permis à un ami dentiste de Châtellerault, la ville dont elle fut maire, d'obtenir un bel emploi fictif financé par les contribuables européens ; par cette pratique courante en France Mme Cresson démontre qu'elle n' a pas oublié les leçons de son ancien maître François Mitterrand.

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(Janvier 2003) La Commission européenne décide de revenir sur l'"affaire" Edith Cresson
L'ancien premier ministre parle d'acharnement.

Quelle mouche a piqué la Commission européenne qui relance l'"affaire Cresson", près de trois ans et demi après que l'ancien premier ministre français et ancien commissaire européen a quitté Bruxelles ? Le collège des commissaires, réuni mardi 21 janvier, a décidé d'"inviter" Edith Cresson à "formuler ses observations en réponse aux allégations -de népotisme- selon lesquelles elle aurait violé ses obligations pendant son mandat de commissaire", de 1995 à 1999, alors qu'elle était chargée de la recherche et de l'éducation.

Le porte-parole de Neil Kinnock, commissaire européen chargé de la réforme administrative, a expliqué mercredi qu'il s'agissait du simple aboutissement d'une procédure administrative certes lente, mais dont la durée "n'a rien d'exceptionnelle par rapport à d'autres cas".

Il a par ailleurs réfuté les allégations concernant d'éventuelles préoccupations politiciennes de la Commission s'agissant du moment choisi pour relancer cette affaire. C'est la première fois qu'une telle procédure est engagée contre un commissaire européen.

Au vu des explications de l'ancien premier ministre, le collège pourrait décider de déposer une plainte devant la Cour de justice de l'Union. Mme Cresson ne risque toutefois que la déchéance de ses droits à la retraite d'ancien commissaire. L'initiative de la Commission fait suite à une enquête menée par l'Office européen de lutte antifraude (OLAF). Les faits reprochés à Mme Cresson sont liés au contrat dont avait bénéficié son ami de longue date, René Berthelot, dentiste à Châtellerault, ville dont Mme Cresson a été maire de 1983 à 1997.

L'intéressé, aujourd'hui décédé, avait été engagé au cabinet de la commissaire européenne au titre de "visiteur scientifique", un emploi réputé fictif. A l'époque, cette affaire avait joué un rôle majeur dans les événements ayant entraîné la chute de la Commission présidée par Jacques Santer, en mars 1999.

La justice belge, de son côté, avait ouvert une instruction (toujours en cours) pour "faux en écriture, escroquerie, corruption et abus de confiance" , mais qui portait sur une autre affaire impliquant Mme Cresson. Le juge belge Van Espen, qui avait obtenu de la Commission qu'elle lève l'immunité dont bénéficiait Mme Cresson, a entendu celle-ci à Paris, le 10 décembre 2002. Il devrait être en mesure de transmettre son dossier au Parquet de Bruxelles dans les semaines qui viennent.

Le porte-parole de M. Kinnock a expliqué mercredi que huit fonctionnaires européens avaient fait l'objet d'enquêtes internes liées au cas Berthelot. La Commission a décidé de geler celles-ci tant qu'elle n'aurait pas obtenu les explications nécessaires de Mme Cresson (dans un délai de deux mois), tout en reconnaissant qu'elle a, dans le passé, déjà "pris contact" avec l'ancien premier ministre.

Mme Cresson a indiqué au Monde avoir déjà reçu cinq questionnaires émanant de M. Kinnock, auquel elle a répondu. Elle s'étonne donc de cet acharnement et dénonce "une affaire montée de toutes pièces pour nuire à l'image de la France". Elle relève, d'autre part, que le parti de droite allemand CDU au Parlement européen a fait preuve depuis trois ans d'une "formidable agressivité" à son encontre, exigeant régulièrement qu'il soit donné suite aux enquêtes internes de la Commission. Elle indique enfin que ses bureaux parisiens ont été cambriolés, dans la nuit du 23 au 24 octobre 2002, et que seuls ses dossiers personnels ont été consultés.

Mme Cresson a adressé une note à l'Elysée pour relater sa version des faits, lettre dans laquelle elle demande la "protection de la République" . Plusieurs commissaires, notamment les Français Pascal Lamy et Michel Barnier, ont insisté pour que cette procédure ne préjuge pas du résultat de l'enquête.
LE MONDE | 23.01.03 | 15h06, J.-P. S. et L. Z.

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(25 mars 2003) Edith Cresson inculpée en Belgique

Le parquet de Bruxelles a inculpé Edith Cresson notamment de "faux en écriture". Lorsqu'elle était commissaire européen entre 1995 et 1999, elle aurait fait bénéficier un ami proche d'un emploi de complaisance.

L'ex-Premier ministre français Edith Cresson a été inculpée par la justice belge de "faux en écriture" pour des faits remontant à l'époque où elle était commissaire européen, entre 1995 et 1999. Quelques uns de ses collaborateurs ont été inculpés pour les mêmes motifs, a indiqué le porte-parole du parquet de Bruxelles. Certains d'entre eux ont en outre été inculpés de "corruption", a-t-il précisé.

Emploi de complaisance et fraudes

Ayant reçu la notification de son inculpation la semaine dernière, l'ex-commissaire européen peut désormais avoir accès au dossier, qui a été transmis à la section financière du parquet de Bruxelles. Lequel pourra "éventuellement demander le renvoi de Mme Cresson et de ses collaborateurs devant le tribunal correctionnel".

Edith Cresson faisait l'objet d'une enquête de la justice belge dans le cadre d'une plainte déposée début 1999 par l'eurodéputée belge Nelly Maes. Cette plainte avait été jugée recevable dans la mesure où les faits reprochés à l'ex-hôte de Matignon ont été commis en Belgique. Edith Cresson, qui était commissaire à l'Education et à la Recherche, est notamment soupçonnée d'avoir fait bénéficier d'un emploi de complaisance en 1996 et 1997 un ami proche, son ancien dentiste René Berthelot, décédé depuis. Le montant global des salaires fictifs avait été estimé à quelque 150.000 euros. La plainte de l'eurodéputée belge concernait le cas de René Berthelot mais aussi des fraudes supposées liées à la gestion du programme européen de formation professionnelle Leonardo.

Sans reproches

L'affaire Cresson avait déstabilisé la Commission dirigée par le Luxembourgeois Jacques Santer, qui avait été finalement contrainte à la démission collective en mars 1999 par le Parlement européen. Dans le cadre de sa propre enquête, la Commission européenne avait demandé en janvier dernier à Edith Cresson de lui fournir des explications "en réponse aux allégations selon lesquelles elle aurait violé ses obligations pendant son mandat de commissaire".

"Je ne vois pas très bien ce que l'on peut me reprocher", avait déclaré pour sa part l'ex-premier ministre français dans un entretien au Figaro en janvier dernier, en affirmant que, selon elle, la relance de ce dossier visait à "nuire à l'image de la France". Elle avait dit avoir adressé une note à l'Elysée, "pour demander la protection de la République".
tf1.fr, news, Mis en ligne le 25 mars 2003

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La justice belge abandonne les poursuites contre Cresson
Non-lieu pour l'ancienne commissaire à la recherche, soupçonnée d'avoir fourni un emploi fictif à un de ses amis au sein de l'exécutif européen.

«J'attendais ce jour depuis cinq ans», a triomphé, hier, Edith Cresson. On comprend la satisfaction de l'ancienne commissaire européenne chargée de la Recherche et de l'Education, qui n'aura pas à subir l'ultime outrage d'un procès en correctionnelle, notamment pour avoir fourni un emploi fictif au sein de l'exécutif européen à l'un de ses amis, le dentiste à la retraite René Berthelot, aujourd'hui décédé. Pour la chambre du conseil du tribunal de première instance de Bruxelles, qui a rendu hier une ordonnance de non-lieu, il n'existerait aucune preuve permettant d'établir une quelconque faute pénale commise par l'ancienne Premier ministre française ou l'un de ses collaborateurs.

Selon les propos à l'agence Reuters du procureur du roi, Marianne Thomas, qui a requis l'abandon des poursuites, «la justice belge a été utilisée pour régler des comptes. C'est une affaire politique et non criminelle». La décision est pour le moins étonnante puisqu'elle fait litière du travail d'investigation effectué par un comité d'experts indépendants, qui avait estimé, en mars 1999, que la commissaire était responsable d'un cas de «népotisme», ce qui entraîna d'ailleurs la démission de la Commission présidée par Jacques Santer, le 15 mars 1999.

Postes réservés.
L'affaire a éclaté en septembre 1998 lorsque Libération a révélé que René Berthelot, un ami de trente ans de l'ancien Premier ministre, avait été recruté comme «visiteur scientifique» afin de «coordonner les recherches sur le sida». Or, rien dans le CV de ce dentiste à la retraite ne justifiait un tel recrutement, ces postes étant réservés soit à des professeurs d'université, soit à des personnalités scientifiques de haut niveau. Hier, Edith Cresson a d'ailleurs admis qu'on lui avait «proposé Georges Charpak [prix Nobel de physique 1992, ndlr]». Mais elle a préféré son ami.

Berthelot bénéficiera de trois contrats, couvrant la période du 1er septembre 1995 au 28 février 1997, assortis d'une rémunération de 24 400 francs mensuels (3 700 euros). Il a été ensuite embauché par le Centre commun de recherche (CCR), un service de la Commission, jusqu'au 31 décembre 1997, pour un salaire de 45 375 francs (6 900 euros). Au total, Berthelot aura reçu de la Commission près de 140 000 euros. Mais, à la suite d'un accident cardiaque, il a cessé toutes ses activités à partir d'avril 1997, son salaire lui étant néanmoins versé jusqu'à la fin de la période contractuelle. Son travail durant ces années se résume à dix «notes» totalisant 24 pages et portant sur des sujets aussi importants que l'impact de la recherche et de l'innovation en Poitou-Charentes, région de Cresson.

Le comité des experts indépendants, dans son rapport de mars 1999, confirma qu'il s'agissait bien de favoritisme. «Une personne dont le profil ne correspondait pas aux différents postes sur lesquels elle a été recrutée, a néanmoins été engagée. Les prestations fournies sont manifestement insuffisantes en quantité, qualité et pertinence [...] De plus, la personne recrutée a principalement travaillé comme collaborateur personnel du commissaire.» En l'occurrence, René Berthelot assurait la liaison entre Edith Cresson et Châtellerault, la ville dont elle était maire. Le comité conclut que Cresson «porte la responsabilité d'un cas de favoritisme». Mais en droit pénal belge, cela n'est pas un délit.

Audition.
La Commission doit maintenant décider si elle poursuit l'ancienne commissaire devant la Cour de justice européenne pour avoir commis un acte «incompatible avec le caractère de son activité», afin de la priver d'une partie de sa retraite de commissaire. Hier matin, Edith Cresson a été auditionnée par la Commission en compagnie de ses avocats afin de justifier son comportement de l'époque. Aucune question ne lui a été posée.
Libération, Par Jean QUATREMER, jeudi 01 juillet 2004, p. 9

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La Commission européenne saisit la Cour européenne

BRUXELLES (AP) - Malgré le non-lieu accordé le 30 juin par la justice belge à Edith Cresson, la Commission européenne a annoncé lundi (19 juillet 2004) sa décision de saisir la Cour européenne de justice du cas de l'ex-commissaire française, pour des faits de "favoritisme" et de "négligence caractérisée" durant son mandat.

La Commission précise dans un communiqué demander à la Cour de justice de déterminer si "Mme Cresson a manqué à ses obligations de membre de la Commission", à l'époque où elle était commissaire européenne à la Recherche, de 1995 à 1999.

"Les infractions à l'article 213 du traité dont il s'agirait concernent des cas de 'favoritisme' et de 'négligence caractérisée'. Cette décision fait suite à une analyse très approfondie de tous les éléments dont disposait la Commission ainsi qu'à une audition de Mme Cresson et de ses avocats le 30 juin 2004", ajoute le communiqué. La Commission a "décidé que les informations dont elle disposait méritaient un examen par la Cour de justice".

Le 30 juin, la justice belge a suivi les réquisitions du parquet qui avait estimé les preuves insuffisantes pour poursuivre Edith Cresson et dix autres anciens fonctionnaires européens pour des contrats illégaux. Le scandale et le refus de partir de Mme Cresson avaient porté un coup fatal à la Commission, qui avait démissionné collectivement en 1999. Pour l'intéressée, tout était politiquement motivé.

Une enquête indépendante avait montré qu'un ami de la commissaire, le dentiste René Berthelot, avait perçu 136.000 euros de la Commission sans avoir fourni un travail justifiant ces salaires. AP
yahoo.fr, actualités, lundi 19 juillet 2004, 22h09

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Edith Cresson accusée "à juste titre" de favoritisme, selon l'avocat général de la Cour européenne de justice

LUXEMBOURG (AP) -- L'ex-Premier ministre français Edith Cresson, 72 ans, est accusée "à juste titre" de favoritisme par la Commission européenne, "en violation de ses obligations de commissaire", a estimé jeudi l'avocat général de la Cour européenne de justice, Leendert Adrie Geelhoed.

Selon M. Geelhoed, "les différents faits sont révélateurs d'un comportement de principe traduisant la volonté de Mme Cresson pendant son mandat de membre de la Commission d'utiliser cette fonction pour étendre les avantages à des amis personnels et ce, au détriment du budget communautaire".

De fait, il propose en guise de sanction "la déchéance de 50% des droits de pension de Mme Cresson à compter de la date du prononcé de l'arrêt de la Cour". Il est probable que celle-ci ne se prononcera pas avant plusieurs mois. Dans 80% des cas, elle suit l'avis des avocats généraux.

Edith Cresson a été commissaire européen chargé de la Science, de la Recherche et du Développement de janvier 1995 à septembre 1999. L'avocat général rappelle que "selon la Commission, Mme Cresson a, pendant qu'elle était en fonction, fait preuve de favoritisme envers deux de ses connaissances". Il s'agit d'un dentiste, René Berthelot, originaire de Chatellerault (Indre-et-Loire), la ville dont Mme Cresson a été maire de 1983 à 1997, et d'un avocat d'affaire, Timm Riedinger.

Le premier "a été recruté sur l'insistance de celle-ci pour lui servir de conseiller personnel, malgré les avertissements de ce qu'un tel recrutement était impossible", note M. Gelhoed. En outre, son contrat de "visiteur scientifique", long de 24 mois, la durée maximale possible, a duré quatre mois de plus. Pour sa part, M. Riedinger s'est vu proposer trois contrats "à la demande expresse de Mme Cresson. Toutefois, "aucun de ces contrats, qui n'ont jamais été exécutés, n'a fait l'objet d'un paiement", note l'avocat général.

Le fait que cette affaire ait été classée sans suite par la justice belge en 2004 "n'a aucune incidence" sur la procédure engagée par la Commission européenne devant la Cour de justice des communautés européennes, contrairement à ce que fait valoir Edith Cresson. Par ailleurs, "la modicité des sommes d'argent versées à M. Berthelot n'a aucune incidence sur la question de la recevabilité", note le magistrat.

Le dentiste a perçu 134.000 euros en tant que "visiteur scientifique" sans pour autant produire de travail significatif utile aux instances européennes, selon le rapport qui avait été demandé par la Commission européenne, lorsque les allégations contre la commissaire avaient fait surface. Mme Cresson avait refusé néanmoins de démissionner et c'est la Commission toute entière qui était finalement tombée en 1999. AP
lenouvelobs.com, Jeudi 23 février 2006 - 18h41, AP | 23.02.06 | 14:01

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Créé le 11 juillet 2006 Mis à jour le 11 juillet 2006 à 16h32 Edith Cresson, coupable mais épargnée
La Cour européenne de justice a jugé mardi l'ex-Premier ministre français Edith Cresson coupable de favoritisme lorsqu'elle était commissaire européenne dans les années 1990. Edith Cresson a toutefois été dispensée de toute sanction pécuniaire.

Coupable, mais exempte de toute sanction financière. Tel est le jugement rendu à Luxembourg par la Cour européenne de justice (CEJ) à l'encontre d'Edith Cresson. L'ancienne Premier ministre française était jugée pour favoritisme dans le cadre de ses fonctions officielles au sein de la Commission européenne dans les années 90.

Chargée de l'Education, de la Recherche et de la Formation au sein de la Commission Santer de 1995 à 1999, Edith Cresson avait engagé de 1995 à 1997 un de ses proches, René Berthelot, décédé en 2000, comme membre de son cabinet. Or en raison de son âge, 66 ans à l'époque, il ne pouvait être recruté au sein du cabinet d'un commissaire.

Malgré cela, et "bien que son cabinet soit déjà entièrement pourvu en conseillers personnels", précise la Cour, elle l'avait fait embaucher comme "visiteur scientifique", un statut impliquant des activités de recherche. Mais ce chirurgien-dentiste de formation a exclusivement travaillé pour l'ancienne commissaire en tant que conseiller personnel.

Pas de sanction financière

Dans son jugement, la Cour a donc estimé qu' Edith Cresson avait "enfreint ses obligations de commissaire" en engageant René Berthelot. Les juges ont en revanche considéré que la reconnaissance de la culpabilité de l'ancienne commissaire était une peine suffisante. Ils l'ont donc dispensée de toute sanction financière, malgré les réquisitions de l'avocat général de la CEJ qui, en février 2006, avait demandé la "déchéance de 50%" de ses droits de pension d'ancienne commissaire, d'un montant d'environ 4000 euros mensuels.

Premier ministre de François Mitterrand de 1991 à 1992, âgée aujourd'hui de 72 ans, Edith Cresson est le premier responsable de si haut rang à être condamnée par la justice européenne. En 1998, l'affaire avait déclenché un scandale d'une ampleur inédite et débouché sur la démission collective de la Commission présidée par le Luxembourgeois Jacques Santer, en mars 1999.
Tf1.fr Créé le 11 juillet 2006 Mis à jour le 11 juillet 2006 à 16h32

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