Mai 2009. Un député çà compte énormément, et non pas "çà tr.... énormément".

Président ashkenaso-sepharade en 2017 ? ou bien 2012 ? Copé agace N.S.

La civilisation judéo-gentille
L'autre bête noire de Sarkozy

Juin 2010. J.F.C. (plus de 20.000 euros mensuels) prépare les Français à la rigueur
Février 2010. Comme Dominique Strauss-Kahn, le soutien à Laurent Fabius contre Georges Frêche
Janvier 2010. Serein, il y pense toujours ; sa face cachée ...
Décembre 2009 : Maître Copé prend la défense des riches fraudeurs fiscaux, contre Eric Woerth
Avril 2009 : La colère de Nicolas contre Copé et Karoutchi
Février 2009 : Sous le double parrainage de Radio Shalom et Beur FM
Comme Pierre Moscovici pour la gauche Jean-François Copé serait candidat à la présidentielle, pour la droite

Maître (2007) Jean-François Copé ...

Portrait (Libération 16 mai 2008)

L’aiglon de Meaux

Jean-François Copé. A 44 ans, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale s’affirme comme un futur rival de Sarkozy.
Enfant d’une famille juive et pied-noire à l’histoire chargée, il lui faut inventer la sienne.
PHILIPPE LANÇON Libération QUOTIDIEN : vendredi 16 mai 2008, p. 40

On parle si peu de Nicolas Sarkozy que certains lui ont trouvé un double : Jean-François Copé. Il est régulièrement suggéré que c’est l’autre, avec dix ans de moins : maniaque, petit aboyeur, libéral, embusqué, tout tapissé de parler-vrai. En réalité, avec quinze centimètres de plus, ce n’est pas du tout Sarkozy. Authentique bourgeois élevé dans les beaux quartiers, animé par une convivialité froide et concentrée, l’ancien «bébé-Chirac» semble, à 44 ans, avoir trempé son personnage dans une jovialité tenue. Aimable, droit dans la silhouette, inégalement dégarni, jamais il ne déborde : ni plainte, ni familiarité. Son naturel sensible et crispé alimente ses calculs, qui s’unissent à une mémoire instantanée. Copé est un professionnel de la réaction, doué d’un sens gourmand du combat.

Evacuons d’emblée les vérités ordinaires : le député-maire de Meaux est de droite, ambitieux, et vient d’être réélu dans sa ville par 67 % des habitants. Président du groupe UMP, il apprend, ces temps-ci, à «chauffer à mort» ou à canaliser comme il peut ses troupes : «Un député, dans ses deux premières années, c’est l’épisode autobiographique majeur, l’émerveillement. Ensuite…» La vanité qui s’ennuie est toujours de mauvaise humeur.

Ses relations avec le Président sont depuis longtemps armées, ambiguës, intimes : brouille, vacances à la Baule, nouvelle brouille, dîners à quatre, engueulades à deux. Elles ne se résument pas, ou pas encore, à deux coqs en piste.

Il est aussi avocat-médiateur chez Gide, l’un des gros cabinets d’affaires. Il a prêté serment huit jours après la formation du gouvernement Fillon, auquel, ancien ministre du Budget, il n’appartenait pas.
Des amis lui conseillèrent une fois de plus d’être patient. Copé doit habiter le temps perdu pour bâtir mieux qu’une image, plus que des convictions : une identité.

Au milieu des années 80, ce jeune type hâbleur appartient, «pour se marrer», au Caca’s club de Frédéric Beigbeder, qui se souvient de lui «en tenue radioactive dans une soirée Tchernobyl. Il n’était déjà pas drôle et venait sans doute pour se détendre».
A Sciences-Po, il suit le cours d’anglais pour les nuls. Un condisciple se souvient : «Il avait déjà les codes, le costume, la cravate, les lunettes d’écaille. Un jour, il a dit : "I want to be président de la République."

Il le disait en riant, parce qu’il est joyeux, mais on savait que c’était vrai, parce qu’il ne cache pas son jeu.» Jeune, il a voyagé aux Etats-Unis avec parents, sœur et frère.
Isabelle est désormais avocate ; Jean-Fabrice, de seize ans plus jeune, a fait HEC et étudie à Singapour.
Le dernier voyage familial en commun a eu lieu en 1989 en Argentine.
Leur père, le proctologue Roland Copé, pionnier de la chirurgie de l’anus, aime ce pays. Il est ami avec le metteur en scène Jorge Lavelli comme il le fut avec l’acteur Jean Poiret. Roger Carel est parrain de sa fille. A Meaux, son fils a inauguré un square Daniel-Ceccaldi.
On sait se divertir chez les Copé.

Dans l’après-guerre, dit le père, «on m’appelait le toubib du théâtre». Il rêvait d’être acteur et, après les représentations, traînait en coulisses. Jean-François, enfant, a joué l’Avare. Depuis qu’il est en retraite, Roland Copé fait du théâtre.
Il a joué Poincaré dans un épisode des Brigades du Tigre. A 78 ans, il en paraît quinze de moins et aime toujours danser le tango. Son énergie paraît sanglée ; ses passions, séchées en discipline. Si la fantaisie rôde, elle ne domine rien - comme chez le fils.

Enfance de Copé, racontée par sa sœur Isabelle : «Nous rentrions de l’école, l’infirmière nous ouvrait. La porte du salon était fermée car il servait de salle d’attente. Nous rejoignions nos chambres en silence. Notre père, élégant, tout en blanc, venait nous voir entre les patients.»
Jean-François précise en souriant : «Il ne me serait pas venu à l’idée de rentrer avec de mauvaises notes. Un regard de mon père suffisait.»
Il vénère alors le tennisman roumain Ilie Nastase, joue du piano électrique, travaille sans cesse, fait des maquettes Heller, ne danse pas.
Son père lui parle tant de la Seconde Guerre mondiale qu’à 8 ans il la choisit comme sujet de rédaction. La maîtresse, surprise, convoque les parents.

En 1926, un jeune médecin roumain nommé Copelovici arrive en France.
Sa famille, juive d’origine russe, s’est installée à Iasi (Roumanie) au XIXe siècle. L’antisémitisme provoque le départ.
Le grand-père paternel de Jean-François Copé reprend ses études en France, devient médecin généraliste à Paris.
La grand-mère, française, est également d’une famille juive d’origine roumaine.
L’humour yiddish et la peinture les environnent. Un ami a organisé en France la première vente publique des impressionnistes. Le parrain de Jean-François Copé est un galeriste célèbre. A 99 ans, la grand-mère Copé aime encore chanter.

Lorsque vient la guerre, le grand-père, naturalisé français, envoie la famille sur la Loire, à Beaugency. Roland Copé vit à 10 ans l’exode à pied : «Les gens fuyaient comme des fous. Les soldats pleuraient. Je vois encore les cadavres, comme collés aux arbres.»
La famille arrive à Toulouse, où vit un oncle. Le grand-père reprend son activité de médecin. Il reçoit des appels anonymes : «Quand vas-tu t’en aller, sale youpin ?» Roland n’a rien oublié.
Plus tard, la famille se réfugie à Aubusson, dans la Creuse. Père et fils aident la Résistance. Le père soigne la fille épileptique des fermiers qui les hébergent. «Nous avons trouvé là-bas des gens formidables», conclut Roland.
En 1976, il refait le voyage de la Creuse avec Jean-François et Isabelle. Il retrouve les lieux, les gens ou leurs enfants. «Il pleurait», se souvient son fils.
Quand Jean-François Copé évoque une histoire intime, son sourire finit par ressembler à une grimace. Il ne sait sur quel ton parler de lui.

Sa mère, Monique Ghanassia, affiche une bonté inquiétante et organisée.
Elle a voué sa vie à la famille et au travail de son mari, dont elle était assistante et montait les films d’opération destinés aux étudiants et collègues : «C’est une spécialiste des films de cul !» s’amuse-t-on dans la famille.

Née en Algérie d’un père avocat, elle part un jour faire des courses avec sa meilleure amie. Elle a 10 ans. Un oubli, elle remonte chez elle. Son amie l’attend dans la rue, près d’un réverbère. Il saute : c’est l’un des premiers attentats du FLN à Alger.
Plus tard, la famille rejoint la France. Du côté maternel, on n’apprécie guère De Gaulle ; du côté paternel, on l’admire. «Il y avait parfois de l’ambiance, se souvient Jean-François, et c’est un miracle qu’il n’y ait eu personne dans l’OAS.»
La légende familiale dit qu’à 9 ans l’enfant admirait Pompidou. C’est si bizarre que ce doit être vrai. Si l’énergie de Copé est la sienne, son histoire est encore celle des autres.

A l’ENA, il fut un honnête bûcheur. Il en sort 35e sur 140.
Il a appartenu au Banquet républicain, un club fondé par des anciens de son lycée parisien, Victor-Duruy.
Ses amis sont banquiers, haut fonctionnaires, directeurs de grandes entreprises.
Il connaît de près certains journalistes de compagnie : Anne Fulda, Christophe Barbier.
Sa femme Valérie, conseillère en communication, est la fille d’un ancien directeur du CNRS. Il l’a rencontrée dans une soirée au Palace, à la fin des années 80. Ils ont eu trois enfants. En 1996, Le Palace a fermé.

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Copé L'autre bête noire
L'Express 15 mai 2008 p. 50

Le patron des députés UMP n'est pas un fidèle: avec lui aussi le président entretient des relations difficiles.

Le poste est essentiel dans le fonctionnement du pouvoir.
C'est pourquoi Jacques Chirac, par exemple, tenta toujours d'y envoyer un fidèle.
Aujourd'hui, le président du groupe majoritaire à l'assemblée nationale s'appelle Jean-François Copé. Qui a une caractéristique: il est « copéiste » avant d'être sarkozyste.

«Au moment du choix au sein des députés UMP, le chef de l'Etat se sentait tellement fort qu'il se souciait peu du patron qu'ils allaient désigner», reconnaît un fidèle de l'Elysée.

L'actuelle révision constitutionnelle est le dernier exem pie en date de la tension entre les deux hommes.
Le 28 avril (2008),Jean-François Copé tend la main au président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault; le 30, il déclare que le texte ne peut être voté « en l'état ». Le jeudi 1er mai, quand il téléphone à Nicolas Sarkozy, il n'a pas le temps d'argumenter: le président de la République, furieux,l'interrompt d'emblée et parle d'« une faute politique ma­jeure».

« Ça a chauffé des deux côtés », raconte le député de Seine-et-Marne, qui dit avoir refusé un rendez­vous pour le lendemain. Les deux hommes se verront le dimanche.
Nouveau moment de tension: « Il ne ment jamais, moi non plus », note Jean-François Copé.

Le chef de l'Etat ne décolère pas. Devant ses interlocuteurs du week- end, il lâche : « Je ne demande pas à Copé de composer avec les socialistes, mais de rassembler le groupe !»
Le7mai, il reçoit lui-même l'ensemble des députés UMP. La configuration des lieux est singulière: il ne s'adresse pas à eux depuis un pupitre, mais est assis autour d'une table, devant les élus. On se croirait à une réunion de groupe classique, dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale - sauf qu'elle est présidée par Nicolas Sarkozy, à l'Elysée.

« Quand on a vu le dispositif et qu'on l'a entendu dire qu'il renouvellerait l'expérience plusieurs fois par an,on a compris qu'i1 faisait cela contre Copé", relèvera un élu à la sortie .• E. M.

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Majorité Copé tient tête au président Nathalie Schuck | 31.10.2008, 07h00 Le Parisien, 31 octobre 2008 p. 5

«COPÉ a vu Sarkozy faire avec Chirac. Il fait pareil en se positionnant pour 2017. Sarkozy ne va pas le supporter longtemps ! Ils vont le tuer », pronostique un chiraquien, aux premières loges de 2002 à 2007. Dans l’exécutif, la cote de Jean-François Copé est en effet plutôt basse ces temps-ci. Sa liberté de parole, son ambition assumée d’entrer un jour à l’Elysée, tout agace.

La semaine dernière avait été pour lui celle de tous les dangers : mouché le mardi par Sarkozy (« On est dans la Ve République, pas dans la IV e ! ») pour avoir proposé une commission parallèle à celle d’Edouard Balladur sur la réforme des collectivités, le président du groupe UMP à l’Assemblée avait encaissé le lendemain les remontrances publiques de François Fillon. Un tête-à-tête à Matignon samedi a suffi à faire redescendre la pression avec le Premier ministre.

Fâcheries et réconciliations

Avec Sarkozy, c’est plus compliqué. Il y a toujours eu entre le président et le député et maire de Meaux (Seine-et-Marne) des hauts et des bas. Surtout des bas. Les deux hommes se téléphonent et se voient plusieurs fois par semaine, se fâchent, se réconcilient… « Leurs rapports sont de plus en plus tendus, assure un ténor de l’UMP. Copé va faire comme Sarkozy : tirer, tirer, et quand ça lâchera presque, stop ! » « Avec Sarkozy, Copé est toujours très courtois, respectueux, mais d’une franchise totale. C’est l’un de ceux qui lui parlent le plus franchement », raconte un conseiller du palais.

En privé, le chef de l’Etat n’est pas plus tendre avec celui qui rêve de lui succéder. « Il se trompe de stratégie en me confondant avec Chirac : on n’est pas en 2002 et je ne suis pas Chirac ! » lâche-t-il parfois. Ou encore : « Ce qui use, c’est de ne pas être au pouvoir. » « Il trouve que Copé manque de hauteur de vue, qu’il se croit arrivé alors qu’il y a beaucoup d’étapes avant le sommet de l’Everest », raconte un ministre. C’est pourtant le même Sarkozy qui a voulu la réforme des institutions, qui va accroître les pouvoirs du chef des députés UMP…

Il se sait indéboulonnable

Officiellement, il n’y a pas de « crispation » à l’Elysée sur le cas Copé. Mais dans ce climat proche de la paranoïa, certains évoquent une stratégie d’encerclement pour mater le rebelle. Dans les allées de l’Elysée, on ne compte pas les « amabilités » contre un Copé qu’on dit éloigné des réalités du pays.

Copé feint de ne pas s’inquiéter d’être dans le collimateur de l’Elysée. Il se sait indéboulonnable. A 44 ans, déterminé à tracer sa route, il met en place son club Génération France (37 antennes et quelque 3 000 adhérents). Pas décidé à se priver de sa liberté de parole, il jure qu’il refusera d’entrer au gouvernement… même si on lui propose Matignon ! Mais il est conscient de ses points faibles. Contrairement à Sarkozy en son temps, il n’est pas identifié dans l’opinion à des idées fortes. Une lacune qu’il compte bien combler en rédigeant dans les prochains mois un livre de propositions. Un sujet sur lequel il reste discret. « C’est encore dans ma tête… »

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Vu & commenté La sérénité affichée de Jean-François Copé, par Dominique Dhombres LE MONDE | 19.01.09 | 13h46 • Mis à jour le 19.01.09 | 13h46 Dominique Dhombres Article paru dans l'édition du 20.01.09

L'affaire vous avait peut-être échappé. Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé ne sont plus fâchés !

Le second était, ce week-end, l'invité de Franz-Olivier Giesbert, sur France 5. "Vous ne vous insultez plus au téléphone comme l'an dernier ?", lui demandait le journaliste. "C'est nettement plus constructif. On s'est beaucoup parlé, et peut-être un peu mieux compris sur les fonctions que je considère devoir être les miennes comme responsable de la majorité parlementaire", répondait-il.

Jean-François Copé n'est pas ministre, il sait qu'il ne le sera pas dans un avenir prévisible, et il prend désormais la chose avec philosophie.

La présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale suffit apparemment à son bonheur. "Je resterai jusqu'à la fin du quinquennat dans ces fonctions parce qu'elles me passionnent", dit-il. Il a mal vécu de ne pas faire partie du gouvernement Fillon, mais cela appartient désormais au passé.

Jean-François Copé dit qu'il s'est "reconstruit" dans son nouveau rôle. Il observe avec un certain détachement le remaniement ministériel qui vient d'avoir lieu. "J'ai été ministre du budget pendant trois ans, porte-parole du gouvernement pendant cinq ans. Les gens oublient vite", dit-il encore. "C'est vrai que vous ne serrez plus la main de Xavier Bertrand ?", lui demande-t-on. "Non, c'est arrangé !", réplique-t-il en souriant. On ne fait pas plus conciliant ! Il relit les Pensées de Pascal, c'est dire... Moyennant quoi, il se comporte désormais en bon petit soldat.

Les propositions de la commission sur l'audiovisuel qu'il présidait ont presque toutes été rejetées par Nicolas Sarkozy ? Qu'à cela ne tienne ! Il ne tarit pas d'éloges sur la nouvelle télévision publique qui est en train, selon lui, de naître sous nos yeux. "Cette réforme est fantastique. Jamais la télévision publique n'aura eu autant d'argent. Elle a les moyens budgétaires. Elle va avoir les moyens en termes d'organisation. Avant, France Télévisions, c'était quarante-neuf sociétés différentes. Cela va être une entreprise unique", dit-il.

Désormais, si on comprend bien, le président de France Télévisions aura enfin le pouvoir qu'il n'avait jamais eu jusqu'ici en raison du cloisonnement des diverses rédactions. Et qu'on ne vienne pas lui chercher noise sur la nomination des futurs présidents de chaîne par le chef de l'Etat. Le Parlement exercera son contrôle, dit-il.

Jean-François Copé était également, dimanche, l'invité de Radio J. Il admettait que les sénateurs soient un peu "furax" de devoir discuter le projet de loi sur l'audiovisuel alors que la publicité a déjà été supprimée dans le service public. Mais il ne faut pas en faire "un psychodrame", ajoutait-il. Visiblement, pour lui, le temps des drames est passé.

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Copé met en pratique sa liberté de parole Judith Waintraub lefigaro.fr 05/02/2009 | Mise à jour : 21:06 |

Jean-François Copé traite dans son club de « sujets sensibles » que les politiques ont, selon lui, « du mal à aborder ».
Le patron des députés UMP organisait jeudi un débat sur la cohésion nationale sous le double parrainage de Radio Shalom et Beur FM.

Éric Besson, Fadela Amara, Malek Boutih, Michel Sarfati, Hassen Chalgoumi : Jean-François Copé a réussi à réunir jeudi, sous l'égide de son club Génération France.fr, des personnalités qui s'assoient rarement à la même tribune. Pas de problème entre le rabbin Serfati et l'imam de Drancy Hassen Chalgoumi, membres de l'Amitié judéo-musulmane, et qui prêchent le dialogue, même si c'est parfois à leurs risques et périls. L'imam a raconté comment sa maison, à Drancy, avait été saccagée après qu'il eut appelé ses ouailles à respecter la Shoah.

«Vivre ensemble»

En revanche, c'était la première fois qu'un membre éminent du PS, en l'occurrence Malek Boutih, acceptait de participer à un colloque avec Éric Besson. L'ex-député PS était déjà considéré comme un paria par ses ex-camarades avant de devenir ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. Sa récente promotion n'a rien arrangé. Mais Boutih, comme il l'a expliqué en marge du colloque, aime trop la «confrontation d'idées» pour céder à l'ostracisme. Ce qui n'est pas forcément bon pour sa carrière au sein du PS de Aubry.

Pour Génération France.fr, la question de la cohésion nationale sera «la» problématique majeure des dix années à venir. C'est la raison pour laquelle le président du groupe de l'UMP de l'Assemblée a consacré successivement trois colloques au sujet : le premier, lors de la création de son club, début 2007, sur l'«identité française», le second, en décembre, sur la «diversité», et le troisième, jeudi, sur le «vivre ensemble».

Une question qui a pris une acuité particulière avec les trois semaines d'affrontements dans la bande de Gaza. Comme l'a rappelé Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, entre le 27 décembre, date du début de l'offensive israélienne, et le cessez-le-feu du 22 janvier, 70 actes antisémites ont été recensés par l'Intérieur. Un chiffre à comparer avec les 250 actes antisémites enregistrés en 2007.

Hors des cénacles de l'UMP, où il ne se sent pas le bienvenu, Copé profite de sa liberté de parole pour traiter au sein de son club des «sujets sensibles» que les politiques ont, selon lui, «du mal à aborder». Comme il l'a fait jeudi dans une tribune publiée par Libération, il a exprimé son inquiétude sur le danger que font courir à la cohésion nationale «les tentations communautaires et les raccourcis identitaires».

Des phénomènes que Malek Boutih ne nie pas, mais dont il a souhaité qu'on n'exagère pas l'importance. Rappelant jeudi qu'il avait été «l'un des premiers, avec le président de l'Union des étudiants juifs de France» à «tirer la sonnette d'alarme sur les répercussions de la deuxième intifada», il a estimé que les manifestations d'antisémitisme étaient devenues le fait «d'individus très isolés». Un optimisme que tous les intervenants de jeudi auraient souhaité partager.

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TELECHARGEMENT ILLEGAL Colère de Sarkozy : Copé et Karoutchi pris pour cible NOUVELOBS.COM | 11.04.2009 | 13:16

Le patron des députés UMP et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement seraient dans le collimateur du président de la République après le rejet du texte sur le téléchargement illégal.

Ce qui c'est passé "n'est pas professionnel ! C'est lamentable, de l'amateurisme." C'est ce
qu'aurait déclaré Nicolas Sarkozy, vendredi, devant ses conseillers, selon Le Parisien /Aujourd'hui en France publié samedi 11 avril, après le rejet par le parlement de la loi sur le téléchargement illégal.

Le journal indique que Nicolas Sarkozy aurait également qualifié le rejet du texte d'"inadmissible".

En colère, le chef de l'Etat aurait dans sa ligne de mire, selon le quotidien, Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, et Jean François Copé, le patron des députés UMP. C'est le conseiller de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, qui se serait chargé, selon Le Parisien et Libération, de faire part de la colère du président aux deux intéressés.

Trop perso

Selon Le Parisien, Nicolas Sarkozy estimerait que Jean François Copé est "incapable" de mobiliser les députés de la majorité. Dans l'édition de Libération du samedi 11 et dimanche 12 avril, il est également rapporté que le chef de l'Etat fustige "le manque d'organisation au sein de la majorité". Copé sur la sellette ? Rien d'officiel pour le moment, soulignent les deux quotidiens, mais le député serait accusé par Nicolas Sarkozy d'être trop personnel et de se consacrer plus à sa propre promotion qu'au groupe qu'il dirige.

Jours "comptés"

Quant à Roger Karoutchi, sa situation ne serait pas plus enviable. Nicolas Sarkozy lui reprocherait, selon le Parisien, de ne pas avoir été à l'Assemblée pour demander une suspension de séance qui aurait permis d'éviter ce camouflet. Après sa défaite face à Valérie Pécresse, lors de la primaire UMP pour les élections régionales de 2010, cette défaite est un nouveau coup dur. Alors exit Karoutchi ? Selon un conseiller de l'Elysée cité par Le Parisien, ces jours seraient "comptés".

Fillon absent

Dans une moindre mesure, le Premier ministre François Fillon, et Bernard Accoyer, président de l'Assemblée, ont aussi été la cible des foudres du président. Selon Libération, Nicolas Sarkozy auraitd déclaré "que c'était à François Fillon de superviser tout ça. Mais on ne sait même pas où il est…". Au président de l'Assemblée, Nicolas Sarkozy reprocherait d'avoir laissé un vice-président socialiste présider la séance, selon le quotidien.

Touché au porte-monnaie

Une réunion du groupe UMP se déroulera le 28 avril pour "resserrer les boulons" a confirmé Roger Karoutchi, dans Libération, après que Jean-François Copé eut annoncé cette réunion vendredi. Une réunion extraordinaire qui pourrait bien voir des députés sanctionnés pour leur absentéisme chronique, selon le journal. Jean François Copé, rapporte Le Parisien, a, lui déclaré : "On va en parler. Ce n'est pas tabou. On ne peut pas en rester là". L'idée de sanctions financières pour les députés trop peu présents dans l'hémicycle a même été évoquées.

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UN DEPUTE, CA COMPTE ENORMEMENT : Jean-François Copé, Éditeur : Albin Michel, Paris, avril 2009

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Fraude fiscale : passe d'armes entre Woerth et Copé Anne Rovan lefigaro.fr 15/12/2009 | Mise à jour : 22:34 |

S'il «n'a pas lutté contre la fraude et a eu des informations de même nature (…), c'est une faute»,a déclaré, mardi, Éric Woerth à propos de son prédécesseur au Budget, Jean-François Copé.

Le ministre du Budget reproche à son prédécesseur d'avoir commis «une faute» en n'utilisant pas des informations «anonymes».

Le torchon brûle entre Jean-François Copé et Éric Woerth, l'ancien et l'actuel ministre du Budget. Pomme de la discorde : les fichiers dérobés par un cadre de la banque HSBC qui auraient permis d'établir la fameuse liste des 3.000 contribuables «exilés» en Suisse.Mardi matin, Éric Woerth a critiqué ouvertement sur Europe 1 les pratiques de son prédécesseur. S'il «n'a pas lutté contre la fraude et a eu des informations de même nature, c'est-à-dire (…) des informations qu'on ne paye pas, (…) qui ne sont pas anonymes, (…) dont on sait d'où elles viennent, c'est une faute, si c'est le cas », a déclaré le ministre. De là à dire que Copé n'a pas été un ministre du Budget exemplaire, il n'y a qu'un pas...

Woerth ripostait, en fait, aux propos tenus quelques jours plus tôt par le président du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé. Celui-ci avait assuré dimanche, sur France 5, s'être retrouvé dans une situation similaire à celle de Woerth lorsqu'il était ministre du Budget et avoir refusé d'utiliser les informations qu'on lui amenait. «J'avais eu une proposition qui pouvait ressembler un peu à ça et j'avais dit que je n'y étais pas favorable», a ainsi raconté Copé, ajoutant qu'il y avait derrière son choix «un arbitrage avec la question des libertés publiques, qui est un grand sujet, quand même».

Face à la dureté de la riposte de Woerth, qui a de surcroît rappelé que Copé n'était à l'époque que ministre «délégué», le remuant patron des députés UMP a tenté mardi de désamorcer la polémique naissante. Au programme, un virage à 180 degrés. «J'ai trouvé Éric Woerth agressif, et ce n'est pas du tout le reflet de nos relations, explique-t-il. Personne ne se trompe de combat, et j'ai toujours considéré que la lutte contre la fraude est un combat à mener.»

Des informations anonymes

Comment se fait-il alors que l'ancien ministre n'ait pas tiré parti d'une «proposition qui pouvait ressembler» à celle qui a été faite à Woerth ? Parce que, confie Copé au Figaro, les informations qui lui avaient été transmises à l'époque étaient «anonymes» et donc… inutilisables.

Copé maintient toutefois que ces situations doivent être maniées avec beaucoup de précaution. «Il faut être vigilant sur trois points : les dénonciations anonymes, les noms qui peuvent être jetés en pâture et le respect de la procédure en matière fiscale», souligne-t-il. Surpris par la charge de Woerth, il tente aussi de minimiser ses propos de dimanche. «Il n'y a rien de belliqueux, ni de négatif. Je fais mon travail de député. Ce n'est pas anormal qu'un simple député de la République émette un petit warning.» Ce «petit warning» n'est pas le premier que Copé adresse à Woerth.

En mars, l'ancien ministre du Budget avait critiqué la situation des finances publiques, s'attribuant au passage le beau rôle. «Lorsque j'ai quitté le minis­tère du Budget, j'ai laissé des comptes qui étaient en déficit de 35 milliards d'euros. Nous allons dépasser les 100 milliards d'euros», avait-il lancé. Visiblement, Woerth n'a pas digéré que Copé lui fasse la leçon une deuxième fois.

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La face cachée de Copé
Une biographie de l’ambitieux patron des députés UMP, qui rêve tout haut de l’Elysée pour 2017, montre que Jean-François Copé a bien des points communs avec son rival Sarkozy.
Nathalie Segaunes Le Parisien 07.01.2010, 07h00

Tout sur Jean-François Copé ! Aujourd’hui paraît en librairie « Copé, l’homme pressé. Enquête sur l’homme qui veut la place de Sarkozy » (Ed. l’Archipel), de Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin.

Les deux journalistes ont longuement enquêté, rencontrant plus de 250 personnes, afin de cerner la personnalité de celui qui rêve de conquérir l’Elysée en. .. 2017. De ses relations depuis toujours difficiles avec Nicolas Sarkozy à son goût très net pour l’argent, en passant par les rouages de sa méthodique ascension, ce livre apporte un éclairage inattendu et parfois cru sur l’actuel patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

En voici quelques extraits, en exclusivité.

Copé et Sarkozy

La scène rapportée se passe le 10 février 2004. Jean-François Copé est alors chef de file UMP aux régionales en Ile-de-France. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, préside son comité de soutien.
Ce jour-là, Alain Juppé a placé l’un de ses hommes, Vincent Le Roux, en bonne position sur la liste parisienne. Or Sarkozy a Le Roux dans le collimateur : « Le soir, Copé assiste au spectacle d’Henri Salvador, qui soutient sa campagne. En rallumant son portable, il trouve un message de Sarkozy : C’est Nicolas. Rappelle-moi. Copé s’exécute. Sarkozy attaque d’emblée, d’une voix blanche : Tu as mis Le Roux sur ta liste, il a dit quelque chose de très grave sur moi. Je ne peux plus cautionner cette liste. Je quitte la présidence du comité de soutien. Je ne fais plus aucun meeting avec toi, sauf Paris.
- Ecoute, Nicolas, on est tous les deux fatigués…
- Je ne suis pas fatigué ! hurle Sarkozy.
- Bon. J’ai bien noté que tu avais quitté mon comité de soutien. Si je perds, je ne le devrai qu’à moi-même.
Si je gagne, je ne le devrai qu’à moi-même. Et…
Sarkozy raccroche. Copé rappelle aussitôt :
-Nos téléphones ont dû couper, je vais te redire ce que je viens de dire… Sarkozy se fait soudain tout miel.
- Mon Jean-François, merci d’avoir rappelé. Puisque tu le demandes, je reste président de ton comité de soutien. Je reste à tes côtés.
- Très bien. Viens-tu demain dans le Val-de-Marne ? Deux mille élus locaux t’attendent.
- Ça, je ne sais pas encore… »

Nicolas Sarkozy fait durer le suspense vingt-quatre heures. Et ne prévient de son arrivée en hélicoptère que vingt minutes avant le début du meeting. « Il y avait des oukases tous les matins, se souvient Christian Jacob.

Un jour, Sarko soutenait, un jour il ne soutenait pas. Il venait à un meeting, puis il ne venait plus. Copé, qui est un mec organisé, méthodique, loyal, avait le sentiment d’être baladé. »

Copé et l’argent

« Quand il est nommé ministre en 2002, Jean-François Copé cède son siège de député à son suppléant, Roger Boullonois. (…) En tant que député, Boullonois peut prétendre à trois enveloppes financières distinctes : son indemnité mensuelle (5 219 € ), l’enveloppe forfaitaire pour frais de mandat (5 837 € ) et 9 021 € de crédits destinés à rémunérer ses collaborateurs.
De ces trois enveloppes, il ne touchera qu’une seule : son indemnité. C’est Copé, pourtant devenu ministre, qui continue de tenir les cordons des deux autres bourses.»

Copé et le contribuable

Chaque année, Copé a coutume d’inviter ses amis à dîner dans les palais nationaux. Ainsi, lorsqu’il était ministre du Budget, recevait-il au ministère de l’Economie et des Finances aux frais du contribuable : « Le dîner, donné dans l’immense salle à manger de Bercy, située au septième étage, est particulièrement fastueux. Il reste en tout cas gravé dans la mémoire de la centaine de convives qui y participent. Un dîner assis, servi par une armada en grande tenue. Champagne. Et feu d’artifice du 13 juillet en prime, derrière les larges baies vitrées offrant une vue imprenable sur Paris.
Ce soir-là, Copé se montre enjoué, il passe de table en table, un mot pour chacun. Le ministre du Budget lève son verre : A la santé du contribuable !

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"Que fera le PS si Frêche est au second tour ?" (J-F Copé) Raphaëlle Duchemin - 09:00 franceinfo.fr Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP, était ce matin l’invité de France Info.

Jean-François Copé exprime sa "solidarité" envers Laurent Fabius, après le dérapage verbal de Georges Frêche, et salue la réaction du PS. Mais se demande "si un traitement identique sera réservé aux socialistes qui continuent à faire campagne aux côtés de Georges Frêche".
Et s’interroge : que fera le PS en cas de duel entre l’UMP et George Frêche au second tour ?

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Jean-François Copé prépare les Français à la rigueur Par Sophie Huet, Judith Waintraub lefigaro.fr 11/06/2010 | Mise à jour : 07:22

Le chef des députés UMP, Jean-François Copé, a préparé avec un soin extrêmeson premier grand prime time, ce jeudi soir, sur le petit écran. Crédits photo : SIPA PRESS Invité d'«À vous de juger», il s'est prononcé «à titre personnel» pour un recul de l'âge légal à 63 ans en 2020.

Jean-François Copé n'est jamais aussi à l'aise que devant les caméras. Il est pourtant arrivé stressé, ce jeudi soir, sur le plateau d'«À vous de juger», l'émission de France 2. Et le sourire qu'il affichait en écoutant ses parents raconter l'enfant qu'il a été, s'est vite effacé.

Et pour cause : les nouvelles qu'il avait à annoncer aux Français relèvent davantage de la soupe à la grimace que du tapis de roses. Premier avocat de la rigueur dans la majorité, Jean-François Copé a expliqué quelles mesures couvraient ce mot tabou. «On est au début des choix», a-t-il précisé, mais il faudra réduire la voilure «sur tous les sujets».

«Notre premier rendez-vous est de coller à l'Allemagne, assure Jean-François Copé. Je pense que nous devons prendre le même chemin.» Il juge ainsi «vital de reconstituer un axe franco-allemand, compte tenu de la gravité de la crise», face au «G2 États-Unis-Chine». «Les Allemands ont fait plus d'efforts que nous depuis dix ans. On doit leur donner des gages», estime-t-il.

Pour premier de ces gages, l'ancien ministre du Budget confirme qu'un coup de «rabot» sera pratiqué sur toutes les niches fiscales : 10% de moins, sans exceptions «sinon on n'y arrive jamais», assure-t-il en se positionnant bien en avant des lignes aujourd'hui arrêtées par le gouvernement. Le patron des députés UMP va même plus loin et souhaite que tous les ministres parviennent à «réduire de 10 % (leur) budget». Autant de propositions qui vont animer le débat sur les orientations budgétaires prévu à la fin du mois.

Sur le dossier des retraites, Jean-François Copé estime également qu'il ne faut pas craindre de dire la vérité, même lorsque celle-ci n'est qu'intime. Il plaide ainsi à titre «tout à fait personnel» pour un recul de l'âge légal de départ à la retraite «à 63 ans en 2020». Une solution «parmi les pistes possibles», qui «n'engage en rien le gouvernement dont je ne suis pas membre», a-t-il cependant précisé.

Au détour de la conversation, Jean-François Copé revisite le slogan de Nicolas Sarkozy. «Il faut travailler plus pour gagner plus ensemble, assure-t-il. C'est-à-dire travailler mieux.» «C'est le grand slogan des années qui viennent», pronostique l'homme à l'ambition présidentielle.

Sur la route de 2017, l'homme pressé trouvera certainement la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. Et, à juger de leur confrontation inédite ce jeudi soir, cela promet quelques étincelles. «Même quand vous dites des choses graves, vous avez un petit sourire parce que vous êtes content d'être là», attaque de but en blanc l'élue écologiste. «Je ne vous demande pas de me trouver sympa ou pas sympa», lui rétorque Copé, qui lui reproche, à plusieurs reprises d'avoir «très bien préparé» leur confrontation.

Training intense

Le patron de députés UMP -il le reconnaîtra- avait lui-même préparé avec un soin extrême son premier grand prime time. La semaine dernière, il a organisé un déjeuner avec Christian Jacob, président délégué de Génération France, et les principaux responsables de son club, pour recenser tous les sujets qui pouvaient être évoqués au cours de l'émission. La liste a ensuite été transmise à la «machine Copé», qui s'est mise à produire des fiches à une cadence effrénée.

Mercredi après-midi, Jean-François Copé a abordé la dernière étape de sa préparation : une répétition d'«À vous de juger», animée par Bastien Millot, directeur de l'agence de communication Bygmalion. Des membres de l'agence et du staff Copé se sont réparti les rôles d'Arlette Chabot, de la porte-parole des Verts Cécile Duflot, etc. Millot, qui a été le premier directeur de cabinet du maire de Meaux, il a y quinze ans, connaît son Copé par cœur. «C'est un des hommes les plus méticuleux que j'ai vus dans mon parcours, que ce soit parmi les politiques ou les chefs d'entreprise», assure-t-il. Tellement méticuleux qu'au bout de trois heures de travail, le «coach» a pris l'initiative de signaler à son élève que pour être au mieux de sa forme, il fallait aussi qu'il pense à se nourrir.

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