Charles Ceccaldi-Raynaud
Joëlle Ceccaldi-Raynaud

Octobre 2011. Joëlle Ceccaldi-Raynaud achète "Le Canard enchaîné", puis l'attaque

Novembre 2009. Elle a la place (potentielle) de Jean

Mars 2008. Municipales, guerre paricide ou l'inverse ? : Elle bat son père par 52,98 à 7,75 ... ; Charles refuse de démissionner

Août 2007. L'ancien suppléant de Nicolas Sarkozy, Charles Ceccaldi-Raynaud, mis en examen

Février 2003. La suppléante de Nicolas Sarkozy, Joëlle Ceccaldi, menace les policiers
A CAUSE d'un simple PV dressé à son fils, Joëlle Ceccaldi, députée UMP de Neuilly-Puteaux et suppléante du ministre de l'Intérieur, a créé samedi dernier (8 février 2003) un esclandre au commissariat de Puteaux (Hauts-de-Seine).
Ses menaces à l'encontre des fonctionnaires sont dénoncées par les syndicats de gardiens de la paix. D'autant que le père de la députée, sénateur-maire de Puteaux a, lui aussi, proféré de drôles de propos.

Tout commence le 8 février lorsque Jöelle Ceccaldi-Raynaud se rend au commissariat et exige de voir le commissaire en personne. L'élue ne semble guère apprécier que son fils ait été verbalisé pour des plaques d'immatriculation de sa voiture non conformes. En colère, la députée, également première adjointe à la mairie de Puteaux, s'étonne que seul le véhicule de son fils ait fait l'objet d'une contravention alors que, selon ses dires, « d'autres voitures se trouvent également en infraction » dans sa rue.

Une « extrême virulence »

Dans un rapport transmis à la direction départementale de la sécurité publique des Hauts-de-Seine, une policière explique qu'« elle a tenté à plusieurs reprises de calmer l'élue ». Toujours dans le même rapport, il est ensuite précisé que M m e Ceccaldi a encore haussé le ton et déclaré : « Dans ce commissariat, c'est un gros problème politique », ajoutant « qu'elle allait régler cette affaire car elle devait voir le ministre de l'Intérieur dans la semaine ». Elle a ensuite quitté le poste de police en affirmant que les policiers « auraient de ses nouvelles ».

Deux heures plus tard, son père, Charles Ceccaldi-Raynaud, entre à son tour dans le commissariat et invective un brigadier. « Je lui ai demandé de m'exposer ses doléances mais ce monsieur n'a eu de cesse de s'enfermer dans un monologue incompréhensif teinté d'une extrême virulence à mon égard », précise le policier.

Toujours aussi remonté, le maire de Puteaux déclare : « Il se passe des choses anormales ici et vous en êtes responsable... » Des propos rapportés par le policier dans un document remis à sa hiérarchie. Le fonctionnaire fait alors remarquer à l'élu « son inconduite et lui propose de s'expliquer avec plus de calme ».

A ce moment-là, Charles Ceccaldi-Raynaud aurait, selon les déclarations du fonctionnaire, « pointé son doigt dans ma direction, tout en se rapprochant de moi, en rétorquant : Je vous parle comme vous le méritez (...) C'est un lieu socialiste ici (...) Je ferai le nécessaire pour ne plus jamais avoir affaire avec vous. Je n'en resterai pas là... »

Un comportement dénoncé par le syndicat de police Alliance, majoritaire chez les gardiens de la paix, qui se dit « profondément scandalisé par l'attitude inacceptable et les propos scandaleux du sénateur-maire » et exige « des excuses publiques ».

Contacté hier, le maire de Puteaux a réagi en affirmant, dans un fax, que « sa fille s'était rendue au commissariat pour faire procéder à un changement de plaques minéralogiques ». Avant de terminer en expliquant que « rien n'est vrai. Tout est faux. Le mensonge et l'injure constituent des armes révolutionnaires ».
Stéphane Sellami et Frédéric Mouchon, Le Parisien, vendredi 14 février 2003, p. 14

--------

L’ex-suppléant de Sarkozy à l’Assemblée mis en examen
Charles Ceccaldi-Raynaud est poursuivi pour favoritisme et corruption passive dans l’affaire du renouvellement du contrat de chauffage de la Défense.
Par Renaud Lecadre, Libération, QUOTIDIEN : mardi 14 août 2007, p. 10

Une nouvelle affaire pénale menace le Sarkoland, le département des Hauts-de-Seine, présidé par l’actuel locataire de l’Elysée d’avril 2004 jusqu’à sa récente élection à la présidence de la République (1).

Elle vise son ancien suppléant à l’Assemblée nationale, Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a récemment transmis ses mandats de député-maire de Puteaux à sa fille, Joëlle.

Ceccaldi-Raynaud père, 79 ans, inamovible élu UMP du 9-2 depuis 1969, réfugié au Sénat puis au conseil général, a été mis en examen fin juillet par un juge d’instruction de Nanterre, Richard Pallain, pour favoritisme et corruption passive.

Les présumés corrupteurs actifs sont soupçonnés d’avoir versé une commission de 750 000 euros au Luxembourg, à l’occasion du renouvellement du contrat de chauffage de La Défense, 3 millions de m2 de bureaux près de Paris.

Le chauffage et la climatisation du premier quartier d’affaires en Europe était assuré à l’origine par une filiale de Charbonnages de France (CDF), Climadef. CDF devant liquider tous ses actifs en parallèle à l’extinction programmée de ses mines de charbon, Climadef était mise en vente en 2001, concomitamment à la fin de sa concession à La Défense.

Une étonnante équipe se constitue pour récupérer le bébé:Bernard Forterre, ancien n°3 de Vivendi viré par Jean-Marie Messier; Jean Bonnefont, président de Climadef rétif à la retraite; Laurent Gimel, intermédiaire en Asie de Lagardère et Dassault.
Le tout financé en coulisse par Alain Afflelou et un promoteur passé au football, Alain Pedretti.

Cette équipée baroque fait coup double : elle concourt sous la bannière d’une société, Enertherm, constituée à cet effet, puis rachète la société Climadef, candidate à sa propre reconduction.
Cette double casquette ne semble déranger personne, à ce détail près : Climadef, concessionnaire sortant, avait mis de côté une provision de 15 millions d’euros pour remettre en état l’usine de chauffage. Enertherm étant désigné lauréat à suite d’un appel d’offres, la cagnotte est acquise à ses repreneurs.

Héliportage.

L’autorité décisionnaire est le Sicudef, syndicat intercommunal à cheval sur Puteaux, Courbevoie et Nanterre, les trois villes se partageant La Défense, présidé par Ceccaldi-Raynaud.
Le «Renard argenté des Hauts-de-Seine» dit avoir eu vent des rumeurs de pots-de-vin autour de ce marché public : «Il y aurait eu des déplacements en pays étrangers, Suisse et Luxembourg, au moment de l’acquisition de Climadef, et notamment le jour de la signature.» Et même un singulier héliportage au Grand-Duché, mais, dit-il, «aucun pilote d’hélicoptère n’a fait état de mon déplacement au moment de l’attribution de la concession; je n’en connais aucun, aucun ne me connaît.»

Forterre, également mis en examen avec Bonnefont, souligne que les élus locaux avaient statué «à l’unanimité, dans un arc-en-ciel politique».
Sous-entendu : il aurait été impossible d’arroser tout le monde, jusqu’aux communistes de Nanterre. Un document interne ne parle que « d’intégration dans le tissu» local…

Lettre anonyme.

On en restait là, enquête pénale en suspens depuis cinq ans après les premiers doutes émis par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) puis l’envoi d’une lettre anonyme au tribunal de Nanterre.
Quand revint tout récemment le résultat d’une commission rogatoire internationale.

Des documents enfin réceptionnés, mais aussi saisis en perquisition, ont convaincu le juge d’instruction de passer à l’action.
Un ancien avocat des repreneurs, qui avait attesté de la sincérité de ses clients, estime aujourd’hui avoir été manipulé. Cela ne fait pas d’eux des corrupteurs, loin de là. Mais produit un peu d’agitation alto-séquanaise.
(1) Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à Neuilly puis à Bercy, est également poursuivi à Nanterre dans une affaire immobilière.

---------

Ceccaldi-Raynaud père et fille en guerre ouverte pour Puteaux Muriel Gremillet Libération QUOTIDIEN : mercredi 5 mars 2008

La France a Monaco et Paris a Puteaux.

La ville des Hauts-de-Seine est une principauté, avec son «front de mer», la vue sur la Seine, ses palmiers, très nombreux en ville, ses «palais» de la culture ou des Congrès. Et sa mairie, bâtie dans les années 30, dans un pur style socialiste flamboyant qui donne sur une esplanade géante avec un bassin animés par des jets d’eau princiers.

Et comme toutes les principautés, Puteaux a sa famille princière. Qui, comme il se doit, se déchire pour des histoires d’héritage.

Barrage.

A la mairie, la fille, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire (UMP) de la ville depuis 2004 quand elle a succédé à son père, Charles, alors très malade, opéré du cœur et qui pensait ne jamais pouvoir revenir siéger à la mairie.

Aujourd’hui, Charles, 82 ans, a décidé de partir à la (re)conquête de l’Hôtel de ville pour faire barrage à sa propre fille. Il ne faut pas bavarder bien longtemps avec lui pour qu’il lâche des mots très durs sur Joëlle, qu’il ne nomme jamais autrement qu’en disant «elle» : «Elle a une psychose depuis l’enfance», elle serait mue uniquement par «la jalousie», serait «dépensière, il n’y a qu’à voir comment elle s’habille, en Chanel, en Vuitton».
Il critique aussi la politique qu’elle a menée à la tête de la ville depuis quatre ans. Assez somptuaire et surtout «jetant l’argent par les fenêtres».

Il faut dire que Puteaux ne manque pas de moyens.

La commune bénéficie de la manne de la taxe professionnelle versée par les entreprises de la Défense. Résultat, la ville n’a pas de dette, pas d’emprunt et dispose même d’un trésor de guerre de près de 228 millions d’euros de réserve bloqués par Charles Ceccaldi-Raynaud, «en prévision des mauvais jours.»

Alors quelle politique avec cet argent ? Comme le père, Christophe Grébert évoque la gabegie. A la tête d’une liste divers gauche «qui associe des gens toutes tendances confondues», Grébert est probablement l’un des blogueurs les plus connu de France. Depuis 2004, il tient une chronique acerbe de sa ville sur Internet. Ce qui lui a valu les pires ennuis avec la maire, qui l’a notamment fait évacuer de la salle du conseil municipal et le poursuit en justice pour diffamation régulièrement.

Il suffit de faire un tour en ville avec lui pour voir des exemples de cette façon dispendieuse de gérer l’argent public : «Derrière la palissade, il y avait une crèche qui avait été construite avant que la mairie se rende compte qu’elle n’était pas aux normes. Elle a été transformée en cybercafé. Qui a été fermé sans raison.»

Ailleurs, dans un square, des ouvriers commencent à attaquer à la pelleteuse le sol pavé. «Tout était parfait pourtant», poursuit Christophe Grébert. Il espère rassembler les nouveaux habitants, un peu bobos, un peu «dégoûtés par la mauvaise image donnée par les Ceccaldi». Et éventuellement passer devant le candidat socialiste. On pourrait alors assister à un drôle de second tour.

Car Ceccaldi-père le dit sans ambages : «Je ferai tout pour la faire battre. Je dois détruire le potentiel de la droite. Je ferai front uni avec ceux qui veulent libérer Puteaux de cette dictature, de ce clientélisme.» Il accuse sa fille de subordonner l’attribution des places en crèche ou des avancements à la certitude que l’administré «votera bien».

Jamais en reste.

Selon certains connaisseurs de la mairie, Charles Ceccaldi-Raynaud n’a jamais été en reste. «Mais lui, assure un Putéolien, il arrosait à droite comme à gauche. Ceccaldi n’a jamais été affidé à un parti, surtout pas à l’UMP. Ceccaldi était "ceccaldiste".» Ce qui bizarrement rend les habitants presque tendres à son égard. «Le père est ce qu’il est, note Christophe Grébert. Mais ce que les gens retiennent, c’est que c’est la fille qui trahit le père.»

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, elle, poursuit sa campagne. Et refuse de répondre à Libération, même au téléphone.
A dernier conseil municipal, le 1er février père et fille se sont insultés copieusement.
La semaine passée sur un des panneaux en ville, le sourire de la maire avait été maculé de merde de chien. On a de sales manières à «Monaco-sur-Seine».

-------

Le Parisien, 17 mars 2008, p. 9 Puteaux : Joëlle Ceccaldi-Raynaud s'impose

EST-CE le dernier épisode de Dallas à Puteaux ?

Hier, les électeurs ont démontré qu'ils étaient las de la guerre que Charles Ceccaldi-Raynaud, 82 ans, mène contre sa fille Joëlle, 57 ans.

Celui qui comptait s'installer de nouveau dans le fauteuil de maire qu'il a laissé à Joëlle pour raison de santé en 2004 essuie un cuisant revers: crédité de 12,4 % des voix au premier tour, Charles Ceccaldi-Raynaud n'a obtenu que 7,75 % au second, ne décrochant qu'un siège dans la future assemblée municipale.

Son père laminé

« Cest une sortie lamentable, commentait hier soir un électeur. Cet homme a beaucoup fait pour la ville. Mais ses attaques et insultes contre sa propre fille, tout le monde a trouvé ça insupportable. »

« Cest dur de vieillir », grinçait un proche de la maire sortante. Qui aborde donc un nouveau mandat, forte de 52,98 % des suffrages.

«Tu l'as méritée ta victoire ! » hurlait un supporteur à l'annonce des résultats. Les larmes aux yeux devant son pupitre, Joëlle Ceccaldi-Raynaud a tendu la main à son père, « parce qu'envers et contre tout, il reste mon père.
Il m'a appris la politique et je regrette qu'il ne soit pas à mes côtés ce soir ».

Le blogueur Christophe Grébert, ravi qu'un Ceccaldi-Raynaud ait connu un ballottage - « la première fois depuis quarante ans » - récolte 25,37 % des voix. A la tête d'une liste sans étiquette, il fait son entrée dans un conseil municipal dont Charles Ceccaldi-Raynaud lui avait autrefois interdit l'accès ... Le PS mené par Sté­phane Vazia obtient 13,9 %.
GAËTANE BOSSAERT

-------

Puteaux: Charles Ceccaldi-Raynaud ne démissionne pas du Conseil municipal
AFP - 22 mars 2008 10h PUTEAUX (AFP) -

Charles Ceccaldi-Raynaud, opposant à la maire UMP de Puteaux, sa fille Joëlle Ceccaldi-Raynaud réélue le 16 mars, a indiqué samedi ne pas avoir l'intention de démissionner du conseil municipal comme le lui demande le préfet pour cause d'excédent familial.

Trois membres de la famille Ceccaldi-Raynaud, le grand-père Charles, la fille Joëlle et le petit-fils Vincent, ont été élus aux municipales à Puteaux. Or, le code électoral (article L238) prévoit que "dans les communes de plus de 500 habitants, le nombre des ascendants et descendants (...) qui peuvent être simultanément membres du même conseil municipal est limité à deux".

Absent du premier conseil nouvellement élu, Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire (1969-2004), dont la liste dissidente (7,75%) a obtenu un élu, a confirmé avoir reçu une lettre du préfet, lui "disant de démissionner, sinon il sera obligé de prendre un arrêté" pour l'obliger à quitter le Conseil municipal.

C'est sur la base du nombre de voix obtenues, plus faible que pour la liste de la majorité, qu'il lui est demandé de démissionner, mais lui-même plaide l'ancienneté dans la fonction.

"Je ne démissionne pas", a-t-il assuré. "J'ai pris un avocat, et nous allons faire un recours, soit contre le contenu de la lettre du préfet, soit contre cette démission forcée."

Le camp de la majorité a interprété son absence du Conseil vendredi comme l'acceptation par M. Ceccaldi-Raynaud de la décision du préfet. "M. Ceccaldi a dit il y a quelques jours qu'il accepterait la décision du préfet", a déclaré à l'AFP Jérôme Koenig, collaborateur de Mme Ceccaldi-Raynaud. Charles Ceccaldi-Raynaud, 82 ans, entretient les pires relations avec sa fille depuis qu'il a voulu, en 2004, récupérer la place de maire qu'il lui avait cédée quelques mois plus tôt pour des raisons de santé.

--------

Joëlle Ceccaldi-Raynaud élue présidente de l'Epad J.J. (lefigaro.fr) 04/12/2009 | Mise à jour : 11:56 |

La députée-maire UMP de Puteaux a été élue vendredi présidente de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense, poste auquel Jean Sarkozy avait renoncé fin octobre. Elle succède à à Patrick Devedjian.

Pas de surprise lors du conseil d'administration de l'Epad. La maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud, 58 ans, a été élue vendredi matin présidente de l'Etablissement publica d'aménagement de la défense avec 14 voix contre 4 pour le seul autre candidat déclaré, le maire de Nanterre Patrick Jarry (PC). Seule membre UMP du conseil d'administration à ne pas avoir atteint la limite d'âge de 65 ans qui a empêché l'ancien président Patrick Devedjian de continuer, la candidate partait largement favorite.

C'est donc un carton-plein pour la députée UMP, suppléante de Nicolas Sarkozy, qui récolte les voix des quatre élus de droite (dont la sienne), des neuf fonctionnaires et du représentant de la chambre de commerce et d'industrie de Paris. Le maire de Nanterre a dû quant à lui se contenter des quatre voix de gauche (PS et PC) et d'un poste de vice-président.

C'est la fin d'un feuilleton de plusieurs mois, qui avait commencé le 8 octobre. Jean Sarkozy, le fils cadet du chef de l'Etat Jean Sarkozy, 23 ans, avait alors annoncé qu'il comptait briguer la présidence de l'Epad. S'en était suivi plus de deux semaines de vives polémiques, où les accusations de népotisme avaient fusé.

Regrets après le retrait de Jean Sarkozy

L'affaire, qui avait été reprise dans les médias étrangers, était devenue l'un des chevaux de bataille de l'opposition, qui critiquait son inexpérience et son opportunisme. A tel point que Jean Sarkozy avait dû renoncer le 22 octobre, préférant se contenter d'un poste de simple administrateur, qu'il a obtenu. Ce vendredi, dans une interview donnée au Figaro, Joëlle Ceccaldi Raynaud assurait regretter le retrait de Jean Sarkozy, insistant sur «les grandes qualités» du fils du président.

La nouvelle présidente occupera son fauteuil jusqu'à la création en 2010 d'un nouvel établissement public d'aménagement public, l'Epadsa, issu de la fusion souhaitée par le gouvernement entre l'Epad et l'Epasa (établissement d'aménagement public Seine-Arche, sur le territoire de Nanterre). Mais Joëlle Ceccaldi-Raynaud a d'ores et déjà assuré vouloir prendre la tête de cette nouvelle structure.

Reste à savoir si sa désignation ne va pas créer une nouvelle polémique : le père de la députée UMP, Charles Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux de 1969 à 2004, avait lui-même était président de l'Epad dans les années 80 et 90.

--------

Joëlle Ceccaldi-Raynaud achète "Le Canard enchaîné", puis l'attaque Publié le 20-10-11 à 16:44 Modifié à 16:51 par Le Nouvel Observateur

La maire UMP de Puteaux, accusée de malversations, aurait fait disparaître tous les exemplaires du journal dans sa ville.

La députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a été entendue en août comme témoin assisté par un juge de Nanterre dans une enquête sur des soupçons de malversations financières.

La riposte n'a pas tardé. Dans les kiosques d'abord, et bientôt devant les tribunaux. Mise en cause mercredi 19 octobre par "le Canard enchaîné", qui l'accuse de malversations, la maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, aurait fait acheter tous les exemplaires de l'hebdomadaire satirique dans les bureaux de presse de la ville. Comme pour mieux s'assurer que ses administrés ne fassent pas de mauvaises lectures. C'est ce qu'affirme l'opposant Christophe Grébert sur son blog, monputeaux.com.

"Le Nouvel Observateur" a vérifié auprès de plusieurs buralistes : ils ont en effet été dévalisés dès mercredi matin. Mais il est impossible de savoir si les acheteurs sont bel et bien des proches de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Si manœuvre il y a eu, elle est restée vaine : une partie des buralistes a été rapidement réapprovisionnée. "On s'est débrouillé", témoigne l'un d'eux. Christophe Grébert a d'ailleurs proposé sur son blog une campagne de distribution gratuite.

Corruption et abus de biens sociaux

Plus sérieusement, la maire a décidé de contre-attaquer devant la justice. Elle a annoncé mercredi soir dans un communiqué son intention de porter plainte pour "dénonciation calomnieuse". "Les faits évoqués dans l'article ont été largement expliqués au juge d'instruction qui n'a pas remis en cause leur caractère purement privé et non délictuel", affirme l'ancienne suppléante de Nicolas Sarkozy aux législatives.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud avait été entendue en août comme témoin assisté par un juge d'instruction de Nanterre dans une enquête sur des soupçons de commissions occultes dans le cadre du renouvellement d'un contrat de chauffage urbain du quartier d'affaires de la Défense.

L'instruction judiciaire ouverte à Nanterre pour corruption et abus de biens sociaux est liée à l'attribution d'un marché par le syndicat intercommunal de chauffage urbain de la Défense (Sicudef) à la société Enerpart, créée pour l'occasion par trois associés Jean Bonnefont, ex-dirigeant de Charbonnage de France, Bernard Forterre ex-dirigeant de Vivendi et Laurent Gimel. Enerpart était en concurrence avec d'importants groupes tels que EDF ou Dalkia.

Conflit familial

Dans cette affaire, le père de l'élue, l'ex-sénateur-maire UMP de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud, avec lequel elle est en conflit ouvert depuis plusieurs années, a été mis en examen en 2007 pour "favoritisme, recel d'abus de biens sociaux et corruption passive".

Selon "Le Canard Enchaîné", dans le cadre de cette enquête, Charles Ceccaldi-Raynaud a accusé sa fille d'avoir touché des commissions occultes.

"Dans cette affaire qui m'est étrangère, je ne puis que regretter le déballage médiatique d'une relation familiale traumatisante pour mes enfants et moi-même, qui me conduit à réfléchir sérieusement à la mise en place d'une mesure judiciaire de protection", a-t-elle affirmé, sans donner plus de précisions. Le Nouvel Observateur, avec agences

--------

Vers Jacques Toubon
Vers Nicolas Sarkozy

Retour Première page