Le ministre claque le bec d'un fouteur de merde de M6, l'avocate d'affaires écologiques Corinne Lepage conteste ... (Juin 2011)
Le ministre est choqué (16 juillet 2010) que l'on parle de son futur mariage
L'abandon du traître ? (septembre 2009)

"Il n'est pas du genre à agir sur un coup de tête", Sylvie Brunel, sa première femme (mars 2007)
Appouvé par sa fille, la romancière Ariane Fornia (Août 2007)

Dans le Gouvernement Fillon 1 (mai 2007) ; Fillon 2 (juin 2007) ; Fillon 3 (mars 2008); Fillon 4 (novembre 2010)

Eric Besson, le Sarko-Socialiste

14 novembre 2010. La récompense ? Ministre délégué à l'Industrie, Energie, Economie numérique.
Janvier 2010. Identité nationale, un débat Eric Besson-Marine Le Pen formellement difficile
Novembre 2009. 8 000 euros pour le Ministre et 12 000 pour sa jeune "amie"
Octobre 2009. Au secours de Jean Sarkozy, le fils du Chef
Septembre 2009. Eric Besson prend, contre les gendarmes, la défense des Roms ; le ministre socialiste refuse d'appliquer la loi (félicitations de SOS-racisme et de la Licra); approbation de N.S. conseillé par Carla ; puis le cirque de la "jungle" de Calais
Mars 2009. Eric Besson ne dit pas "Welcome"
Janvier 2009. Remaniement ministériel, le "traître" Besson récompensé ; qui lutte désormais contre l'immigration clandestine
Mars 2008. Remaniement ministériel, le "traître" Besson récompensé
Janvier 2008. Politique de Civilisation, Rupture et Ouverture : C'est le "traître" socialiste Besson qui évalue les ministres de droite UMP ... et qui lance son club "Les Progressistes"
Novembre 2007. De nouveau Directeur du Conseil d'analyse stratégique (l'ancien Plan)
Septembre 2007. La TVA "sociale" attendra

Portrait (mars 2007) ; Bio-Express (mars 2007) ;

Eric Besson, dit "le traître Besson" pour avoir en pleine campagne présidentielle 2007 abandonné bruyamment sa candidate, Ségolène Royal, pour rejoindre officiellement l'adversaire de celle-ci, Nicolas Sarkozy - qui l'utilise immédiatement contre elle

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12 juin 2007. Eric Besson, ancien conseiller de Jean-Marie Messier, et du parti socialiste, et Jean-Louis Borloo, avocat d'affaires, sont chargés de la TVA "sociale" ; une TVA injuste et dangereuse selon Ségolène Royal ;

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Portrait
Eric Besson, 48 ans. Un mois après sa démission du PS, minimisée par Ségolène Royal et commentée comme un pétage de plombs, il publie un livre vengeur contre la candidate.

Le monsieur te répond Par Edouard LAUNET, Libération, Portrait, QUOTIDIEN : jeudi 29 mars 2007, p. 35

«Qui connaît Monsieur Besson ?» De plus en plus de monde, au train où vont les choses. Y compris, sans doute, les ouvrières de la Somme à qui Ségolène Royal avait lancé cette phrase , manière de dire : un type a démissionné du secrétariat national du PS pour des histoires internes, on ne va tout de même pas en faire un plat.

L'affaire aurait pu en rester là. Mais les «raisons personnelles» que «Monsieur Besson» avait invoquées pour justifier son départ sans avoir à l'expliquer ont trouvé des traducteurs dans l'entourage de la candidate. «La vie privée d'Eric Besson est un naufrage, il a pété les plombs», ont-ils déchiffré en substance.
Ces gentillesses parviennent aux oreilles de l'intéressé, qui, ulcéré, décide illico d'ouvrir le lance-torpilles. Tube n° 1 : départ du PS pour couper les derniers ponts. Tube n° 2 : conférence de presse pour dénoncer les dérives du parti. Tube n° 3 : parution la semaine dernière d'un livre d'entretiens rédigé ventre à terre pour développer cet impératif : «Ségolène Royal ne doit pas devenir présidente de la République.» Le porte-avions Ségolène n'a guère tangué, mais le kamikaze a réussi un suicide politique sans précédent.

Un petit bureau chez Grasset, son éditeur. Patient, courtois, Eric Besson est prêt à argumenter sur chaque minute d'un parcours politique entamé en 1993. Les convictions, l'ascension, les doutes, la rupture, le déballage, car «on ne touche pas à ma famille». Il était «prêt à partir en silence», mais on s'en est pris à sa femme, à sa fille aînée. Alors il va dire comment il en est arrivé à douter du PS, parti auquel il a consacré plus de dix ans de sa vie. On vous la fait courte : Ségolène est «fondamentalement dans la société post-industrielle», genre écolo-défaitiste, et par ailleurs héraut d'une démocratie participative proche du «populisme». Lui croit encore en «l'émancipation par l'alliance du progrès technique et du progrès social», et tient à la démocratie représentative. Ce ne sont pas des problèmes d'ego qui l'ont poussé au clash, mais des raisons de fond.

Beaucoup de ses anciens camarades en doutent, grincent sur «son ambition ministérielle contrariée». Pas sa femme. «Il n'est pas du genre à agir sur un coup de tête», assure Sylvie Brunel, économiste et géographe, ancienne présidente de l'ONG Action contre la faim (ACF). Après «des années de travail de fourmi dans l'ombre», il avait pris la peine de sortir discrètement, parce que le parti «ne servait plus les valeurs auxquelles il croyait». Et voilà qu'on le tacle.

«Il était écoeuré

Jusqu'à très récemment, Eric Besson, député PS depuis 1997, membre du conseil national depuis 2000, était un quasi-inconnu pour le grand public (mais pas pour la presse). «On me disait : "Tu es trop lisse, trop gentil, tu ne seras jamais dans les grands noms du parti." Et maintenant on voudrait me présenter en quasi-serial killer ?»

La discrétion n'a pas toujours été son fort.
En 1982, après s'être fait bouler au concours de l'ENA, il se paye un quart de page de pub dans le Monde pour clamer «Je ne crois pas que l'Etat soit le seul à satisfaire l'intérêt général» et proposer ses services au privé. Il y fera une carrière vive et variée, jusqu'à la tête de la fondation Vivendi, les bonnes oeuvres de Jean-Marie Messier.
Un proche témoigne : «C'est une des rares personnes qui a réussi une belle carrière dans le privé avant de percer en politique. Il a apporté une forte culture d'entreprise au PS.» Itinéraire hétérodoxe, qui se serait achevé de manière hétérodoxe, très «société civile» (Servan-Schreiber, Giroud, Tapie, etc.).

La greffe culturelle n'aurait pas pris. «Il y a eu une accumulation de vexations, qu'il a encaissées jusqu'à ce que le vase déborde», poursuit cet ami. La goutte d'eau de la rumeur.
Sylvie Brunel, qui vient elle-même de rendre sa carte du PS, approuve l'attitude de son mari : «C'est par des ruptures qu'on reste fidèle à soi-même.» Propos d'experte : en 2002, Brunel avait brutalement démissionné de la présidence d'ACF, après dix-sept ans d'engagement dans les ONG, provoquant un scandale en tonnant dans Libération : «Les organisations humanitaires sont devenues un business
Dans la famille «je claque la porte», la fille aînée n'est pas mal non plus. A 13 ans, Alexandra réglait déjà ses comptes avec la terre entière dans un livre ( Dieu est une femme, Denoël, sous le pseudo d'Ariane Fornia) avec une plume incroyablement déliée. Sur son député de père, elle écrivait : «Grenouille de bénitier sur les bords, il communie dans l'oecuménisme des socialistes rédempteurs
Quatre ans plus tard, depuis l'internat d'un grand lycée parisien où elle est en hypokhâgne, Alexandra persiste et signe : «Mon père a gâché une bonne partie de sa vie privée dans la politique, avec des gens qui ne lui en sont même pas reconnaissants

Pour ceux qui voulaient donner au coup d'éclat de Besson un motif tout sauf politique, il était tentant de brosser cette famille en grande pétaudière.
Ses membres réfutent absolument. «Chacun mène sa barque mais nous sommes tous solidaires», résume Sylvie Brunel. Quant à la «grenouille de bénitier sur les bords», elle s'affirme agnostique. Eric Besson a juste juré fidélité à une philosophie qu'il se serait forgée dès ses 12 ans dans la rude réalité d'un collège de jésuites, et qui tient en trois mots, nous citons : «Action, justice, fatalisme.» Se battre tout le temps, avoir le souci permanent de la justice, et, une fois qu'on a agi, advienne que pourra.
Le fatalisme, c'est sa «fibre méditerranéenne». Il est né au Maroc d'une mère d'origine libanaise et d'un père pilote-instructeur pour l'armée française, qui s'est tué en vol trois mois après sa naissance. Il a passé là-bas ses dix-sept premières années.

La seule référence culturelle qu'il concède, c'est l'Homme révolté de Camus. Et la grande date, c'est le 6 septembre 1989 : «Le jour de la naissance de mon premier enfant, mes doutes existentiels se sont évanouis.»
Sa première apparition publique, il l'a faite en bébé dans une chronique d'Alexandre Vialatte, car figurez-vous que l'auteur de L'éléphant est irréfutable était son parrain (et une relation de sa grand-mère). L'irréfutabilité de l'éléphant est une image qui poursuit Besson ces jours-ci, il veut bien l'admettre.

Bon, on n'en serait pas à parler de tout ça s'il avait bien voulu patienter jusqu'à la fin mai pour sortir son pamphlet (ou ne pas l'écrire du tout, comme le lui avait conseillé sa mère). «Imaginez que j'aie attendu et que le bouquin soit sorti après la défaite de Royal. On m'aurait dit : "C'est inélégant, c'est le coup de pied de l'âne."
Et s'il était paru après sa victoire, on m'aurait reproché de ne pas avoir prévenu avant !» Car il pense désormais que Sarkozy et Bayrou sont «plus qualifiés» que la candidate du PS pour diriger la France.

«Il est d'une génération qui s'est mise à douter de ce que la politique pouvait réellement apporter», diagnostique un autre quadragénaire du PS. L'avenir, «Monsieur Besson» le brosse en trois mots : «Tout est ouvert.» Dirigeant dans le foot (une passion) ? Il ne dirait pas non, mais ça ne sera sans doute pas à Nantes, dont le maire Jean-Marc Ayrault commentait récemment : «C'est triste, cette dérive personnelle

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BIO-Express (2007) Eric Besson en 8 dates

1958 Naissance à Marrakech.
1983 Cadre chez Renault Véhicules Industriels.
1985 Rédacteur en chef du magazine Challenges.
1989 Conseil en ressources humaines.
1993 Adhère au PS.
1995-1997 Maire de Donzère, puis député de la Drôme.
14 février 2007 Démissionne du PS.
20 mars 2007 Publie Qui connaît Madame Royal ?

Par Edouard LAUNET, Libération, Portrait, QUOTIDIEN : jeudi 29 mars 2007, p. 35

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Gouvernement. Les ministres de l'ouverture. Besson rebondit chez Fillon. Il est nommé secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des politiques publiques. Par Muriel GREMILLET, Libération, QUOTIDIEN : samedi 19 mai 2007

C'est finalement la droite et Nicolas Sarkozy qui lui auront donné le poste ministériel dont il rêvait.

Eric Besson, 49 ans, ancien expert économique du PS, a dit avoir ressenti vendredi un «sentiment d'honneur» à sa nomination comme secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des politiques publiques.
Il sera directement rattaché au Premier ministre.

Comme il l'avait annoncé, il ne se représentera pas aux législatives, dans la Drôme.
Si les socialistes ont critiqué sa nomination, lui préfère vanter l'oecuménisme de Sarkozy. «C'est une main tendue qui sera bénéfique pour la réforme de la France.»

Auteur d'un succès de librairie, Qui connaît madame Royal ? (Grasset), il était un socialiste atypique qui a fait carrière dans le privé après avoir raté l'ENA.
Carrière qui l'a notamment mené à la tête de la Fondation Vivendi quand Jean-Marie Messier était patron du groupe.
Par Muriel GREMILLET, Libération, QUOTIDIEN : samedi 19 mai 2007

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mardi 12 juin 2007, 18h28 TVA sociale: François Fillon demande à Jean-Louis Borloo et Eric Besson de "lancer la réflexion"

PARIS (AP) - Le Premier ministre François Fillon a chargé mardi son ministre de l'Economie Jean-Louis Borloo et le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective Eric Besson de "lancer la réflexion" sur la "TVA sociale", selon un communiqué de Matignon.

François Fillon a transmis aux deux ministres "une lettre de mission pour lancer la réflexion sur la 'TVA sociale'", rapporte Matignon. Cette étude associera les partenaires sociaux dans le cadre d'une "concertation approfondie", souhaite le Premier ministre.

Il est "essentiel (...) que le travail et l'investissement soient à l'avenir moins taxés dans notre pays", estime le Premier ministre dans la lettre de mission adressée à Jean-Louis Borloo, et dont une copie a été envoyée à l'Associated Press.

Le Premier ministre observe que ce mécanisme se traduirait par "le transfert d'une partie des charges grevant le travail vers des prélèvements qui, à l'image de la TVA, ne pèsent pas exclusivement sur les entreprises et les salariés qui produisent en France, mais aussi sur les importations". Les partisans de ce système expliquent qu'il entraîne à la fois une hausse du prix des produits importés et une baisse du coût de production pour ceux qui sont fabriqués en France.

Le ministre de l'Economie devra étudier "la possibilité d'affecter une partie de la TVA au financement de la protection sociale, en contrepartie d'une baisse des charges sociales pesant sur le travail".

A lui d'identifier "précisément les dépenses que la nouvelle ressource fiscale serait susceptible de financer" ainsi que "les prélèvements qui pourraient être réduits en contrepartie". Il n'est pas précisé si les réductions de cotisation sociales affecteront les cotisations patronales ou salariales ni quels sont les produits qui seraient concernés par la hausse de la TVA. M. Fillon lui demande de "dégager plusieurs options", sans imposer de calendrier.

Eric Besson sera, lui, chargé d'une "étude prospective et comparative" sur le sujet. Il devra évaluer "les options ouvertes pour la mise en place d'une 'TVA sociale' et les effets économiques d'une telle mesure". Il devra rendre sa copie "dès que possible" et établira "au besoin" un premier "rapport d'étape dès juillet".

Le Premier ministre a confirmé lundi soir son intention d'ouvrir le chantier de la TVA sociale, tout en assurant qu'une éventuelle mise en place de ce système ne conduira pas à un alourdissement des impôts. Au cours de sa campagne, Nicolas Sarkozy s'était engagé à expérimenter ce système, notamment pour limiter les délocalisations. AP

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JDD Politique 13/06/2007 - 09:25

Royal: TVA "sociale" injuste et dangereuse

Ségolène Royal a déclaré mercredi que le projet de TVA "sociale" du gouvernement était socialement très injuste et économiquement très dangereux.
"Je ne reproche pas au nouveau gouvernement de chercher des solutions, mais ce que je lui demande c'est d'être honnête et clair sur ses intentions et si possible avant les élections", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle sur RMC.
"Je pense que ce gouvernement, puisqu'il a fait beaucoup de promesses fiscales notamment qui va profiter aux plus privilégiés, a besoin de trouver des ressources nouvelles pour les financer. Ces ressources nouvelles manifestement seront trouvées par un impôt, c'est-à-dire l'augmentation de la taxe sur la consommation touchant les catégories moyennes et modestes", a déploré la présidente de Poitou-Charentes.

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La TVA sociale mijotera jusqu’aux municipales
Faute de conjoncture favorable, la parution du rapport Besson est repoussée.
Par Muriel Gremillet, Libération, QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007, p. 8

«Franchement, ça n’est guère le moment.»
Dans l’entourage d’Eric Besson, le secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, on la joue modeste. Le rapport attendu sur la TVA sociale, qui devait être rendu cette semaine au président de la République et au Premier ministre, attendra sans doute encore un peu.

La TVA sociale doit permettre de baisser une partie des cotisations payées par l’employeur sur les salaires, contre une augmentation de la TVA. Un dispositif qui doit assurer de nouvelles sources de financements pour la protection sociale, tout en baissant le coût du travail (voir Libération du 10 août).
Le sujet avait été lancé entre les deux tours des législatives par une confidence maladroite de Jean-Louis Borloo. La gauche s’était engouffrée dans le débat, fustigeant un impôt injuste.

Pédagogie.

Après un été d’atermoiements, le message paraît simple : il n’y aura pas de hausse de la TVA au nom de la création d’une TVA sociale.
François Fillon comme le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, le répètent : la mesure n’est pas opportune.
La conjoncture morose semble avoir eu raison des efforts de pédagogie qu’appellent de leurs vœux un certain nombre de députés favorables à la mesure. «Les Français voient les prix s’envoler, note un député UMP.
Et ils ne voient pas encore la traduction directe sur leur fiche de paie du travailler plus pour gagner plus . Alors on ne va pas les embrouiller avec des problèmes de TVA.»

Pierre Méhaignerie, député UMP et président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, très en verve pour torpiller le projet, abonde : «Alors que nous connaissons une conjoncture faible, la mesure n’est pas très favorable, dit-il. L’urgence est plutôt de faire toutes les réformes de structure dont la France à besoin.»

Comme celle sur les licenciements, ou l’assouplissement du CDI. Il avance aussi un autre argument pour repousser le sujet : il y a trois ans, François Fillon, alors ministre du Travail, avait mis en place de gros allégements de charges sur les bas salaires. Des allégements qui ont profité à des secteurs industriels justement frappés par la concurrence internationale. «Qu’on fasse le bilan de ces allégements, en quoi ont-ils aidé les secteurs menacés par la concurrence internationale», avant de repartir pour un nouveau cycle d’allégements.

Précautions.

Méhaignerie a cependant mis de l’eau dans son vin. Certes, il continue à parler de «fausse bonne idée» au sujet de la TVA sociale. «Mais si les réformes de structures sont faites, d’ici huit mois, on pourra en reparler.»
Une fois les municipales passées.

Les élus un peu plus dégagés des contraintes électorales utilisent moins de précautions oratoires. Jean Arthuis, sénateur UDF de la Mayenne, estime que « la majorité comme l’opposition devraient sortir de leurs tabous. Nous avons un problème de compétitivité en France. Je n’ai pas l’intention de baisser la garde sur la TVA sociale.»

Et finalement, peut-être plus que le rapport Besson, c’est celui de Jérôme Chartier, député UMP du Val d’Oise qui semble attendu par la majorité. «Besson donne des chiffres, des cadrages, mais n’ira pas plus loin.
Chartier et les parlementaires vont proposer un package fiscal qui proposera de la TVA sociale mais aussi d’autres mesures , explique un député UMP, plutôt en faveur de la mesure. A la fin, on sait que c’est l’Élysée qui tranchera.»
Comme en toute matière.

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Il l'a dit «Il faut remettre la stratégie prospective au coeur de l'action de l'Etat.»
Magazine Challenges | 08.11.2007 | Réagir à cet article

Il l'a dit : Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective. Il reprend la direction du Conseil d'analyse stratégique.

L'A-T-IL FAIT ?

L'ex-responsable économique du PS prend en main la direction de l'ex-Plan.
Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective, reprend la direction générale laissée vacante du Conseil d'analyse stratégique (CAS).

Cet organisme, directement rattaché au Premier ministre, était dirigé par Sophie Boissard, nommée par Dominique de Villepin. Dès son arrivée au gouvernement, Eric Besson lorgnait les équipes et l'héritage de l'institution fondée en 1946 par le général de Gaulle et Jean Monnet.

Sophie Boissard avait été recasée au cabinet de Christine Lagarde pour laisser la place libre. Il était évident qu'un jour ou l'autre le secrétariat d'Etat à la Prospective marcherait sur les plates-bandes du CAS. C'est chose faite.

Eric Besson trouve là une façon d'appliquer ses idées en matière de planification. Son modèle est le pragmatisme anglo-saxon. Après avoir été mûri au sein de commissions pluridisciplinaires, l'impact d'un projet de loi ayant une implication économique et sociale d'avenir doit être testé avant et vérifié dans son application réelle après son adoption.

C'était le dispositif qu'Eric Besson avait souhaité pour la TVA sociale... avant que celle-ci ne soit remise aux calendes grecques.

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C'est Eric Besson qui va évaluer les ministres
Le Parisien, 16 janvier 2008, p. 9

FRANÇOIS FILLON n'a pas renoncé à l'idée de noter ses ministres, bien au contraire. Les Français le sont bien dans leur vie professionnelle, a-t-il plaidé hier lors de ses vœux.
Ce n'est plus le cabinet privé Mars & Co (seulement chargé de chiffrer les objectifs) qui sera à la ma­nœuvre, mais ses propres services, « avec le concours» de l'ex-socialiste Eric Besson, secrétaire d'Etat à l'Evaluation des politiques publiques.
Ce dernier a été autorisé à recruter 10 personnes issues à parité des secteurs public et privé. Cinq sont déjà arrivées et devront fournir les critères d'évaluation.

Accueillie fraîchement par le président de l'Assemblée Bemard Accoyer, pour qui cette expertise est d'abord le rôle du Parlement, qualifiée de « gadget» par la gauche, l'initiative est donc réaffirmée par le chef du gouvernement, qui entend, le cas échéant, «redresser les situations » quand un engagement n'est pas tenu et rendre partiellement publiques ses conclusions.

Même si Besson précise que l'idée n'est pas « de punir, mais d'aider, de montrer quels sont les blocages », sa mission a de quoi susciter la méfiance de ministres UMP : certains ne goûtent guère l'idée d'être évalués par un ancien adversaire politique.

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«Fillon met en œuvre des réformes sociales-démocrates»
Gouvernement. Eric Besson lance son club les Progressistes. Tony Blair est son invité.
Recueilli par PAUL QUINIO Libération QUOTIDIEN : jeudi 31 janvier 2008 p. 10

Eric Besson jure que le calendrier n’a rien à voir avec les municipales. Et que son objectif n’est en rien d’irriter un peu plus ses anciens camarades socialistes. Toujours est-il que le secrétaire d’Etat à la Prospective et à l’Evaluation des politiques publiques organise aujourd’hui à la Sorbonne un colloque sur «la voie progressiste», véritable lancement de son club les Progressistes. Parmi ses invités, le ministre brésilien de la Prospective Roberto Mangabeira Unger, l’anglais et théoricien de la troisième voie Anthony Giddens, ou encore Claude Allègre, toujours très courtisé par Nicolas Sarkozy. Mais surtout Tony Blair, l’ex-Premier ministre travailliste britannique, qui sera donc une nouvelle fois à Paris, après sa visite au conseil national de l’UMP le 12 janvier. François Fillon participera au raout. Nicolas Sarkozy devrait, lui, recevoir tout ce monde le soir à l’Elysée.

Mondialisation et progrès, lutte contre les inégalités, rôle de l’Etat, c’est un colloque du PS que vous organisez ! Par où passe votre «voie progressiste» ?

Je crois qu’un mouvement mondial est en train de naître sur la nécessité de réguler la mondialisation. La mondialisation existe, c’est une opportunité. Mais je constate en même temps qu’elle ne peut pas être livrée à elle-même. Le progressisme n’est ni un protectionnisme ni un libre-échangisme béat qui pense que le commerce peut tout régler. Car le capitalisme mondialisé est un fleuve impétueux, source de création de richesses, mais qui a besoin d’être canalisé pour ne pas emporter sur son passage les digues sur les questions sociales, le rôle de l’Etat, les inégalités.

Prenons le rôle de l’Etat par exemple…

Il faut passer d’un Etat stratège à un Etat prévoyance, régulateur, certainement pas un Etat providence. La question qui compte à la fin, c’est la satisfaction de l’usager, et à quel prix pour la collectivité. Je pense que pour y arriver, il faut développer les partenariats entre public et privé, un domaine où les Anglais sont à la pointe.

Supprimer des fonctionnaires dans l’éducation, c’est progressiste ?

Ce qui est progressiste, c’est d’adapter l’Etat, faire en sorte que les fonctionnaires soient mieux utilisés, mieux rémunérés et que la dépense publique baisse, car elle est objectivement trop importante.

Le progressisme en banlieues, avec des dépenses publiques qu’il faut baisser, ça donne quoi ?

Donner à chacun les outils pour maîtriser son destin s’applique particulièrement bien à la banlieue. Je pense qu’il faut y faire un vrai effort d’insertion et d’individualisation des aides. Il y a surtout besoin d’augmenter le nombre de logements sociaux en France. C’est une nécessité absolue.

La crise financière mondiale et celle de la Société générale ne vous donnent-elles pas tort sur la possibilité de réguler la mondialisation ?

Au contraire. Ces crises démontrent que la spéculation a pris un poids excessif. Comment faire pour que les grands pays se mettent d’accord sur des règles, une fiscalité, défavorables à la spéculation ? Il y a un besoin évident de régulation des règles financières internationales, mais elle ne peut se faire que de manière coordonnée. Je ne crois pas plus à la régulation du capitalisme dans un seul pays que naguère au socialisme dans un seul pays.

C’est pour ça que vous avez invité des progressistes de tous les pays et notamment Tony Blair ?

Ce qui m’intéresse chez Tony Blair, c’est l’idée selon laquelle dans la mondialisation, ceux qui restent immobiles sont mécaniquement perdants. Seuls ceux qui s’adaptent, innovent, évoluent, peuvent gagner. On peut être en désaccord avec lui sur tel ou tel point, mais sa réflexion, offensive, sur l’adaptation à la mondialisation a marqué la gauche et le centre gauche. Son réformisme assumé, son progressisme ne biaise pas avec le fait que nous nous situons dans une économie de marché. Pourquoi dans les pays du Nord de l’Europe, les gens considèrent-ils que la mondialisation est une chance, et les Français, un risque ? C’est la grande leçon de ces pays : ils sont les plus ouverts à la compétition internationale, et en même temps ils offrent les plus fortes protections sociales à leurs citoyens.

Avec une fiscalité adaptée…

C’est le gros problème pour les progressistes dans les vingt ans qui viennent : alors que la demande de protection augmente, l’acceptation de l’impôt, elle, est en train de diminuer. Il faut réfléchir à des impôts plus justes et plus indolores.

Progressisme et socialisme, c’est pour vous une rime désormais pauvre ?

Le PS n’a pas voulu arbitrer entre deux lignes contradictoires et la recherche permanente de la synthèse masquait de trop grandes divergences de fond. Et quand Ségolène Royal - par ailleurs habile et très déterminée en ce moment - redit qu’elle rassemblera d’Olivier Besancenot à François Bayrou, je pense qu’elle s’engage dans une impasse. Le paradoxe, c’est que le gouvernement Fillon est en train de mettre en œuvre des réformes qui partout ailleurs ont été menées par des sociaux-démocrates depuis quinze ans.

Nicolas Sarkozy, premier adhérent des progressistes version Besson ?

Le président de la République est un régulateur. Il plaide en permanence pour une adaptation des règles du jeu, par exemple quand il parle du G 14 pour remplacer le G 8, quand il évoque le rôle de la BCE [Banque centrale européenne] qui doit prendre en compte les problèmes de croissance et d’emploi autant que l’inflation, quand il réaffirme la nécessité d’une politique industrielle. La France est enfin en train de se mettre dans le chemin des démocraties sociales avancées.

Où en est votre rivalité avec Jean-Marie Bockel (le secrétaire d’Etat à la Coopération) pour incarner l’aile gauche du sarkozysme ?

J’ai toujours nié être en rivalité avec qui que ce soit. L’idée d’une fusion après les municipales est dans l’air.

Vous êtes donc un sarkozyste de gauche heureux ?

Quand Nicolas Sarkozy m’a demandé de le rejoindre, il m’a dit clairement : «Je ne te demande pas de te renier, de renoncer à ce que tu es. Tu es un homme de gauche, reste-le.» J’appartiens à la majorité présidentielle, mais je crois au mouvement. Et je crois que la réforme est plus prometteuse que le statu quo. Elle n’est pas forcément un sacrifice.

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Remaniement : Eric Besson chargé du développement de l'économie numérique
ZDNet.fr - Mercredi 19 mars, 00h12

Le secrétaire d'État chargé de la Prospective, de l'évaluation des politiques publiques prend en charge le développement de l'économie numérique. Rattaché au Premier ministre, le fraichement réélu maire de Donzère (Drome) ne figurait pourtant pas parmi les membres du gouvernement le plus souvent cités pour assurer cette charge.

Dans la liste des candidats potentiels dressée par ZDNet.fr, ce sont les noms de Valérie Précresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et d'André Santini, secrétaire d'Vtat en charge de la Fonction publique, qui figuraient en bonne place.

Membre du gouvernement depuis mai 2007, l'ex-secrétaire national à l'économie du PS avait rejoint le candidat Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. En septembre dernier, il a lancé le mouvement politique « les progressistes » dont il est président.

Le 22 novembre, lors d'un colloque consacré à la place de l'Europe dans la mondialisation, Eric Besson a formulé quelques propositions au nom de la France, qui pourraient constituer une ébauche de sa politique pour l'économie numérique : renforcer la proprection intellectuelle, mener une politique d'encouragement à l'innovation dans les PME et donner aux PME un accès privilégié aux marchés publics.

Des propositions qui pourraient se traduire par une action en faveur du brevet logiciel, la poursuite d'une politique de lutte contre le téléchargement illégal, le renforcement des mesures fiscales du type « crédit impot recherche » et la mise en oeuvre d'un « small business act ». Autant de mesures demandées par les associations professionnelles comme l'Afdel et Syntec informatique.

Pour en savoir plus : Quaero : Bruxelles avalise les 99 millions d’euros alloués par la France CeBIT 2008 - Sarkozy fixe des objectifs minimums pour l'équipement des ménages
La rédaction, ZDNet France

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Eric Besson déterminé à poursuivre la lutte contre l'immigration clandestine AP | 16.01.2009 | 15:00

Eric Besson, qui a succédé à Brice Hortefeux au ministère de l'Immigration, s'est déclaré vendredi déterminé à poursuivre la lutte contre l'immigration clandestine, mais pas contre "l'immigration tout court". Il a toutefois refusé d'entrer dans les détails de son action, annonçant qu'il allait s'"immerger dans les dossiers" pendant une semaine, avant de s'exprimer publiquement sur la politique qu'il compte mener.

"Je connais les objectifs, je connais les engagements de campagne présidentielle du président de la République. J'y souscrirai", a-t-il dit lors de son premier déplacement depuis sa prise de fonctions à la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), à Paris.

Il a cependant souligné que la France ne luttait pas "contre l'immigration tout court, mais contre l'immigration clandestine". "Lutter contre l'immigration clandestine, c'est d'abord lutter contre l'exploitation humaine" et "les filières mafieuses", a ajouté l'ancien secrétaire d'Etat chargé de la Prospective, de l'Evaluation des politiques publiques et de l'Economie numérique.

"Je vais essayer d'aller partout où les difficultés se posent (...) pour essayer d'améliorer les choses", a-t-il également affirmé, en annonçant qu'il se rendrait notamment dans les 15 jours qui viennent à Calais (Pas-de-Calais), ville durement confrontée aux problèmes d'immigration clandestine.

Eric Besson s'est dit "très attaché" à l'intégration des Français d'origine étrangère. "C'est le sens que je veux donner à ce concept de l'identité nationale", a-t-il assuré, avant d'ajouter: "Reparlons dans six ou huit mois de ce que sera ce ministère."

"Je ne revendique pas de sensibilité particulière parce que j'ai été 15 ans militant du Parti socialiste. Ce n'est pas parce que vous êtes plus de gauche, ou d'origine de gauche, que vous avez par essence plus de coeur", a-t-il toutefois souligné.

Interrogé sur la question de l'apprentissage de la Marseillaise, il a estimé que c'était "indispensable". "Je crois que c'est un élément d'intégration évident", a-t-il observé.

Après cette visite, où les techniques de la lutte contre les trafics d'immigrants illégaux ont été présentées à Eric Besson par l'Office central de répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre (OCRIEST), une structure qui dépend de la DCPAF, le ministre s'est rendu dans les locaux de l'association ELELE, qui mène depuis 1984 des actions d'alphabétisation et de soutien scolaire en faveur d'immigrés en provenance de Turquie. Qualifiant cette association d'"exemplaire", Eric Besson a notamment rencontré des femmes qui suivaient un cours de français, ainsi que Gaye Petek, la présidente de l'association.

"J'ai trouvé intéressant qu'on nous contacte pour la venue de M. Besson ici dans la mesure où c'était symboliquement, il l'a dit un peu lui-même, marquer le coup pour dire qu'il veut s'intéresser à l'intégration plus qu'aux reconduites à la frontière. Alors tant mieux. Si on peut travailler pour aider l'Etat à mieux intégrer les gens, à faire les bonnes politiques, nous on a toujours été là", a déclaré Gaye Petek.

Elle a estimé qu'avec l'ancien ministre Brice Hortefeux, "le discours était très centré sur les flux migratoires et les reconduites à la frontière et qu'on oubliait complètement le deuxième intitulé du ministère qui était l'intégration". "Je pense que Brice Hortefeux a eu une mission privilégiée au départ de s'occuper des sans-papiers, de la réglementation des étrangers, de l'aspect maîtrise des flux, alors que peut-être, maintenant que cette question a été lue dans tous les sens, on va prendre le temps de s'occuper de l'intégration".

Pour la présidente de l'ELELE, en France, "il a manqué pendant 30 ans un accueil et une parole ambitieuse des politiques de toutes tendances pour dire aux Français: c'est une ambition commune qu'on doit avoir (...) et c'est main dans la main qu'on peut réussir l'intégration des personnes".

Mardi, un an et demi après la création sur fond de polémique du ministère de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux s'était félicité d'avoir atteint ou mis en chantier "tous" les objectifs qui lui étaient assignés, ignorant les sévères critiques de la gauche et des associations. Pour la première fois, les chiffres ont même été nettement dépassés en 2008, avec 29.796 éloignements pour un objectif de 26.000 (+28% en un an). AP

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CINEMA Le film "Welcome" provoque la colère d'Eric Besson NOUVELOBS.COM | 07.03.2009 | 18:18

Le ministre de l'Immigration estime que Philippe Lioret, le réalisateur du film "Welcome", consacré à l'immigration clandestine, a "franchi la ligne jaune" en assimilant les clandestins aux Juifs.

Eric Besson en colère après le réalisateur du film Welcome

Eric Besson, ministre de l'Immigration a estimé, samedi 7 mars que Philippe Lioret, le réalisateur du film "Welcome", consacré à l'immigration clandestine, avait "franchi la ligne jaune" en assimilant les clandestins aux Juifs pourchassés sous l'Occupation.

Il "a plus que franchi la ligne jaune lorsque dans une interview à La Voix du Nord, il dit "les clandestins de Calais sont l'équivalent des juifs en 43" : cette petite musique-là est absolument insupportable", a déclaré Eric Besson sur RTL.

"Suggérer que la police française c'est la police de Vichy, que les Afghans sont traqués, qu'ils sont l'objet de rafles, etc., c'est insupportable", a-t-il insisté.

"Changer la loi"

Dans "Welcome", qui sort mercredi, Vincent Lindon incarne un maître nageur de Calais qui s'attache à un adolescent irakien, prêt à tout pour rejoindre sa petite amie émigrée à Londres.

Dans un entretien au quotidien Le Parisien de samedi, l'acteur s'insurge particulièrement contre un article de la loi qui stipule que "toute personne venant en aide à une personne en situation irrégulière est passible de 5 ans de prison".
"Je sais que le ministre (Besson) a une tâche difficile, mais il fait semblant de nier l'existence de cette loi", dit-il, en espérant que "Welcome" "puisse contribuer à changer cette loi".

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Fin août, des Roms installés illégalement avaient été contrôlés puis tamponnés une fois passés devant les gendarmes. Hier, Eric Besson jugeait ce procédé inopportun.

Le système des tampons va désormais être réservé aux gérants de discothèques qui souhaitent s’assurer que leurs clients ont bien payé leur entrée dans leur établissement. Hier, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire a en effet réagi par communiqué au procédé employé par les gendarmes lors du contrôle d’une communauté rom installée sur les communes d’Ormoy, Corbeil et Villabé.

Eric Besson juge que « le procédé du tampon humide particulièrement est inopportun concernant les opérations de contrôle visant des étrangers en situation irrégulière ». Il s’est donc « assuré auprès du directeur général de la gendarmerie nationale que les consignes adéquates avaient été passées afin qu’il n’en soit plus fait usage dans ce cas. » Joint au Brésil, le ministre n’a pas souhaité commenter davantage ce communiqué.

« Ces procédés rappellent étrangement ceux employés durant la Deuxième Guerre mondiale »

Le 28 août, la gendarmerie s’était avancée sur le campement d’Ormoy-Villabé-Corbeil, composé d’une centaine de Roms, afin de notifier à certains d’entre eux des obligations de quitter le territoire français (OQTF). Les habitants des caravanes sont en effet expulsables s’ils ne peuvent justifier d’un salaire au bout de trois mois. Une fois contrôlés, ces ressortissants roumains ont un mois pour partir. Ce jour-là, la gendarmerie possède une soixantaine d’OQTF établies par la préfecture de l’Essonne. Après avoir procédé aux contrôles d’identité, les forces de l’ordre ont choisi d’appliquer un tampon humide de nature administrative sur le bras des Roms. Une marque lavable qui a choqué la communauté, ainsi que les associations locales. « Ces procédés rappellent étrangement ceux employés durant la Deuxième Guerre mondiale, soupirent les responsables de l’association Solidarité avec les familles roumaines. C’est une satisfaction de savoir que cela ne se reproduise plus.

Nous sommes soulagés aussi que l’on accorde enfin du crédit à nos propos. »

Du côté de la préfecture, on prend note de cette position du ministre. « Cette méthode permettait de ne pas parquer les personnes déjà contrôlées dans un coin en attendant de voir les autres, avance-t-on en préfecture. La gendarmerie nous avait bien montré que c’était le moyen le plus pratique de procéder afin d’éviter de contrôler deux fois la même personne. »

Il faudra désormais trouver un autre système.

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Regroupement familial : Eric Besson renonce aux tests ADN LE MONDE | 14.09.09 | 14h07 • Mis à jour le 14.09.09 | 14h07 Laetitia Van Eeckhout Article paru dans l'édition du 15.09.09

Morts et enterrés, les tests ADN ? Dimanche 13 septembre, le ministre de l'immigration, Eric Besson, a annoncé qu'il ne signerait pas le décret d'application de cette mesure, instituant l'ADN comme moyen de preuve de leur filiation pour les candidats étrangers au regroupement familial. Introduite par un amendement du député UMP, Thierry Mariani, dans le projet de loi sur l'immigration porté par Brice Hortefeux, à l'automne 2007, la mesure avait suscité une très vive polémique. La loi prévoyait d'achever l'expérimentation des tests au plus tard le 31 décembre 2009.

"Je ne suis pas en mesure, dans les délais impartis, de respecter l'esprit et la lettre de la loi", a déclaré M. Besson sur Europe 1. Et d'expliquer que les moyens de la diplomatie française ne permettaient pas, en l'état, d'assurer la confidentialité et la sécurité des données génétiques voulues par le législateur.
"Nos consulats ne sont pas équipés pour ces empreintes génétiques, donc la procédure devrait avoir lieu à l'extérieur", a-t-il expliqué, pointant les risques "d'évaporation et de constitution de fichiers".

"Emotion très palpable"

M. Besson a ainsi mis fin à un suspens dont il a lui même distillé les ingrédients. Depuis sa nomination en janvier, il s'est toujours montré prudent sur le sujet, cachant à peine ses fortes réserves. Le 12 février, lors d'un déplacement à Londres, il expliquait qu'il ne rédigerait le décret d'application, que s'il avait "la conviction absolue que tout a été fait sur le plan éthique, moral et sur celui des réalisations concrètes".
Et il ajoutait : "Mon intuition est que, dans tous les cas de figures, il ne pourrait y avoir que peu de cas d'application, parce que la loi a été tellement encadrée que son effet sera, de toute façon, mineur".

Pour gagner du temps, M. Besson a demandé une étude de faisabilité, puis une seconde après avoir jugé les conclusions de la première "non satisfaisante". Pour finalement conclure que "le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état". Devant le concert de contestation, les sénateurs avaient modifié le dispositif initial au point de le rendre quasiment inapplicable.

Pour que cette mesure ait une chance de voir le jour, il faudrait maintenant que le législateur reporte d'un ou deux ans le délai d'expérimentation. Mais qui, du gouvernement ou des députés prendrait aujourd'hui le risque de relancer ce débat très polémique ?

"Peut-être que vingt ans, notre signature génétique sera aussi banale qu'une signature électronique ! Aujourd'hui ce n'est pas le cas", ne s'est pas privé de rappeler Eric Besson. Et d'insister : "Cela suscite une émotion politique chez les représentants des grandes religions, les spécialistes de la bioéthique, les chercheurs... Il y a une émotion très palpable et qui, en plus, a nui malheureusement, à l'image de la France à l'étranger."

Dimanche, à l'annonce de la décision du ministre de l'immigration, Patrick Gaubert, le président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a tenu à lui tirer son "chapeau". "Eric Besson s'est montré courageux. Faire une loi sur les tests ADN est inacceptable".

SOS-Racisme s'est également félicité que "le détestable chapitre des tests ADN (soit) définitivement clos". Quant à Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme (LDH), il a affirmé que "tout cela n'avait aucun sens". "C'était un clin d'oeil à l'extrême droite, une machine à banaliser l'idéologie du Front national".

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Tests ADN : Sarkozy donne raison à Besson LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.09.09 | 17h14 • Mis à jour le 15.09.09 | 17h33

Le différend entre le ministre de l'immigration, Eric Besson, et la majorité parlementaire concernant les tests ADN a atteint le sommet de l'Etat. A en croire plusieurs députés UMP présents lors d'une réunion à l'Elysée entre le chef de l'Etat et les élus de l'UMP, M. Sarkozy aurait abordé la question, déclarant que "tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien".

"Besson n'a peut-être pas été très habile mais il a été de bonne foi", a jugé M. Sarkozy (note dt "fils et petit-fils d'immigrés"), estimant que "l'histoire" des tests ADN "est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire". "On a été très maladroits, on n'a rien expliqué et ça a explosé", a-t-il rappelé, se souvenant que ce dossier avait été "la première grosse polémique de [son] quinquennat".

"ON VA PRENDRE LE TEMPS D'Y RÉFLÉCHIR"

La remarque du chef de l'Etat apporte donc un soutien implicite à M. Besson, qui avait annoncé dimanche son intention d'enterrer le décret d'application de cette loi, votée en 2007, car il n'était pas possible de respecter "l'esprit et la lettre" du texte avant son entrée en vigueur, le 31 décembre. Selon lui, les moyens de l'Etat pour assurer la confidentialité et la sécurité des données recueillies, deux garanties prévues dans la loi, étaient insuffisants.

Pour autant, M. Sarkozy n'a pas donné d'indication sur la future application de cette loi, à savoir s'il comptait l'abandonner ou la renvoyer devant les élus. "On va prendre le temps avec François Fillon d'y réfléchir", a-t-il confié. Le premier ministre s'était prononcé pour une nouvelle discussion avec les parlementaires. Selon Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP, le chef de l'Etat a insisté sur la nécessité d'éviter toute querelle entre ministres et députés "sur une question qui avait une forte valeur symbolique, mais qui sur un plan pratique était quasi-insignifiante".

"ÉPIPHÉNOMÈNE"

Depuis dimanche, de nombreux ténors de la majorité ont ouvertement critiqué Eric Besson. Le patron du groupe UMP, Jean-François Copé, avait rappelé qu'il fallait "être bien conscient qu'il s'agit d'une loi votée et que dès lors, les gouvernements ont l'obligation de mettre en œuvre les décrets d'application".

Mardi, une réunion quelque peu houleuse du groupe UMP à l'Assemblée a eu lieu en présence d'Eric Besson, venu pour désamorcer le conflit. Devant les élus, M. Copé a accusé le ministre "d'affaiblir le Parlement". Tu aurais dû en parler au président de la commission des lois (l'UMP Jean-Luc Warsmann, NDLR) et, accessoirement, à moi." L'exécutif ne peut pas nous faire ça sans nous prévenir", a insisté Jean Leonetti, vice-président du groupe. Affirmant avoir reçu de nombreux soutiens en privé, M. Besson s'est étonné que la situation à l'UMP ressemble à celle du PS, où "les soutiens sont privés et la critique est publique". Des propos qui ont poussé le député de Paris Jean-François Lamour à quitter la réunion.

Cette rencontre s'est soldée par la création d'une commission "autour de M. Besson et les députés UMP pour que l'on voie avec lui comment un progrès peut être fait", a annoncé Patrick Ollier. Le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée dément par ailleurs toute polémique et parle "d'un épiphénomène". "Il y a une mauvaise interprétation des propos d'Eric Besson", insiste-t-il.

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On ne parle que de ça | L’ex-épouse d’Eric Besson lève les voiles Sylvie Brunel décortique son ADN conjugal Jeudi 17 septembre 2009 Gala

Eric Besson vient d’annoncer la fermeture de la «jungle» de Calais et il compte bien enterrer les tests ADN en y mettant les formes. Mais la feuille de route du ministre de l'Immigration risque de se heurter à un obstacle de taille: le brûlot de son ex-femme, à paraître en novembre.

Eric Besson l'avoue volontiers: il n'est pas drôle. Mais il est surprenant.

Outre le doigt d’honneur dont il s’est fendu à Seignosse, le garant de l'Identité nationale a aussi la fâcheuse manie de «faire la gueule».

Rappelez-vous, lors d’une émission mi-mars, sur BFM-TV, le ministre de l’Intégration ouvrait les portes de sa cuisine familiale en abordant ses problèmes de couple.
A la suggestion de Karl Zéro: «Tu es l'homme qui ne sourit jamais...», Eric Besson enchaînait illico: «Oui, il paraît. Tu veux que je te dise pour aggraver mon cas? Euh.. ma femme... euh... la... ça fait trente ans qu'on est ensemble. Et il y a d'ailleurs quelques difficultés et je la salue car je crois qu'elle est devant la télé et puis, en ce moment ça tangue un peu dans le couple et elle... il y a trente ans quand on s'est connu, une des première phrase, ça a été de dire: «Mais tu sais que tu souris jamais?». Triste résumé de 30 années de vie commune!

D’ailleurs, pierrot et sa colombine sont depuis officiellement séparés. Mais il aurait été dommage de passer à côté du récit de l’érudite Sylvie Brunel.
Géographe de renom, l’ex-Madame Besson publiera le 2 novembre un Manuel de Guérilla à l’Usage des Femmes, chez Grasset. La maison d’édition se refuse à tout commentaire. «L’ouvrage est sous embargo et personne n’a pu le lire», nous répond-t-on rue des Saint-Pères.

Heureusement, des indiscrétions du magazine Le Point, nous en apprennent un peu plus sur cet essai: «Conçu tout à la fois comme une adresse aux quinquagénaires délaissés et une chronique intime, le livre mêle l’étude de mœurs et le récit clinique d’une double trahison, qui vit Eric Besson abandonner le PS et s’éloigner de sa femme.

A en croire ses premiers lecteurs, le portrait qu’elle brosse de lui est à égale distance de la cruauté et de l’admiration. On y apprend par exemple que le ministre est le filleul d’Alexandre Vialatte (romancier et chroniqueur de l’absurde, ndlr)» (…) Et que préoccupé d’éventuels effets sur son image, «l’intéressé (qui a eu la primeur du manuscrit) a prévenu Nicolas Sarkozy, François Fillon et plusieurs ministre de l’imminence de l’ouvrage, éclairage singulier sur la place des femmes dans le monde du pouvoir».

Dans le Nouvel Observateur, Ariane Chemin signe un autre papier plutôt bien informé: «Certes, son manuel se veut d’abord une réflexion sur cette génération de ‘jeunes quinquagénaires d’aujourd’hui’ qui a connu et profité des victoires du féminisme, mais se retrouve souvent à ‘mi-vie’ délaissée pour des ‘jeunesses’.

Mais à ces réflexions sociologiques, Sylvie Brunel mêle son histoire ‘personnelle et singulière’. De ses noces, où le marié refusa, en riant de jurer, ‘fidélité’ à son épouse, jusqu’à l’abandon et le divorce». «Je continue à avoir beaucoup d’admiration pour lui, je l’éclaire de l’intérieur», déclare l’épouse bafouée.

Une femme de tête et de cœur

Née le 13 juillet 1960, Sylvie Brunel a travaillé pendant plus de quinze années dans l’humanitaire (Médecins Sans Frontières, Action contre la faim) et a publié une vingtaine d’ouvrages consacrés au développement et à la question de la faim dans le monde.

Agrégée en géographie, docteur en économie, titulaire d’une maîtrise en droit public et diplômée du Centre de formation des journaliste, elle est à ce jour Professeur à l'Université Paris IV-Sorbonne, où elle dirige un master professionnel consacré aux pays du Sud face au développement durable. Mariée à Éric Besson en 1983, divorcé en 2009, Sylvie Brunel est mère de trois enfants, dont l’aînée, née en 1989, est elle-même écrivain sous le nom d’Ariane Fornia.

Passionnée d’équitation, cette rousse flamboyante aux boucles en cascade a également une activité d’élevage de chevaux dans la Drôme. Son roman Cavalcades et Dérobades, paru en 2008 aux éditions Jean-Claude Lattès, a obtenu en 2009 le prix Pégase.

Elue «femme de l'année» en 1991, Sylvie Brunel a fait partie d'un groupe de personnalités sur le développement de l'Afrique auprès du Secrétaire général des Nations unies de 1991 à 1996. Elle a également été membre du Haut Conseil de la coopération internationale et a été faite chevalier de la Légion d'honneur en 2002.

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Calais : le préfet conteste le retour des expulsés de la «jungle» leparisien.fr, 30.09.2009, 15h39 | Mise à jour : 18h38

Une semaine après le démantèlement de la « jungle de Calais », le préfet du Pas-de-Calais, Pierre de Bousquet de Florian, a affirmé mercredi qu'il y avait «beaucoup moins de migrants » depuis l'opération du 22 septembre dernier. «Dire que les migrants sont revenus est complètement faux», a-t-il déclaré dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

«Il ne reste aujourd'hui, vraisemblablement, pas plus de 300 à 400 migrants dans le Calaisis», contre «1 200 à 1 300 au mois de mai-juin», a-t-il souligné.

Le préfet estime que la situation sur place est devenue «moins insupportable» pour les habitants et les entreprises de Calais, même s'il reconnaît des «tensions» sur le terrain, notamment avec les passeurs dont «le métier est devenu beaucoup plus compliqué».

Pierre de Bousquet de Florian réagissait aux informations diffusées mardi par la Cimade, seule association présente dans les centres de rétention, qui a affirmé que le démantèlement de la «jungle», principal campement de migrants près de Calais, était un «échec» et n'était «pas compatible avec le respect des droits des personnes».

«90 majeurs libérés, sur 131 en situation irrégulière»

Selon l'association, sur 138 sans-papiers, en majorité afghans, placés en rétention après l'opération du 22 septembre, 122 ont été libérés. «C'est surprenant d'entendre le président de la Cimade, dans sa tour d'ivoire à Paris, nous donner la leçon. Qu'on interroge les gens qui font la distribution des repas tous les jours» à Calais, réplique le préfet. Selon lui, «sur 131 majeurs» en situation irrégulière interpellés et envoyés vers des centres de rétention, «90 ont été libérés», ce qui est «le taux moyen habituel au niveau national de personnes libérées après des procédures juridictionnelles». Sur les 125 personnes «se déclarant mineures» interpellées dans la jungle et placées dans des centres d'hébergement, 97 y étaient encore hébergées mardi, soit «quatre sur cinq».

«Mon souci n'est pas seulement de libérer Calais, mais aussi de lutter contre les trafics et les filières», a souligné le préfet. Ainsi, selon lui, 253 passeurs ont été interpellés depuis le 1er janvier. «Environ un passeur par jour en moyenne est déféré, poursuivi et très souvent condamné», affirme-t-il, ajoutant: «Ceux-là ne sont pas relâchés».

«Ils reviennent dès qu'ils en ont l'occasion »

En parallèle, les opérations de police se poursuivaient mercredi contre les migrants en situation irrégulière, toujours nombreux en ville. Sur le quai de la Moselle, des associations leur distribuent quotidiennement des vivres. «Il y a beaucoup de pression de la part de la police», explique Charles Framezelle, membre du collectif C-Sur. Selon lui, les interpellations ont lieu surtout au petit matin, car «c'est plus facile d'attraper les migrants pendant qu'ils dorment [...] On ne comprend pas à quoi ça sert. De toutes façons, les mecs reviennent dès qu'ils en ont l'occasion, ils n'ont nulle part ailleurs où aller».

«Les policiers m'ont arrêté le 22 septembre puis conduit jusqu'à Rennes, mais je suis revenu», raconte ainsi Alokze, 17 ans, qui dit avoir marché quatorze heures, puis pris deux trains, pour rentrer à Calais. «Rien que la nuit dernière, j'ai été arrêté quatre fois, puis chaque fois relâché. On ne comprend pas ce qu'ils cherchent», ajoute-t-il.

«Bien sûr que le nombre des migrants a diminué depuis la fin de la "jungle". Mais la première vague de ceux partis en centre de rétention est déjà revenue. C'est toujours les mêmes visages que l'on voit ici», témoigne Nadine, qui leur sert quotidiennement des repas pour l'association La Belle Etoile.

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Vie privée: Eric Besson et son amie gagnent leur procès contre Voici (AFP) – 18 novembre 2009

PARIS — Le ministre de l'immigration Eric Besson et sa compagne ont gagné le procès qu'ils avaient intenté pour "atteinte à la vie privée" au magazine Voici pour avoir publié des photos de leur relation, selon une ordonnance de référé consultée mercredi par l'AFP.

Dans son numéro du 23 octobre, l'hebdomadaire avait publié des clichés de la nouvelle compagne d'Eric Besson ainsi qu'une interview de son ex-femme, Sylvie Brunel, qui en octobre a publié un livre sur sa rupture conjugale intitulé "Manuel de guérilla à l'usage des femmes".

Parmi les légendes accompagnant ces photos, on pouvait lire: "Avant il était député et vivait avec une femme de 50 ans. Aujourd'hui, il est ministre et sort avec une jeune femme de 22 ans... Une carrière, ça se bâtit sur les années".

M. Besson et son amie avaient alors assigné en référé le périodique pour atteinte au droit à l'image et à leur vie privée. Ils lui réclamaient un total de 50.000 euros de dommages et intérêts.

Dans une ordonnance rendue mardi, la juge des référés du TGI de Paris, Anne-Marie Sauteraud, leur a donné raison et a condamné Voici à verser 8.000 euros à M. Besson et 12.000 euros à sa compagne.

"La sortie d'un livre écrit par l'ex-épouse d'un ministre en exercice, constitue un événement d'actualité qu'un organe de presse peut librement commenter", a concédé la magistrate.

"Toutefois, a-t-elle poursuivi dans son ordonnance, Voici ne s'est pas contenté de faire état de la relation amoureuse existant entre Eric Besson et une jeune femme. En effet, l'hebdomadaire (...) révèle son prénom, son âge, ses liens familiaux, ses activités et publie plusieurs clichés permettant une identification incontestable".

Pour elle, le journal a bien "porté atteinte à la vie privée des deux demandeurs en révélant leur liaison sentimentale sans leur autorisation et en donnant des détails, qu'ils soient réels ou imaginaires, sur les circonstances de leur rencontre, l'intensité de leurs sentiments et leurs lieux de rencontres".
Voici devra également publier cette condamnation dans son prochain sommaire.

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Le débat Eric Besson-Marine Le Pen tourne à l'aigre Par Reuters, publié le 14/01/2010 à 23:31

PARIS - Eric Besson et Marine Le Pen ont débattu avec âpreté sur l'immigration jeudi soir lors de l'émission "A Vous de juger" sur France 2.

Le ministre de l'Immigration s'est présenté en Républicain appliquant une politique équilibrée, face à la vice-présidente du Front national.

Comparé par ses ex-amis socialistes à des collaborateurs de Pétain, le ministre de l'Immigration s'est présenté en Républicain appliquant une politique équilibrée, face à la vice-présidente du Front national.

Mais Eric Besson a aussi porté de vives attaques contre Marine Le Pen, en laquelle il voit un "dinosaure" en dépit de ses 41 ans.

"Vous êtes jeune, vous avez un physique avenant et j'ai l'impression de voir la représentante d'un monde qui a disparu. Quand je vous écoute, je vois la vieille politique", a-t-il dit en lui reprochant de vouloir dresser les Français "les uns contre les autres et contre les étrangers."

Le ministre a trouvé Marine Le Pen "gonflée" ou "outrecuidante" et cette dernière l'a jugé "impoli" parmi d'autres amabilités entendues lors du débat.

L'émission a été également marquée par un mini-coup de théâtre: jugeant que la chaîne lui avait demandé de participer à l'émission pour servir de caution au débat Eric Besson/Marine Le Pen, le député européen PS Vincent Peillon a laissé sa chaise vide.

L'élu, qui devait participer à la deuxième partie du débat, a également demandé la démission d'Arlette Chabot, la directrice de l'information de France 2.

Le débat avec Marine Le Pen avait déjà créé des remous au sein de la chaîne, le SNJ CGT ayant demandé en vain sa déprogrammation au motif que les journalistes n'ont pas à être "les faire-valoir d'un débat aux relents nationalistes."

Face à Eric Besson, Marine Le Pen a tenté de démontrer qu'il menait en réalité une politique favorisant non seulement l'immigration sous la pression du patronat mais appliquant une "discrimination positive" anti-française.

Reprenant les chiffres cités récemment par le ministre, elle a souligné que 580.000 étrangers étaient entrés en France depuis trois ans. "Tous les trois ans, l'équivalent d'une ville comme Lille entre dans notre pays", a-t-elle dit.

La numéro deux du parti d'extrême droite a également dénoncé "l'escalade" des revendications communautaristes, assurant que certaines cantines scolaires ne servaient plus de porc et que des groupes religieux réclamaient des "mosquées-cathédrales."

"Si vous ne faites pas peur, vous n'avez rien à dire", l'a interrompu Eric Besson.

Citant l'exemple du dirigeant d'une entreprise de cosmétiques récompensé par l'Etat pour avoir fait de la discrimination positive, Marine Le Pen a affirmé qu'il s'agissait d'un "racisme anti-français, antirépublicain et anticonstitutionnel."

Sur la Burqa, la numéro deux du FN a estimé qu'Eric Besson ne cherchait qu'à faire plaisir à la droite sur un problème secondaire.

Le ministre a alors attaqué la députée européenne sur son manque d'assiduité supposé au parlement européen, en particulier à la Commission des libertés qui prépare une directive contre l'immigration clandestine.

A la fin du débat, Marine Le Pen a tenté de déstabiliser Eric Besson en lui demandant combien pesait le fait d'être français.

Son interlocuteur avouant ne pas comprendre, elle a expliqué, brandissant un bulletin de vote du Front national: "ce que pèse être français, ça pèse un gramme, le poids d'un bulletin de vote, ce que vous comptez retirer aux Français, le seul privilège qui leur reste encore."

Réponse d'Eric Besson : "Je vous ai vue forte, madame, mais ce soir vous vous êtes plantée."
Gérard Bon

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Remaniement ministériel : Eric Besson revient à l'Economie numérique Edition du 15/11/2010 - par Bertrand Lemaire lemondenumerique.fr

Eric Besson, qui était ministre de plein exercice à l'immigration, est devenu, avec le remaniement annoncé dimanche 14 novembre 2010, ministre délégué à l'industrie, l'énergie et l'économie numérique. Il retrouve donc le sujet de l'économie numérique qui était le sien avant janvier 2009.

A l'époque, il était secrétaire d'Etat. Il est aujourd'hui ministre délégué. Au lieu de la prospective, il reçoit en attributions des secteurs clés : l'industrie et l'énergie. Ce dernier sujet est ainsi retiré au Ministère de l'Ecologie.

Eric Besson précède et succède ainsi à Nathalie Kosciusko-Morizet, repartie s'occuper de l'environnement en prenant la place de son ancien ministre de tutelle Jean-Louis Borloo.

Parmi les sujets chauds, il y a le devenir du Forum des Droits sur Internet dont la convention de financement (non renouvelée à ce jour) s'achève en fin d'année. D'autres sujets restent depuis un moment en débat sans que des évolutions sensibles soient constatées : lutte contre les monopoles et les autres positions dominantes dans l'informatique, interopérabilité, optimisation budgétaire des administrations avec le recours au logiciel libre... Enfin, le suivi du fameux Grand Emprunt devrait également être l'objet de nombreuses annonces dans les mois à venir.

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AFP - 17/06/2011 à 09:30 Eric Besson quitte une émission de M6 en plein enregistrement

Le ministre de l'Industrie Eric Besson a quitté mercredi le plateau de l'émission Capital de M6 en plein enregistrement, en déclarant "Je me casse. Fait chier", a indiqué à l'AFP une personne présente dans le studio.

AFP Le ministre était invité pour parler du nucléaire avec le journaliste Guy Lagache pour l'émission de dimanche qui a pour thème: "Vivre et consommer écolo: ruée sur les nouvelles solutions vertes".

Mais M. Besson a quitté le plateau au bout d'une dizaine de minutes, au moment où était diffusé le témoignage d'un ancien sous-traitant chargé de la sûreté dans les centrales nucléaires.

"Le ministre s'est levé. Il a retiré son micro et l'a jeté sur la table et il a dit: +Allez, je vous laisse. Je me casse. Fait chier+", a raconté la personne qui a assisté à la scène. "Quand le journaliste lui a demandé ce qu'il faisait, le ministre a répondu: +Je me barre+".

La direction de M6 n'a pas souhaité faire de commentaire. Le cabinet de M. Besson n'a pas répondu aux appels de l'AFP.

Aucune décision n'avait encore été prise jeudi soir concernant la diffusion ou non de cette séquence, a précisé une source interne à M6.

"En France, la sûreté nucléaire pose problème. On voit qu'il y a des failles sur la façon de sécuriser les installations", a dit le journaliste.

"Mais, non, excusez-moi. D'entrée, je suis pas d'accord. Vous avez affirmé d'entrée +la sûreté nucléaire pose parfois problème+", lui a répondu M. Besson.

"Oui, parfois. Je vous propose d'écouter cet ancien sous-traitant qui était chargé de déceler des défaillances dans des installations", a rétorqué M. Lagache, en lançant le témoignage qui a provoqué le départ du ministre.

Selon la personne qui a assisté à l'enregistrement, M. Besson était arrivé vers 14h30, "plutôt de bonne humeur" pour l'émission, suivie en régie par le président de M6 Nicolas de Tavernost et la directrice générale des programmes Bibiane Godfroid.

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Besson-Capital : "on ne se ‘casse’ pas d’un plateau" (E1) Par Europe1.fr Publié le 18 juin 2011 à 09h45 Mis à jour le 18 juin 2011 à 10h12

Invitée samedi matin sur Europe 1, Corinne Lepage, la présidente du parti écologiste Cap 21, a été très critique envers Eric Besson, le ministre de l'Industrie, qui, sur un coup de sang, a quitté mercredi le plateau de l'émission Capital de M6 en plein enregistrement.

"J’ai vu la séquence. On lui a posé une question sur la sécurité et il est parti. De la part du ministre qui a l’autorité de tutelle sur la sûreté nucléaire, c’est quand même extrêmement inquiétant. S’il refuse de s’expliquer et de répondre à des questions simples et assez banales sur les failles éventuelles de la sécurité (…) cela veut dire soit qu’il ne sait pas répondre et donc qu’il est incompétent, ce qui est embêtant à son poste, soit qu’il ne peut pas répondre car il ne sait pas comment dire les choses et dans les deux cas c’est très mauvais", a commenté Corinne Lepage.

A ses yeux, "on ne se ‘casse’ pas d’un plateau quand on est un responsable politique, surtout quand on est en exercice et que l’on est en charge de quelque chose d’aussi important que la sécurité des Français au regard du risque nucléaire".

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