Najat Belkacem épouse Vallaud (Vallaud-Belkacem)

Remarquable femme politique musulmane, officiellement laïque hard socialiste, qui serait (?) très "influencée" (?) par des conseiller(e)s LGBT (lesbiennes, gays, bisexuel(le)s, transexuel(le)s).

09 février 2017. Contre Marine Le Pen dans l'"Emission Politique" de France 2
07 février 2017. Présidentielle 2017 : Pour Benoît Hamon, après Hollande et Valls

13 avril 2016. Pour le voile à l'Université, , avec Thierry Mandon, contre (?) le Premier Ministre Valls qui est désavoué par le Président François

09 mai 2015. Contre les "speudo-intellectuels"
03 mai 2015. Najat et les harpies
17 mars 2015. La laïcité serait-ce accepter dans les cantines publiques les demandes religieuses alimentaires ?
16 mars 2015. Najat pardonne au mercenaire de nationalité suédoise selon lequel "la France est un pays de merde", au motif qu'il s'est officiellement "excusé", par contre réponses fermes de notamment Jérôme Guedj et Marine Le Pen
30 janvier 2015. Attaquée ferme par des "islamophiles" à propos d'une affaire anti-Charlie ; re-convention de trois ans, avec la Licra d'Alain Jakubowicz pour une formation laïque hard pluriannuelle (250 millions)

23 novembre 2014. Belle-Kacem vante les mérites du mari qu'elle a choisi ...
17 octobre 2014. Contributions des bons résultats chez les riches pour les mauvais résultats des Zep
26 août 2014. Extra-ordinaire promotion, dans le piège de l'"Education" dite "Nationale" ...
27 mars 2014. C'est la crise, 600 millions pour les banlieues "sensibles" ...
23 mars 2014. La musulmane laïque Najat Belkacem contre le jambon dans les cantines scolaires ... (?)
02 mars 2014. Sondage, préférée des français
16 février 2014. LGBT ?

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16 février 2014. Un complot homos - franc-maçons ? Le délire du Printemps français. Publié le 16-02-2014 à 17h13 Sylvain Courage et Maël Thierry - Le Nouvel Observateur http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140214.OBS6431/un-complot-homos-franc-macons-le-delire-du-printemps-francais.html

Les croisés de l'ordre moral fustigent une conspiration imaginaire. Le gouvernement, poussé par des militants de l'égalité homme-femme et de la cause homosexuelle qui veulent aller plus loin, freine.

Des descendants de Maximilien Robespierre et d'Olympe de Gouges hanteraient les ministères et les salles des profs. Ils s'acharneraient à détruire la famille en imposant le mariage pour tous, pervertiraient la jeunesse en enseignant l'homosexualité et annihileraient le mâle occidental en assurant la suprématie féminine... "Il y a une volonté totalitaire de changer l'homme" : c'est ainsi que le polémiste Eric Zemmour fantasme le "politiquement correct" de ce "lobby gay". "Déconstruire les stéréotypes sexuels d'enfants de 3 ou 4 ans, c'est mettre les profs sous la surveillance de commissaires politiques LGBT [lesbiennes, gays, bi et trans, NDLR] comme naguère les généraux russes étaient sous le contrôle des bolcheviques", assène Zemmour qui prétend détenir les "preuves" de ce qu'il avance.

Les preuves ?

Nul n'a jamais pu produire la moindre consigne visant à imposer une "théorie du genre" dans l'Education nationale. Le procédé - bien connu - consiste plutôt à déformer des éléments de la réalité (la prise en compte de la question du "genre") pour étayer la thèse paranoïaque d'un complot. D'une simple sensibilisation à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes ("ABCD de l'égalité"), on infère un plan général visant à nier les différences sexuelles. Du mariage des couples de même sexe, on déduit la volonté de révolutionner les liens de la filiation en généralisant la procréation médicalement assistée (PMA) voire la gestation pour autrui (GPA). Et peu importe que le gouvernement n'ait plus d'appétit pour aucun de ces "changements de société". Le retrait exprès du projet de loi sur la famille et les amendements pro-PMA qu'il aurait pu susciter suffit à conforter les pires soupçons. Pas de fumée sans feu...

Homos et franc-maçons : le grand complot

Pour dénoncer les promoteurs cachés de la loi Taubira, 150 militants du collectif Printemps français manifestaient en mai dernier devant le siège parisien du Grand Orient de France au cri de : "Francs-maçons, fascistes !" Depuis Joseph de Maistre, premier penseur contre-révolutionnaire, tous les maux de la fille aînée de l'Eglise ne proviennent-ils pas des frères ? "Les maçons sont très inquiets du climat actuel, mais le temps est passé où les lois de la République étaient discutées dans les loges", confie Daniel Keller, le grand maître du Grand Orient de France.

Bien qu'il soit un fervent admirateur du culte républicain, le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon n'a jamais été initié. Et au Parlement il y a belle lurette que la "fraternelle", qui fit les riches heures de la IIIe République, n'est plus qu'une survivance folklorique. "Face à la montée de l'intolérance, le GO est aux abonnés absents", déplore même Guy Arcizet, ancien grand maître et militant socialiste proche de Bertrand Delanoë. Invitées à plancher sur la "crise des valeurs républicaines", les loges du GO rendront leurs conclusions au mois de juin !

Qu'à cela ne tienne, les agitateurs néoréacs reportent leurs fantasmes complotistes sur le "lobby gay". Délire ou réalité ? Née en Californie dans les années 1960, l'affirmation d'un droit à une sexualité queer a progressé dans les démocraties occidentales prenant à rebrousse-poil des siècles de traditions ethno-religieuses. En France, une myriade d'associations - notamment la fédération Inter-LGBT - sont mobilisées pour faire valoir leurs revendications jusque dans les partis politiques. Pour la galaxie conservatrice, leur jonction avec la cause féministe est de nature à menacer la famille hétérosexuelle. "Il y a un vrai travail idéologique derrière la notion de genre", dénonce Louis Manaranche, jeune agrégé d'histoire engagé dans la lutte anti-mariage gay.

Le diable aux 1.000 visages

Alors, sus aux relais politiques de la mouvance LGBT !

En tête de liste, Najat Vallaud-Belkacem. Ancienne secrétaire nationale du PS chargée des questions de société, elle n'a pas attendu d'être ministre des Droits des femmes pour se prononcer en faveur d'une nouvelle conception familiale.
Le désir d'enfant n'est pris en charge par la société que pour les familles conformes au modèle traditionnel de la famille, composées d'un père et d'une mère. Il est temps de s'affranchir de cette définition naturaliste", écrivait-elle dans une tribune en 2011.

Conseillère auprès de la ministre jusqu'en avril 2013, la militante Caroline De Haas, fondatrice de l'association Osez le Féminisme ! est elle aussi dans le collimateur. D'emblée, elle a défrayé la chronique en imposant aux membres du gouvernement Ayrault des séances de "sensibilisation aux stéréotypes de genre". "Ce n'était pas Caroline De Haas qui était sous la tutelle de Najat, c'était le contraire", glisse un député de gauche. Cette ancienne collaboratrice de Benoît Hamon, classée à la gauche du PS, est l'une des inspiratrices des lois sur l'égalité homme-femme et sur la prostitution qui électrisent les défenseurs des traditions.

Au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, s'active aussi Gilles Bon-Maury, ex-président du courant Homosexualités et Socialisme (HES) qui "propose de fonder le droit de la famille sur l'engagement parental et non plus sur des faits biologiques". La mission de ce conseiller : "L'accès aux droits et la lutte contre les violences faites aux femmes et la lutte contre les violences et les discriminations commises à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre".
Chargé par Martine Aubry de plancher sur les "nouvelles familles" dans le cadre du Laboratoire des idées censé "réarmer idéologiquement le PS", ce militant des droits homos avait contribué à faire du mariage gay et de l'autorisation de la PMA pour les couples lesbiens une des revendications de la plate-forme socialiste de 2012.

Ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal et ex-maire du 4e arrondissement, quartier gay de la capitale, est, elle aussi, une militante convaincue de la PMA pour les couples lesbiens. Mais elle n'a remporté aucun de ses arbitrages de l'Elysée. Il est vrai que l'utilisation de la PMA hors de ses applications thérapeutiques ne figurait pas dans les 60 engagements de François Hollande. Quant au projet de loi Bertinotti sur la famille, qui prévoyait notamment la création d'un statut du "beau-parent", il a été ajourné sine die. La gauche de gouvernement incarnée par Manuel Valls a d'abord tenu compte de l'état de l'opinion...

La gauche partagée

Qui s'en plaint ? Une escouade de parlementaires de la majorité. Des verts, en première ligne, comme le député Sergio Coronado. Qualifié d'"hystérique" par le patron des députés UMP Christian Jacob lors des débats sur le mariage homosexuel à l'Assemblée, cet ancien assistant parlementaire de Noël Mamère oeuvrait déjà en coulisses pour monter le premier mariage gay, à Bègles, en 2004. Il mène la bataille pour l'ouverture de la PMA à toutes les femmes et a signé l'amendement EELV supprimant la notion de "bon père de famille". Coronado veut désormais déposer une loi facilitant le changement d'état civil pour les transsexuels.

Sur ces questions-là, la gauche n'avance qu'à reculons depuis une vingtaine d'années, plaide-t-il. C'était déjà le cas au moment du pacs. On ne réforme pas à la papa. Le champ social n'est pas un long fleuve tranquille."

Un temps membre d'EELV, l'avocate Caroline Mécary, spécialiste de l'homoparentalité, inverse la charge de la preuve : "Si lobby il y a, c'est le lobby catholique intégriste lié aux fondamentalistes américains, qui a soutenu le collectif de la Manif pour tous."

Chez les socialistes, les militants historiques n'entendent pas non plus baisser les bras. Dans une tribune au "Monde", le député Bernard Roman, à l'avant-garde de ces combats, vient d'annoncer qu'il serait "partie prenante à toute initiative" visant à ouvrir la PMA aux couples d'homosexuelles. De quoi faire peur à Hollande et Ayrault ? L'un et l'autre se souviennent qu'en décembre 2012 un amendement ouvrant la PMA aux couples de femmes mariées avait recueilli 126 votes favorables contre 61 voix hostiles au sein du groupe socialiste à l'Assemblée. L'avertissement a bien été entendu à l'Elysée qui, pour ne pas nourrir les peurs de la rue, a préféré battre en retraite.
Sylvain Courage et Maël Thierry - Le Nouvel Observateur

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Najat Vallaud-Belkacem, nouvelle ministre préférée des Français Par Romain Renner | Publié le 02/03/2014 à 16h48 RTL 02 mars 2014

La benjamine du gouvernement a fait son trou dans l'opinion publique, au point de devenir la plus populaire des membres du gouvernement.

Najat Vallaud-Belkacem a le vent en poupe.

La ministre des Droits des femmes est devenue au début du mois de février la personnalité du gouvernement la plus populaire. Le baromètre Clai-Metronews-LCI réalisé pour OpinionWay la place en effet devant tous ses camarades socialistes, avec 49% de bonnes opinions, malgré une baisse d'un point.

Il faut dire que la benjamine du gouvernement (36 ans) a eu moult occasions d'être entendue, ces dernières semaines. Entre les polémiques liées à l'ABCD de l'égalité, notamment engendrées par les propos de Jean-François Copé concernant le livre Tous à poil, les discussions sur la loi Famille et les nombreux feux qu'elle a dus éteindre en tant que porte-parole du gouvernement, la voix de Najat Vallaud-Belkacem a largement été diffusée.

Najat Vallaud-Belkacem sort les griffes

Celle qui était conseillère municipale de Lyon jusqu'en février 2013 n'a, a priori, aucun souci à se faire pour le remaniement à venir. Sa position de favorite de l'opinion et son sans-faute dans ses fonctions - elle n'est pas responsable des couacs régulièrement dénoncés dans les médias et par l'opposition - la rendent pratiquement intouchable. Une situation qui fait d'elle une privilégiée par rapport à ses collègues féminines. Selon Le Canard enchaîné, la place d'une dizaine de femmes ministres serait actuellement menacée.

Femme de caractère, Najat Vallaud-Belkacem ne se prive pas non plus de quelques sorties tonitruantes lorsque l'occasion se présente. Après s'en être violemment pris à Jean-François Copé - "Je pense que son prochain coup d'éclat va sans doute consister à emmener tous les livres qui lui déplaisent dans une brouette pour les brûler en place publique" -, la ministre s'est également attaquée au Figaro Magazine. L'article - La Khmère rose - qui lui est consacré dans les pages de la publication ne lui a pas plu. Najat Vallaud-Belkacem a donc invité Le Fig à revenir à "ses sujets de prédilection" en indiquant à ses lecteurs "où acheter les meilleurs caviars".

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Najat Vallaud-Belkacem : le FN « obligera tous les enfants dans les cantines à manger du jambon » (vidéo) Publié le 24 mars 2014 par Francois Europe 1 – 24/03/14

Municipales 2014 : Steeve Briois répond aux attaques de Najat Vallaud-Belkacem sur le programme du FN à Hénin-Beaumont http://lelab.europe1.fr/Municipales-2014-Steeve-Briois-repond-aux-attaques-de-Najat-Vallaud-Belkacem-sur-le-programme-du-FN-a-Henin-Beaumont-13589

JAMBON POUR TOUS – Fraîchement élu, Steeve Briois savoure. Hénin-Beaumont fait figure de symbole, ce lundi 24 mars, au lendemain du premier tour des municipales ; son futur maire se moque clairement des attaques du gouvernement.

Dimanche 23 mars, Najat Vallaud-Belkacem n’y est pas allée de main morte après l’annonce des résultats présentant un FN en forte hausse :

C’est quoi le programme, c’est d’obliger tous les enfants dans les cantines à manger à du jambon ? C’est d’obliger les bibliothèques municipales à s’abonner au journal Minute ?

Réponse sans appel de Steeve Briois, sur Europe 1 : "Elle [Najat Vallaud-Belkacem, ndlr] est en plein délire. Elle ne connait pas Hénin-Beaumont. Elle ne connait pas et elle se permet de juger. Ces gens-là savent qu’ils sont en train de perdre le pouvoir et sont prêts à dire tout et n’importe quoi. Ça fera rire tout le monde à Hénin-Beaumont ce genre de déclarations", a-t-il dit.

Il y a déjà du jambon à l’école d’Hénin-Beaumont. Je ne vois pas où est le problème. Madame Najat (sic) ne connait pas du tout cette commune. C’est la caricature et c’est pour cette raison que le PS perd ces élections.

Pour le futur édile, l’attitude de la porte-parole du gouvernement est symptomatique de la politique menée par la gauche depuis 2012. "Ces gens-là, leur seul argument c’est de dire "attention vous allez avoir une mairie raciste ou xénophobe", c’est du n’importe quoi. Elle délire", a-t-il déclaré.

Dans les faits, au chapitre École, le programme du Front national stipule que "la laïcité sera appliqué avec la plus grande fermeté". Cette notion se retrouve notamment dans le programme des municipales de Florian Philippot, candidat FN à Forbach. Le n°2 assure qu’"aucune obligation religieuse ne sera tolérée". Le menu dans les cantines sera le même pour tous les élèves. Jambon compris, donc.

A Hénin-Beaumont, en revanche, Steeve Briois n’évoque pas ce sujet. S’il y a une chose que le frontiste veut promouvoir dans les cantines de sa ville, c’est le bio.

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Quartiers sensibles: Najat Vallaud-Belkacem annonce 600 millions d'euros d'investissement Le HuffPost/AFP | Publication: 28/04/2014 08h02 CEST | Mis à jour: 28/04/2014 08h04 CEST http://www.huffingtonpost.fr/2014/04/28/quartiers-sensibles-600-millions-ivestissement-nvb_n_5224366.html

Quelque 600 millions d'euros du programme d'investissement d'avenir (PIA) seront orientés vers les zones sensibles, a annoncé lundi 28 avril la nouvelle ministre de la Ville Najat Vallaud-Belkacem qui souhaite "mettre le paquet sur l'emploi" dans les quartiers populaires.

"La politique de la Ville ne peut réussir si elle n'est pas toute entière engagée sur le front de l'emploi", écrit-elle dans un courrier adressé au millier de maires ayant des zones sensibles sur leur territoire. Or la crise a frappé plus fort en banlieue et "aujourd'hui, 18 points séparent le niveau d'emploi entre les Zones urbaines sensibles (Zus) et le reste du territoire", rappelle-t-elle. Seuls 46% des adultes des Zus ont un emploi contre 64% dans les agglomérations voisines, selon l'Observatoire national des Zus (Onzus).

"Se fixer des objectifs ambitieux"

Dans son courrier, Najat Vallaud-Belkacem se fixe "pour objectif de créer les conditions pour réduire de moitié cet écart dans un délai de cinq ans". "Pour avancer, il faut se fixer des objectifs ambitieux: ça permet de mobiliser tous les partenaires", a-t-elle expliqué à l'AFP. "Il faut mettre le paquet sur l'emploi parce que l'écart n'a pas arrêté de se creuser, et que rénover le cadre de vie ne suffira jamais si on y transpose les mêmes difficultés sociales", a-t-elle ajouté. Pour elle, il est nécessaire "d'apporter du développement économique dans les quartiers, pour créer de l'activité et donc de la vie sur place".

Pour ce faire, "l'Etat avec le programme des investissements d'avenir et la Caisse des dépôts consacreront sur 2014-2020 une enveloppe de 600 millions d'euros pour lever des investissements privés et co-investir dans des projets structurants, comme des pépinières d'entreprises ou des maisons de santé", selon son courrier. Quelque 75 millions d'euros seront également engagés pour revitaliser les centres commerciaux et artisanaux des quartiers. Sur les contrats aidés, Najat Vallaud-Belkacem fera un "point d'étape" à la rentrée avec le ministre du Travail François Rebsamen.

D'ici là, elle aura reçu un rapport d'évaluation du dispositif des emplois francs "dont la montée en charge n'est pas satisfaisante". Le gouvernement avait prévu de financer 10.000 de ces emplois (qui prévoient une subvention de 5000 euros pour l'embauche d'un jeune chômeur de quartier populaire) sur trois ans, mais seuls environ 130 ont été signés au cours des dix premiers mois d'expérimentation.

Expérimenter les "budgets participatifs"

Alors que les habitants des banlieues sont parfois pénalisés par des discriminations à l'embauche et dans l'emploi, Najat Vallaud-Belkacem entend profiter de la conférence sociale du printemps pour discuter avec les partenaires sociaux d'une forme de "class action" à la française, qui permettrait des actions collectives en lien avec les syndicats.

Par ailleurs, la ministre va poursuivre le travail engagé par son prédécesseur François Lamy pour concentrer les moyens de son ministère sur un nombre réduit de quartiers prioritaires, dont la liste sera révélée fin mai, pour lancer rapidement un second programme de rénovation urbaine dans 200 quartiers (avec une enveloppe de 5 milliards) et pour encourager la participation des habitants.

A ce sujet, elle souhaite expérimenter des "budgets participatifs", c'est-à-dire que les habitants pourraient décider de l'utilité d'une partie des budgets municipaux. La ministre espère ainsi "reconquérir la confiance" dans les villes populaires où l'abstention a battu des records aux dernières municipales.

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Najat Vallaud-Belkacem, l’ascension fulgurante d’une « Royal girl » Marie-Christine Corbier / Journaliste | Le 26/08 à 20:59, mis à jour à 21:37 http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0203726351908-najat-vallaud-belkacem-lascension-fulgurante-dune-royal-girl-1036192.php

A 36 ans, Najat Vallaud-Belkacem devient la première femme ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Ségolène Royal en a rêvé. Najat Vallaud-Belkacem l’a fait. A 36 ans, l’ex-porte parole de la candidate à la présidentielle de 2007 celle qui se définit comme un « pur produit de la République » et comme un exemple d’« intégration heureuse », devient la première femme ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle occupe un portefeuille aussi large que celui de son prédécesseur Benoît Hamon et conserve Geneviève Fioraso comme secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et la Recherche.

Franco-marocaine engagée tôt en politique, porte-parole de François Hollande en 2011-2012 puis ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement entre 2012 et 2014, incarnait déjà la priorité à la jeunesse de François Hollande dans son précédent portefeuille en tant que ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

La ministre prend ce portefeuille à quelques jours de la rentrée des classes, à un moment-clef de généralisation des nouveaux rythmes scolaires qui suscitent encore des débats, localement, sur leur mise en œuvre. « La réforme des rythmes est un élément parmi d’autres de notre projet pour l’école », écrivait Najat Vallaud-Belkacem sur son blog en décembre 2013, en affirmant que « toute l’école primaire est notre priorité ». Le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, qui considère que la réforme des rythmes a « vampirisé » la priorité au primaire, appréciera.

« Faire bloc pour notre école »

En haut de l’agenda de la nouvelle ministre figure d’abord la priorité à l’éducation et le maintien des 60.000 créations de postes promises par François Hollande sur le quinquennat. Comme en avril, après l’arrivée de Benoît Hamon rue de Grenelle, les syndicats d’enseignants s’inquiétaient hier du devenir de cette priorité. Najat Vallaud-Belkacem, qui revendique n’appartenir « à aucun clan » et « se reconnaît simplement dans la ligne réformatrice de François Hollande », assurait au « Nouvel Observateur » en juin 2013 : « Un gouvernement capable de créer 60.000 postes dans l’Education nationale, ce n’est pas un gouvernement qui fait de l’austérité. » Les syndicats reconnaissent à Benoît Hamon le mérite d’avoir arraché le maintien de la création des 60.000 postes dans l’éducation. Et ils attendent de pied ferme la nouvelle ministre sur le sujet. « Il peut y avoir des tentatives de remise en cause de cet engagement », confiait hier la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison. « La ligne de l’orthodoxie budgétaire peut attaquer l’éducation nationale au nom de la solidarité collective », estime aussi Christian Chevalier, du SE-UNSA. Du côté des étudiants, l’UNEF, premier syndicat étudiant, s’est dit « inquiet » sur « la réduction des dépenses publiques ». « La nouvelle ministre ne doit pas être celle du renoncement », prévient l’UNEF. « Les réformes en cours doivent être accélérées pour répondre aux attentes de la jeunesse pour laquelle rien n’a été fait jusque-là, insistait de son côté le syndicat lycéen », la FIDL Le ministère est « une priorité », « nous ne sommes pas dans l’austérité », a voulu rassurer hier soir Manuel Valls, s’opposant à la « suppression des postes de profs ».

Benoît Hamon avait fait de la lutte contre les inégalités scolaires son cheval de bataille. Il devait encore préciser son plan pour l’éducation prioritaire pour la rentrée 2015. C’est un sujet sur lequel les acteurs de l’école attendront aussi la nouvelle ministre. Il faut « faire bloc pour notre école », assurait Najat Vallaud-Belkacem sur son blog en décembre 2013, dans la foulée du rapport PISA de l’OCDE sur les performances éducatives dans le monde. « La France a décroché en terme de niveau, mais elle a plongé en terme d’équité. C’est notre préoccupation essentielle. »

D’autres dossiers-clés attendent la nouvelle ministre. Comme la réforme des collèges et des lycées. « Va-t-on avoir la réforme promise du collège qu’on nous avait annoncé à l’automne 2013 ? s’interrogeait hier le secrétaire général du SGEN-CFDT, Frédéric Sève. Et les lycées ? On devait avoir un bilan des réformes des lycées au printemps 2014 et on est toujours en attente. » Celle qui avait lancé les ABCD de l’égalité avec l’ancien ministre Vincent Peillon voulait aussi, en octobre 2012, « passer en revue » les manuels scolaires à propos de l’homosexualité. De quoi bien remplir l’agenda de la ministre.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0203726351908-najat-vallaud-belkacem-lascension-fulgurante-dune-royal-girl-1036192.php?2og6M8prXGZdrVhI.99

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Najat Vallaud-Belkacem réagit à la nomination de son époux à l'Elysée : "c'est un homme doté d'immenses qualités" http://lelab.europe1.fr/Najat-Vallaud-Belkacem-reagit-a-la-nomination-de-son-epoux-a-l-Elysee-c-est-un-homme-dote-d-immenses-qualites-18784 Publié le 23 nov. 2014 à 17:51

Boris Vallaud est devenu secrétaire général adjoint de l'Elysée le 16 novembre. Invitée de France 3 ce dimanche, Najat Vallaud-Belkacem a été interrogée pour la première fois sur la nomination de son époux, ancien directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg, et sur le risque d'une "confusion des genres". C'est par un large sourire et en vantant les "qualités" de son mari que la ministre de l’Éducation a choisi de réagir :

Boris Vallaud est mon époux c’est un fait, il est par ailleurs un homme doté d’immenses qualités, c’est pour ça d’ailleurs que je l’ai choisi, c’est pour ça que d’autres le choisissent pour exercer des responsabilités professionnelles.

Je suis sure qu’il sera à la hauteur et en tout cas pour ce qui me concerne, comme on travaille pour la même personne, dans le même sens, pour la même équipe, les choses sont parfaitement claires.

La ministre balaye également le risque de délit d'initié, celui "d'apprendre des choses avant les autres ministres" :

Ce n’est pas comme si on était dans deux institutions dont l’une aurait la charge de contrôler l’autre ou que sais-je. On travaille pour François Hollande, pour le gouvernement sous la direction de Manuel Valls, dans la même équipe. Et par ailleurs je le redis, c’est un homme très talentueux.

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Affaire Ahmed : la version de Najat-Vallaud Belkacem démentie catégoriquement par le CCIF le 30. janvier 2015 - 11:10 http://oumma.com/219703/affaire-ahmed-version-de-najat-vallaud-belkacem-demen

Outrancière, comme l’est la diabolisation d’un petit garçon de 8 ans dont le seul tort est d’être né du mauvais côté de la barrière, fallacieuse, comme le sont les mensonges qui étouffent la révélation de sa vérité dérangeante, et assourdissante, comme l’est le tintamarre institutionnel et médiatique qui lui ont donné un retentissement sensationnaliste à l’excès, l'affaire désormais surmédiatisée sous le titre accrocheur « l’affaire d’Ahmed » réunit tous les ingrédients d’un très mauvais feuilleton républicain, dont la patrie des droits de l’Homme, qui marche décidément sur la tête, ne ressort pas grandie.

Sur Twitter, Najat Vallaud-Belkacem, la fraîche émoulue ministre de l’Education nationale, a affirmé que le "directeur de l’école a porté plainte contre le père et pas contre l’enfant". Une assertion démentie catégoriquement et preuves à l'appui par le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), mais qui présente l'avantage d'être infiniment plus audible et acceptable que la réalité bien plus inavouable, de nature à tourmenter les consciences dans les chaumières : une plainte a bel et bien été déposée contre l’enfant pour « apologie du terrorisme » comme l’a expliqué sur Beur FM, Elsa Ray, la porte-parole du CCIF.

Voici la retranscription édifiante de son entretien avec Abdelkrim Branine, jeudi 29 janvier, dans le cadre de l’émission « Les Zinformés », avec en prime, la capture sur Twitter de la réaction indignée de l’avocat d’Ahmed, tant la contre-vérité assénée par Najat Vallaud-Belkacem est le triste reflet du mensonge d’Etat drapé de vertu.

Elsa Ray :
« Comme vous l’avez vu l’affaire a été largement diffusée, il y a de nombreuses versions mensongères qui ont circulé dans les médias. On voit qu’il y a une réelle volonté de la part des autorités et des médias à étouffer cette affaire : premièrement, il a été dit que la plainte déposée ne visait pas l’enfant. Or l’avocat a signé un PV où il est écrit noir sur blanc qu’une plainte a été déposée contre l’enfant pour apologie d’acte de terrorisme.

Ensuite il a été dit que l’enfant aurait dit « mort aux français », « les musulmans ont raison, ont bien fait, il faut tous les tuer ». L’enfant dément formellement, la question lui a été posée plusieurs fois au commissariat. Il a reconnu avoir dit « les terroristes ont eu raison », mais sans savoir ce qu’était le terrorisme. Lorsque les policiers lui ont demandé s’il savait ce qu’était le terrorisme, il a répondu non.

Je précise que les parents ont déposé plainte pour violences à l’encontre de leur enfant de la part de l’équipe pédagogique. Alors qu’il jouait dans la cour en creusant dans la terre, le directeur est passé derrière lui et lui a dit : « cela ne sert à rien de creuser dans la terre, tu ne trouveras pas de mitraillette pour tous nous tuer ». Il a aussi reçu à plusieurs reprises, de la part du directeur, une claque derrière la tête. Il a également été tiré par le bras. Il y a vraiment eu plusieurs actes de violences qui sont consignés sur témoignages de l’enfant et des parents, dans un PV.

Abdelkrim Branine:
Cette affaire c’est la plus médiatisée, mais avez-vous eu, Elsa, au CCIF, d’autres cas comme celui-ci signalés ?

Elsa Ray:
Oui tout à fait. On a en eu l’affaire d’un petit en CE2 ou en CM1 qui est revenu de l’école extrêmement énervé et traumatisé par le fait que sa maitresse lui ai dit : « enlève ta capuche parce que comme cela tu ressembles aux djihadistes qui ont tué Charlie Hebdo ». On a également une mère de famille qui rapporte que dans l’école de son fils de 6 ans, ils ont fait une espèce de reconstitution des attentats et qu’ils ont demandé à son fils de confession musulmane de jouer le rôle d’un des frères Kouachi…. Donc ce n’est pas général, mais il y a des débordements et nous nous étonnons et nous insurgeons de ce silence autour des agissements de certains enseignants. »

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Vallaud-Belkacem : "L'équipe de l'établissement scolaire a bien réagi" Le Point - Publié le 29/01/2015 à 17:14 http://www.lepoint.fr/societe/vallaud-belkacem-l-equipe-de-l-etablissement-scolaire-a-bien-reagi-29-01-2015-1900765_23.php

Un élève de huit ans a été entendu dans un commissariat de Nice avec son père, après avoir dit sa solidarité avec les tueurs de "Charlie" à l'école.
La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a pris ce jeudi la défense de l'école primaire de Nice, dont l'un des élèves, un petit garçon de 8 ans, a été entendu par la police pour apologie du terrorisme.

La ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a affirmé jeudi que l'équipe de l'établissement où est scolarisé un enfant de 8 ans convoqué dans un commissariat de Nice pour avoir dit sa solidarité avec les tueurs de Charlie Hebdo s'était "bien comportée". "Je le dis avec force, non seulement cette équipe a bien fait de se comporter ainsi, mais son travail de suivi, et pédagogique et social, est une oeuvre utile, et je l'en remercie", a-t-elle déclaré depuis la cour de l'Élysée, où elle participait à des rencontres entre le chef de l'État et des acteurs éducatifs et associatifs.

L'audition de cet enfant mercredi dans un commissariat a déclenché une vive polémique, notamment sur la question de savoir si l'affaire devait se régler au sein de l'école ou devant la police. "Comme c'est la règle en la matière, l'équipe de l'établissement scolaire a veillé à ce qu'un suivi pédagogique soit apporté à cet enfant qu'on a reçu, avec lequel elle a discuté. Elle a très bien fait de le faire, et elle a très bien fait de convoquer son père aussi", a déclaré la ministre. "Situation personnelle de l'enfant préoccupante"

"Lorsque le père est venu dans l'établissement, il a eu en revanche une attitude brutale, il s'est même à plusieurs reprises introduit sans autorisation dans l'établissement scolaire en menaçant le personnel de l'établissement. Donc c'est pour cette raison précise, et cette raison seulement, que le directeur de l'école a porté plainte contre le père et pas contre l'enfant", a-t-elle rappelé. "Je remercie le personnel de l'Éducation nationale de cette école de s'être comporté ainsi", a martelé la ministre, ajoutant que "c'est bien naturel que l'équipe pédagogique ait réagi ainsi".

"D'autant que, dans la discussion ouverte avec l'enfant, il est apparu que la situation personnelle de cet enfant était préoccupante, au point d'ailleurs que l'équipe a fait remonter un signalement à la protection de l'enfance du département", a-t-elle souligné. Mme Vallaud-Belkacem a salué le fait que l'équipe ait ouvert "une discussion avec l'enfant". Cela "lui a d'ailleurs permis d'en savoir davantage sur la situation personnelle de l'enfant et des risques qu'il encourt, de saisir les services de la protection de l'enfance et puis de remettre l'affaire dans les mains de la justice", a-t-elle souligné. "Maintenant, la justice a cette affaire entre les mains et il lui appartient de faire toute la lumière sur ces événements", a-t-elle lancé.

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Ecole, laïcité, intégration: des grands principes Républicains à la misère du quotidien Publication: 29/01/2015 07h25 CET Mis à jour: 29/01/2015 07h26 CET Farid Gueham Consultant spécialisé dans les politiques publiques http://www.huffingtonpost.fr/farid-gueham/rencontre-najat-vallaud-belkacem-licra-partenariat_b_6562454.html

Najat Vallaud Belkacem rencontre aujourd'hui Alain Jakubowicz, Président de la LICRA, à l'occasion de la signature de la convention triennale de partenariat entre le ministère de l'Éducation nationale et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme. La Ministre est confiante, peut-être trop. Car ses troupes d'instituteurs, d'enseignants, de chercheurs sont fatigués. L'expression revient souvent dans la bouche de la Ministre « ces hussards de la République » qui ne comptent pas leurs heures ni leurs efforts, animés par une vocation, presque plus spirituelle que laïque. Mais la motivation n'est plus là. La convention, ils vont l'accueillir, sans trop d'espoir.

Ce que prévoit la convention de la LICRA
Remettre les valeurs républicaines au centre de l'école. Dans le même registre, Manuel Valls rendait sa copie la semaine dernière « instruire, éduquer les consciences, émanciper. Il faut engager cet acte deux de la refondation de l'école ».
Dans la convention, la LICRA s'engage pour la mise en œuvre de la politique éducative et la mobilisation de son réseau de bénévoles, pour contribuer au développement de la formation citoyenne, de rencontres dans les collèges et les lycées, centrées sur les droits et les devoirs de chacun.
L'association soutiendra et accompagnera les orientations de la politique de l'Education nationale dans sa mission autour d'axes majeurs tels que l'éducation à la citoyenneté, la prévention et la lutte contre les violences, particulièrement dans le domaine des actes à caractère raciste et antisémite.
Le Ministère de l'Education nationale s'engage, pour sa part, à encourager les échanges entre l'association et le monde scolaire, à faciliter l'intervention de ses membres dans des projets éducatifs, culturels ou professionnels durant l'année. Ces missions seront conduites avec les élèves, supervisées par les enseignants, plus spécifiquement à l'occasion de la semaine de L'éducation contre le racisme organisée chaque année au mois de mars depuis 1989.

Un dispositif pluriannuel qui prend une dimension particulière dans le contexte de la "Grande mobilisation de l'école pour les valeurs de la République"

La minute de silence organisée dans les établissements au lendemain de l'attaque du 7 janvier contre « Charlie Hebdo » a parfois été perturbée par des incidents et des incivilités. La ministre de l'Education nationale avait immédiatement lancé cette mobilisation suivie de la présentation d'une série de mesures pour un coût d'un peu plus de 250 millions d'euros en trois ans : 1000 enseignants formés à la laïcité, des incivilités systématiquement signalées, un parcours citoyen évalué à la fin de la scolarité obligatoire, une journée de la laïcité...
Si l'école ne saurait tolérer aucune remise en cause des valeurs républicaines, comme se plait à le répéter la ministre, les moyens déployés seront-ils suffisants ? « L'école est devenue le réceptacle de tous les maux de la société » ajoute-t-elle. Mais elle est aussi devenue ce parent pauvre, pourtant si cher, vers lequel la classe politique se tourne toujours lorsqu'elle est en manque d'inspiration ou tout simplement lorsqu'elle ne peut pas tenir ses promesses et ses engagements.

De citoyenneté et d'eau fraîche

L'ascèse de l'enseignant, ils connaissent bien ! Ces professeurs de Seine-Saint-Denis qui lors de la rentrée 2014 se sont vus proposer des bons alimentaires pour attendre ce salaire qui ne tombait pas.

De la colère et de l'humiliation. A la mi-octobre 2014, 231 professeurs n'avaient pas reçu leur salaire. Une joute médiatique plus tard, la situation s'améliorait et le ministère consentait enfin à verser des acomptes de 1000 euros pour tenir jusqu'au versement définitif. Mais plus de 30 enseignants du département n'avaient pas touché un centime des 1600 euros mensuels de leur paie. Ce que ces enseignants résignés à demander des tickets alimentaires pensent du nouveau plan du gouvernement ?
Sylvie, ancienne gendarme reconvertie dans l'enseignement et mère de deux enfants, esquisse un sourire « si nous avions seulement les moyens de faire notre boulot, de tenir nos classes, de suivre le programme, ce serait le rêve. Alors, reconstruire un lien social et humain complètement détruit et redresser la République avec nos petits moyens, pardonnez-moi mais on se fout de notre gueule ».
L'épisode des ticket-restos faisait écho au recrutement de professeurs en dernière minute par Pôle emploi ou sur le « Boncoin ». Le syndicat FSU 93 avait d'ailleurs protesté contre les conditions d'enseignement en Seine-Saint-Denis et pour réclamer des créations d'emplois dans tous les métiers de l'Education nationale.

La question des moyens

Les retards de paiement des salaires des enseignants ? La ministre les expliquait par la surcharge de travail de l'administration du personnel de l'académie qui ne comptait que 5 personnes pour gérer 1500 dossiers. Le doute quant aux moyens du nouveau plan républicain pour l'école, Alain Jakubowicz, président de la Licra le partage « il n'y a que 14 fonctionnaires de police à la plateforme Pharos", de signalement des contenus illicites de l'Internet ».
Du 7 au 12 janvier 2015, la plateforme a reçu 20.200 alertes dont environ 17.500 faisaient l'apologie du terrorisme ou incitaient à la haine, soit environ 3300 signalements par jour. Un pic qui s'explique en grande partie par la mobilisation citoyenne depuis l'attaque contre Charlie Hebdo.
Pour traiter ces flux, Pharos a renforcé son équipe de douze personnes supplémentaires, travaillant 24 heures sur 24. Un challenge pour un pays qui compte plus de 50 millions d'internautes. Si Najat Vallaud Belkacem annonce un budget de 250 millions d'euros sur trois ans, les enseignants attendent plus de précision : le détail des crédits par année, par action, par territoire aussi.

Plus encore que les moyens, dans le registre des valeurs, républicaines, laïques, citoyennes, c'est sans doute l'intention qui compte. A l'annonce du grand plan du ministère, Sylvie esquisse un sourire « on sera peut-être payé chaque mois, comme tout le monde. Avoir de quoi manger, l'envie de se lever le matin pour aller devant ses élèves, c'est un bon début pour sauver la France non? ».

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Zlatan dérape : "Qu'il joue au foot et qu'il la ferme", pour Jérôme Guedj Edité par Xavier MARTINAGE le 16 mars 2015 à 08h25 , mis à jour le 16 mars 2015 à 09h46. http://lci.tf1.fr/sport/zlatan-derape-qu-il-joue-au-foot-et-qu-il-la-ferme-pour-jerome-guedj-8579558.html

Décidément, Zlatan Ibrahimovic n'en finit pas de faire parler de lui. Après son expulsion mercredi en Ligue des Champions face à Chelsea, l'attaquant vedette du PSG avait fait taire ses détracteurs en inscrivant un doublé face à Bordeaux (défaite néanmoins 3-2), mais le Suédois a dérapé après la rencontre.

Très énervé après la défaite, les propos de Zlatan avaient été captés par les caméras d'Infosport Plus alors qu'il se dirigeait vers les vestiaires. "En 15 ans, je n'ai jamais vu un tel arbitre. Dans ce pays de merde. Ce pays ne mérite pas le PSG. Nous sommes trop bons pour ce pays".

Devant le début de polémique, Ibrahimovic s'était excsué via un communiqué diffusé par le PSG. "Je tiens à m'excuser si des personnes se sont senties offensées", a notamment écrit le Suédois. "Je tenais à préciser que mes propos ne visaient ni la France ni les Français, a-t-il ajouté. J'ai parlé de football et non d'autre chose. J'ai perdu le match et je l'accepte, mais je n'accepte pas quand l'arbitre ne suit pas les règles. Ce n'est pas la première fois que cela se produit. Je me suis exprimé sous le coup de l'énervement et tout le monde sait qu'à ce moment-là, les mots peuvent dépasser la pensée."

Réactions en pagaille

Mais le mal est déjà fait. Hier soir, quelques minutes après ses propos, le Ministre des Sports réagissait sur Twitter en dénonçant ces propos.
Habitué lui aussi à critiquer l'arbitrage, Jean-Michel Aulas s'est fendu d'un tweet quelque peu déroutant. "Je viens de lire les propos de Zlatan Ibrahimovic, je suis très choqué. Une suspension jusqu'à la fin de saison ne serait pas de trop."
Ce matin, sur RTL, Najat-Vallaud Belkacem, la ministre de l'Education Nationale a réagi à son tour en tentant d'éteindre la polémique. "C'est un grand joueur, il s'est excusé".
Thierry Mandon, Secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et à la Simplification, parle lui de "détérioration du vocabulaire des élites".
De son côté, Marine Le Pen a répondu fermement à l'attaquant du PSG ce matin sur l'antenne de France info, en l'invitant à quitter le pays si la situation ne lui convenait pas. "Ceux qui considèrent que la France est un pays de merde peuvent la quitter".
Sur Europe 1, le Président du Conseil Général de l'Essonne, Jérôme Guedj est allé encore plus loin en critiquant expressemement la conduite du joueur parisien. "C'est inacceptable, et puis je ne supporte pas. C'est une espèce de caprice de star du football. Il paraît qu'il faut se prosterner devant les stars du fotball. C'est inacceptable qu'on en soit à mettre dans le débat, de manière centrale, les propos de Zlatan. Qu'il joue au foot et qu'il la ferme.", a-t-il lancé.

Que risque Zlatan ?

Outre ses propos recueillis en "off" dans les coursives du stade Jacques Chaban-Delmas, Zlatan Ibrahimovic aurait également insulté l'arbitre de la rencontre peu après le coup de sifflet final. "Fucking Asshole...", auraient entendu certains. ..
Une affaire qui pourrait lui coûter beaucoup plus cher que lesdits précédents propos. Des déclarations qui, si elles ont été tenues, méritent sanction et passage devant la commission pour l'ancien arbitre international Bruno Derrien, qui juge que les arbitres ont besoin dévoluer dans un climat de sérénité.

Rappel, pour des faits similaires, le milieu de terrain de l'Olympique Lyonnais, Clément Grenier, avait été suspendu en avril 2014 pour deux matchs, après avoir tenu ces propos envers l'arbitre de la rencontre : "Ce n'est pas des lunettes qu'il lui faut, mais un labrador". Des images qui avaient déjà été "volées" par les caméras de Canal +.
Invité de LCI, le Ministre des sports Patrick Kanner, a salué les excuses du Suédois, mais attend désormais une sanction, pour la faute qu'il a "à assumer".

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Ibrahimovic: «La France pays de merde» Grégory SCHNEIDER 15 mars 2015 à 22:02 http://www.liberation.fr/sports/2015/03/15/ibrahimovic-la-france-pays-de-merde_1221428

Le Suédois s'est lâché après la défaite de Paris à Bordeaux.
Un énervement qui n'est peut-être pas anodin.

Après-match quelque peu agité au stade Chaban-Delmas de Bordeaux, où le Paris-SG a perdu (2-3) pour le compte de la 29e journée de Ligue 1 trois jours après un quart de finale retour de Ligue des champions de Ligue 1 arraché avec les dents sur la pelouse de Chelsea.
A sa sortie du terrain, la star parisienne Zlatan Ibrahimovic, torse-poil, s’en est pris à l’arbitrage de Lionel Jaffredo, coupable à ses yeux de n’avoir pas sanctionné d’un coup-franc indirect dans la surface de réparation une passe du défenseur girondin Ludovic Sané à son gardien à la 87e minute : «Cela fait quinze ans que je joue au foot et je n’ai jamais vu un arbitre aussi nul dans ce pays de merde. Ce pays ne mérite pas le PSG

.... La phrase doit être replacée dans le contexte d’une fin de match perdue, où la déception met les nerfs à vif.
Elle doit cependant être considérée dans une perspective plus large, la vedette suédoise étant à la limite depuis plus d’un mois dès qu’il sort de la bulle dorée où l’ont installé les actionnaires qataris du club, qui le payent quelques 15 millions d’euros par an : phrase peu amène envers les journalistes à la sortie des matchs, démonstration de force publique tendant à prouver que ses coéquipiers sont à sa botte, etc. ...

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Vallaud-Belkacem condamne la fin du menu sans porc dans les cantines de Chalon 17 Mars 2015, 12h08 | MAJ : 17 Mars 2015, 13h45 Le Parisien http://www.leparisien.fr/societe/fin-du-menu-sans-porc-a-chalon-vallaud-belkacem-condamne-cette-decision-17-03-2015-4611253.php

Autre point de vue musulman J'ai été persécutée pour avoir mangé du porc pendant le ramadan

En décidant de ne plus proposer de «menu de substitution» dans les cantines, au nom de la «laïcité», le maire de Chalon-sur-Saône, a suscité le désarroi chez bon nombre de familles. Et les réactions dans le landerneau politique ce mardi prônent plutôt l'apaisement.

L'apaisement et le retour au calme sont les maîtres-mots au lendemain de la décision polémique du maire UMP de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret. Ce dernier a annoncé lundi qu'il allait supprimer le menu de substitution proposé aux enfants lorsqu'un plat contenant du porc est servi dans les cantines scolaires de la ville, au nom du «principe de laïcité».

«Le Parlement vient d'adopter un texte sur le droit à la cantine pour tous, a réagi sur BFMTV Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale. «La seule chose qui doit guider un responsable public est de veiller à ce que chaque enfant puisse manger à sa faim», a-t-elle encore déclaré avec l'intention claire de calmer les tensions.

«Dans les textes, rien n'impose à une collectivité locale d'adopter tel ou tel menu mais jusqu'à présent on a toujours fait preuve de discernement». La ministre a par ailleurs ajouté qu'elle condamnait cette décision qui «prend en otage les enfants». «C'est une façon d'interdire l'accès à la cantine à beaucoup d'enfants».

Le président de la fédération de parents d'élèves FCPE de Saône-et-Loire, Eric Violette, a également estimé mardi que son organisation «ne pouvait pas approuver» la décision du maire de Chalon. «On lui laisse le droit à l'erreur. C'est une position qui nous choque car pour nous, la laïcité, c'est le respect de l'autre. Or, la décision du maire est une position de laïcard», a-t-il dit.

Ces «débats sur les piscines, sur les cantines, je regrette que ce ne soit pas apaisant», a quant à lui déploré l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) sur RTL. «Je rappelle que nous sommes en guerre contre le terrorisme. On voit le retour de la religion, le retour de la guerre froide, des assassinats sauvages, je crois qu'il vaut mieux apaiser que stigmatiser».

Interrogé sur BFMTV, Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, a lui dénoncé la «bêtise» de cette décision. «Je comprends très bien que des élections approchent, et que certains essayent de surfer sur les idées du Front national, mais il faut arrêter un peu. C'est de la bêtise».

La mairie de Chalon-sur-Saône, dont les cantines servent du porc au menu une vingtaine de fois par an, a annoncé que les menus seront communiqués deux mois à l'avance pour que les parents puissent s'arranger, rappelant au passage que l’obligation alimentaire n’est qu’un service, qui incombe en priorité aux familles.

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Marine Le Pen est «une harpie» lance Najat Vallaud-Belkacem Par Quinault-Maupoil, Tristan | LeFigaro.fr – dim. 3 mai 2015

La ministre de l'Éducation nationale retourne à Marine Le Pen le qualificatif utilisé par cette dernière contre les Femen.

C'est celle qui le dit qui y est.
Najat Vallaud-Belkacem n'a pas apprécié que les Femen, qui ont pertubé le 1er mai du Front national, soient qualifiées de «harpies obscènes» par Marine Le Pen. «Nous avons été victimes d'une agression inadmissible, par deux fois lors de ce 1er mai, de la part de ces harpies obscènes», a lancé la présidente du Front national invitée dimanche du Grand rendez-vous Europe 1-Le Monde-I-Télé.

Une phrase aussitôt contestée par Najat Vallaud-Belkacem lors du 12/13 dimanche de France 3. «Mais Marine Le Pen, d'abord, on pourrait lui renvoyer le compliment», a ironisé la ministre de l'Education nationale. Précisant: «De harpie en tout cas, car vous savez quand elle utilise des mots d'une violence exceptionnelle parfois, y compris d'ailleurs pour s'en prendre à moi, pour s'en prendre à d'autres membres du gouvernement, Marine Le Pen ne fait pas dans la mesure. C'est un constat qu'on peut partager».

Florian Philippot, le vice-président du Front national s'est ému de cette déclaration sur Twitter. «Avec Najat Vallaud Belkacem et ses insultes de cour d'école, on en a la preuve (que) l'effondrement général du niveau est une réalité!»

En mars dernier, sur le plateau du Petit journal de Canal +, Najat Vallaud-Belkacem copiait Michel Audiard pour s'en prendre au parti d'extrême droite. «Les amis de Marine Le Pen, ça ose tout. C'est à ça qu'on les reconnaît», déclarait-elle tandis que l'adage original s'amuse des «cons».

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9 mai 2015 | Mise à jour le 10 mai 2015 Najat Vallaud-Belkacem : "Les 'pseudo-intellectuels' relayaient des contre-vérités"

INTERVIEW - Face au tollé de la classe politique, des enseignants et des intellectuels, la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem fait front et défend l'urgence de sa réforme du collège.

Regrettez-vous d'avoir traité les opposants à la réforme du collège de "pseudo-intellectuels" ?

Tel que je l'ai dit, au moment où je l'ai dit, mon propos était parfaitement justifié. Il était bien entendu circonscrit aux "pseudo-intellectuels" qui relayaient des contre-vérités avec une légèreté ahurissante, cautionnant de leur statut d'intellectuels des mensonges éhontés qui brouillent la compréhension.
Quand Pascal Bruckner explique, par exemple, dans une interview, qu'on va supprimer le latin, le grec et l'allemand pour les remplacer par des cours d'improvisation, comment ne pas tomber de sa chaise? En réalité, j'ai trop de respect pour les intellectuels pour admettre que certains d'entre eux puissent ainsi, au mépris de toute rigueur, commenter des textes et des projets sur la base de "on dit" et sans avoir pris la peine d'y jeter un regard.

Plus de 200 députés de droite ont signé une lettre ouverte demandant le retrait de la réforme. Cela devient une bataille politique...

Si la droite avait des contre-propositions, cela se saurait. Hormis, bien sûr, celle de Bruno Lemaire qui consiste à renoncer à l'ambition d'emmener chaque petit Français jusqu'au brevet. En même temps, je comprends que la droite soit à court d'idées et d'ambitions quand elle programme à nouveau de réduire de 300.000 le nombre d'enseignants dans ce pays.... À chaque réforme scolaire, les esprits s'échauffent. Rappelez-vous Jules Ferry rendant l'école publique obligatoire, Jean Zay prolongeant l'âge de cette obligation ou René Haby instaurant le collège unique... À chaque fois, ceux qui cherchent à démocratiser l'école et la réussite sont accusés par les conservateurs de "niveler par le bas" et de faire de "l'égalitarisme". Tout le monde a pourtant à gagner d'une compétition scolaire équitable dans laquelle les "élites" ne sont promues que sur la base de leur mérite.

Dans Le Figaro, l'académicien Jean d'Ormesson vous décrit comme un "Terminator de charme", une "espèce d'Attila" de l'éducation. Comment réagissez-vous ?

Par un sourire amusé. Croyez-moi, si la réforme du collège était ce monstre que certains se plaisent à décrire s'apprêtant à faire disparaître le latin, le grec et l'allemand, je serais la première à m'élever contre. Mais c'est totalement faux. Je ne doute pas que ceux qui font aujourd'hui cette erreur d'analyse sauront la reconnaître lorsqu'ils auront enfin lu les textes.

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Hamon président, Vallaud-Belkacem aimerait rester à l'Education Publié le 07/02/2017 à 10:54 | AFP http://www.lepoint.fr/politique/hamon-president-vallaud-belkacem-aimerait-rester-a-l-education-07-02-2017-2102966_20.php

Si Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, l'emportait en mai, Najat Vallaud-Belkacem aimerait rester ministre de l'Education nationale, indique-t-elle dans un entretien à Libération mardi.

A la question de savoir si elle aimerait rempiler en cas de victoire de M. Hamon, la troisième ministre de l'Education du quinquennat a répondu : "vous décidez rarement de ces choses là, mais oui, le meilleur service à rendre à l'Education nationale, au-delà des personnes, serait de lui consacrer un ministre durable qui conduise une politique cohérente sur le long terme".

"Ce qui fait le plus de mal" au ministère, ce sont "les retournements de situation permanents", a-t-elle estimé, évoquant des professeurs qui "exècrent ces allers-retours où on leur fait faire des choses pour expliquer cinq ans plus tard que c'est exactement le contraire qu'il fallait faire".

Concernant le programme éducation de M.Hamon, elle est "en train de rédiger (ses) propositions pour l'enrichir".

Mme Vallaud-Belkacem, qui avait plaidé pour une candidature de François Hollande puis a soutenu Manuel Valls, s'est maintenant rangée derrière le vainqueur de la primaire.
"Benoît Hamon n'est pas le doux rêveur que certains ont décrit", a-t-elle assuré, saluant "quelqu'un qui a exercé des responsabilités durant ce quinquennat et qui a fait adopter des textes intéressants".

"Il sait ce qu'est le dialogue social, il connaît la nécessité de trouver des équilibres, il a conscience qu'un budget doit être tenu", a-t-elle poursuivi, alors que son projet de revenu universel a été très critiqué, y compris dans son parti.

Ce week-end, qui a vu M. Hamon être investi, "on est vraiment entré dans le temps de la campagne présidentielle, du débat" et "donc de la comparaison des projets", a estimé Mme Vallaud-Belkacem, pour qui "la dynamique est du côté de Benoît Hamon"

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Bras de fer entre Marine Le Pen et Najat Vallaud-Belkacem sur l’éducation Modifié le 10/02/2017 à 01:00 | Publié le 10/02/2017 à 01:00 Ouest-France ECOUTER

La candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen, invitée jeudi soir de « L’Émission politique » et la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem ont eu jeudi un échange houleux sur les questions éducatives, la première dénonçant le bilan ministériel « dramatique » de la seconde, qui a en retour rejeté son programme pour l’école.

« Vous préparez une France communautariste, oui, communautariste, vous, déchirée entre des identités que vous aurez séparé dans des écoles privées hors contrats […] et pendant ce temps-là, vous affaiblissez l’école publique », a fustigé la ministre de l’Éducation, invitée sur le plateau de « l’Émission politique » sur France 2 pour débattre avec la candidate frontiste.

« Je suis pour la liberté d’enseignement » lui rétorque plus tard Marine Le Pen assurant qu'« il faut contrôler, que l’enseignement qui est donné soit conforme évidemment aux valeurs de la République et que les professeurs, ou les formateurs qui y sont, aient la qualité et le niveau suffisant ».

« 50 % de l’enseignement au primaire sera du français »

Elle a notamment poursuivi en attaquant la ministre sur son « bilan dramatique », et plus largement le gouvernement responsable d’une « situation déplorable dans à peu près tous les domaines ».

Si elle est élue présidente, Marine Le Pen assure que « 50 % de l’enseignement au primaire sera du français », rappelant sa priorité : « Que les enfants à la sortie du CP sachent lire le français ».

Pour Najat Vallaud-Belkacem, accusée de « laxisme », c’est avec le discours de Marine Le Pen « qui dénigre en permanence l’école publique et le travail de ses professeurs que certaines familles viennent à fuir l’école publique ».

Suppression du collège unique

Autre point de friction, le collège unique, que Marine Le Pen souhaiterait supprimer, une proposition que Najat Vallaud-Belkacem compare à « un tri sélectif ».

Avec des candidats au bac « qui sont incapables d’avoir le socle de connaissances nécessaire », Marine Le Pen souhaite que des élèves « puissent faire des filières professionnelles ».

Selon elle, « le collège unique a entraîné une baisse spectaculaire du niveau des élèves ».

Mme Le Pen est par ailleurs revenue sur son souhait de proposer un « délai de carence » de deux ans avant que les étrangers puissent bénéficier de l’école gratuite. Pour la locataire de la rue de Grenelle, « empêcher les élèves étrangers d’accéder à l’école laïque, publique et gratuite », c’est « les jeter soit dans les bras de l’obscurantisme soit potentiellement des ennemis de la République ».

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