Un catholique pratiquant, comme Raymond Barre
Vers Royal
Vers Sarkozy
Vers Sarkozy Président
La haine des traîtres
Un portrait de Marielle
François Bayrou et Marielle de Sarnez

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Juillet 2008 : Bayrou défend les 35 heures de Martine Aubry ... ; et accuse Sarkozy et Tapie de collusion
Avril 2008 : le complot de N.S.
Mars 2008 : Pau 2ème tour, maintien du candidat UMP contre Bayrou, battu de 342 voix ; Paris, Sarnez seule rescapée
Janvier 2008 : Municipales, Alain Juppé soutient François Bayrou, et réciproquement. Nicolas Sarkozy dit qu'il ne veut pas s'en mêler ...
Novembre/Décembre 2007 : La trahison du parvenu Cavada, la haine au coeur et sans "avenir politique" ... ; la polémique à propos d'Alain Carignon, un vieil ami de Nicolas Sarkozy
14 octobre 2007 : Avec Charlie Hebdo, SOS-racisme, Libération, la gauche caviar, les bobos, ... pour une immigration afro-asiatique non contrôlée ?
11 juin 2007 : Législatives, 2ème tour : Marielle de Sarnez contre le candidat de l'UMP
10 juin 2007 : Défaite attendue pour les candidats de Bayrou (7,61% des exprimés), succès pour le "traître" Morin
05 mai 2007 : Le nouveau parti de François Bayrou sera le Mouvement Démocrate (MD, MoDem) et non pas le Parti Démocrate
03 mai 2007 : Bayrou confirme : Il ne votera pas Sarkozy
28 avril 2007 : Un débat utile
26 avril 2007 : Plus de la moitié des députés actuellement UDF vont "à la soupe"
25 avril 2007 : François Bayrou ne donne pas de consigne de vote et crée un nouveau parti : le parti démocrate. Il accepte de débattre avec Ségolène Royal, et craint les méthodes de gouvernement de Nicolas Sarkozy
23 avril 2007 : "Nous ne sommes pas à vendre"
22 avril 2007. Présidentielle, 1er tour, résultat : 6 820 914 voix (18,57% des suffrages exprimés)(15,5% des inscrits). Trois fois plus qu'en 2002 (6,84% des exprimés)
13 avril 2007. Rocard veut une alliance Bayrou-Royal ... rejetée par Hollande ...
12 avril 2007. La lutte de Spartacus
06 avril 2007. François Bayrou, contre l'eugénisme de Nicolas Sarkozy,
18 mars 2007. Pour une VIème République, comme Ségolène Royal-Montebourg ? (USA, 1ère République, constitution de 1787 ; France, Vème République, 15ème constitution en 1958)
17 mars 2007. Violemment attaquée par Simone Veil, et Lionel Jospin ...
13 mars 2007. Bayrou bat Sarkozy au deuxième tour ; La banlieue pour Bayrou ?
08 mars 2007. Simone Veil rallie Sarkozy et attaque illico ... Bayrou ...
08 mars 2007. Les jeunes préfèrent Bayrou
05 Mars 2007. L'ancien centriste Jean-Pierre Raffarin a peur pour Nicolas
Février 2007. Au second tour je gagne .... ; attaque de la gauche caviar ; 19% au premier tour ;
Janvier 2007. Les 6 E d'Orléans ; le scooter du fils de Nicolas Sarkozy ;
Décembre 2006. Candidature officielle à la béarnaise ; Pascal Sevran, le "nouveau sarkoziste", méritait "une sanction tres forte" pour ses propos "africains" ...
Septembre 2006. Rocard à la fête chez Bayrou ; Sarnez "La pensée unique, çà suffit !"
Juin 2006. François Bayrou et ses amis ayant votés contre le gouvernement Villepin sont classés, par le CSA, comme étant dans l'opposition. Protestations des centristes, et du PS ; marche-arrière du CSA et dérogation pour l'UDF ...
Mai 2006. Sur les conseils de Marielle de Sarnez, François Bayrou rejoint les gauches contre Dominique de Villepin
Juin 2004. Marielle de Sarnez, 53 ans. Ultraproche de François Bayrou. Discrète et efficace, elle est tête de liste UDF pour les européennes en Ile-de-France.
Porte-conseil

On pourrait se contenter de raconter l'histoire du cocard qu'elle a sur la joue gauche. C'était il y a dix minutes. Elle sortait du buffet organisé par Valéry Giscard d'Estaing pour fêter les 30 ans de son élection à l'Elysée (elle fut jeune giscardienne). Elle a couru pour attraper un bus (femme pressée).
A ce moment-là, François Bayrou l'a appelée sur son portable (conseillère indispensable).
Elle s'est pris les pieds dans la grille d'un arbre et s'est ramassée de tout son long sur le boulevard Saint-Germain. Puis elle est repartie, blessée au genou, aux côtes et à la joue. Mais avec le sourire (apparemment dure au mal). Dix minutes plus tard, on retrouve Marielle de Sarnez, une compresse glacée sur son visage bronzé, dans un petit bureau situé au dernier étage du siège de l'UDF.
Juste à côté de celui de Bayrou.

Pour une fois, c'est d'elle que l'on va parler. Elle qui passe son temps dans l'ombre du président de l'UDF, à parler de lui et pour lui, apparaît pour quelques semaines comme candidate aux élections européennes. Un moment pas forcément facile à vivre pour cette «femme timide», dit Bayrou, qui travaille depuis trois décennies dans le back-office de la politique. Tendance centriste, section organisation.

Elle a servi tous les grands noms de la droite antichiraquienne : Giscard, Lecanuet, Barre, et enfin Bayrou dont elle est l'indéfectible bras droit depuis quinze ans. C'est lui qui l'a propulsée tête de liste UDF en Ile-de-France.

Juste retour des choses, pensent ses amis. Lors de la déroute de Bayrou à l'élection présidentielle de 2002 (6,8 %), elle a tenu la barre quand la plupart des barons centristes quittaient le navire pour rejoindre le paquebot UMP. «Elle a toujours résisté dans les moments les plus durs, dit Michel Mercier, trésorier de l'UDF. Elle est plus solide que beaucoup d'hommes. Sans elle, le parti n'existerait plus aujourd'hui.» Voilà pourquoi Bayrou ­ qui a survécu à l'attaque chiraquienne ­ lui fait une confiance quasi illimitée.

C'est vers elle qu'il se tourne quand il cherche ses mots. «Marielle» est toujours là, à portée de vue ou de téléphone, pour donner un avis, un conseil, un encouragement. «Elle me pousse souvent à m'exprimer alors que ma tendance naturelle est de me taire», dit-il. «Elle apporte beaucoup de sécurité à François, elle le rassure», confirme un dirigeant centriste.

Avec cette Parisienne, le député béarnais a en partage le goût des livres (Stefan Zweig), de la musique classique (Mozart) et du jeu d'échecs. Une complicité qui s'est forgée au ministère de l'Education nationale. En quatre années, Marielle de Sarnez est passée du statut de simple conseillère au poste de directrice de cabinet. «Parce qu'elle a une boussole juste, dit Bayrou. Marielle, c'est un leader. Simplement, elle n'exerce pas ce don en pleine lumière.»

Un leader au profil atypique, alors : femme dans un monde d'hommes, influente mais inconnue du public, et, pour finir, aucun diplôme à faire valoir. Sa particule rappelle pourtant qu'elle est bien née, élevée dans les plus chers quartiers de la capitale. Elle s'est fait virer de Sainte-Marie-de-Passy pour «mauvais esprit».

En Mai 68, alors qu'elle profite du «bordel» printanier, ses parents et son frère s'engagent pour la défense de l'ordre gaulliste. Son père, ancien résistant, sera même élu député UDR le mois d'après. Sa mère, «une très belle femme», gravitait également autour de l'Elysée où elle s'occupait des compositions florales... Quitter le cocon familial devient vite une priorité.

Pour gagner son indépendance, la jeune fille fait du porte-à-porte pour vendre des encarts publicitaires. C'est donc «par hasard» qu'elle entre en politique, à 22 ans, quand Ladislas Poniatowski, un ami de la famille, lui propose un mi-temps de secrétaire aux Républicains indépendants.

1974 : la petite main s'implique à fond dans la campagne de Giscard. Vie personnelle et professionnelle se mélangent. Elle épouse le président des jeunes du parti, devenu depuis maire de Deauville. Ils auront deux enfants à la fin des années 1970, Justine et Augustin, avant de se séparer quelque temps plus tard.

C'est à cette «époque heureuse» du giscardisme triomphant qu'elle trouve sa vocation : «spécialiste des "coups", des campagnes et des congrès». Elle s'épanouit dans la communication, crée les mémorables T-shirts «Giscard à la barre» («J'étais chef des T-shirts !») et met sur pied, en 1980, la première (et dernière) Fête de la liberté, sorte de Fête de l'Huma à la sauce giscardienne.

Dans un rare élan de générosité, Giscard a même dit de Marielle de Sarnez (noblesse d'empire) qu'elle était son Grouchy, du nom du maréchal qui servit Napoléon jusqu'à ses dernières heures.
Le 10 mai 1981, alors que son président lance un pathétique «au revoir», elle se retrouve seule dans la cour du siège de campagne, face à l'immense buffet qu'elle a, elle-même, organisé. «Ce qui me faisait marrer, c'était de faire les choses, de fabriquer, de créer. Je pense que c'est très féminin. Les hommes, eux, se sentent suffisamment heureux avec l'apparence du pouvoir.»

Les hommes politiques de droite, elle les connaît par coeur : Raffarin, Gaudin, Sarkozy, Madelin... Elle a croisé le chemin de «tous ces mecs qui aspiraient à devenir quelque chose». Mais pour elle, le pouvoir ­ le vrai ­ gît dans l'ombre. Et pas dans la pantomime parlementaire. «Je n'ai jamais voulu être calife à la place du calife, dit-elle. J'aurais pu être élue trois fois députée. Mais j'ai toujours refusé.»

Marielle de Sarnez s'est tout de même fait élire deux fois dans l'anonymat d'un scrutin de liste : députée européenne, puis conseillère de Paris. Plus à l'aise dans une réunion d'état-major que sur l'estrade d'un meeting, elle est pourtant obligée, depuis quelques semaines, de sourire aux rares caméras qui s'intéressent au scrutin du 13 juin. Obligée de se maquiller, de quitter ses jeans et ses vestes à col mao qui détonnent dans les dîners en ville. Qu'elle fréquente peu.

Après la campagne, elle prendra quelques jours de repos sur l'île d'Yeu. Dans sa «micromaison de pêcheur». Un lieu idéal pour déconnecter et se donner l'illusion d'avoir une vie en dehors de la politique : «Demain, je pourrais être à l'Unicef ou à l'ONU. En tout cas, je n'imagine pas ma vie sans servir un intérêt plus grand que moi.»

Pour l'instant, son intérêt quasi exclusif s'appelle l'UDF. Plus que tout autre dans le parti, elle croit Bayrou capable de se frayer un chemin jusqu'à l'Elysée : «Je ne sais pas comment sera la France en 2007, songe-t-elle, c'est une alchimie compliquée. Mais après tout, Giscard l'a bien fait !» En attendant le grand soir, Marielle de Sarnez continue de faire tourner la maison centriste. Ce jour-là, c'est aux Antilles qu'elle part en tournée électorale.
On devine avec qui.
Par Thomas LEBEGUE, Libération, portrait, mercredi 09 juin 2004

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dimanche 14 mai 2006, 22h13 Dominique de Villepin face à la censure, Philippe Rondot parle

PARIS (Reuters) - En pleine affaire Clearstream, Dominique de Villepin affronte mardi une nouvelle motion de censure déposée par le Parti socialiste, que le président de l'UDF, François Bayrou, a décidé de voter.

Pour François Hollande, "il y a aujourd'hui une nécessité de renverser ce gouvernement". "Nous avons besoin aujourd'hui d'un gouvernement qui soit en dehors des affaires", a insisté le premier secrétaire du PS.

"Tous les Français de gauche, du centre et de droite, veulent que ça s'arrête", a renchéri François Bayrou sur TF1.
Le groupe centriste de l'Assemblée nationale doit se réunir mardi matin pour décider s'il suit son chef de file.
Même avec le renfort des voix de l'UDF, la censure n'a aucune chance d'être adoptée mardi après-midi, l'UMP disposant de la majorité absolue à l'Assemblée nationale mais c'est la première fois que le président de l'UDF franchit le cap.
Après la séance de questions au gouvernement, les présidents de groupe défileront à la tribune mardi après-midi et le Premier ministre défendra, pour la troisième fois en moins d'un an, la politique de son gouvernement, dont la solidarité est mise à mal par les révélations sur l'affaire Clearstream.
Avant de s'envoler pour La Réunion, mercredi, Dominique de Villepin aura de nouveau l'occasion de s'expliquer lors de l'émission "Questions d'info" sur LCP-Assemblée nationale et France Info.

A l'orée de cette semaine politique cruciale pour Dominique de Villepin, deux des plus importants protagonistes de l'affaire sont sortis de leur silence dimanche: le général Rondot et Imad Lahoud.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Philippe Rondot insiste sur la "bonne foi" de Dominique de Villepin dans le dossier et blanchit Jacques Chirac, qui, dit-il, ne lui a jamais donné l'instruction d'enquêter sur les personnalités politiques.
"J'ai vécu péniblement le fait qu'on se serve de mes documents pour salir le président de la République et Dominique de Villepin. Ça fait mal", déclare l'ancien membre des sercices secrets, chargés d'enquêter sur les listings falsifiés de la société financière luxembourgeoise.
LAHOUD HOSPITALISÉ
Alors que son audition par les juges d'instruction Jean-Marie D'Huy et Henri Pons devait constituer le temps fort judiciaire de la semaine, l'expert en renseignement militaire annonce en outre qu'il ignorera leurs convocations du 18 et du 22 mai.

Selon Brice Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales, cette décision pourrait entraîner des "sanctions administratives" notamment une "remise en question de sa solde".
Lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, ce proche de Nicolas Sarkozy, dont le nom apparaît dans les listings de Cleastream, a estimé que l'affaire s'apparentait à une "tentative de meurtre politique" du président de l'UMP.

De son côté, dans une interview accordée à TF1 mercredi mais diffusée dimanche soir, Imad Lahoud dément avoir manipulé les listings de Clearstream dans le but d'impliquer des personnalités politiques.
"Je ne suis pas le corbeau, je n'ai rien à voir avec le corbeau et j'espère que la vérité se fera vite", déclare le chef du centre de recherches d'EADS, qui a été hospitalisé dimanche matin, victime d'une "trop forte pression", selon son avocat.
"Je ne sais pas qui sont les manipulateurs dans cette affaire. La seule chose que je sais c'est qu'ils sont méchants, puissants et capables tout", ajoute-t-il.

Dans le JDD, le général Rondot se dit persuadé que Jean-Louis Gergorin, ancien N°2 d'EADS, et Imad Lahoud sont "à l'origine de l'affaire".
Selon des notes de la DST publiées samedi par Libération, Dominique de Villepin, à son arrivée place Beauvau à l'été 2004, a demandé au contre-espionnage français d'enquêter à son tour sur les listings falsifiés de Clearstream.
A cette époque, le général Rondot affirme qu'il lui avait déjà démontré qu'il s'agissait d'un "montage".
Yahoo.fr, actualités, dimanche 14 mai 2006, 22h13

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mercredi 14 juin 2006, 15h31 Le CSA classe Bayrou dans l'opposition: "inacceptable", selon le PS et "grotesque", selon l'UDF

PARIS (AFP) - Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de décompter le temps de parole du président de l'UDF François Bayrou dans celui réservé à l'opposition, indique une lettre adressée aux chaînes de télévision et aux radios dont l'AFP a obtenu une copie.

Le Parti socialiste a jugé "inacceptable" la décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de "placer François Bayrou dans l'opposition" et il lui a demandé d'"annuler" cette mesure.

Par ailleurs, plusieurs députés UDF ont jugé mercredi "partisane" et "grotesque" la décision du CSA
"Le Conseil a décidé d'imputer les intervention des onze députés (UDF) ayant voté la censure au temps de parole de l'opposition parlementaire, conformément au principe de référence adopté en 2000 pour l'appréciation du pluralisme, qui prévoit que l'appartenance à la majorité ou à l'opposition parlementaire s'applique à des personnalités et non à des formations politiques", précise la lettre.
Selon les règles fixées par le CSA, en dehors de la campagne officielle, le temps de parole des hommes politiques à la radio et à la télévision est réparti en trois tiers, un pour le gouvernement, un pour la majorité et un pour l'opposition. Le temps de parole des hommes politiques parlant au nom de l'UDF étaient jusqu'ici compté au titre de la majorité.

Le CSA répond ainsi à une demande de l'UMP, notamment de Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. M. Accoyer avait demandé un classement de l'UDF dans l'opposition à la suite du vote négatif émis par ce groupe après la discussion en première lecture du projet de loi de finances pour 2006.
A cette époque, fin janvier 2006, c'est-à-dire avant le vote de la motion de censure par une partie de l'UDF, le CSA avait répondu qu'il n'y avait pas lieu de modifier la règle, soulignant notamment que Gilles de Robien, adhérent de l'UDF, comptait parmi les membres du gouvernement.
"En tout état de cause, la modification réclamée ne pourrait procéder que d'un acte de rupture manifeste et irrévocable de la part de l'UDF", écrivait à cette époque le Conseil.
Le CSA souligne dans sa lettre que ce classement dans l'opposition ne concerne que les onze députés de l'UDF (sur 30) qui ont voté la motion de censure le 16 mai dernier, dont François Bayrou fait partie.
"S'agissant des autres personnalités de l'UDF, précise le CSA, le Conseil considère qu'elles demeurent présumées appartenir à la majorité parlementaire, sauf déclarations expresses de leur part auprès du CSA, qui les communiquera aux services de radio et de télévision".

Enfin, le CSA précise que cette disposition s'applique à partir du 14 juin. Les interventions des personnalités de l'UDF pour la période du 16 mai au 13 juin sont neutralisées.

Julien Dray, porte-parole du PS, a affirmé qu'"en faisant le choix curieux de placer François Bayrou dans l'opposition, le CSA vient d'obéir à un ordre". "Il obéit à une injonction de l'Elysée, de Matignon et du président de l'UMP" Nicolas Sarkozy, a-t-il accusé.

Selon le PS, cette "décision est inacceptable, le temps de parole de François Bayrou ne peut être décompté du temps de parole de l'opposition, car ce qui compte, ce n'est pas telle ou telle péripétie de la vie parlementaire mais le choix fait par les dirigeants politiques et les électeurs".
"Jusqu'à plus ample informé, l'UDF n'a jamais choisi l'opposition. En conséquence, il n'appartient pas au CSA de se substituer ou de donner son avis sur telle ou telle prise de position", a ajouté le porte-parole du PS.
"Nous demandons donc au CSA d'annuler le plus rapidement possible sa décision".
"C'est grotesque", a déclaré, de son côté, le député UDF du Loir-et-Cher Maurice Leroy, interrogé par l'AFP, parlant de "décision partisane" de la part du CSA.
"C'est une première dans le Vè République", a-t-il ajouté. "Quand le PCF a voté la censure sur la CSG du gouvernement Michel Rocard, je n'ai pas vu de décision du CSA qui classait le PCF dans l'opposition", a-t-il souligné.
"Quand le RPR a refusé de voter le budget de Raymond Barre (...), on n'a pas classé le RPR de l'époque dans l'opposition", a-t-il ajouté.
"Le CSA n'est pas dans son rôle", a pour sa part jugé le député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde, qualifiant cette décision de "ridicule". "Je ne lui reconnais en aucun cas le droit de dire où je me situe politiquement. S'il fait le tour de mes votes depuis le début de cette législature, il s'apercevra que je vote en fonction de ce qui me paraît bon ou pas, et pas en fonction d'une attache au gouvernement ou pas", a-t-il protesté.
"Je ne me considère pas dans l'opposition, puisque l'opposition aujourd'hui ce sont les députés socialistes et communistes", a ajouté M. Lagarde.
MM. Leroy et Lagarde font partie des 11 députés UDF (sur 30) qui ont voté le 16 mai la motion de censure socialiste contre le gouvernement Villepin.

Le député du Lot-et-Garonne Jean Dionis du Séjour, qui lui n'a pas voté la censure et dit avoir une "fibre majoritaire", a également jugé cette décision "grotesque".
"Le CSA pouvait attendre que les compteurs soient remis à zéro à l'occasion de 2007", a-t-il estimé, dénonçant une décision "hâtive".
"Le CSA a cédé à la pression de ses amis de l'UMP", a-t-il affirmé.

Il a toutefois minimisé l'effet de cette décision sur l'image de l'UDF dans l'esprit des électeurs.
"Il y a un côté symbolique que je ne nie pas, mais je pense que les électeurs vont vite s'en remettre", a-t-il dit. "Ils ne seront pas traumatisés par la décision du CSA, ils suivent ce qui se passe".
Yahoo.fr, actualités,

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Le CSA revient sur sa décision de classer M. Bayrou dans l'opposition

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé de revenir sur sa décision du 13 juin de classer François Bayrou et dix autres députés de l'UDF dans l'opposition, pour la répartition du temps de parole des partis politiques dans l'audiovisuel. Le CSA a adressé une lettre à M. Bayrou, publiée mardi 20 juin sur son site, expliquant avoir pris note du "désaccord" exprimé par le président de l'UDF et assurant ne prétendre "en aucun cas situer une formation politique contre son gré".

Cette décision faisait suite à une demande de Bernard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée, après le vote par onze députés UDF de la motion de censure contre le gouvernement, le 16 mai. Le CSA indique avoir "révisé" sa décision pour finalement "maintenir le dispositif en vigueur depuis le vote de la motion de censure". Le temps de parole de l'UDF sera désormais "comptabilisé sans être imputé sur celui de la majorité ni celui de l'opposition". Une méthode qui "déroge aux règles traditionnelles du Conseil, reconnaît le CSA, mais qui répond à une situation inédite".

Marielle de Sarnez, vice-présidente de l'UDF, s'est félicitée, mardi, de cette décision, "qui reconnaît explicitement le droit pour l'UDF d'exister en tant que telle et non par rapport aux autres".

La première décision du CSA avait suscité un tollé à l'UDF mais aussi à gauche. François Hollande, premier secrétaire du PS, avait indiqué que son parti allait étudier les possibilités de recours, tandis que le PCF avait dénoncé "un choix politique et incohérent".
Sylvie Kerviel, Le Monde, Article paru dans l'édition du 22.06.06, LE MONDE | 21.06.06 | 14h24 • Mis à jour le 21.06.06 | 14h24

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vendredi 1 septembre 2006, 19h14 Michel Rocard en vedette à l'université d'été de l'UDF

PARIS (Reuters) - François Bayrou, qui "rêve" de dépasser les clivages politiques, a accueilli l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard au deuxième jour de l'université d'été de l'UDF à la Grande-Motte (Hérault).

"Vous avez fait un coup fumant en m'invitant ici parce que ça nous donne l'occasion de faire réfléchir au refus de la guerre civile" entre camps politiques, s'est amusé Michel Rocard.
"Il vous faut, vous par rapport à vos électeurs comme nous par rapport aux nôtres, créer les conditions d'une rencontre un peu plus dynamique", a-t-il dit.

"Ce n'est pas facile. Mais, après tout, si c'est cela que vous avez dans la tête, je suis bien d'accord avec l'idée que nos électeurs doivent devenir moins sectaires et que nous devons les y aider."
"Je voulais vous le dire par loyauté: je reste chez moi avec mes bagages", a cependant pris soin d'ajouter Michel Rocard. "Mon arrivée ici est un geste d'amitié vers vous, mais pas l'annonce de mon adhésion."

François Bayrou, futur candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2007, a pour sa part réaffirmé son credo d'un gouvernement d'unité nationale.
"J'ai un rêve", a dit le président de l'UDF. "C'est qu'un jour, non contents de parler ensemble, non contents de réfléchir ensemble, ces femmes et ces hommes-là puissent travailler ensemble."

Michel Rocard, absent de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle le week-end dernier, a participé à la Grande-Motte à un débat sur l'école, auquel le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, n'avait pas été convié.
vendredi 1 septembre 2006, 19h14, Yahoo.fr, actualités

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+Paru le : 31/08/2006 PRESIDENTIELLE. « La pensée unique, ça suffit ! »

A la veille de l'université d'été des jeunes de l'UDF , Marielle de Sarnez, vice-présidente du parti centriste, justifie les prises de position détonantes de François Bayrou. « Il faut mettre un coup de pied dans la fourmilière », dit-elle.

QUELLE MOUCHE l'a donc piqué ? Depuis son retour de vacances, François Bayrou, prochain candidat centriste à la présidentielle, tire à boulets rouges, tous azimuts.

Le président de l'UDF accuse les grands groupes industriels, à travers les médias qu'ils possèdent, d'« orienter » les Français vers un « choix tout fait » entre Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS) en 2007. Il s'oppose au projet de fusion GDF-Suez, jugé « désastreux ». Il dénonce les « saupoudrages préelectoraux » de Dominique de Villepin.
Et à droite, seul le retour d'Alain Juppé à Bordeaux trouve grâce à ses yeux.

A l'occasion de l'université d'été des jeunes de l'UDF à La Grande-Motte, il a voulu afficher la diversité des étiquettes en invitant le socialiste Michel Rocard, l'écologiste Nicolas Hulot et le sarkoziste Michel Barnier.

Bayrou déclarera sa candidature à la présidentielle vers le 10 décembre et a reporté la sortie de son livre en attendant de connaître le nom du candidat socialiste. Plus « remonté » que jamais, il entend bousculer le jeu politique. Son credo : n'être plus ni de droite ni de gauche. Une vision dépassée, répète-t-il.

Pour Marielle de Sarnez, la vice-présidente du mouvement, « rien n'est joué ». Les Français, pense-t-elle, attendent une troisième voie.

Quel est l'enjeu de cette université d'été ?

Marielle de Sarnez.
Montrer que l'on peut tourner la page ; ne plus réécrire ce film que les Français ont trop souvent vu, à savoir mêmes promesses, mêmes déceptions, mêmes échecs.
Le choix unique et forcé UMP ou PS, ça va bien ! Il est temps de faire vivre le pluralisme, de passer à autre chose.

François Bayrou a déjà dit tout cela lors du vote de censure avec le PS notamment. Mais a-t-il été entendu ?

Oui. Rien n'est joué. Les Français ne se laissent pas enfermer. Elections après élections, on voit bien que tous les pronostics sur la présidentielle ont été démentis et renvoyés à la figure de leurs auteurs. A chaque fois que l'on a voulu faire croire que les jeux étaient faits, on s'est trompé.

Il fait des déclarations quasiment révolutionnaires sur les forces de l'argent et les médias, fustige le « système ». Que lui arrive-t-il ?

Il y a en France une collusion entre pouvoir et médias unique en Europe, puisque de très grands groupes industriels propriétaires de médias dépendent de l'Etat pour leurs marchés. C'est un système malsain, impensable dans les grandes démocraties où les médias ne dépendent de personne et sont à même d'exercer un vrai contre-pouvoir.

C'est presque une thématique d'extrême gauche. Ou veut-il en venir ?

De temps en temps, mettre un coup de pied dans la fourmilière est une bonne chose, et dire que la pensée unique ça suffit également. A la vérité, les gens vivent-ils mieux qu'il y a cinq ans ? Tout ce qui leur a été promis a-t-il été fait ? Non. Le devoir d'inventaire de chaque majorité qui se succède depuis tant d'années, et qui à chaque fois n'est pas réélue a-t-il été fait ? Non. La responsabilité des hommes politiques est de poser les vraies questions, pour que les citoyens entendent les enjeux et imposent des orientations nouvelles.

Ne risque-t-il pas d'être incompris par l'électorat centriste ?

Nos valeurs sont clairement ancrées au centre. Nous voulons un Etat impartial qui ne soit au service d'aucun clan, de nouvelles institutions avec une Assemblée représentant vraiment les Français et de vrais contre-pouvoirs. Car il faut des bases plus larges pour gouverner. Ce n'est pas avec des partis à 18 % qu'existe une légitimité suffisante pour gouverner en profondeur.

L'UDF est-elle condamnée à forcer le trait pour être entendue des Français ?

L'eau tiède, c'est sans intérêt. Nous ne renoncerons jamais à notre liberté de parole.
Le Parisien, 31 ^oût 2006, p. 4, Propos recueillis par Martine Chevalet

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samedi 2 décembre 2006, 14h24 François Bayrou, l'indépendance à la béarnaise

PARIS (Reuters) - Homme de lettres et ténor politique ancré dans son Béarn natal, François Bayrou joue la carte de l'indépendance pour préserver ses chances à la présidentielle de 2007 où, espère-t-il, sa proposition de "troisième voie" fera mouche.

C'est sur ses terres d'Aquitaine, à Serres-Castet, près de Pau, que le président de l'UDF a annoncé sa candidature pour un scrutin présidentiel où il espère faire mieux que sa quatrième place décrochée en 2002.

Né le 25 mai 1951 dans ce qui s'appelait alors les Basses-Pyrénées, le président de l'UDF est un exemple de réussite sociale. Fils d'agriculteur, une lignée qu'il revendique, il fait ses études à Bordeaux où il décroche l'agrégation de lettres classiques.

Professeur à Pau, il entre dans les cabinets parisiens en 1979 comme chargé de mission de Pierre Méhaignerie, alors ministre de l'Agriculture.

Tour à tour élu au conseil général des Pyrénées-Atlantiques, au conseil régional d'Aquitaine et au conseil municipal de Pau, il devient député de la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques en 1986, fonction qu'il occupe encore aujourd'hui.

Ministre de l'Education nationale entre 1993 et 1997, dans trois gouvernements différents, il sera ensuite député européen de juillet 1999 à juin 2002.

Marié et père de six enfants, il vit à Bordères, le village où il est né, dans une maison entourée de prairies où il élève des chevaux.

RAT DES CHAMPS

Soucieux de préserver son image de rat des champs, il se fait volontiers photographier en bras de chemise sur fond de ligne pyrénéenne ou en parka au milieu des vignes. Au moment d'écrire une biographie, il choisit Henri IV, roi de France et de Navarre, du cheval blanc et de la poule au pot.

Président de l'UDF depuis 1998, François Bayrou avait recueilli 6,8% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle de 2002.

En prévision de la prochaine échéance, l'UDF a pris ses distances dès l'an dernier avec l'équipe au pouvoir en refusant notamment de voter le budget de la loi de finances.

Une stratégie d'indépendance qui a éloigné François Bayrou de certains élus centristes, dont Gilles de Robien. Le seul ministre UDF du gouvernement de Dominique de Villepin a été suspendu de ses responsabilités dans les instances exécutives de son parti en juin dernier.

Entre "l'échec" de l'UMP au pouvoir et une Ségolène Royal plus préoccupée du "médiatique" que du "réel", François Bayrou défend une "troisième voie", la sienne.

"On devra gouverner demain au-delà de la frontière droite-gauche", a-t-il souvent déclaré, envisageant même l'hypothèse d'être Premier ministre du président de la République élu en 2007.

François Bayrou, partisan d'une VIe République, veut prendre le meilleur "de tous ceux des différents camps prêts à la politique courageuse dont le pays a besoin".

Selon le dernier baromètre Sofres pour le Figaro Magazine, publié jeudi, la cote de popularité du président de l'UDF était fin novembre de 34%, en baisse de deux points par rapport au mois précédent. Il est crédité de 6% à 12% d'intentions de vote dans les sondages.
Yahoo.fr, actualités, samedi 2 décembre 2006, 14h24

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13 décembre 2006. extrait.Libération, p. 15, Pascal Sevran attaqué ...

Ce mardi, François Bayrou, candidat (UDF) à la présidentielle, a estimé pour sa part que l' «avertissement» de la directionde France 2 à Sevran était «le minimum du minimorum de ce qu'on pouvait faire».
Pour lui, ces propos «méritaient une sanction très forte, un peu plus qu'un avertissement».
Libération, 13 décembre 2006, p. 15, CATHERINE COROLLER

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jeudi 25 janvier 2007, 22h23 François Bayrou décline ses six "E" à Orléans

ORLEANS, Loiret (Reuters) - François Bayrou, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle, a décliné ses six "E" (emploi, écologie, éducation, économie, exclusion et Europe) à Orléans lors d'une réunion publique devant un demi-millier de militants et sympathisants réunis dans une salle du Parc des Expositions.

Le dirigeant centriste, installé sur une estrade frappée du slogan « La France de toutes nos forces », était entouré notamment de Maurice Leroy, député UDF du Loir-et-Cher, et Jacqueline Gourault, sénatrice du même département.

Ce fut pour lui l'occasion de revenir, sans discours écrit, sur les rencontres effectuées durant sa journée de campagne, placée sous le signe de la politique de la santé, dans le Loiret.

« Il y a quelques années, nous avons envoyé des médecins à la retraite en considérant que moins il y aurait de médecins, moins il y aurait d'ordonnances », a-t-il fustigé. « Toute la journée, j'ai rencontré des professionnels de la santé frappés par un sentiment de fatigue, une impression de ne pas en voir le bout ».

François Bayrou, que certains sondages d'opinion placent en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle avec jusqu'à 12% des intentions de vote, s'est appuyé sur un questionnaire envoyé par son parti à quelque 35.000 médecins, pour renforcer son argumentaire.

« Je lisais toujours la même remarque sur ces questionnaires : c'est la première fois que l'on me demande mon avis », a-t-il dit. « Même eux, les notables, se sentent oubliés, écartés des décisions prises par ceux qui sont de l'autre côté de l'écran de télévision. Il me semble que c'est toute la société française qui a ce sentiment », a-t-il ajouté, développant un de ses thèmes favoris sur le divorce entre les élites et le reste des Français.

L'ancien ministre de l'Education a, en outre, détaillé son programme sur l'enseignement.

« Je suis pour que l'on garantisse aux enfants arrivant en sixième la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul », a-t-il déclaré. « Pour rétablir le contrat de confiance entre l'école et les Français, il faut revaloriser son image et cesser de dénigrer (le corps enseignant) ».

À propos des dégradations et de l'indiscipline dans les établissements scolaires, il a préconisé « l'extraction des enfants fautifs et la mise en place d'une pédagogie adaptée avec des éducateurs spécialisés, sans laquelle ils font l'objet d'une non-assistance à personne en danger ».

François Bayrou est revenu sur la condition des élèves méritants, demandant que l'Etat octroie les moyens pour qu'un jeune « issu d'un quartier populaire ait les mêmes chances qu'un jeune scolarisé au lycée Henri IV de Paris ».

Le président de l'UDF a poursuivi son propos pour défendre le ferroutage, l'énergie éolienne, l'installation de panneaux solaires, ou encore une baisse de la consommation d'énergie.

Sur le front de l'emploi, il a répété que « pour éradiquer le chômage » doit exister la possibilité « pour toutes les entreprises de créer deux emplois sans charges sociales pendant cinq ans ».

En conclusion, François Bayrou a rappelé son attachement à « dénoncer l'opposition gauche droite, cette véritable mise en scène ».

« Elu président, je ferai un gouvernement d'union », a-t-il promis, se disant favorable à la représentation de tous les courants à l'Assemblée nationale, « même ceux que je n'aime pas », allusion directe au Front national.

« Je rétablirai une société honnête au bénéfice de tous », a-t-il ajouté. « C'est une véritable révolution à laquelle certains ne sont pas prêts », a-t-il lancé, estimant qu'il convenait d' « interdire aux dirigeants de nommer les petits copains aux postes clés ».
Yahoo.fr, actualités, jeudi 25 janvier 2007, 22h23

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30.01.2007 | 16:44 Scooter du fils Sarkozy : Bayrou s'insurge

La police a déployé des moyens exceptionnels pour retrouver les voleurs du scooter du fils de Nicolas Sarkozy, allant même jusqu'à effectuer des prélèvements d'ADN sur l'engin. Le candidat UDF dénonce un "deux poids deux mesures".

Le candidat UDF à l'élection présidentielle, François Bayrou, s'est insurgé, mardi 30 janvier, sur l'ampleur des moyens déployés dans l'affaire du vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy. Il estime que l'arrestation des jeunes gens soupçonnés du vol, grâce à des recherches d'ADN, est "révélateur" du "deux poids deux mesures" dans l'attitude de la police et de la justice.

"Nous vivons dans la France des deux poids, deux mesures (...) C'est évident que ce genre de petit événement est révélateur de la manière dont, selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour, en tous cas l'attitude de la police, de la justice ne sera pas exactement la même", a déclaré mardi le candidat de l'UDF sur RTL.

Selon François Bayrou, "il y a tous les jours, en France, des événements de cet ordre qui ne donnent pas lieu à des déploiements policiers de cette ampleur".

Zèle

Comme le rapportait Le Parisien dans son édition de mardi, la police a en effet fait preuve d'un zèle assez rare pour retrouver le scooter du fils de Nicolas Sarkozy.
Le fils du ministre de l'Intérieur avait déclaré le vol devant le domicile de sa mère de son Piaggio 50 cm3, le 7 janvier. L'engin n'avait pas d'antivol et n'était pas non plus assuré contre le vol.
Mais, alors que dans la plupart des cas de disparition de deux-roues, aucune investigation n'est menée, les policiers ont déployé des moyens démesurés pour retrouver le ou les voleurs.
Quelques jours après le dépôt de la plainte, des policiers tombent en effet, par hasard, sur le fameux véhicule, abandonné sur un parking. Ils décident alors de rechercher l'identité des voleurs en procédant à un relevé d'empreintes ainsi qu'à deux prélèvements d'ADN. Selon des informations obtenues par nouvelobs.com, le prix d'une analyse d'un prélèvement ADN par un laboratoire privé avoisine les 300 euros hors taxes, soit 600 euros pour deux analyses.

85.167 deux-roues dérobés en 2006

Des investigations qui ont permis de conduire à l'arrestation, mardi 23 et mercredi 24 janvier, de trois suspects, deux âgés de 17 ans et un de 18 ans à Bobigny et Montreuil. Ils devraient être jugés ultérieurement.
De son côté, Le Parisien rappelle dans son article que "l'an passé, 85.167 deux-roues ont été dérobés, selon les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur. Seuls 6.908 vols ont été élucidés et 281 personnes ont été écrouées.

Un syndicat de police réclame une enquête

Action-police CFTC, un syndicat de policiers minoritaire, a demandé mardi au président de la République la création d'une commission d'enquête parlementaire.

Dans un communiqué, Michel Thooris, secrétaire général de ce syndicat réputé proche de l'extrème-droite, déclare avoir "saisi" Jacques Chirac afin de "lui demander la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur cette affaire". "Il est intolérable (...) de jeter l'opprobre sur la police en la faisant passer pour une force publique non pas au service de tous mais plutôt au service particulier de quelqu'un", fait valoir le syndicat. Pour lui, ce "larcin est d'une grande banalité qui ne fait jamais l'objet de telles investigations".
NOUVELOBS.COM | 30.01.2007 | 16:44

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[19/02/2007 - 17:55] Au second tour, Bayrou gagnerait face à Sarkozy ou Royal

PARIS (Reuters) - S'il était présent au second tour, François Bayrou remporterait l'élection présidentielle qu'il soit opposé à Nicolas Sarkozy ou à Ségolène Royal, selon un sondage Ifop pour LCI et Fiducial publié lundi.

D'après cette enquête menée du 13 au 15 février auprès de 956 personnes, le candidat de l'UDF recueillerait 52% des suffrages face à son rival de l'UMP et 54% contre la candidate socialiste.

En cas de duel Sarkozy-Royal, le candidat de l'UMP gagnerait l'élection avec 53%, en progression de deux points par rapport au même sondage effectué en janvier.

Au premier tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 32% des intentions de vote (-0,5 point par rapport à janvier), suivi par Ségolène Royal à 25,5% (-2,5), François Bayrou à 16% (+3,5) et Jean-Marie Le Pen 11% (stable).

Olivier Besancenot recueille 4% des intentions de vote (stable), Philippe de Villiers 2,5% (+0,5), Marie-George Buffet 2% (-1), Arlette Laguiller 2% (-1), José Bové 2% (pas de comparatif) et Dominique Voynet 1,5% (-1,5).
Alice.fr, actualités, [19/02/2007 - 17:55]

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Par LAURENT JOFFRIN, Libération, 22 février 2007, p. 3. L'heure de vérité

François Bayrou est un homme sympathique, courageux et cultivé. Il est aussi le fils naturel de François Mitterrand et Jean-François Kahn. Un mélange de rouerie érudite et de panache tonitruant.
Centriste mou à l'extérieur et silex d'ambition à intérieur, il a vite compris que la candeur en politique ne payait guère. Après un début de campagne pédagogique et discret, il a réa1isé qu'il fallait, sous peine de disparaître dans le marais, enfourcher le cheval de la contestation des élites et de la vitupération du petit monde parisien. Il l'a fait avec un talent certain et une crânerie qui lui font honneur. Cette chevauchée solitaire lui vaudra reconnaissance de l'opinion.

Nous arrivons à l'heure de vérité. Que veut dire, au fond, François Bayrou?
Difficile de le dire: c'est un Monsieur Ni-Ni. Ni Ségo ni Sarko. Hésitants, dubitatifs un certain nombre d'électeurs ont donc fait halte dans cette antichambre du choix.

Mais, au jour dit, il faudra bien pencher, comme dans la plupart des pays modernes, à droite ou à gauche : vers le libéralisme droitier ou vers la sociale-démcratie rénovée. C'est-à-dire quitter François Bayrou et son imaginaire République du centre. Ses députés UDF, au demeurant, ont déjà décidé: pour espérer la réélection, ils ont un cruel besoin des voix de l'UMP. C'est-à-dire de Nicolas Sarkozy. L'appel lancé par Daniel Cohn-Bendit, plein de générosité moderniste, risque fort de rester lettre morte. Il faut qu'un pays soit gouverné d'un côté ou de l'autre. Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Pour François Bayrou, cet homme de droite déguisé en candidat de gauche, elle se refermera à brève échéance.
Libération, 22 février 2007, p. 3

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mardi 27 février 2007, mis à jour à 13:07 François Bayrou monte à 19% des intentions de vote, selon l'Ifop Reuters

François Bayrou recueille 19% des intentions de vote au 1er tour, selon un sondage Ifop, son meilleur score dans les enquêtes d'opinion menées en prévision de l'élection présidentielle d'avril et mai prochains.

Dans ce sondage pour l'hebdomadaire Paris Match effectué lundi, le président de l'UDF gagne deux points par rapport à une précédente enquête réalisée les 22 et 23 février.

Au premier tour, Nicolas Sarkozy reste en tête des intentions de vote et gagne un point à 29%, devant Ségolène Royal, créditée de 25,5% des voix, en recul de 2,5 points.

Au second tour, le candidat de l'UMP l'emporterait face à la candidate socialiste avec 52% contre 48%. Dans la précédente enquête de l'Ifop, Nicolas Sarkozy était donné vainqueur avec 50,5% des voix contre 49,5% à Ségolène Royal.

Estimant que François Bayrou "se positionne plus que jamais comme le trouble-fête du premier tour", l'Ifop note toutefois que c'est chez ses électeurs que la part des indécis est la plus élevée, à 62%.

Le dirigeant centriste, que chaque sondage ces derniers temps donne en progression, devance Jean-Marie Le Pen, qui est crédité de 12% des intentions de vote, en hausse de 0,5 point.

L'institut de sondage souligne que les candidats de la gauche de la gauche ou écologiste "peinent à exister dans cette campagne électorale".

Hormis Olivier Besancenot, qui obtient 4% (+ un point), Arlette Laguiller, Marie-George Buffet, José Bové et Dominique Voynet sont stables ou en léger recul avec respectivement des scores de 2%, 2,5%, 2% et 0,5%.

Le sondage a été réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 952 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
mardi 27 février 2007, mis à jour à 13:07

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Raffarin : la "dérive à gauche" de Bayrou est "dangereuse"
NOUVELOBS.COM | 05.03.2007 | 09:06

"Je dis calmement à Bayrou 'ta dérive à gauche est dangereuse, reviens là où tu étais, au centre'", a affirmé l'ancien Premier ministre.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a qualifié dimanche 4 mars de "dangereuse" la "dérive à gauche" du candidat de l'UDF François Bayrou. "Je le connais bien, je l'aime bien (...)", a affirmé l'ancien chef du gouvernement lors du Grand Rendez-vous Europe 1/TV5 Monde/ Le Parisien. C'est quelqu'un de bien, c'est pas quelqu'un de léger. Je trouve son projet sympathique mais je le vois impossible. Parce qu'il est impossible, parce qu'il peut créer de la déception, je crains que ce soit un projet dangereux" "Je dis calmement à Bayrou 'ta dérive à gauche est dangereuse, reviens là où tu étais, au centre'", a-t-il lancé.

"L'éclatement du PS"

Il a réitéré son analyse selon laquelle le projet de gouvernement "d'union" de François Bayrou "suppose l'éclatement du PS", qui n'interviendra pas. "Je ne crois pas que la coalition puisse permettre la réforme (...) Ce n'est pas par un compromis dans le gouvernement qu'on fait la réforme, on fait la réforme dans un compromis avec la société civile", a poursuivi l'ancien centriste, citant l'exemple de la réforme des retraites. Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé sa conviction d'un duel UMP-PS au second tour de la présidentielle. "Cette élection sera serrée entre les deux grandes familles politiques", a-t-il redit.
NOUVELOBS.COM | 05.03.2007 | 09:06

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Politique Sondage auprès des 18-29 ans: François Bayrou à 20% au 1er tour et élu contre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au second tour AP | 08.03.2007 | 09:51

Si le deuxième tour de l'élection présidentielle avait lieu dimanche, les jeunes âgés de 18 à 29 ans éliraient François Bayrou contre Nicolas Sarkozy (55%, contre 45%) et Ségolène Royal (54% contre 46%), selon un sondage OpinionWay pour "Metro" et Radio classique publié jeudi.

Selon cette enquête dont la marge d'erreur est de plus ou moins trois points de pourcentage, en cas de duel Sarkozy-Royal, c'est la candidate socialiste qui l'emporterait (51%; 49%).

Au premier tour, le candidat de l'UDF recueillerait 20% des suffrages des jeunes, derrière le candidat de l'UMP (30%) et la socialiste (28%). Le président de FN n'obtiendrait que 8% des voix. Le vote blanc et l'abstention atteindraient les 15%.

Au second tour, Ségolène Royal l'emporterait sur Nicolas Sarkozy (51% contre 49%) mais en cas de duel avec François Bayrou, les deux candidats perdraient: le président de l'UDF recueillerait 55% des voix contre 45% pour Nicolas Sarkozy, et 54% face à Ségolène Royal (46%).

Paradoxalement, 53% des 18-29 ans jugent que c'est le candidat de l'UMP qui a un projet pour la France, devant François Bayrou (45%) et Ségolène Royal (39%).
- sondage réalisé en ligne du 5 au 7 mars 2007, auprès d'un échantillon de 982 individus, représentatif de la population française âgée de 18 à 29 ans, selon la méthode des quotas. AP
Yahoo.fr, actualités, AP | 08.03.2007 | 09:51

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UMP: la riposte anti-Bayrou
JUDITH WAINTRAUB. Le Figaro. Publié le 08 mars 2007 Actualisé le 08 mars 2007 : 08h04 .

EN PARLER, mais comment ? Le « cas » Bayrou et sa progression continue dans les sondages font débat dans l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy. Le candidat lui-même a varié les stratégies. En visite dans le Cher, la semaine dernière, il a accusé son rival de l'UDF de vouloir ressusciter « la IVe République », avec des majorités « un peu à gauche, un peu à droite » condamnées pour survivre « à l'impuissance ».

Mais depuis cette sortie, il semble être revenu à sa première option : l'indifférence. Certains de ses proches s'en félicitent. Brice Hortefeux, par exemple, ne voit aucune raison de « parler des candidats qui sont derrière » le champion de l'UMP dans les sondages.

Le communicant Jean-Michel Goudard est sur la même ligne que le ministre délégué aux Collectivités territoriales. Selon lui, « cogner sur un type qui est un jour à gauche, l'autre à droite, ça ne sert à rien ». Mieux vaut « attendre et voir », préconise-t-il, en soulignant que « pour le moment, si Bayrou prend des voix à droite, Sarkozy ne baisse pas ».

François Fillon cogne fort

Les partisans de la prudence sont plus discrets que les tenants de la riposte. Parmi ces derniers, les poids lourds de l'UMP rivalisent d'ardeur. Alain Juppé s'est fait applaudir jeudi à Bordeaux en lançant : « Ni gauche ni droite, soyons sérieux, c'est un slogan électoral, ce n'est pas un projet politique ! » Dans le Val-d'Oise, lundi, François Fillon a réitéré l'exercice avec un succès identique.

Le premier ministrable le mieux placé à l'UMP a cogné fort, en expliquant que « quand il n'y a plus de différence entre la gauche et la droite, il n'y a plus qu'à choisir entre Le Pen et Laguiller ». Jean-Pierre Raffarin a donné lui aussi, en comparant Bayrou à un « albatros qui a une très grande aile à droite et veut avoir une très grande aile à gauche, au risque de ne plus pouvoir s'envoler ».

Mais tout en joignant sa voix au choeur, l'ancien premier ministre reconnaît en privé que la stratégie de l'UMP vis-à-vis de l'adversaire UDF manque de cohérence : « On n'est pas clair sur Bayrou. Certains d'entre nous le présentent comme un homme de droite, donc un problème pour la droite. Moi, je suis plutôt pour dire que c'est le problème de la gauche. »

Jean-Claude Gaudin, lui, juge plus efficace d'insister sur « le décalage entre des élus et des militants qui penchent toujours plus à gauche, et un électorat ancré à droite ». Le maire de Marseille, ex-UDF, estime que Nicolas Sarkozy aurait intérêt à « faire savoir que l'UMP n'a pas vocation à gouverner toute seule » pour rassurer les électeurs centristes.

Rue d'Enghien, au siège de campagne, on laisse dire. Un sarkozyste du premier cercle explique que le candidat « n'a pas à se mêler des questions politiciennes comme la composition de son futur gouvernement ». « Son terrain, c'est celui des idées, ajoute-t-on. Il doit y rester. » Pendant que les notables de l'UMP s'interrogeaient, les stratèges de l'équipe ont mis au point leur propre dispositif anti-Bayrou. Simone Veil en est la pièce maîtresse.

Issue de l'UDF, l'ancienne présidente du Parlement européen doit prendre aujourd'hui la tête du comité de soutien de Nicolas Sarkozy (lire ci-dessous). La nouvelle sera rendue publique après leur déjeuner d'aujourd'hui.

Le candidat de l'UMP table aussi sur la personnalité de Jean-Louis Borloo pour mordre sur l'électorat centriste. Le ministre de la Cohésion sociale, lui aussi issu de l'UDF, a fait durer le plaisir en repoussant la date de son ralliement, mais il a prévu de voir Nicolas Sarkozy « dans les huit jours », ce qui laisse présager une fin de suspense imminente.

Entre-temps, dans la foulée de l'installation de Simone Veil à la présidence du comité de soutien, le candidat devrait recevoir un autre renfort de poids : celui du fondateur de l'UDF, Valéry Giscard D'Estaing. L'homme qui rêvait, comme Bayrou, de rassembler « deux Français sur trois ».
JUDITH WAINTRAUB. Le Figaro. Publié le 08 mars 2007 Actualisé le 08 mars 2007 : 08h04

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08.03.07 | 16h02 A peine ralliée à Nicolas Sarkozy, Simone Veil attaque François Bayrou LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 08.03.07 | 16h02 • Mis à jour le 08.03.07 | 16h02

Nicolas Sarkozy a annoncé officiellement, jeudi 8 mars, au côté de l'ancienne ministre UDF Simone Veil, que celle-ci "soutenait" sa candidature et "prendrait toute sa part" à sa campagne. Auparavant, le ministre de l'intérieur et Simone Veil ont déjeuné ensemble en tête-à-tête au QG du candidat.

A peine rangée derrière le candidat UMP, Simone Veil, qui vient de retrouver sa liberté de parole en quittant le Conseil constitutionnel, s'est livrée à une attaque en règle contre François Bayrou : "il ne représente pas du tout le centre, il ne représente que lui-même", a-t-elle estimé. A l'inverse, elle a évoqué l'"admiration" et "l'amitié" qu'elle éprouvait pour "Nicolas".

"MANŒUVRE"

Dans un premier temps, l'équipe de campagne de M. Sarkozy envisageait de nommer Simone Veil à la présidence de son comité de soutien. Mais le candidat UMP a écarté pour l'instant la création d'un tel comité : "ce que nous voulons, c'est parler au peuple français dans son ensemble, sans intermédiaire", a-t-il dit.

Depuis Bruxelles, François Bayrou a qualifié ce ralliement de "manœuvre". "Tout le monde sait depuis longtemps que ce groupe balladurien des années 1990 est en effet engagé dans cette campagne, il n'y a selon moi aucune surprise", a déclaré le candidat centriste à la presse, dopé par des sondages qui le placent désormais à plus de 20 % des intention de vote. "C'est un peu attristant étant donné la personnalité de Simone Veil", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, s'est défendu de vouloir instrumentaliser Mme Veil. "On ne peut pas résumer Simone Veil, son action et ce qu'elle représente à cette idée de scud" anti-Bayrou, a-t-il assuré sur BFM.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 08.03.07 | 16h02 • Mis à jour le 08.03.07 | 16h02

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mardi 13 mars 2007, 18h08 En banlieue, un "engouement" pour Bayrou selon des acteurs associatifs

BOBIGNY (AFP) - Il existe un "engouement" pour François Bayrou en banlieue, affirment des responsables associatifs interrogés mardi par l'AFP selon lesquels de plus en plus d'électeurs des quartiers sensibles voient dans le président de l'UDF l'homme le plus à même de battre Nicolas Sarkozy.

"C'est lui qui bénéficie du capital sympathie. Les gens en ont soupé de la droite et de la gauche et il apparaît comme un homme neuf", affirme ainsi Stéphane Ouraoui, président de l'association Pas de quartiers, tous citoyens, présente dans toute la région parisienne.

Le candidat de l'UDF, en tournée en Seine-Saint-Denis mardi, a été bien accueilli par la population. En déplacement au Val-Fourré (Yvelines) le 9 février et à Nanterre (Hauts-de-Seine) le 30 janvier, il avait reçu un accueil bienveillant.

"Son côté anti-système plaît", confirme Mohamed Chirani, président de l'association Votez banlieue.

La tendance s'est accentuée au cours de la campagne: "Bayrou est en train de gagner la confiance de la banlieue: il bénéficie de la peur engendrée d'un côté par l'agressivité de Nicolas Sarkozy et de l'autre par les maladresses et l'inexpérience de Ségolène Royal", souligne Mohamed Chirani.

La réflexion de Nicolas Sarkozy, sur TF1, sur ces personnes qui ne respectent pas la France parce qu'elles "égorgent des moutons dans des baignoires", "en a choqué plus d'un", assure Stéphane Ouraoui. "J'étais récemment à une réunion de jeunes partisans du Parti radical de Jean-Louis Borloo à Mantes-la-Jolie. Pas un ne voulait voter pour Nicolas Sarkozy", témoigne-t-il.

A contrario, François Bayrou rassure la communauté musulmane. Sa brève apparition le 16 février au dîner de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, où il s'est présenté comme "un croyant" qui "respecte les croyants", a été très appréciée, selon des participants.

Hafid Rahmouni, directeur de l'association Zyva à Nanterre, l'a trouvé "très humain" lors de son passage dans cette ville. "C'est lui qui nous a semblé le plus à l'aise. Il n'y avait pas cette distance que peut provoquer la position d'un homme comme lui. Ca a vraiment fait la différence".

Selon Stéphane Ouraoui, M. Bayrou bénéficie de l'image d'un homme "honnête" et "intègre".

La gifle donnée en 2002 lors d'une visite au quartier de la Meinau à Strasbourg à un jeune garçon qui lui faisait les poches ne lui porte pas préjudice. "Perçue comme une correction de père de famille", elle est oubliée, quand elle n'est pas saluée, selon M. Chirani.

Autre atout de François Bayrou en banlieue, et non des moindres: sa position dans les sondages qui le donnent gagnant face au candidat de l'UMP s'il était présent au second tour. "La banlieue cherche un vote pragmatique, l'objectif est de battre Sarkozy et ce n'est pas avec le vote Royal qu'on y parviendra", assure M. Chirani.

Pour certains, Bayrou apparait davantage comme un moindre mal que comme une vraie solution. "On essaie de prendre le moins mauvais pour nous, franchement, on se dit, +pourquoi pas ?+ On paie pour voir, comme au poker", explique Hamza Bouguerra, président de l'association des jeunes des Tarterêts (Essonne).

Reste à savoir si le candidat tiendra la distance et s'il pourra apparaître jusqu'au bout comme un homme au centre. "Certains en banlieue pourraient se souvenir que M. Bayrou a été ministre dans un gouvernement de droite, a soutenu des gouvernements de droite et a voulu financer les écoles privées", prévient Stéphane Ouraoui.
Yahoo.fr, actualités, mardi 13 mars 2007, 18h08

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François Bayrou défend lui aussi l'idée d'une VIe République 19.03.07 | 08h54

PARIS (Reuters) - François Bayrou souligne avoir lui aussi mis en avant l'idée de VIe République, évoquée dimanche par la candidate socialiste Ségolène Royal.

"J'ai beaucoup utilisé le terme de VIe République pour montrer le changement", a expliqué le candidat de l'UDF sur Canal +.
"Simplement, j'ai dit que le numéro n'était pas important. Ce qui est important, c'est le contenu du texte", a-t-il ajouté.

Ségolène Royal a appelé dimanche les élus socialistes à construire avec elle, si elle est élue, une VIe République, laissant le soin à Nicolas Sarkozy et à François Bayrou de "s'accrocher aux oripeaux" de la Ve République.
lemonde.fr, 19.03.07 | 08h54

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Les propos du candidat UMP sur la pédophilie et le suicide «innés» choquent. Sarkozy prend les catholiques à rebrousse-foi Par Jean-Dominique MERCHET, Libération, QUOTIDIEN : lundi 9 avril 2007

L'homme est-il libre ? Beau débat philosophique que celui lancé ­ sans doute bien involontairement ­ par Nicolas Sarkozy avec ses déclarations sur la prédisposition génétique à la pédophilie ou au suicide. Il a en tout cas réussi à unir contre lui le très antichrétien Michel Onfray et les milieux catholiques.

Samedi, l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, a asséné un coup de crosse au candidat de l'UMP, qui ne manque pourtant pas de se dire «catholique» .
«L'homme est libre, a affirmé l'ecclésiastique sur RTL. Ce qui me paraît le plus grave, c'est l'idée que l'on ne peut pas changer le cours de l'existence. Dire que quelqu'un est prédéterminé [...], cela veut dire que l'homme est conditionné absolument.»

Mécontents.

Dans un entretien avec le nietzschéen Michel Onfray, récemment publié par Philosophie magazine d'avril, Nicolas Sarkozy déclarait : «J'inclinerais à penser qu'on naît pédophile» et plus loin : «Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable [...]. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense. »

Sur cette question, les catholiques ne peuvent qu'être très mécontents du candidat vers lequel penche pourtant la majorité des pratiquants (1). Partisan d'une «culture de la vie», les cathos ne cessent en effet de dénoncer tout ce qui ressemble de près ou de loin à l'eugénisme, le tri des embryons et, désormais, la «chasse génétique» , selon le mot de Mgr Vingt-Trois.

Les catholiques de l'UMP se retrouvent bien embarrassés. Sur leur site Internet (2), ils renvoient dos à dos Nicolas Sarkozy et Michel Onfray : «A chacun de se faire son opinion.» D'un côté, l'homme déterminé par ses gènes, de l'autre l'homme déterminé par son milieu. La cathosphère s'emballe : ainsi l'animateur du très conservateur blog Le salon beige s'emporte : «C'est du racisme. Nicolas Sarkozy semble penser que c'est l'hérédité qui fait le criminel. Il nie la liberté et la responsabilité humaine.»

Evidemment, le très croyant François Bayrou n'est pas en reste. «Quand Nicolas Sarkozy en vient à dire qu'un bébé peut naître en ayant en lui une condamnation à la perversité ou au suicide, mais dans quelle société vit-on ?» s'est il exclamé, samedi, sur France 3.
Depuis la Corse, le candidat de l'UDF avait déjà dénoncé les «propos terriblement inquiétants et glaçants» de son rival : «Ce sont des propos qui ne sont plus des propos humanistes. Ça voudrait dire qu'on a aucune chance, que son destin est joué à l'avance.» Quant à Jean-Marie Le Pen, il réagissait dès mercredi sur le même registre : «Si nous sommes habités par des gènes qui sont en eux-mêmes criminogènes, ça veut dire que nous n'avons pas la responsabilité de ce que nous faisons. »

Exonération.

A gauche, le généticien Axel Kahn a affirmé hier sur RTL qu' «il n'y a pas de gène d'un destin malheureux» . Il a accusé Nicolas Sarkozy de «s'exonérer par avance de ses responsabilités en disant : si ça survient, le monde que je vais essayer de construire n'y sera pour rien.» Ségolène Royal s'est contentée vendredi d'un «Je laisse les scientifiques répondre» , alors que son directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, trouvait «surprenants» les propos de Nicolas Sarkozy. L'intéressé, lui, «ne souhaite pas polémiquer» sur ce sujet, a-t-il fait savoir samedi, lors d'un déplacement à Saint-Remy-de-Provence.
(1) 72 % au second tour selon un sondage Ifop La Croix réalisé du 23 au 26 février auprès de 1 842 personnes.
(2) http://catholiques-ump.typepad.fr/catholiques_de_lump/

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jeudi 12 avril 2007, 13h13 Spartacus réitère son soutien à Bayrou "pour réconcilier la France"

PARIS (AFP) - Spartacus, pseudonyme collectif de personnalités socialistes, a réitéré jeudi son soutien à François Bayrou, comptant sur le candidat UDF à la présidentielle "pour réconcilier la France".

Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Spartacus affirme que le président de l'UDF représente "un espoir pour des millions de Français qui veulent croire à cette chance unique de proposer un travail en commun à des hommes et des femmes venus d'horizons différents mais unis par le seul idéal du bien public".

Selon ce collectif, "Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen proposent conjointement une vision crispée et haineuse de notre société et de notre avenir". "Jamais un candidat de la droite républicaine à l'élection présidentielle n'est allé aussi loin dans le débauchage et la surenchère en direction des thèses d'extrême droite", ajoute Spartacus.

Il ajoute que "Ségolène Royal, comme on le prévoyait dans la précampagne interne au PS, s'est laissé entraîner sur ce terrain". "Par manque de rigueur, d'idées ou par penchant personnel, on ne retient plus de son discours qu'un écho caricatural aux idéaux nationalistes et démagogiques", déplore Spartacus.

"Nous avons besoin, nous avons envie d'un président calme, serein, équilibré, mais qui soit aussi avisé des difficultés quotidiennes des plus démunis de nos concitoyens", d'"un président courageux qui ne change pas d'avis au gré des sondages qualitatifs ou de réunions de quartiers", d'"un président qui n'engage pas la France dans des conflits internationaux par suivisme ou qui dise à différents interlocuteurs ce que chacun souhaite entendre".
Yahoo.fr, actualités, jeudi 12 avril 2007, 13h13

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Rocard veut une alliance entre Royal et Bayrou. Vendredi, l'ancien Premier ministre socialiste a appelé dans le journal Le Monde à une «alliance» entre Ségolène Royal et François Bayrou «avant le premier tour» de l'élection présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy
Par Liberation.fr avec AFP, LIBERATION.FR : vendredi 13 avril 2007

Tout pour battre Sarkozy.
Vendredi, l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a appelé dans le journal Le Monde à une «alliance» entre Ségolène Royal et François Bayrou «avant le premier tour» de l'élection présidentielle pour battre le candidat de l'UMP.

«Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d'autant mieux qu'ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d'espoir pour la France», écrit Michel Rocard dans une tribune publiée dans Le Monde, daté de samedi.

«J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance», poursuit l'ancien Premier ministre de François Mitterrand.

Rocard est la première personnalité du PS a appeler ainsi ouvertement à une alliance entre la candidate socialiste et le candidat de l’UDF. Deux collectifs ayant pour pseudonymes «Spartacus» et «Les Gracques» - dont certains membres connus sont d’anciens proches deRocard - ont déjà appelé à un tel rapprochement.

Une proposition immédiatement rejeté par le Premier secrétaire du PS. Pour Hollande, il n’y a «pas d’alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite». «Le rassemblement de la gauche doit se faire au premier tour. Il faut voter Ségolène Royal au premier tour. Au second tour, il faudra aussi voter Ségolène Royal».

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L'UDF « pas à vendre » (23/04/07)

Interrogée ce matin par Le Parisien/Aujourd'hui en France, Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou avertit : « Nous ne sommes pas à vendre ! ». Pour en savoir plus, il faudra attendre que le leader UDF s'exprime cette semaine. Et s'il n'est pas au second tour, Marielle de Sarnez reste enthousiaste : le score « est formidable, historiquement inégalé dans la famille centriste » selon elle.
Marianne, brèves de la semaine, Lundi 23 Avril 2007

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François Bayrou ne donne pas de consigne de vote pour le second tour et crée un nouveau parti LEMONDE.FR | 25.04.07 | 16h14 • Mis à jour le 25.04.07 | 17h06

Je ne donnerai pas de consigne de vote" entre les deux tours, a déclaré François Bayrou lors d'une conférence de presse très attendue, mercredi 25 avril, indiquant qu'il ne savait pas lui-même "ce qu'il fera" dimanche 6 mai. "J'estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix." Le candidat UDF, très courtisé depuis qu'il a recueilli 18,6 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle, a par ailleurs indiqué qu'il accepte le débat que lui a proposé Ségolène Royal, ajoutant qu'il est prêt à en faire autant avec Nicolas Sarkozy si ce dernier le lui propose.

François Bayrou a précédé ces annonces d'une explication. Lui estime que la France souffre de trois maux, "qui doivent être réparés ensemble" : "la démocratie malade", et notamment "l'absence de séparation des pouvoirs", "le tissu social déchiré", avec ses "ghettos", et "le manque de croissance", dont le chômage et la faiblesse du pouvoir d'achat sont les"symptômes". Or, selon lui, "Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal vont non pas réparer mais risquent d'aggraver l'un ou l'autre de ces maux" : le candidat de l'UMP, qui a "le goût de l'intimidation et de la menace", s'il est élu, "concentrera les pouvoirs comme jamais" ; la candidate socialiste "paraît plus attentive au tissu social", mais entend "multiplier les interventions de l'Etat", et son programme économique "va exactement à l'encontre des orientations dont la France a besoin". Enfin, il estime que "les deux candidats ont promis une hausse délirante des dépenses publiques".

UN PARTI DÉMOCRATE, "CENTRAL"

"Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n'accepterai aucune soumission ou ralliement à l'un des deux camps", a-t-il ajouté. "Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l'action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l'intérêt général", a poursuivi M. Bayrou.

"Pour changer définitivement la politique française", il a annoncé la création d'un nouveau parti "central" plutôt que centriste, qu'il propose de baptiser Parti démocrate. Ce parti "présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives, pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre dans son expression et décidée à défendre les citoyens sans se laisser intimider par les menaces ou les tentations diverses liées au pouvoir". "Le Parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France", a-t-il ajouté.

Interrogé sur son propre vote au second tour, il a répondu : "A l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai, mais j'imagine déjà ce que je ne ferai pas." "Beaucoup de choses peuvent intervenir dans les douze jours qui restent", a-t-il indiqué, citant le débat qu'il devrait avoir avec la candidate socialiste et le débat d'entre-deux-tours entre les présidentiables. A une journaliste qui l'interrogeait en anglais, François Bayrou a répondu dans la même langue qui lui était "absolument impossible, dans la situation actuelle", d'accepter un poste de ministre dans le prochain gouvernement, quel qu'il soit.
LEMONDE.FR | 25.04.07 | 16h14 • Mis à jour le 25.04.07 | 17h06, Claire Ané

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mercredi 25 avril 2007, 16h46 François Bayrou dénonce "la manière de gouverner des Hauts-de-Seine"

PARIS (AP) - Confirmant son intention de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux législatives de juin prochain, François Bayrou a dénoncé mercredi "la manière de gouverner des Hauts-de-Seine", et les "pressions" dont les élus UDF sont l'objet de la part de l'UMP, au cours d'une conférence de presse à Paris.

"Cette manière de multiplier, par pression, des débauchages individuels et de prétendre fabriquer de faux partis", "cela ressemble assez à la manière de gouverner des Hauts-de-Seine qui n'est pas pour moi (...) l'exemple de la démocratie", a-t-il dit.

Alors qu'on lui demandait s'il entendait présenter des candidats dans chaque circonscription, M. Bayrou a répondu: "oui, plus que jamais". "Le parti démocrate aura des candidats dans toutes les circonscriptions de France".

M. Bayrou a affirmé qu'il serait lui-même candidat aux législatives à Pau en juin. Interrogé sur l'attitude des élus UDF aux législatives, il s'est montré évasif: "nous sommes à l'élection présidentielle, nous verrons aux élections législatives".

Il a minimisé le ralliement de certains élus à Nicolas Sarkozy: "un certain nombre d'entre eux peut faire le choix de soutenir Nicolas Sarkozy. J'ai dit que le vote était libre", mais "tous restent avec moi sans aucune exception".

"J'ai beaucoup de liens avec les députés qui m'entourent. Je comprends bien les pressions dont ils sont l'objet. A mon avis, ces pressions ne devraient pas les impressionner".

Mais "ma ligne, ce n'est pas les élus, ce sont les électeurs (...) C'est avec les Français que je parle, pour eux que je réfléchis". AP
mercredi 25 avril 2007, 16h46, Yahoo.fr, actualités

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Plus de la moitié des députés UDF voteront pour Nicolas Sarkozy NOUVELOBS.COM | 26.04.2007 | 18:16

15 députés centristes sur 29 ont indiqué qu'ils voteraient pour le candidat UMP le 6 mai.
Plus de la moitié des députés UDF voteront pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, selon leurs déclarations recueillies jeudi 26 avril par l'AFP.

15 députés centristes sur 29 ont indiqué qu'ils voteraient pour le candidat UMP le 6 mai. Un votera blanc, Gilles Artigues (Loire). Dix (dont François Bayrou) n'ont pas révélé leur choix. Enfin, trois n'avaient pu être joints par l'AFP, dont leur chef de file Hervé Morin (Eure).

Suite à l'annonce mercredi, par le président de l'UDF, de la liberté de vote donnée aux élus centristes comme aux électeurs, plusieurs députés, dont des proches de François Bayrou, ont annoncé qu'ils voteraient pour Nicolas Sarkozy, tout en réaffirmant leur fidélité à leur président et leur soutien à son futur "parti démocrate".

Il s'agit de François Sauvadet (Côte-d'Or), porte-parole de l'UDF, Charles de Courson (Marne), Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne), Nicolas Perruchot (Loir-et-Cher), François Rochebloine (Loire), Jean-Pierre Abelin (Vienne) et Jean-Luc Préel (Vendée).

Santini et Blanc ralliés avant le premier tour

Dès qu'avait été connu le résultat du 1er tour, d'autres avaient annoncé leur soutien à Nicolas Sarkozy, certains participant dans la foulée à ses meetings: Francis Hillmeyer (Haut-Rhin), Olivier Jardé (Somme), Stéphane Demilly (Somme), Michel Hunault (Loire-Atlantique), Pierre Albertini (Seine-Maritime) et Rodolphe Thomas (Calvados).

Le député-maire d'Issy-les-Moulineaux, André Santini, et le député apparenté UDF des Yvelines Christian Blanc s'étaient ralliés à Nicolas Sarkozy avant même le premier tour.

Anne-Marie Comparini (Rhône), Yvan Lachaud (Gard), Maurice Leroy (Loir-et-Cher), Rudy Salles (Alpes-Maritimes), Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis), Bernard Bosson (Haute-Savoie), Philippe Folliot (Tarn) et Francis Vercamer (Nord) n'ont pas voulu révéler leur choix ou ont affirmé n'être pas encore décidés.

François Bayrou, député des Pyrénes-Atlantiques, avait indiqué mercredi: "à l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai". "Mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas", avait-il ajouté, laissant clairement entendre qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, sans révéler s'il voterait pour Ségolène Royal, blanc ou s'abstiendrait.

Claude Leteurtre (Calvados) annoncera son choix après le débat du 2 mai, mais, dit-il, ce ne sera pas Ségolène Royal.
NOUVELOBS.COM | 26.04.2007 | 18:16

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samedi 28 avril 2007, 15h36 Débat à fleurets mouchetés entre Royal et Bayrou

PARIS (Reuters) - Ton affable, sourires aimables et plaisanteries, le débat télévisé qui a opposé samedi Ségolène Royal et François Bayrou a davantage tenu du dialogue policé que de la foire d'empoigne.

Durant près de deux heures de discussion retransmise sur BFM TV et RMC, François Bayrou a toutefois marqué son "désaccord assez profond" avec le programme économique de la candidate socialiste, qui s'est dite déterminée à le mettre en oeuvre si elle est élue présidente de la République le 6 mai.

"Nous ferons un bout de chemin ensemble", a dit Ségolène Royal à la fin d'un exercice inédit en France où elle a dit voir le signe d'une "modernisation de la vie politique".

C'était la première fois sous la Ve République lors d'une élection présidentielle qu'un candidat éliminé au premier tour de scrutin, en l'occurrence le dirigeant centriste, débattait publiquement avec un des deux rivaux du second tour.

"Quel que soit celui qui va être élu, il aura besoin de faire travailler ensemble des courants politiques différents", a prédit François Bayrou.

"Aucun des problèmes de notre pays - ma main à couper - ne peut trouver de réponse si on n'est pas capable de dépasser ces affrontements", a insisté le président de l'UDF, pourfendeur du traditionnel clivage droite-gauche en France.

Incertaine tout au long de la semaine, prévue puis reportée et décriée dans le camp de l'UMP, cette rencontre a constitué pour Ségolène Royal une sorte de répétition générale avant le débat télévisé qui l'opposera mercredi soir à Nicolas Sarkozy.

Elle a été pour François Bayrou une occasion de se faire entendre malgré son élimination au premier tour. Ce que le candidat de l'UMP avait souligné vendredi en traitant le président de l'UDF de "mauvais perdant".

SE FORMER UNE OPINION

Tailleur blanc à rayures pour l'une, costume sombre pour l'autre, Ségolène Royal et François Bayrou étaient assis côte à côte à une table tendue de blanc, face à quatre journalistes.

L'élue socialiste et l'ex candidat à l'Elysée ont passé en revue les sujets de société dans le but affiché d'éclairer les indécis, et en particulier les 6,8 millions d'électeurs qui ont choisi François Bayrou au premier tour et dont Ségolène Royal a mathématiquement besoin pour espérer l'emporter dans huit jours.

"Je suis très heureux qu'on les ait aidés à se former une opinion", a dit le candidat centriste. De même, a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes, "ce n'est pas une question de partis politiques ici, c'est une question de citoyens qui aujourd'hui réfléchissent au vote majeur qu'ils auront à accomplir le 6 mai".

Organisé dans les salons d'un grand hôtel parisien en présence d'une centaine de journalistes, le débat a commencé par une mise au point : pas question de parler de ralliement.

Ségolène Royal a dit ne rien attendre de la sorte de la part de François Bayrou, qui a confirmé qu'il ne donnerait aucune consigne de vote, même s'il se réserve la possibilité de dévoiler son choix personnel d'ici le 6 mai.

Entre deux accrochages policés sur les questions économiques, leur principal pomme de discorde, Ségolène Royal et François Bayrou ont souligné leurs points de rencontre sur l'Europe, les institutions ou encore la sécurité.

Sans insister sur la non-qualification du député béarnais au second tour, la candidate socialiste a rappelé qu'elle était en finale et que c'est son projet qui est dans la balance.

"Mon objectif ici n'est pas de chercher à convaincre François Bayrou puisque le pacte présidentiel que j'ai proposé sera mis en application si les Français me confient cette responsabilité", a-t-elle dit.

"Laissez-moi décider moi-même des convergences et des divergences avec la personne que vous venez de citer", a-t-elle lancé un peu plus tard à François Bayrou qui parlait d'affinités entre elle et Nicolas Sarkozy.

Apparemment à l'aise et souriants, tous deux ont plaisanté à plusieurs reprises, parlant "des goûts et des couleurs" à propos du drapeau tricolore ou faisant remarquer que le président de l'UDF avait le même prénom que le compagnon de Ségolène Royal, le premier secrétaire du PS, François Hollande.
Yahoo.fr, actualités, samedi 28 avril 2007, 15h36

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François Bayrou baptisera son parti "Mouvement démocrate" LE MONDE | 05.05.07 | 14h21 • Mis à jour le 05.05.07 | 14h21

Il s'appellera Mouvement démocrate.
Tel est le nom que François Bayrou demandera au conseil national de l'UDF, réuni jeudi 10 mai, de donner au nouveau parti qu'il s'apprête à créer. C'est sous cette appellation que la formation centriste devrait présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives des 10 et 17 juin. Les membres du conseil devront également approuver les changements de structure de leur organisation.

Dès le lendemain du second tour de la présidentielle, et quel qu'en soit le résultat, M. Bayrou entend donc engager la bataille des législatives avec une formation politique rénovée, qui revendique son indépendance et tourne la page de l'alliance à droite. "Des dizaines de milliers de Français ont envie de s'engager dans un tel mouvement et nous allons le construire avec eux", a assuré l'ex-candidat centriste à l'AFP, vendredi 4 mai, ajoutant que "la liberté d'esprit est une attente des citoyens".
Fort des 6,8 millions de voix qui se sont portées sur son nom le 22 avril, il espère désormais installer durablement une "troisième force politique", qui connaîtra son premier test à l'occasion des législatives.

POURSUITES JUDICIAIRES

"L'objectif est que les Français puissent compter sur des députés libres de leur choix et assez indépendants pour ne pas être inféodés aux un ou aux autres", a indiqué M. Bayrou, soulignant ainsi que les élus sortants de l'UDF devront faire un choix.

Vingt-deux députés sur vingt-neuf ont choisi d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour. Combien sont prêts à suivre le président de l'UDF dans ce qu'il appelle la "voie de l'indépendance" ? En indiquant qu'il ne voterait pas pour le candidat de l'UMP, M. Bayrou "a franchi une nouvelle étape qui a suscité beaucoup de trouble et d'interrogations", estime François Sauvadet, député de Côte-d'Or et porte-parole de l'UDF.

Que deviendraient, alors, les élus et militants centristes qui refuseraient de rejoindre le Mouvement démocrate ? Du côté de l'UMP et de ses alliés, autour, notamment, de Gilles de Robien et André Santini, la réflexion est engagée pour maintenir le sigle UDF et présenter des candidats de la "majorité présidentielle" sous cette étiquette.

L'ancien ministre centriste Hervé de Charette, qui a quitté l'UDF pour l'UMP en 2002, a en effet indiqué avoir déposé la marque "Union pour la démocratie française" (UDF) en 2004 auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). Afin de prévenir toute tentative de récupération, l'UDF a annoncé, vendredi, son intention d'engager des poursuite judiciaires.

Aux difficultés politiques, ne cessent de s'ajouter les embarras juridiques. Ainsi M. Bayrou avait-il annoncé, le 25 avril, à l'occasion de sa conférence de presse suivant le premier tour, sa volonté de créer un "Parti démocrate". Le nom avait suscité pas mal de discussions dans les rangs centristes en raison du détournement qui pourrait être fait de ses initiales.
Mais c'est un autre motif qui a eu raison de cette hypothèse, que M. Bayrou avait évoquée une première fois dans son entretien au Monde du 3 mars. Entretemps, un ancien candidat de l'UDF aux élections législatives de 2002 dans les Yvelines, Alain Chitrit, n'exerçant aucune responsabilité dans la formation centriste, a déposé ce nom à l'INPI.
Patrick Roger, Le Monde, Article paru dans l'édition du 06.05.07. Elections 2007

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jeudi 3 mai 2007, 20h50 Au lendemain du débat (Royal-Sarkozy), Bayrou confirme qu'il ne votera pas Sarkozy Par Pascale JUILLIARD, Yahoo.fr, actualités

PARIS (AFP) - Au lendemain du débat entre les finalistes de la présidentielle, François Bayrou, dont les 6,8 millions d'électeurs sont une des clés du second tour, a confirmé jeudi qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy.

Contrairement à la majorité des députés UDF, qui ont apporté leur soutien au candidat UMP, le leader centriste a confié au journal Le Monde: "je ne voterai pas pour Sarkozy".

M. Bayrou n'a pas précisé s'il voterait blanc ou Ségolène Royal, ou s'abstiendrait. Cela n'a pas empêché la candidate socialiste de se réjouir de ses propos, en estimant que "chacun a compris ce qu'il voulait dire".

"Ma décision est prise, si je suis élue, je travaillerai avec le centre en général et avec François Bayrou en particulier", a-t-elle ajouté.

La vice-présidente de l'UDF Marielle de Sarnez, qui a dirigé la campagne de M. Bayrou, a illico rétorqué: "François Bayrou a dit exactement ce qu'il pensait. S'il avait voulu aller plus loin, il se serait exprimé autrement".

Nicolas Sarkozy de son côté a estimé que M. Bayrou se "prépositionne déjà pour la présidentielle de 2012". "Si rénover la vie politique c'est dire +je vote blanc+, il fait comme Jean-Marie Le Pen", a-t-il dénoncé.

Le président de l'UDF - qui a obtenu 18,57% des voix au premier tour de la présidentielle et dont les électeurs sont très courtisés - avait déjà laissé entendre qu'il ne voterait pas Sarkozy lors de sa conférence de presse du 25 avril, où il n'avait pas donné de consigne de vote.

A titre personnel, "je ne sais pas ce que je ferai, mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas", avait-il déclaré, après s'être livré à une lourde charge contre le candidat UMP.

Il avait estimé que M. Sarkozy "va concentrer les pouvoirs comme ils ne l'ont jamais été" et jugé qu'il risquait "d'aggraver les déchirures du tissu social".

Ses critiques de la candidate socialiste, avec laquelle il avait accepté de débattre, avaient davantage porté sur son programme, notamment le reproche de "multiplier les interventions de l'Etat".

Un soutien personnel à la candidate PS compromettrait toutefois sa stratégie d'autonomie par rapport aux deux grands partis de la droite et de la gauche, qu'il veut concrétiser en créant un nouveau "parti démocrate" avant les législatives de juin.

Il aurait également accentué son décalage avec la majorité des députés UDF (22 sur 29), qui ont apporté leur soutien à M. Sarkozy pour le second tour, nombre d'entre eux sachant qu'ils auront besoin des voix UMP pour sauver leur siège.

"La quasi-totalité des élus de l'UDF, ceux qui sont en contact avec les électeurs, ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy", ne s'est pas privé de souligner jeudi Brice Hortefeux, proche conseiller du candidat UMP.

Seul trois députés centristes ont annoncé qu'ils voteraient blanc: Gilles Artigues (Loire), Gérard Vignoble (Nord), et Anne-Marie Comparini (Rhône) qui a souhaité "l'émergence de l'UDF comme troisième force politique, libre de toute considération partisane".

Parmi la petite poignée de députés qui n'ont pas révélé leur choix, Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis) a plutôt affiché un penchant pour le candidat UMP: il a épinglé mercredi soir "le manque de crédibilité de Mme Royal pour occuper la fonction présidentielle" et regretté que ses soutiens "s'acharnent à fasciser de façon irresponsable M. Sarkozy".

Selon un sondage Opinionway (Le Figaro-LCI), 51% des électeurs de M. Bayrou ont trouvé M. Sarkozy "plus convaincant" lors du débat, contre 25% Ségolène Royal et 24% ni l'un ni l'autre.
Par Pascale JUILLIARD, Yahoo.fr, actualités

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Sondage Hebdo : François Bayrou bat Nicolas Sarkozy au second tour Par RMC, mardi 13 mars 2007 à 07:58 :: RMC :::

Voici le 7ème Sondage Hebdo LH2 / RMC / BFM TV / 20 Minutes

i François Bayrou poursuit sa progression, le candidat de l'UDF gagne 2 points à 22% d'intentions de vote, alors que Nicolas Sarkozy reste stable et en tête à 28% et que Ségolène Royal, 2ème, perd un point à 26% d'intention de vote.

Au 2ème tour, deux scenarii possibles : Nicolas Sarkozy sort vainqueur s'il est opposé à Ségolène Royal (58-48), mais le candidat de l'UMP est largement battu en cas de duel face à François Bayrou (45-55).

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L'UMP rassemble à elle seule 39,54% des voix
NOUVELOBS.COM | 11.06.2007 | 10:57

Selon les résultats nationaux définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP devance le PS (24,73%) et le Mouvement démocrate-UDF (7,61%). Le Front national et le PCF font jeu égal avec 4,29% des voix, les Verts 3,25%.

La droite, qui a largement dominé dimanche le premier tour des législatives, marqué par une abstention record, est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.

Selon les résultats nationaux définitifs communiqués lundi 11 juin par le ministère de l'Intérieur, l'UMP est arrivé nettement en tête du premier tour des élections législatives avec 39,54% des voix. Le Parti socialiste rassemble 24,73% des voix, devant le Mouvement démocrate-UDF, 7,61%. Le Front national passe sous la barre des 5%, avec 4,29% des voix, exactement le même score que le Parti communiste. Les Verts ont 3,25%.

Extrême-gauche : 887.887 3,41%
Communistes: 1.115.719 4,29%
Socialistes: 6.436.156 24,73%
Radicaux de gauche: 343.580 1,32%
Divers gauche: 513.457 1,97%
Verts: 845.884 3,25%
Ecologistes: 208.465 0,80%
Régionalistes: 131.585 0,51%
CPNT: 213.448 0,82%
Divers: 267.987 1,03%
UDF-MoDem: 1.981.121 7,61%
Majorité présidentielle: 616.443 2,37%
UMP: 10.289.028 39,54%
MPF 312.587 1,20%
Divers droite: 641.600 2,47%
Front national: 1.116.005 4,29%
Extrême-droite: 102.100 0,39%

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lundi 11 juin 2007, 15h16 Sarnez, éliminée à Paris: pas de consigne mais appel à défendre le pluralisme

PARIS (AFP) - Marielle de Sarnez, candidate du Mouvement Démocrate aux législatives, éliminée dimanche dans la 11ème circonscription de Paris, ne donnera "pas de consigne de vote" pour le second tour opposant un Vert à une UMP, mais invite ses électeurs à "la défense du pluralisme", dans un communiqué lundi.

"Les électeurs qui ont choisi les candidats du Mouvement Démocrate l'ont fait parce que nous étions indépendants et responsables. Je les considère, eux aussi, comme responsables et indépendants. Je ne leur donnerai pas de consigne de vote pour le deuxième tour", a annoncé Mme de Sarnez, qui a recueilli 18,37% des voix au premier tour des législatives.

"Je sais qu'ils exerceront leur jugement pour choisir leur futur député en fonction des deux critères qui me paraissent les plus justes: la personnalité des candidats et la défense du pluralisme", a ajouté l'eurodéputée, bras droit du fondateur du MoDem François Bayrou.

Le député sortant Yves Cochet (Verts-PS) a recueilli dimanche 35,79% des voix, juste devant l'ancienne ministre Nicole Guedj (UMP) avec 34,03%.

Mme de Sarnez a jugé que "dans la 11ème circonscription, comme dans l'ensemble de la capitale, les résultats du Mouvement Démocrate sont très encourageants". Ils démontrent selon elle "qu'il existe à Paris une forte attente de la part de nos concitoyens d'une démarche politique nouvelle".

"Dans les mois qui viennent, nous nous attacherons à construire et développer cette force de renouveau, dans la capitale, comme en France", a ajouté la conseillère de Paris, présidente de la fédération UDF dans la capitale.

Remerciant les 7.148 électeurs qui lui ont apporté leur suffrage, Mme de Sarnez, qui a prévu il y a plusieurs mois d'être candidate à la mairie de Paris en 2008, indique qu'elle sera "présente et active tout au long des années qui viennent pour le service de notre ville et de nos quartiers".
lundi 11 juin 2007, 15h16, Yahoo.fr, actualités

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Réunis au Zénith, la gauche et Bayrou opposent les "principes" aux tests ADN
Par Par Thomas MORFIN AFP - Dimanche 14 octobre, 22h24PARIS (AFP) -

La gauche et le centriste François Bayrou se sont retrouvés côte à côte dimanche pour opposer les "principes" de la République et des "droits de l'homme" aux tests ADN prévus pour les candidats au regroupement familial, lors d'un meeting-concert au Zénith à l'appel de SOS Racisme.

Co-organisé par les journaux Charlie Hebdo et Libération, ce meeting, qui s'est ouvert peu après 18h30, avait pour unique mot d'ordre le "retrait" de l'amendement Mariani (du nom du député UMP Thierry Mariani) instaurant des tests ADN pour cette catégorie d'immigrés.

Alors que ce texte suscite une vive polémique depuis plus d'un mois, créant même des remous dans la majorité et au sein du gouvernement, de nombreux responsables de gauche, dont François Hollande (PS), ont fait tribune commune avec François Bayrou (Modem) mais aussi le député UMP François Goulard.

Devant quelque 6.000 personnes, selon les organisateurs, le numéro un socialiste a résumé les deux principaux griefs portés par tous les orateurs.

"Cet amendement instaure une discrimination entre étrangers et Français et met la génétique là où elle n'a pas sa place", dans le droit de la famille, a-t-il protesté.

M. Hollande n'a pas manqué de saluer à sa manière la présence à ses côtés de MM. Bayrou et Goulard, donnant à cette occasion sa version de l'"ouverture" vantée par Nicolas Sarkozy: "nous sommes pour l'ouverture chaque fois qu'il faut défendre les valeurs essentielles, les principes républicains".

Très applaudi, le leader du Modem a également invoqué la France et son histoire pour fustiger un amendement même "édulcoré".

En cas d'adoption, "il faudra que les parlementaires de toutes tendances saisissent le Conseil constitutionnel", a lancé M. Bayrou, alors que les socialistes ont promis d'engager cette procédure si besoin.

Mais, devant la presse, l'ex-candidat à la présidentielle a pris soin de préciser que le Zénith n'était pas le théâtre d'un rassemblement d'"opposition".

"On se tromperait en faisant de cette affaire une affaire politicienne, c'est une affaire de principes", a-t-il fait valoir.

A l'inverse, Philipe Val, directeur de publication de Charlie Hebdo, avait vanté "le premier meeting d'opposition républicaine à Nicolas Sarkozy".

Quant à François Goulard, s'il a reconnu que sa présence "peut surprendre", il a expliqué qu'"il y a des choses qui nous dépassent, qui appartiennent à tous les Français, à tous les hommes et femmes de cette planète: ça s'appelle les droits de l'homme".

Alternant moments musicaux et discours sobres ou enflammés, se sont succédé sur scène, devant le logo "Touche pas à mon ADN", Laurent Fabius (PS) --qui a dénoncé "un énorme clin d'oeil scandaleux à l'extrême droite"-- Clémentine Autain (app-PCF), l'ancien ministre communiste Jack Ralite, des intellectuels comme l'écrivain Bernard-Henri Lévy et des scientifiques comme le généticien Axel Kahn.

De nombreuses vedettes s'étaient également mobilisées, dont Isabelle Adjani, Michel Piccoli et Renaud, et le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly.

Dimanche, SOS Racisme affirmait que "200.000 personnes" avaient signé la pétition "Touche pas à mon ADN" lancée par l'association avec les deux journaux partenaires.

Une commission mixte paritaire (CMP, 7 députés et 7 sénateurs) doit se réunir mardi pour élaborer une version commune aux deux assemblées du projet de loi sur l'immigration, et notamment de "l'amendement ADN".

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Jean-Marie Cavada confirme sa candidature dans le 12e à Paris, soutenu par l'UMP
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.11.07 | 10h25 • Mis à jour le 26.11.07 | 13h42

Jean-Marie Cavada a confirmé au Figaro, lundi 26 novembre (2007), qu'il accepte de conduire aux municipales une "liste de rassemblement soutenue par l'UMP, mais aussi par des personnalités venues d'ailleurs", dans le 12e arrondissement de Paris, perçu comme stratégique à droite pour reconquérir la mairie de la capitale.

"Il faut rassembler les énergies nationales autour de réformes justes et aider à les négocier équitablement. François Bayrou l'a dit durant la campagne présidentielle, mais c'est Nicolas Sarkozy qui fait bouger la France. Il est allé chercher les meilleurs pour réussir les réformes que nous aurions dû faire il y a trente ans", explique le député européen, qui fut l'un des plus fervents soutiens du candidat centriste lors de la campagne présidentielle, et qui l'a suivi dans le projet de créer l'UDF-MoDem.

Jean-Marie Cavada dit avoir épuisé "tous les recours de la loyauté" à l'égard de François Bayrou. Le dirigeant centriste "a un programme romantique, mais un tempérament qui lui fait refuser l'obstacle de la décision. S'il avait voulu que ses idées prévalent, il aurait pu négocier une alliance de gouvernement sur la base d'un programme minimal, déplore le député européen. Je refuse que les militants de l'UDF-MoDem soient sacrifiés aux négociations municipales ou à l'échéance présidentielle de 2012." Confirmant que la ministre de l'économie, Christine Lagarde, figurera en deuxième position sur sa liste, il "apprécie qu'elle accepte de renoncer au Havre, où son avenir était quasiment assuré, pour venir mener un combat difficile à Paris".

"BEAUCOUP DE SYMPATHIE" POUR LE NOUVEAU PARTI DE M. BOCKEL

L'ancien journaliste avait dit, le 12 novembre, qu'il serait candidat en cas d'accord entre son parti et l'UMP, mais la chef de file de l'UDF-MoDem pour les municipales à Paris, Marielle de Sarnez, avait alors récusé tout accord avec le parti présidentiel. "Parachutages et débauchages, cela ne fait pas une équipe de terrain fidèle aux Parisiens", a réagi lundi Mme de Sarnez, en allusion au fait que M. Cavada réside à Neuilly. Elle a ajouté que "l'élection municipale ne doit pas servir de marchepied à des intérêts de carrière personnels".

M. Cavada appelle lui, dans Le Figaro, les militants du parti à "réclamer" que leurs candidats indiquent, dès avant le premier tour, pour qui ils appelleraient à voter au second tour. "S'ils ne l'obtiennent pas, cela voudra dire que les candidats de leur parti se vendront au plus offrant. Ce sera de la politicaillerie", estime-t-il."A ceux qui menacent de m'exclure, je rappelle que les adhérents et les sympathisants du MoDem parisien, notamment, demandent des primaires", prévient-il encore. Sur France-Info, il a précisé que s'il était exclu, il "ira faire [son] nid de centre gauche ailleurs". Il a aussi précisé qu'il regardait "avec beaucoup de sympathie notamment l'initiative" de Jean-Marie Bockel, ex-socialiste devenu secrétaire d'Etat à la coopération, qui vient de créer un parti, Gauche moderne.

Au MoDem, on indique que l'ancien PDG de Radio France "n'a jamais pris sa carte, ni à l'UDF ni au MoDem". Il ne saurait donc être question d'exclure un non-adhérent.

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A François Bayrou, ses amis rancuniers
Patrick Roger, LE MONDE | 30.11.07 | 14h24 • Mis à jour le 30.11.07 | 14h24

François Bayrou cultive un étrange paradoxe. Populaire entre toutes les personnalités politiques - près de la moitié des Français (48 %) souhaitent lui voir jouer un rôle important, selon le baromètre Sofres-Figaro Magazine qui sera publié le 1er décembre -, il s'attire une rare détestation de la part de ceux qui, à un moment ou un autre, ont croisé son chemin. La dernière campagne présidentielle a fait émerger une figure fédérant le plus fort taux d'identification dans l'opinion ; ses anciens "amis" le rejettent violemment. Les lâchages succèdent aux défections. Pourtant, le mouvement surgi autour de sa candidature se poursuit avec la création, samedi 1er et dimanche 2 décembre, du Mouvement démocrate. Paroles d'anciens "bayrouistes".

Simone Veil conduisait en 1989 la liste du centre aux élections européennes. L'ancienne présidente du Parlement européen était convaincue de faire la course en tête ; avec 8,41 % des voix, elle finit en cinquième position. Elle nourrit depuis une rancune tenace à l'encontre de son ex-directeur de campagne, François Bayrou, qu'elle accuse d'avoir "torpillé" sa campagne. Lors de la dernière présidentielle, elle a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, jugeant que "Bayrou, c'est pire que tout".

A celui qu'elle considère comme un "illuminé", elle consacre un chapitre dans son autobiographie, Une vie (parue en octobre chez Stock). "Le personnage demeure incompréhensible si l'on ne tient pas compte de cette donnée essentielle : il est convaincu qu'il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président. C'est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure les autres à son image : intrigants et opportunistes. Il a donc pu inventer cette chimère que je risquais de lui faire de l'ombre dans sa propre trajectoire, puisqu'en toutes circonstances il s'imagine que les autres ne peuvent que le gêner."

Christine Boutin fut de ceux qui aidèrent M. Bayrou à prendre la présidence de l'UDF, en 1998. En 2001, elle prend ses distances et, après sa candidature à l'élection présidentielle de 2002 (1,19 %), rejoint l'UMP avec le Forum des républicains sociaux (FRS), qu'elle a créé. "L'aventure de Bayrou est une véritable tragédie, un naufrage, nous confie-t-elle. Tout ça pour servir l'ego d'une personne. C'était un homme brillant, j'ai mis mon talent et mon savoir-faire au service de ses idées. Il les a bradées. J'ai quitté l'UDF dès 2001. J'avais vu le scénario se dessiner avant les autres. Tout était écrit."

Jean-Louis Borloo était le directeur de campagne de M. Bayrou à la présidentielle de 2002. Peu avant le premier tour, a souvent raconté Hervé Morin quand il était encore fidèle au président de l'UDF, il négociait avec François Hollande son ralliement à Lionel Jospin si celui-ci se qualifiait pour le second tour. Finalement, il a rejoint l'UMP et Jacques Chirac. Après avoir été ministre de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin, il rallie Nicolas Sarkozy au lendemain de la crise du CPE, au printemps 2006. De M. Bayrou, M. Borloo, un des rares à ne pas avoir de "blessures d'ordre personnel", dit que "c'est un personnage très structuré, qui a toujours considéré qu'il avait un destin". "Plutôt qu'un homme de parti, il est dans une relation unique et singulière entre lui et les Français. Pour lui, l'essentiel ne tient pas au nombre d'élus mais à sa capacité de dialogue avec les Français", ajoute le ministre de l'écologie : "Je ne lui dois rien, il ne me doit rien, on n'a pas besoin de se fâcher."

Gilles de Robien a été le seul ministre UDF dans les gouvernements de Jacques Chirac après 2002. Il s'oppose à la stratégie d'"autonomie" prônée par M. Bayrou. Mis en minorité, il crée un club, Société en mouvement (SEM), avec lequel il veut oeuvrer au "rayonnement d'un centre nouveau". "Plus il fait le vide autour de lui, plus il est d'accord avec lui-même, puisqu'il n'admet pas la contradiction et a horreur de la contestation, constate M. de Robien à propos de son ancien chef de file. C'est une intelligence universitaire brillantissime, mais qui répugne à passer à l'action, un séducteur par le verbe."

Jean-Louis Bourlanges s'est éloigné de M. Bayrou après l'élection présidentielle, jugeant son projet "irréaliste". Membre du comité Balladur sur les institutions, il a qualifié M. Bayrou de "Mephisto". "Mephisto est un personnage grandiose, c'est l'esprit qui nie tout. Bayrou a beaucoup de talent, mais c'est une formule 1 qui court après une chimère. Il ne peut pas supporter que quelqu'un d'autre existe en dehors de lui et, du coup, s'enferme dans un comportement sectaire. Il n'y a que lui qui existe. Cela en devient presque puéril. Tous ceux qui l'ont quitté, après l'avoir beaucoup aimé, sont soulagés. C'est un calculateur, qui analyse très bien les ressorts des gens et de la société, mais égaré par son égotisme. C'est le capitaine Achab de la vie politique française, qui court après Moby Dick et qui entraîne son équipage tout entier vers la mort."

Hervé Morin, après avoir été un des "Bédouins" de M. Bayrou entre 2002 et 2007, a rompu au lendemain du premier tour de la présidentielle. Avec les ex-députés UDF qui ont rejoint la majorité présidentielle, il a fondé le Nouveau Centre. "Je conserve de l'admiration pour l'homme, confie le ministre de la défense. Mais, avec lui, c'est le radeau de la Méduse. Il finira par être le gardien d'un cimetière. Je veux bien que la Terre entière soit peuplée de traîtres, mais quand tout le monde quitte le navire, il faut bien un jour se poser des questions."

Jean-Marie Cavada était resté avec M. Bayrou après l'élection présidentielle. Il a animé le forum démocrate qui s'est tenu fin septembre. Récemment, il confiait à quelques journalistes son souhait de devenir secrétaire général du Mouvement démocrate.
Il vient d'annoncer sa décision de conduire une liste de l'UMP à Paris aux municipales de 2008. "Que celui qui n'a jamais changé de cheval en 1995 me jette la première pierre, s'insurge l'ancien journaliste. Pour prétendre gouverner un pays, il faut avoir deux choses : un staff de réflexion, car on ne peut gouverner avec de belles phrases, et faire fonctionner un parti qui soit un mouvement dynamique et ouvert. Le Mouvement démocrate, c'est moi qui ai suggéré le nom à Bayrou. Il m'a proposé au moins à deux reprises d'être un des deux numéros deux de cette formation. Mais, à chaque fois, la proposition était assortie d'une condition : "Il faut que tu me jures que tu me suivras jusqu'au bout." J'ai passé l'âge où on se jure qu'on va s'aimer."

"Je suis arrivé à la conclusion qu'il n'y aurait jamais d'autre numéro deux que Marielle de Sarnez, conclut-il. Avec François Bayrou, nous sommes toujours dans la chanson de geste. Je ne peux pas accepter de devoir attendre que tout se casse la figure. C'est un pari que je ne partage pas : attendre au bord de la rivière de voir le cadavre des réformes passer, c'est de l'enfantillage."
Patrick Roger, LE MONDE | 30.11.07 | 14h24 • Mis à jour le 30.11.07 | 14h24

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Cavada "ignore absolument" son avenir politique AFP - 18h, 16 déc 2007 (AFP) -

Jean-Marie Cavada, candidat sur les listes UMP aux municipales à Paris, a déclaré dimanche sur Canal+ qu'il "ignore absolument" son "avenir" politique, affirmant qu'on ne lui a "rien proposé" dans le cas d'un remaniement du gouvernement.

"On ne m'a rien proposé et je ne suis pas dans le casting des favoris. L'avenir, je l'ignore absolument", a dit le député européen, ex-bayrouiste, en affirmant que sa présence en tête de liste dans le XIIème arrondissement de Paris "n'était pas l'objet d'un marchandage".

Alors qu'on lui demandait s'il pourrait devenir secrétaire d'Etat à la communication, l'ancien journaliste a répondu, en plaisantant: "je ne sais pas, ça me semble un peu petit". Avant d'ajouter: "ne perdez pas de temps sur ce sujet".

M. Cavada a en outre déclaré que s'il est élu dans le XIIème, il "siègera à la mairie pendant six ans".

Se revendiquant une nouvelle fois comme "un homme du centre gauche" qui "déteste les appareils", il a promis "des surprises" sur sa liste. "Je vais faire appel à des gens qui ne sont pas à droite" et "bien entendu" demander au président Nicolas Sarkozy de venir le soutenir.

"Evidemment je suis parachuté (...) C'est vrai que toute ma vie, j'ai cherché un territoire et là maintenant ce territoire, ça y est", a-t-il répondu à ceux qui l'accusent de faire du nomadisme électoral.

Jean-Marie Cavada, a aussi déclaré qu'il n'aurait plus "avant bien longtemps" de contacts avec le président du MoDem François Bayrou, qui l'a traité "comme un manant".

Interrogé sur le fait de savoir s'il avait encore des liens avec M. Bayrou, le député européen, qui avait été élu en 2004 sur la liste de son ex-ami, a répondu: "personnellement non et je pense qu'il n'y en aura pas avant bien longtemps".

"La façon dont on m'a jeté, à la sortie d'une église, une écuelle comme à un manant (un paysan pauvre sous l'Ancien régime, ndlr), descendant de son tracteur et regardant ses pouliches courir je ne sais pas où sur les champs de courses n'était pas de la première amabilité", a-t-il lancé en direction de M. Bayrou, grand amateur de chevaux.

"En ce qui me concerne, c'est fini. C'est une autre page, elle est derrière", a-t-il encore lâché. "L'homme a ses intelligences et son intérêt. Mais nous avons dit ni droite ni gauche et maintenant pour lui, c'est ni droite ni droite".

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François Bayrou, un catholique pratiquant « Je défends la laïcité comme citoyen, mais aussi comme croyant » la-Croix.com, jeudi 12 avril 2007

Catholique pratiquant, le candidat UDF demeure hostile à toute révision de la loi de 1905. Il estime que les élus de la République « n’ont pas à obéir aux injonctions des Églises »

La Croix : Y a-t-il des valeurs spécifiquement françaises ?

François Bayrou : Oui, la laïcité est spécifique à la France. C’est notre richesse. Elle est incompréhensible pour un étranger. Tout comme la vocation universelle des valeurs de la République.

Le président de la République est, selon la Constitution, garant de l’unité de la nation. Est-il, à votre avis, garant de certaines valeurs ? Et si c’est le cas, quelles sont ces valeurs communes à défendre ?

Le président de la République doit faire comprendre que la nation, ce sont des valeurs et qu’il en est le garant. Ces valeurs sont connues, c’est la liberté, l’égalité et la fraternité. Ce sont trois valeurs de résistance. Telle est leur caractéristique première, surtout quand on essaie de les faire vivre ensemble. La liberté n’est pas naturelle : ce qui est naturel, c’est la servitude, aussi bien à l’égard des autres que de soi-même. L’égalité n’est pas naturelle : ce qui est naturel, c’est l’inégalité, avec d’un côté les forts et de l’autre les faibles. La fraternité n’est pas naturelle : ce qui est naturel, c’est l’égoïsme. Donc, nous avons construit un projet de société en trois mots, original dans le monde et d’ailleurs à vocation universelle. Et le président de la République est garant de cela.

Que peut-il faire pour les garantir ?

D’abord, il doit les pratiquer. Il y a, dans la fonction présidentielle, une valeur d’exemplarité. La charge du président de la République est symbolique. Il doit faire des gestes. Au nom de la Nation. La parole est très importante pour rappeler qu’il ne laissera jamais rien déraper, y compris et surtout de la part de ses propres amis.

Parmi ces gestes, le président doit-il inventer de nouveaux rendez-vous, de nouvelles fêtes laïques à côté des fêtes religieuses ?

L’idée d’une cérémonie lors de l’acquisition de la nationalité française est une bonne idée. Mais restons-en là. Ne multiplions pas les fêtes nouvelles qui dévaluent les anciennes.

Faut-il revisiter la loi de 1905 sur la laïcité ?

La loi de 1905 est l’une des clés de voûte de la société telle que nous l’avons voulue. Je suis un chrétien, croyant, pratiquant, défenseur de la laïcité – et je la défends comme citoyen, mais aussi comme croyant. La foi est beaucoup plus à l’aise dans sa maison lorsqu’elle est libérée de l’influence de l’État et réciproquement. Je considère que l’alliance du trône et de l’autel a été une malédiction qui a fait beaucoup de mal. Une partie de l’anticléricalisme vient de là. La loi de 1905 permet d’ailleurs des accommodements pour que les religions puissent disposer de lieux de culte.

Il y a quelques mois, le rapport Machelon suggérait que des communes puissent directement financer des lieux de culte. Y seriez-vous favorable ?

Ne touchons pas à l’équilibre actuel. Cherchons des mécanismes respectueux de la loi, qui peuvent permettre la construction de lieux de culte dignes pour des religions pauvres et récentes. De nombreuses communes prennent des initiatives en ce sens. C’est bien ainsi, n’en faisons pas plus.

Une grande partie des propositions de la commission Stasi n’a pas été reprise. Faut-il reprendre ce dossier pour mieux définir ce qu’est la laïcité ? Et faut-il, comme elle le proposait, accorder des jours fériés pour des fêtes d’autres religions que chrétienne ?

Il faut un code de la laïcité qui tienne compte de cette idée que nos fêtes, notre calendrier appartient à notre patrimoine. C’est comme dans une famille : il faut apprendre à vivre ensemble, sans pour autant bouleverser les traditions. Ce serait donner des secousses à ce qui constitue la charpente de notre maison. Ne secouons pas tout cela en permanence.

Est-ce à l’État d’accompagner, de faciliter l’installation d’un islam en France ?

Oui, si on le peut et si les musulmans le demandent. Là encore, c’est comme s’il y avait une nouvelle famille dans le village. Il est légitime de lui donner sa place et de ne pas la rejeter. Je pense que l’islam aspire à trouver sa place en France. Il y parviendra notamment par le biais des musulmans eux-mêmes, qui ont une référence constante, très forte – parfois plus que d’autres – à la République. De ce point de vue, je suis optimiste.

Quand un musulman se présente d’abord comme musulman et ensuite comme Français, est-ce acceptable ?

Pas plus que lorsqu’on disait « catholique et Français toujours ». Il faut apprendre à vivre avec plusieurs identités. Mais observez que ceux qui disent cela sont souvent ceux qui sont sans emploi ou sans espoir d’intégration.

Quelle doit être la place des religions dans une société laïque ?

La religion, c’est deux choses. C’est d’abord, pour beaucoup de femmes et d’hommes, un élément de leur vie personnelle, de leur vie de famille et qui est pour chacun d’entre eux une manière de se voir soi-même et de voir le monde. C’est donc un univers intime et très profond, parce qu’il est à la fois personnel, familial et communautaire.

Il y a une deuxième dimension. Les religions s’expriment dans l’espace public en disant ce qui est important pour elles par rapport à l’idée qu’elles se font de l’homme, de la vie, de la mort, de l’accomplissement de l’homme. Les religions sont tout à fait légitimes à s’exprimer y compris dans la sphère publique. Elles sont une donnée importante de notre vie nationale. Les gouvernants, les élus du peuple doivent en tenir compte, mais n’ont pas à obéir à des injonctions des Églises. Pour ma part, je ne me sens pas engagé par des prescriptions qui viennent de l’autorité ecclésiale, malgré le respect et l’affection que, comme homme, je peux avoir pour elle. Je fais très attention à tout cela.

La religion ne doit donc pas être cantonnée à la sphère privée…

La foi est du domaine privé. La religion, c’est la communauté des croyants organisés. Et là, il y a une dimension collective. La religion ne peut pas être clandestine. En même temps, dans un pays comme le nôtre, il faut veiller à ce que la République ait toujours la prééminence, qu’elle soit un pas devant. Elle accueille les religions, elle les regarde avec bienveillance, mais elle ne laisse personne prendre le pas sur elle. Et je le dis comme croyant.

Quel est l’apport du christianisme à l’identité nationale française ?

Liberté, égalité, fraternité. C’est le double héritage du christianisme et des Lumières. La laïcité est aussi un héritage chrétien, car c’est le « rendre à César ce qui est à César ». La situation et l’égalité de la femme, c’est aussi un héritage chrétien. L’identité nationale, il faut l’honorer, mais ne pas l’exalter. Il faut en avoir conscience, mais pas passer son temps à en parler. Car l’identité, comme toujours, a deux faces : l’une, bienfaisante, signifie qu’on est en accord avec soi-même, et l’autre est névrotique. Il y a une névrose de l’identité qui veut dire : « Je suis bien, les autres sont mal. » À trop exalter l’identité et la Nation, on peut préparer des dérapages.
Recueilli par Dominique GERBAUD La-Croix.com

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Homélie pour la messe en l’honneur de Monsieur Raymond BARRE Primatiale saint Jean-Baptiste, le jeudi 30 août 2007.
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

Frères et sœurs

Les passages de l’Ecriture que nous venons d’entendre ont été proclamés ici même dimanche dernier, au cours la Messe où beaucoup de Lyonnais déjà s’étaient rassemblés pour rendre hommage à Monsieur Barre. Ils m’ont semblé convenir pour guider une nouvelle fois notre prière, ce soir.

A la question qui lui est posée : « Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? », Jésus ne donne pas de réponse théorique, mais un conseil ferme : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ». Il nous indique et nous propose un chemin de conversion pour libérer nos vies des vanités qui les encombrent. Il nous est demandé de servir fidèlement, de savoir que chaque mission a sa beauté, même si elle comporte ses épreuves. Avançons donc sereinement vers cette porte étroite, comme des pauvres, vêtus de la tenue de service.

Monsieur Barre a été l’homme de la fidélité. Il a trouvé sa force en fondant son existence sur les piliers essentiels que sont la justice et le devoir, la fidélité à la démocratie et à la famille, l’estime portée aux valeurs morales et à celles de l’intelligence.

La famille et la foi.

Ses racines plongeaient dans une famille aux vastes horizons, qui part de la Réunion où chacun peut encore voir la Villa Barre, dans la rue principale de Saint Denis, et va jusqu’au bord du lac Balaton, en Hongrie. Monsieur et Madame Barre sont les deux premiers signataires du Livre d’Or de l’amitié franco-hongroise de Lyon.

Il faut d’abord mentionner la figure extraordinaire de sa mère, décédée plus que centenaire, il y a peu de temps. Malgré une pudeur qui allait parfois jusqu’au déni du sentiment, il n’a jamais caché l’immense reconnaissance qu’il avait pour elle. Conscient des grandes blessures, des souffrances qu’elle avait su vivre avec tant de courage et de droiture, il disait : « C’est une maman à qui je dois tout. » Des mots qui sont toujours émouvants, mais qui étonnent plus encore lorsqu’ils viennent sur les lèvres d’un homme d’Etat.

Pour lui donc, les valeurs familiales comptaient beaucoup. Il ne manquait jamais de passer Noël et les fêtes en famille, et, même lorsqu’il était à l’Hôtel Matignon, il tenait à vivre le dimanche avec ses proches … Dans sa famille, il a reçu la foi, et il s’y est montré fidèle jusqu’au bout. Ses derniers instants de présence et de vraie lucidité, m’a-t-on dit, ont été ceux où il a reçu le sacrement des malades, au Val de Grâce.

Il était l’homme d’une foi forte et simple. Même s’il s’intéressait aux recherches de la théologie, il craignait que trop de raisonnements n’abîment la pureté ou la simplicité de la foi, qu’il voyait d’abord comme un élan du cœur.

Il disait rarement qu’il était chrétien, mais il n’avait pas peur de l’être, ni que cela se sache. Volontiers, il venait passer une soirée avec les Séminaristes de Lyon ou donner des cours aux jeunes religieux de la Congrégation saint Jean, pour les initier à l’économie. Sans ostentation, et toujours dans le respect de la laïcité, il savait agir selon la logique de ses convictions, et il ne faisait pas mystère de ce que sa foi inspirait bon nombre de ses décisions. Lors des nombreux séjours qu’il a faits au Togo, avant la signature des accords de Lomé, il n’hésitait pas à faire plus d’une heure de route pour participer à la Messe, tôt le matin, ce qui ne l’empêchait pas d’arriver à l’ouverture des travaux, et personne ne se rendait compte de rien.

Lyon et les Lyonnais.

Maintes fois, j’ai entendu les Lyonnais exprimer leur reconnaissance à son égard. Ces jours derniers, on a rendu hommage à son engagement couronné de succès pour le rayonnement international de notre ville et pour le lancement des grands chantiers qui ne cessent de la renouveler. Avec la communauté catholique et le diocèse de Lyon, Monsieur Barre a entretenu des relations de grande confiance, dans la simplicité et la cordialité. Chaque année, il participait à la fête du 8 septembre à la Basilique de Fourvière, et il aimait prendre régulièrement un bon moment d’échange avec mes prédécesseurs. Encore dans les premiers jours de janvier 2002, alors qu’il n’était plus Maire, il avait tenu à monter à l’Archevêché pour présenter personnellement ses vœux au cardinal Billé, qui devait quitter Lyon quelques jours plus tard pour ne plus y revenir, malheureusement.

Plusieurs fois, j’ai eu moi-même la joie de le recevoir, de goûter son humour, de bénéficier de sa culture ou de l’amplitude de son regard. Nous parlions de Lyon, bien sûr, qu’il était heureux de m’aider à découvrir, mais aussi de la Hongrie, de la situation internationale, de la guerre en Iraq, du tragique déséquilibre économique entre les nations, auquel il faut absolument porter remède, si l’on ne veut pas que se multiplient les explosions de violence.

L’économiste et l’homme politique

Au début de sa carrière, Monsieur Barre avait choisi l’Université « pour être libre », disait-il. Il fut un grand économiste, un maître qui a formé des générations de décideurs en France. Nous avons tous entendu des étudiants de Sciences Po ou de la Faculté dire que « lire le Barre », son Manuel d’économie politique, était pour eux, un passage obligé.

Il a parlé comme un maître ou comme un père. « Et quel est le fils auquel son père ne donne pas des leçons ? », disait notre première lecture. Ses leçons n’étaient pas toujours bien reçues. Homme sans fard, au parler libre, il ne voulait ni mentir, ni plaire, seulement exprimer la vérité et servir son pays. Il a osé dire à la France qu’elle devait sortir de ses rêves, passer elle aussi par « la porte étroite », et choisir une politique de la rigueur. En exposant sa conception d’une économie libérale, régulée pour le bien de tous, en montrant l’importance du travail de François Perroux, il donnait un large écho à la doctrine sociale de l’Eglise. Ses propos m’ont parfois rappelé les magnifiques formules du Pape Jean XXIII, qui, bien que prononcées dans un autre contexte, n’ont rien perdu de leur pertinence : « Là où l’initiative privée a disparu, la tyrannie politique apparaît ; là où vient à manquer l’action requise de l’Etat, apparaît le désordre inguérissable de l’exploitation des faibles par les forts ».

Il fut l’un des premiers, dans son livre Réflexions pour demain, à insister sur la nécessité de s’adapter à la mondialisation, affirmant qu’il fallait en prendre acte et qu’il serait vain d’imaginer que l’on puisse y échapper. Sans craindre de parler du « coût humain de la mondialisation », il exhortait les responsables à prendre des mesures pour en compenser les graves dommages. « L’adaptation est devenue une nécessité dans le monde dans lequel nous vivons, et cela vaut pour l’individu, pour l’entreprise et pour l’Etat », disait-il lors d’une conférence aux étudiants d’HEC (1989).

Régulièrement, nous entendons parler des situations financières qui s’affolent et mettent des entreprises et parfois même des nations en péril. Il me semble qu’ici, ce soir, nous pouvons prier pour que se lèvent, dans nos sociétés, d’autres serviteurs, des figures compétentes et libres qui osent affronter les difficultés présentes et donnent clairement de solides repères pour une économie mondialisée.

La préoccupation des autres, le sens des personnes passaient pour lui largement avant les mondanités, l’apparence sociale ou la logique du pouvoir. Son intérêt profond allait vers les personnes, dans la diversité de leurs situations. Il savait aborder chacun avec simplicité et l’interroger sur sa vie, sa famille ou sa profession. Il a porté ce souci, jusque dans la constitution des gouvernements qu’il a dirigés, veillant à ce que les différentes familles d’esprit puissent s’y exprimer. Il ne cachait pas le poids de la charge, et certains ont entendu de ses lèvres une exclamation qui en dit long sur son courage : « Un pays, c’est quand même très, très lourd ! »

Son courage. Permettez-moi de terminer par l’évocation de son courage, trait majeur de son caractère.

S’il a voulu que ses funérailles soient célébrées, hier, à la chapelle du Val de Grâce, ce n’est pas seulement par goût de la simplicité, mais surtout par délicatesse et pour manifester sa gratitude et sa considération au personnel soignant de cet établissement qui a pris soin de lui pendant plus de vingt ans. Le dévouement exigé par les longues et fréquentes séances de dialyse, et par ces derniers mois d’hospitalisation,