28 août 2007 : Enfin cool ?? L'avenir "en rose" ? (Libération, Gilbert Laval, p. 9)
07 octobre 2006 : Démocratie populaire, Niko niké, l'ambitieux fraudeur démissionne, Susan George l'emporte ..., Libération, Matthieu ECOIFFIER, p. 10
25 août 2006 : Paix armée dans la guerre alter, Libération, Muriel Gremillet, page 11
30 avril 2001 : L'irrésistible ascension d'Attac, Le Figaro, Sophie Roquelle, page 5

(Avril 2001) Née en 1998, l'association, qui comptait 24 000 adhérents à la fin 2000, n'en finit pas d'égrener ses «victoires». De l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI) à Danone aujourd'hui, les militants d'Attac affichent la «morale» comme étendard et la «mondialisation libérale» pour ennemi.

En quelques minutes, une centaine de députés de gauche signe la pétition qui circule dans l'hémicycle lors de cette séance de questions d'actualité du 4 avril. Elle est rédigée par la «coordination Attac» de l'Assemblée nationale et appelle au boycott des produits Danone afin d'apporter «une réponse morale» au plan social que vient d'annoncer le groupe. Une fois de plus, l'association a frappé la première, bousculé les politiques et mobilisé les médias avec une forme nouvelle de contestation : le boycott.
Tout le succès d'Attac est là: un timing parfait, une pointe d'imagination, la «morale» comme étendard et la «mondialisation libérale» pour ennemi. Née il y a près de trois ans sur fond de crise asiatique et de révolte des chômeurs, l'Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens a connu une ascension fulgurante. Au point que même ses fondateurs -des organisations syndicales et des mouvements de défense des «sans», réunis sous la houlette du Monde diplomatique- en ont été époustouflés.

Un an après sa création, l'association comptait 15 000 membres. A la fin 2000, ils étaient 24 000, un chiffre qui pourrait être largement dépassé à la fin de cette année au rythme où rentrent les adhésions... Pour Pierre Tartakowsky, rédacteur en chef du magazine des cadres de la CGT, Options, et secrétaire général d'Attac, ce succès prouve qu'il y a «une énorme attente des gens, qui veulent comprendre les mécanismes de la mondialisation et considèrent qu'elle n'est pas une fatalité».

Toute «la gauche de la gauche», pour ne pas dire l'extrême gauche, se retrouve dans le «collège des fondateurs» d'Attac. A commencer par Le Monde diplomatique, véritable parrain de l'association. Celle-ci est d'ailleurs présidée par Bernard Cassen, directeur général du Diplo. Ex-voix du Quai d'Orsay, aujourd'hui porte-parole attitré de l'anti-américanisme, «ce mensuel est devenu le véritable organe de masse de la gauche radicale», estime l'essayiste Bernard Poulet dans un article de la revue Le Débat consacré à l'extrême gauche. On retrouve à ses côtés des syndicats tels que SUD-PTT, le Snui (impôts), la CGT-Finances, l'Ugict (CGT cadres) ainsi que les associations AC! (Agir contre le chômage), et DAL (Droit au logement), entre autres.

C'est en décembre 1997 que tout a commencé. L'éditorialiste du Diplo, Ignacio Ramonet, publie un texte rageur contre la «mondialisation du capital financier», intitulé «Désarmer les marchés». «La liberté totale de circulation des capitaux déstabilise la démocratie, écrit-il. C'est pourquoi il importe de mettre en place des mécanismes dissuasifs. L'un d'entre eux est la taxe Tobin...» La proposition fait mouche : 3 000 lettres affluent au Monde diplomatique. Tout de suite naît l'idée «de construire quelque chose qui dure» à partir de cet éditorial. Un soir du début 1998, Bernard Cassen réunit quelques organisations et associations «amies» dans les locaux du Monde, «aimablement prêtés» par Jean-Marie Colombani. Il faudra deux autres réunions pour mettre au point la «Charte d'Attac». L'association était née.

Si Attac se considère comme l'un des héritiers du mouvement social de l'hiver 1995-96, tout comme le DAL et les comités de chômeurs, l'association revendique sa différence. «La grande réussite d'Attac, explique Pierre Tartakowsky, c'est d'avoir su dépasser le clivage entre la gauche morale et la gauche sociale.» La fameuse taxe sur les flux de capitaux n'est qu'«une clé d'entrée» dans le débat, car l'association a des visées plus vastes. «Nous voulons dérouler un programme alternatif mondial dans les domaines du commerce, de l'environnement, de la dette..., afin de montrer aux gouvernements qu'il y a une autre logique que le libéralisme», s'enthousiasme Yann Galut, député PS, membre de la Gauche socialiste et fondateur d'Attac Assemblée.

A la différence de leurs aînés, ces militants de la nouvelle gauche ne rêvent pas de «grand soir», ni même de transformer la société. «Ils cherchent d'abord à reconstruire une pensée après l'effondrement du communisme», analyse Bernard Poulet. Arlette Laguiller ne s'y est pas trompée : elle a refusé de voter la taxe Tobin au Parlement de Strasbourg au motif qu'elle n'était «pas là pour améliorer le capitalisme»... En attendant, les militants d'Attac n'en finissent pas d'égrener leurs «victoires». D'abord l'échec de l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI), sans doute la plus belle, car la première, en mars 1999. Puis la dénonciation de Michelin, la mise au pilori de Jaffré et de ses stock-options, le fiasco du sommet OMC de Seattle, le rassemblement de Millau, le boycott de Danone... La «conscientisation» -comme le dit Yann Galut- est-elle en marche ?

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(Août 2006) Attac: paix armée dans la guerre alter
Soupçonnée de fraude, la direction contestée a remis son mandat... mais pas démissionné.

Attac s'enfonce dans la crise. Malgré les efforts désespérés et les petits arrangements pour sauver les apparences. On a vu, vendredi, une démission qui n'en est pas une, suivie d'un vrai-faux compromis politique. Sur fond de haines irrémissibles, après des fraudes qui ont entaché le résultat des élections de juin. Le tout en pleine première journée de l'université d'été de l'association à Poitiers, et alors que la star locale, Ségolène Royal, présidente de la région, était venue faire les yeux doux aux altermondialistes.

Vendredi, une réunion de six heures du conseil d'administration (CA) de l'association ­ composé de 30 membres : 12 élus, 18 désignés par les fondateurs ­ a contraint la direction actuelle (dont le président Jacques Nikonoff) à «remettre ses mandats».

Diplomatie.

Attention, ceci n'est pas une vraie démission. Des responsables d'Attac expliquaient vendredi qu'il s'agissait de permettre à l'université de se dérouler à peu près normalement. Et la semaine prochaine, «une commission de conciliation devra constituer une commission exécutive mixte paritaire», chargée de faire fonctionner l'association jusqu'aux prochaines élections prévues début décembre. «Cette commission se substituera au bureau et à la présidence, qui, à cette occasion, remettront leurs mandats à disposition du CA.» En clair, elle fera tourner la boutique.
Chef-d'oeuvre de diplomatie, cette commission, sera constituée à parité de représentants des deux clans qui se déchirent depuis quelques mois. Y siégeront autant de membres issus du «clan» Susan George-Pierre Khalfa, que de membres fidèles au président contesté. Au sortir du conclave, Jacques Nikonoff ne se sentait nullement mis en cause : « Il y a deux thèses contradictoires, dans ces conditions, nous avons décidé unanimement de créer une commission pour la manifestation de la vérité.»
Même les opposants à Nikonoff y sont allés de leur couplet enchanté. Pierre Khalfa, son principal opposant, s'est félicité que le CA ait suivi les propositions de l'opposition portant sur la tenue de nouvelles élections.

Plainte.

Mais la guerre des fraudes à l'élection n'est pas pour autant terminée. Pierre Khalfa a annoncé qu'Attac allait déposer une plainte contre X pour fraude électorale «dans les prochains jours», sur la base du rapport rendu par l'économiste René Passet ( Libération du 24 août), qui s'est appuyé sur différentes expertises demandées à des personnalités extérieures. Un rapport confirmant les dénonciations de «manipulation» de l'élection interne de juin.

Mais le problème de fond de l'association ne sera pas résolu par cette pseudo-unanimité. L'opposition et la majorité se divisent sur le rôle que doit jouer Attac, entre émancipation des associations qui l'ont fondée et transformation franche en parti politique. A quelques mois de la présidentielle la question devient urgente.
Par Muriel GREMILLET, Libération, QUOTIDIEN : Samedi 26 août 2006 - 06:00

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(Octobre 2006) Après deux ans de crise interne, le président de l'association démissionne.
Attac prend l'eau, Nikonoff jette l'éponge

Attac, guerrier sans tête. Près de neuf ans après sa création, l'association altermondialiste titube. Jacques Nikonoff, son président démissionnaire, a annoncé vendredi ­ dans une lettre aux adhérents dont Libération a eu connaissance ­ qu'il ne se représentera pas aux nouvelles élections du conseil d'administration (CA) en décembre. Cet ancien ouvrier spécialisé, syndicaliste CGT passé par le PCF, devenu énarque et représentant de la Caisse des dépôts à New York, n'exercera donc plus de responsabilités dans l'association.

Sévères.
Ses lieutenant(e)s ont aussi annoncé leur départ de la direction actuelle. Certains avaient été élus grâce à une fraude lors des élections au CA début juin. Rendues publiques il y a une semaine, les conclusions de la commission d'enquête interne pilotée par deux scientifiques, René Passet et Nuri Albala, sont sévères : «La preuve matérielle d'une fraude en faveur de la tendance favorable à la présidence sortante est établie.» Deux à trois personnes seraient en cause. L'une d'elle a signé 96 bulletins d'une même croix, avant de les substituer aux bulletins lors du dépouillement.

Le retrait de Jacques Nikonoff va-t-il mettre un terme à deux ans de guerre civile à la tête d'Attac ? «A certains moments je n'en dormais plus. On a tenu bon, mais ce n'était pas du gâteau. La fraude a été un coup très dur pour une association qui prétend faire de la politique autrement. On espère repartir du bon pied», raconte l'économiste Susan George , chef de file de l'opposition à Nikonoff.

Cette «fracture éthique» est l'aboutissement d'un affrontement idéologique. Entre ceux qui, derrière Nikonoff, ambitionnent de faire d'Attac une force politique et ceux qui veulent que l'association reste un lieu de convergence entre adhérents, associations, syndicats et scientifiques. Le tout sur fond d'affrontements personnels. Quand les amis de Nikonoff et de nombreux militants louent sa pédagogie et son ambition, ses opposants dénoncent sa «dérive présidentialiste, autoritaire, autocratique» : un centralisme contraire à la culture de réseau, propre au mouvement alter.

«La fraude, c'est le comble. En trois ans de présidence, Nikonoff a fait fort. Son bilan, c'est un trou de 270 000 euros et un tiers d'adhérents en moins. On est passé de 30 000 à 21 000, cela réduit notre capacité de fonctionnement», regrette Annie Pourre, représentant Droit au logement au collège des fondateurs.

Dans sa missive, Jacques Nikonoff défend «les deux points marquants de [sa] présidence : les débuts de la démocratisation d'Attac et la victoire du 29 mai lors du référendum sur le TCE [traité constitutionnel européen, ndlr] ».

Le directeur du Monde diplomatique, Bernard Cassen, fondateur historique d'Attac et proche de Nikonoff, a lui aussi décidé de retirer son journal du futur collège des fondateurs. Pour sauver les meubles. Selon lui, la réduction d'Attac à un «statut groupusculaire» serait «une revanche historique, une "divine surprise" pour ceux que nous avons largement contribué à défaire le 29 mai».

«Villages Potemkine».
Si Jacques Nikonoff a finalement reconnu la fraude dans une déclaration écrite le 29 septembre, il l'attribue à une opération de ses opposants pour le discréditer, à une intervention extérieure ou à un de ses partisans trop zélé. «Jacques Nikonoff a essayé pendant trois mois d'empêcher que la vérité éclate en construisant des villages Potemkine et des rideaux de fumée. Maintenant il faut trouver les fraudeurs. Soit on y arrive en interne, soit on porte l'affaire devant la justice. En tout cas, le prochain CA ne pourra siéger tant que certains seront soupçonnés, dénonce le syndicaliste Pierre Khalfa, représentant de Solidaires à Attac. Nous aurions saboté nous-même une élection que nous étions en train de gagner ? Cette accusation de Nikonoff relève d'un autocentrisme paranoïaque hallucinant. Quant à des forces extérieures, c'est peu probable. La fraude a boosté les candidats pro-Nikonoff qui en avaient le plus besoin. Pour ce faire, il fallait une connaissance très précise des résultats intermédiaires. Et avoir la clé de la porte blindée du local. Hormis les salariés du siège, ils étaient deux responsables à l'avoir !» Samedi dernier, à Montreuil, lors de la réunion des comités locaux, un consensus s'est dégagé chez les adhérents pour purger l'affaire en interne. Les fraudeurs seraient invités à se dénoncer. «Qui dit plainte contre X, dit enquête. Et on n'a pas envie d'avoir les flics de Sarkozy dans nos locaux !» raconte l'un d'eux.

La démission du «clan Nikonoff» va-t-elle calmer le jeu ? Dans sa missive, Nikonoff continue de jouer aux pompiers pyromanes : s'il se retire, il indique qu'il faut «sortir les sortants» des deux camps. Et menace d'appeler les adhérents à voter non à la liste du collège des fondateurs en décembre, si ceux qui ont eu sa tête se représentent. Ambiance.

«Accord unanime».
Dans les 223 comités locaux, «on est gênés par la pagaille monstre au sommet mais on est prêt à repartir. Ce sont les militants les moins actifs qui sont les plus découragés, note Robert Gruninger du comité de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). On continue à bosser sur le manifeste pour les élections de 2007.» Fait notable : «Sa rédaction fait l'objet d'un accord unanime entre les deux camps», explique Khalfa. «On va proposer des mesures qu'un gouvernement peut appliquer sans être pris dans les contraintes européennes et mondiales. Encore faut-il que la crise actuelle ne le rende pas inaudible», espère Cassen. Alors que le réchauffement climatique fait monter la question environnementale dans la mouvance alter, Attac se voit concurrencé par d'autres ONG comme Greenpeace, les Amis de la terre, Agir ici. «Mais on est les seuls à être généralistes», note Marc Brunet. Christelle Wolff, 33 ans, milite à Salon-de-Provence : «Je suis aussi adhérente de Greenpeace, mais eux décident leur action au national. A Attac, on se bat en réseau avec les associations locales. On s'entend bien et c'est plus personnifié !» En effet.
Libération, 7/8 octobre 2006, p. 10, Par Matthieu ECOIFFIER QUOTIDIEN : Samedi 7 octobre 2006 - 06:00

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Après la crise, les militants d’Attac voient l’avenir en rose
Réunis à Toulouse, les antilibéraux tournent la page des divisions.
Par GILBERT LAVALLibération, QUOTIDIEN : mardi 28 août 2007, p. 9

La coprésidente d’Attac-France, Aurélie Trouvé, reçoit sous les arbres du patio de l’université de Toulouse-le-Mirail. Elle sourit, il fait doux, «tout va bien», dit-elle. Quelques-uns des 800 participants à l’université d’été de son mouvement sortent tranquillement de l’atelier où se discute le «Revenu maximum garanti». «La paix est revenue et, avec elle, le dynamisme militant», insiste-t-elle.

Petit malin.

Des deux ans de crise traversés par l’association, ne restent que quelques soucis financiers et une plainte en cours pour fraude dans les urnes qui n’émeut plus personne. Les propos définitifs de l’ex-président fondateur Bernard Cassen, parti fâché d’Attac, qui annonce que «l’altermondialisme, c’est terminé», sont même affichés comme pour rire à l’entrée de l’université. Un petit malin les a barrés d’un «Bernard m’a tuer» résolument moqueur. «C’est justement parce que Bernard Cassen n’est pas là que le climat est au beau fixe, analyse Jean, militant montpelliérain. L’ancienne direction voulait mettre ce laboratoire d’idées qu’est Attac au seul service de la gauche de gouvernement et n’acceptait surtout pas d’être contrariée».
Aujourd’hui, Bénédicte, militante paloise et membre du conseil national d’Attac, peut promener ses options révolutionnaires et croiser Pierre, l’informaticien réformiste de Nanterre, sans déclencher de pugilat. Ils peuvent prendre le métro ensemble et discuter. Attac aurait retrouvé les vertus du débat en toute tolérance. C’est Aurélie Trouvé qui résume la situation : «ce lendemain de présidentielle, nous nous retrouvons avec une droite décomplexée au pouvoir, un PS qui tire vers le centre et une gauche antilibérale émiettée. Il y a un espace pour une relance d’Attac avec un recentrage sur des valeurs de gauche. Il nous revient de faire vivre l’antilibéralisme et de faire en sorte que la société civile finisse par imposer ces idées au monde politique» . Cette vérité était déjà vraie l’an dernier, reconnaît-elle.

Mais les enjeux de la présidentielle auraient brouillé le message, selon elle, car il n’est pas simple pour une organisation qui se place hors du champ électoral et souvent composée de militants politiques ou syndicaux, de faire de la politique en pleine élection… «Les élections nous ont rendus illisibles, inaudibles, estime Eric, militant économiste breton. Nous retrouvons aujourd’hui l’attention du public». Marie, étudiante, venue «en curieuse», se félicite de l’atmosphère «absolument pas sectaire» de l’université. «Attac a perdu sa direction et 10 000 de ses militants dans cette crise, calcule Aurélie Trouvé. Nous espérons bien être au moins 15 000 adhérents dès le mois de décembre.» Trois thèmes seront mis en avant pour remobiliser les troupes : l’exigence d’un référendum sur le nouveau traité européen qui se dessine, la dénonciation dès le 29 septembre de la prochaine franchise médicale au nom de la solidarité contre les inégalités, l’ur gence écologique liée à l’impératif social.

Hoquets.

Sous les arbres du patio, le représentant d’Attac-Hollande, Martin Van Beurden, disserte sagement sur les hoquets d’Attac-France : les Pays-Bas ou l’Allemagne sont traversés aussi par les mêmes désaccords entre pragmatiques et radicaux, mais les militants trouveraient toujours selon lui le compromis qui sauve. «Peut-être, s’amuse-t-il, la France a-t-elle une histoire et une culture politique un brin plus explosive…» Pourtant, les antilibéraux ne sont pas rancuniers. L’altermondialiste José Bové, qui a participé à leur émiettement par sa candidature, a été accueilli dimanche avec une belle ferveur. Quant au trotskiste Olivier Besancenot, qui a pris sa part dans le brouillage du message du mouvement antilibéral, sa proposition d’une refondation de la gauche radicale à la gauche du Parti socialiste est accueillie par Christine, enseignante à Muret, d’un «pourquoi pas ?»

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