Le 30 septembre 1997, une semaine avant l'ouverture du procès de M. Maurice Papon, accusé de complicité de crime contre l'humanité pour son comportement en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde sous le gouvernement de Vichy, l'Eglise de France, conduite par le cardinal Jean-Marie Aaron Lustiger (converti par la famille catholique l'ayant recueilli, alors que ses parents juifs étaient déportés en camp de concentration et assassinés par les nazis) regrettait officiellement ses silences sur "l'entreprise d'extermination du peuple juif par les nazis", confessant sa faute, demandant pardon et "au peuple juif d'entendre cette parole de repentance".
Monseigneur Lustiger dans un article remarqué souligne la "singularité" de la Shoah, le peuple juif étant visé comme "témoin de l'Unique" (Singularité de la Shoah, Etudes, janvier 1998), ce qui, évidemment, ne peut être le cas des Arméniens, Cambodgiens et autres Ruandais ...