Giulio Andreotti
17 novembre 2002 : Condamné à 24 ans de prison, mais ...
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(17 novembre 2002) Andreotti condamné mais protégé
L'ancien chef du gouvernement italien condamné dimanche (17 novembre 2002) en appel à 24 années de réclusion pour complicité dans le meurtre d'un journaliste en 1979, est protégé par son immunité de sénateur à vie.
Giulio Andreotti, 83 ans, n'ira pas en prison. Condamné dimanche en appel à 24 années de réclusion pour complicité dans le meurtre d'un journaliste en 1979, l' "inoxydable" est protégé par son immunité de sénateur à vie, depuis 1991.
Son grand âge le met également à l'abri de cette perspective, semble-t-il. Au plus, il pourrait être assigné aux arrêts domiciliaires. Par ailleurs, ses avocats peuvent décider d'aller en Cassation. Ils devront attendre pour cela la publication des motifs par le président de la Cour d'assise de Pérouse.
"C'est une folie"
"J'ai toujours cru et je continue à croire en la justice, même si ce soir, j'ai peine à accepter une telle absurdité", a commenté le condamné, resté à Rome, après l'annonce du verdict. C'est une sentence déconcertante", a déclaré l'un de ses avocat, Me Franco Coppi. "C'est une folie, il n'y a pas d'autre parole pour commenter cette sentence", a jugé un autre défenseur Me Gioacchino Sbacchi.
L'ancien chef du gouvernement italien était poursuivi pour complicité dans le meurtre du journaliste Mino Pecorelli en 1979. Pilier de la vie politique italienne des 50 dernières années, il avait été acquitté lors de son procès en première instance il y a trois ans, le 24 septembre 1999, mais le parquet de Pérouse avait fait appel.
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La condamnation d'Andreotti consterne ses pairs
La condamnation dimanche (17 novembre 2002) de Giulio Andreotti, 83 ans, figure de la politique italienne, à 24 ans de prison pour complicité dans le meurtre d'un journaliste exécuté par la mafia, a consterné ses pairs et révolté le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
La sentence de la cour d'assises de Pérouse (centre), statuant en appel, a annulé le jugement ayant acquitté, le 24 septembre 1999, M. Andreotti, déjà poursuivi dans le cadre de cette accusation. Mais, surtout, elle rouvre le dossier des troubles relations entre le monde politique et Cosa Nostra, la mafia sicilienne, dévoilées par plusieurs parrains repentis, soulignait lundi la presse italienne.
Giulio Andreotti a été reconnu coupable de complicité dans l'assassinat du journaliste Carmine Percorelli, abattu de 4 balles dans sa voiture à Rome le 20 mars 1979. Les assassins n'ont jamais été identifiés et M. Andreotti a toujours nié toute implication.
Le rôle de la mafia dans ce meurtre a été revélé à la justice italienne le 6 avril 1993 par un des plus célèbres parrain repenti de Cosa Nostra, Tommaso Buscetta, décédé il y a deux ans et demi aux Etats-Unis. Interrogé par les magistrats italiens, il a affirmé tenir d'un autre parrain, Gaetano Badalamenti, l'implication de la mafia "pour faire une faveur à Andreotti".
Badalamenti, actuellement en prison aux Etats-Unis où il purge depuis 1984 une peine de 24 ans pour trafic de stupéfiants, a été condamné dimanche par contumace à la même peine de 24 ans par la cour d'assises de Pérouse. Il a affirmé en 1995 ne pas connaître M. Andreotti.
Figure incontournable de la Démocratie chrétienne (DC), sept fois chef du gouvernement 1972 et 1992 et surnommé "l'Inoxydable", Giulio Andreotti était accusé d'avoir commandité le meurtre du journaliste, directeur de la revue "Observatoire politique", par crainte de la publication de révélations embarrassantes pour lui et pour son parti.
Giulio Andreotti s'est déclaré lundi "déconcerté" par la sentence. Mais il n'ira pas en prison. Nommé sénateur à vie en 1991, il est protégé par son immunité parlementaire et par son grand âge. Et ses avocats ont annoncé leur intention de saisir la Cour de Cassation. "Le procès ne pourra pas se finir sans qu'il y ait absolution", a affirmé lundi l'un de ses défenseurs, Me Giulia Bongiorno. "Les juges de Pérouse ont seulement condamné Andreotti et Badalamenti, pas les autres, les présumés assassins. Seulement les présumés commanditaires. Cela signifie qu'ils ont cru Tommaso Buscetta", a souligné Me Bongiorno.
Les relations entre M. Andreotti et la mafia sont également au coeur d'un autre procès instruit en appel à Palerme, en Sicile. Soupçonné d'avoir été l'homme de référence de Cosa Nostra dans le but de favoriser ses desseins politiques et son courant au sein de Démocratie Chrétienne, M. Andreotti a été acquitté en première instance en octobre 1999. Mais le parquet de Palerme a fait appel en juillet 2000 et l'accusation a requis dix ans de réclusion. Le procès a repris le 14 novembre et une première audience a été fixée au 28 novembre.
La sentence de la cour d'assises de Pérouse va sans doute peser sur la décision des juges de Palerme. Elle a consterné la classe politique italienne. La réaction la plus virulente a été celle de Silvio Berlusconi. Le chef du gouvernement italien s'est une nouvelle fois livré à une charge contre "les secteurs politisés de la magistrature qui cherchent à réécrire l'histoire de l'Italie". Silvio Berlusconi est poursuivi depuis 1996 par le parquet de Milan pour faux en bilan et corruption de magistrats.
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(2 mai 2003) La courd'appel de Palerme acquitte Giulio Andreotti
L'ex-chef de gouvernement italien Giulio Andreotti, 84 ans, a été acquitté vendredi (2 mai 2003) par la cour d'appel de Palerme (Sicile) de l'accusation de comnplicité avec la Mafia, verdict qui confirme celui donné en première instance, en octobre 1999.
L'Italie d'en Haut est consternée
24 septembre 1999 : Acquitté
Giulio Andreotti, sept fois président du conseil (premier ministre) et trente-trois fois ministre, ancien leader de la démocratie chrétienne, dit l'"inoxydable", a été acquitté par la cour d'assises de Pérouse le 24 septembre 1999. Il était accusé d'avoir commandité le meurtre d'un journaliste, exécuté de quatre balles, dont une dans la bouche, le 20 mars 1979.
Ce journaliste enquêtait sur les relations supposées de l'homme politique avec la mafia, le financement de la démocratie chrétienne par celle-ci, les confessions compromettantes de M. Aldo Moro, secrétaire général de la DC, assassiné par les Brigades rouges en mars 1977.
C'est pour les mêmes raisons qu'aurait été assassiné le général Carlo Alberto Dalla Chiesa, avec son épouse, en septembre 1982.
Le Vatican s'est immédiatement félicité de l'acquittement de M. Andreotti.
Celui-ci était, par ailleurs, accusé devant le tribunal de Palerme (Sicile) d'avoir été à Rome l'"homme de référence" de la mafia, fait pour lequel quinze ans de prison ont été requis contre le sénateur à vie. Mais confirmant son "inoxydabilité" le sénateur a été acquitté le 23 octobre 1999, pour insuffisance de preuves ...
tf1.fr, Mis en ligne le 18 novembre 2002
ROME (AFP), 18 Novembre 2002 17h00
L'ancien chef de gouvernement et sénateur à vie était accusé par une quarantaine de «repentis» de la Mafia d'avoir été l'homme de référence de l'organisation criminelle lorsqu'il était aux affaires à Rome, notamment dans les années 70-80.
Dans une autre affaire, la cour d'appel de Pérouse (centre de l'Italie) a condamné à la mi-novembre (2002) Andreotti à vingt-quatre ans de prison pour complicité dans le meurtre d'une journaliste en 1979, alors qu'il avait été acquitté en première instance. Ce verdict doit être confirmé en cassation pour devenir définitif. Dans ce cas, Andreotti, compte tenu de son âge, devrait être assigné à résidence pour purger sa peme.
Le sénateur à vie s'est félicité du verdict des juges siciliens : «Je sais très bien que je n'ai aucun rapport avec la Mafia, mais après la sentence singulière de Pérouse, il y avait de quoi être quelque peu inquiet.»
Libération, 3 mai 2003, p. 8