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Le général Charles De Gaulle est reconnu le 27 juin 1940 par le Gouvernement Britannique comme chef de "tous les Français libres" (Bulletin officiel des forces Françaises libres, n°1, 15 août 1940, p.1).
Le Comité national Français est reconnu par l'Urss de Staline en septembre 1942, un traité d'amitié étant signé entre la France et l'Urss en décembre 1944.
Ce n'est que le 23 octobre 1944 que le Gouvernement provisoire de la république française est reconnu officiellement par les Etats-Unis et la Grande Bretagne.

Créé en 1920 le parti communiste est la section française de l'internationale communiste fondée à Moscou par Lénine en 1919 (IIIème Internationale dénommée Komintern, officiellement dissoute le 15 mai 1943, transformée en Kominform les 22-28 septembre 1947 et officiellement redissoute le 17 avril 1956...Sur le Komintern l'ouvrage de Jan Valtin (Richard Krebs), Out of the Night, 1941, Sans patrie ni frontières, 1947, Actes sud 1997).

Le PCF est financé par l'URSS, directement et indirectement, notamment par l'intermédiaire de sociétés commerciales qui pratiquent l'import-export avec les pays socialistes : Victor Loupan, L'Argent de Moscou, Plon, Paris, 1994 ; Karel Bartosek, Les Aveux des archives, Prague-Paris-Prague, 1948-1968, Seuil, Paris, 1996 (selon Karel Bartosek le résistant français Raymond Samuel (Aubrac dans la clandestinité), commissaire de la République dans les Bouches-du-Rhône en 1944 et à ce titre responsable de la très vigoureuse épuration républicaine dans ce département, ce qui lui vaut d'être relevé de ses fonctions par le général De Gaulle, aurait été l'un des principaux acteurs de ces échanges notamment économiques au moyen du Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne (Barim) créé et dirigé par lui (sur la résistance des Aubrac par les Aubrac : Lucie Aubrac, Ils partirent dans l'ivresse, Seuil, Paris 1984, 1997, et le film très émouvant et très édifiant de Claude Berri, Lucie Aubrac, 1997 ; Raymond Aubrac, Où la mémoire s'attarde, Odile Jacob, Paris 1996 ; et sur Raymond Aubrac et l'arrestation de Jean Moulin à Caluire en 1943 l'ouvrage de l'historien Gérard Chauvy qui met en doute certaines affirmations des Aubrac, Aubrac : Lyon 1943, Albin Michel, Paris 1997 (la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a condamné l'historien Gérard Chauvy et son éditeur à 160 000 francs d'amende et 400 000 francs de dommages et intérêts pour diffamation envers les Aubrac le 2 avril 1998) et le dossier du journal Libération : Les Aubrac et les historiens, Libération, juillet 1997).
Par ailleurs, toujours selon Bartosek, l'ancien membre des brigades internationales pendant la guerre civile espagnole et ministre communiste après la deuxième guerre mondiale à Prague, M. Artur London (1915-1986), auteur de L'Aveu chez Gallimard en 1969, condamné avec dix autres Juifs (sur quatorze inculpés, onze pendus) dans le procès Rudolf Slansky (1901-1952) le secrétaire général du Parti communiste Tchécoslovaque, pour avoir appartenu à un complot trotskiste-sioniste, aurait constitué un réseau de renseignement contre la France.
L'ouvrage de Bartosek est vigoureusement contesté par le journaliste historien universitaire, membre du PCF jusqu'en 1980, Alexandre Adler in notamment L'histoire à l'estomac, Le Monde, 15 novembre 1996, qui lui-même est vigoureusement contesté par M. Marc Lazar, professeur à l'université de Paris 10-Nanterre et membre du comité de rédaction de la revue Communisme in La chair humaine de l'histoire, Le Monde, 21 novembre 1996). Sur les relations de certains Français avec les services de renseignements soviétiques, notamment des intellectuels et des politiques : Sergueï Kostine, Bonjour, Farewell, Robert Laffont, Paris 1997 ; Thierry Wolton, La France sous influence, Paris-Moscou : trente ans de relations secrètes, Grasset, Paris 1997.

De fait le Parti communiste Français est étroitement contrôlé par Moscou : par exemple de 1930 à 1943, date de sa mort, le parti est contrôlé par l'agent du Komintern Eugen Fried (Eugen Fried, le grand secret du PCF, Annie Kriegel et Stéphane Courtois, Seuil, Paris 1997), Juif hongrois né en 1900 qui parle yiddish, hongrois, tchèque, slovaque, français, russe et anglais, qui choisit, pour Staline, comme dirigeants du parti : Maurice Thorez (dont la première femme sera sa dernière compagne et dont il élèvera le fils), Jacques Duclos, Benoît Frachon et André Marty qui sera l'inspecteur des brigades internationales (octobre 1936-septembre 1938) en Espagne, surnommé le "boucher d'Albacète" il fut notamment chargé d'éliminer physiquement les trotskistes.

Le 16 décembre 2000 le PCF, dirigé par M. Robert Hue, fête ses 80 ans. Une soirée techno qui rassemble les communistes historiques, nouveaux, exclus et/ou revenus.
M. Robert Hue condamne une nouvelle fois le stalinisme : "C'est ainsi que l'internationalisme, valeur fondamentale du communisme français, a pu être dévoyé en soutien inconditionnel à l'Union soviétique dans sa politique internationale. Or celle-ci était bien souvent commandé par les intérêts d'une grande puissance [....] plutôt qu'inspirée par une conception communiste du monde et des rapports entre les peuples".
A la présidentielle d'avril 2002 M. Robert Hue n'obtient que 3,37 % des suffrages exprimés. Fin 2002 il décide de se retirer de la politique (ce que fait M. Lionel Jospin dès le soir du 21 avril 2002, qui voit le candidat du Front national, M. Jean-Marie Le Pen, le devancer et donc pouvoir se présenter pour le second tour de l'élection présidentielle). Madame Marie-George Buffet remplace M. Robert Hue.

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