182 note 1 sur "Cette loi de pleins pouvoirs"

Le général Charles De Gaulle a toujours considéré que le régime de Vichy était non seulement illégal mais également illégitime (notamment Ordonnance du 23 septembre 1941 portant création du Comité national français), ce qui était la condition sine qua non de sa propre légitimité et donc de la légalité de ses décisions, en conséquence la France ne pouvait être tenue pour responsable des actes commis au nom de ce régime politique.

Le président socialiste de la Vème République M. François Mitterrand, ancien contractuel du gouvernement de Vichy, décoré de la Francisque début 1943 par le maréchal Philippe Pétain lui-même, s'est toujours refusé à reconnaître cette responsabilité malgré les pressions de ses nombreux "amis" de la communauté juive (MM. Simon Nora, Me Robert Badinter, Jacques Attali...).

C'est le président "gaulliste" Jacques Chirac qui, le 16 juillet 1995, peu après sa difficile élection à la présidence de la République, reconnaît cette responsabilité, et par le fait la légalité du régime de Vichy, et "la dette imprescriptible" de l'Etat à l'égard des victimes et de leurs ayants droits (l'Allemagne aurait versé cent milliards de marks pour indemniser les victimes du nazisme).

Le premier Ministre socialiste M. Lionel Jospin, après la victoire de la "gauche plurielle" aux législatives de 1997, dans l'optique de la présidentielle suivante, et à l'occasion du cinquante cinquième anniversaire de la rafle dite du Vel'd'Hiv des 16 et 17 juillet 1942 par la police française de plus de 12 000 juifs étrangers et leur concentration au camp de Drancy, a reconnu également la responsabilité de la république Française, confirmant ainsi que la légalité du régime de Vichy n'est plus politiquement contestée.

Notons également que le Président de la République Jacques Chirac, à Alger, le 15 avril 2004, a déclaré :" Le terrorisme est un acte barbare qui s'attaque à des innocents et qui donc ne peut être justifié par aucune raison ou aucune cause. On ne peut pas se fonder sur des revendications d'ordre politique, religieux, social, quelles qu'elles soient pour justifier des actes terroristes ". Une déclaration diversement appréciée par les survivants de la "France Libre".

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