note sur "Noblesse et Haut clergé"

Toutefois un certain nombre d'aristocrates et de membres du clergé sont séduits par le libéralisme de la bourgeoisie, et certains participeront au nouveau pouvoir.

Ainsi c'est le censeur officiel, chargé d'interdire la publication des ouvrages subversifs, c'est à dire libéraux, Guillaume Lamoignon de Malesherbes (1721-1794), qui est un ami de Jean-Jacques Rousseau, qui les autorise et qui critique lui-même la monarchie, avant d'être l'avocat du brave Louis XVI, et guillotiné avec une partie de sa famille ... (un idiot utile ?).

Mais ce sont bien les avocats, des professionnels du verbe, qui, jusqu'à la Vème République où ils cèdent la place (sauf quelques uns comme Me François Mitterrand (socialiste), Me Robert Badinter (socialiste) ou Me Roland Dumas (socialiste)) aux hauts fonctionnaires issus de l'Ecole Nationale d'Administration créée en 1945 par M. Michel Debré qui était lui-même membre du Conseil d'Etat, jouent les premiers rôles démocratiques avec les marchands, comme sous la Grèce classique à Athènes (Sarah Maza, Vies privées, affaires publiques. Les causes célèbres de la France prérévolutionnaire, Fayard, Paris 1997).

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